Paroles: comte général A.C. de Lassalle 18e.
autres interprètes: Bordas (1956), Les
Quatre Barbus (1957), Les Cadets de Bourgogne
note: Chant des "Marie-Louise" à Marengo. Ce sont les conscrits des classes 1813-1814, surnommés diplomatiquement les Marie-Louise, car c'est l'impératrice Marie-Louise qui signa alors les décrets
en l'absence de Napoléon.
Amis, il faut faire une pause
J'aperçois l'ombre d'un bouchon
Buvons à l'aimable Fanchon
Chantons pour elle quelque
chose
{Refrain:}
Ah que son entretien est doux
Qu'il a de mérite et de gloire
Elle aime à rire, elle aime à boire
Elle aime à chanter comme nous
Elle aime à rire, elle aime à boire
Elle aime à chanter comme
nous
Elle aime à rire, elle aime à boire
Elle aime à
chanter comme nous
Oui comme nous ! oui comme nous !
Fanchon, quoique bonne chrétienne,
Fut baptisée avec du
vin
Un Bourguignon fut son parrain
Une Bretonne sa
marraine
{au Refrain}
Fanchon préfère la grillade
A tous les mets plus délicats
Son teint prend un nouvel éclat
Quand on lui verse une rasade
{au Refrain}
Fanchon ne se montre
cruelle
Que lorsqu'on lui parle d'amour
Mais moi, je
ne lui fais la cour
Que pour m'enivrer avec elle
{au
Refrain}
Un jour le voisin la Grenade
Lui mit la main dans son corset
Elle riposta d'un soufflet
Sur le museau du camarade
{au Refrain}
Cette chanson tirée du traditionnel breton a vu ses paroles écrites par Bernard Baudriller à qui l'on doit également d'autres textes de chants tels "les filles des forges" ou encore la
célébrissime "Jument de Michao"... Le groupe Tri Yann l'a magnifiquement interprétée.
Chacun des couplets comportent 4 vers qui se chantent deux par deux et toujours en reprise (bis). Nous vous donnons l'exemple dans le premier couplet les suivants ne se contentant que des
vers...
Ma chère maman je vous écris
Que nous sommes entrés dans Paris
Ma chère maman je vous écris
Que nous sommes entrés dans Paris
Que je sommes nommé caporal
Et qu'j'serions bientôt général
Que je sommes nommé caporal
Et qu'j'serions bientôt général
A la bataille je combattions,
Les ennemis de la nation
Et tout ceux qui se présentions,
A grands coups d'sabre j'les emmondions
Le roi Louis m'a z'appelé,
C'est "sans quartier" qu'il m'a nommé
Sire "sans quartier" c'est point mon nom
J'lui dis j'm'appelle Pelot d'Hennebont
Il a tiri z'un biau ruban
Et je n'sais quoi au bout d'argent
Il m'dit boute ça à ton habit
Et combats toujours l'ennemi
Faut qu'ça soit quequ'chose de précieux
Pour que tous i m'appelle monsieur
Et bout'lou main à lou chapiau
Quand i veulent conter au Pelot
Ma mère si j'meurs en combattant
J'vous enverrai mon biau ruban
Et vous l'bouterez à vot'fusiau
En souvenir du gâs Pelot
Je n'vous dis rien pour les voisins
Vous i diriez qu'j'me porte bien
Je suis votre humble serviteur
Pelot qui vous embrasse de coeur
Dimanche 24 septembre 2006
Les oies sauvages vers le nord, leur cri dans la nuit monte.
Gare au voyage car la mort, nous guette par le monde (bis)
En avant vole grise armée, et cingle aux mers lointaines.
Tu reviendras mais nous qui sait, où le destin nous mène (bis)
Au bout de la nuit qui descend, voyage grise escadre.
L'orage gronde et l'on entend, la rumeur des batailles (bis)
Comme toi, toujours nous allons grise armée dans la guerre.
Murmure-nous si nous tombons, la dernière prière (bis)
Dimanche 17 septembre 2006
A moi forban, que m'importe la gloire.
Les lois du monde, et que m'importe la mort
Sur l'océan j'ai planté ma victoire,
Et bois mon vin dans une coupe d'or.
Vivre d'orgie est ma seule espérance.
Le seul bonheur que j'ai pu conquérir,
Si sur les flots j'ai passé mon enfance,
C'est sur les flots qu'un forban doit mourir.
Refrain :
Vin qui pétille, femme gentille
Sous tes baisers brûlants d'amour, oui d'amour
Dans la bataille, mort aux canailles !
Je vis, je chante et je bois tour à tour.
Peut-être au mât d'une barque étrangère,
Mon corps un jour servira d'étendard,
Et tout mon sang rougira la galère.
Aujourd'hui fête et demain le hasard.
Allons esclave, allons debout, mon brave,
Buvons le vin et la vie à grands pots,
Aujourd'hui fête et puis, demain peut-être,
Ma tête ira s'engloutir dans les flots.
Refrain
Peut-être un jour sur un coup de fortune,
Je capturerai l'or d'un beau galion.
Riche à pouvoir nous acheter la lune,
Je partirai vers d'autres horizons.
Là, respecté tout comme un gentilhomme,
Moi qui ne fus qu'un forban, qu'un bandit,
Je pourrai comme un fils de roi, tout comme
Finir peut-être dedans un bon lit.
Refrain
Commentaires