
Près d’un français sur deux estime ne pas avoir son compte de sommeil et un sur six en manquer chroniquement. L’Inpes publie un guide “Bien dormir, mieux vivre”
qui, selon les profils, nous explique comment retrouver les bras de Morphée.
Les français aimeraient bien dormir
En moyenne, nous dormons 1h30 de moins qu’il y a 50 ans. Et pourtant, les français aiment dormir selon les résultats de l’enquête sur les
représentations, les attitudes, les connaissances et les pratiques du sommeil des adultes en France, réalisée en décembre 2007 auprès de 1004 personnes de 25 à 45 ans pour L’Institut national
de prévention et d’éducation à la santé (INPES) dans le cadre du Programme d’Actions sur le Sommeil du Ministère de la santé lancé en janvier 2007. Ce sont ainsi 98 % des Français qui
ont une “représentation positive du sommeil”, 86 % l’associant même à un moment de plaisir. Malheureusement, 45 % estiment ne pas dormir assez ; 17 % sont d’ailleurs en dette
chronique de sommeil et 12 % insomniaques (voir les chiffres clés ci-dessous).
Méconnaissance des risques
Problème, les conséquences multiples d’un déficit de sommeil sur la santé sont méconnus. Si 79% des sondés pensent qu’un manque de sommeil peut favoriser
une dépression et 74 % que cela nuit à la mémoire, plus de la moitié des français ignorent que le manque de sommeil réduit l’espérance de vie, 33% déclarant l’ignorer et même
21% pensant que c’est une idée fausse… Idem pour les conséquences sur l’hypertension artérielle (46 % ne savent pas et 11 % pensent que c’est faux) et la prise de poids, favorisée par
le manque de sommeil, une donnée ignorée par 73% des français (40 % ne savent pas, 33 % pensent que c’est faux).
Les risques liées à un déficit de sommeil sont légion : prise de poids, diabète, maladies cardiovasculaires, hypertension artérielle, troubles
gastro-intestinaux, infections virales, dépression, mal de tête, baisse de motivation, difficultés d’apprentissage, décrochage scolaire, soucis professionnels, sans oublier la somnolence au
volant, première cause d’accident sur autoroute. “Le sommeil est une fonction biologique vitale dans laquelle nous puisons notre énergie” souligne l’Inpes qui insiste : le
sommeil “est un facteur majeur d’équilibre physique et psychologique”, “indispensable pour réduire le stress”. Les étudiants français stressés devraient ainsi télécharger ce guide
d’urgence…
Rendez-vous avec Morphée
A partir des profils de dormeurs, mieux identifiés grâce à la vaste enquête de 2007, l’INPES a donc publié mardi le premier guide pratique grand
public pour « Bien dormir, mieux vivre ». Au fil des 30 pages, chaque profil type de dormeur peut y trouver des conseils pour améliorer la qualité de son sommeil en
fonction de ses besoins et modes de vie. Des règles d’or se dégagent : adopter des horaires de sommeil les plus régulières possibles en particulier pour le lever, se coucher
dès l’apparition des signes du sommeil, éviter les excitants le soir (café, thé,
sodas à la caféine et cigarettes) et même l’après-midi, ceux-ci augmentant la nervosité, créer un environnement calme et apaisant : une pièce aérée chaque jour, une température de 18-20°C et une bonne literie
notamment.
A noter : “les repas du soir trop lourds, et trop riches en protéines et lipides, retardent l’endormissement et se coucher avec l’estomac encore
plein peut favoriser les reflux acides” explique le guide. “Quant à l’alcool, c’est un faux ami du sommeil puisque s’il favorise l’endormissement, il perturbe le sommeil de la
deuxième partie de la nuit et aggrave le ronflement”, une précision intéressante… Mieux vaut également éviter de se coucher juste après une séance de sport. Une activité
physique intense risque de trop augmenter notre température corporelle et retarder l’endormissement, la somnolence intervenant lorsque notre température décroit. A l’inverse, un bain chaud et
du sport 2 ou 3 heures avant le coucher favorisent la survenue du sommeil lent profond et donc améliorent la qualité du sommeil.
Pour ne manquer Morphée, téléchargez le guide “Bien
dormir, mieux vivre, le sommeil c’est la santé” de l’Inpes.
Bloob
Commentaires