La candidate du FN à la présidentielle Marine Le Pen veut réserver 10% des titres d'une entreprise à ses salariés, a-t-elle proposé lundi à Paris, se défendant par ailleurs d'avoir bénéficié de passe-droits dans son parcours politique.
Mme Le Pen a suggéré "la mise en place d'un réserve légale" représentant "10% des parts de l'entreprise" aux bénéfices des salariés, au Théâtre du Rond-Point, où elle était l'invitée de Radio France dans le cadre de la publication des résultats d'une enquête "quel travail voulons-nous?".
Ces 10% seraient "la propriété collective" des salariés, qui bénéficieraient "des dividendes", quel que soit leur statut, a ajouté Mme Le Pen au micro de France Culture.
Mme Le Pen a pu s'exprimer sans heurts sur la scène de ce théâtre dirigé par Jean-Michel Ribes, un proche de François Hollande.
Tout juste a-t-elle été interpellée par un participant sur ses origines familiales, alors qu'elle venait de vanter les vertus de la méritocratie.
"Je n'ai aucun problème sur ma légitimité", a-t-elle répondu, rappelant qu'elle avait pris la tête du parti fondé par son père après une consultation interne et un duel avec Bruno Gollnish.
"Depuis, j'ai doublé les intentions de vote de mon mouvement", s'est félicitée la présidente du FN, élue il y a un an.
"J'ai obtenu mon premier stage (ndlr: d'avocate) grâce aux relations de mon père", a-t-elle encore dit, assurant: "Mon objectif est de me battre pour ceux qui n'ont pas eu ma chance".
AFP 23 janvier 2012
AFP Publié le 20/01/2012
Le 25 décembre 2011 le "Jerusalem Post" révélait qu'après des pourparlers
entre le gouvernement allemand et la Conference on Material Claims (la
fameuse Conférence sur les réparations matérielles), "les victimes juives de
la Shoah qui ont fui dans des zones non occupées par les Nazis" recevraient
un paiement forfaitaire:
http://www.jpost.com/JewishWorld/JewishFeatures/Article.aspx?id=250858
"Cet accord s'applique aux juifs qui ont fui entre le 22 juin 1941 et le 27
janvier 1944. Il couvre les zones de l'Union soviétique s'étendant
généralement jusqu'à 100 km au-delà de l'avancée allemande la plus à l'est
mais qui n'ont pas été occupées plus tard par les Nazis."
Ces paiements prendront effet au 1er janvier 2012 et chaque survivant
recevra 2.556 euros.
"Même en ces temps de crise financière, le gouvernement allemand
continue à reconnaître son engagement historique envers les victimes juives
du nazisme", a déclaré le négociateur Stuart Eizenstat. "L'Allemagne
comprend l'importance qu'il y a à reconnaître la souffrance des juifs à
travers l'Europe pendant la Shoah": ces gens "craignaient pour leur vie en
voyant avancer l'armée nazie"...
"Ce paiement ne rendra jamais ce qui a été perdu, mais il constitue la
reconnaissance de ce qu'ils ont enduré pendant la guerre."
Un centre commercial aux Etats-Unis
© AFP/Archives Karen Bleier
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9 janv.
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La hausse du crédit à la consommation s'est intensifiée aux Etats-Unis en novembre, où le recours à ce type d'emprunt a bondi comme jamais depuis octobre 2001, selon des chiffres publiés lundi par la banque centrale américaine (Fed).
L'encours des crédits à la consommation dans le pays (2.477,7 milliards de dollars) a progressé de 9,9% en rythme annuel et en données corrigées des variations saisonnières par rapport à octobre, indique la Réserve fédérale sur son site internet.
En volume, la progression a été de 20,4 milliards de dollars par rapport à octobre, selon la Fed, ce qui est près de trois fois supérieur à la hausse médiane attendue par les analystes (7,0 milliards de dollars).
En pourcentage, la poussée de novembre correspond à la hausse du crédit à la consommation la plus forte depuis celle de 10,3% relevée en octobre 2001.
Une dizaine de jours après les attentats du 11-Septembre, le président américain George W. Bush avait demandé à ses concitoyens "de continuer de participer à la vie économique et d'avoir confiance dans l'économie américaine".
Selon la banque centrale, la poussée de novembre a résulté d'une hausse des crédits non renouvelables (prêts étudiants ou à l'achat d'une automobile principalement) de 10,7%, et d'une progression de 8,5% des crédits renouvelables (essentiellement ceux contractés en payant par carte de crédit).
Le crédit à la consommation a progressé aux Etats-Unis sur treize des quatorze mois courant de septembre 2010 à novembre 2011, indiquent les données de la Fed. En octobre, sa hausse a été de 2,9%, selon la nouvelle estimation de la banque centrale, inférieure de 0,8 point au chiffre initial communiqué début décembre.
Comment sommes-nous passés, d’une société où, malgré toutes les imperfections humaines et sociales, l’économie travaillait pour l’homme, à une société où l’homme travaille pour l’économie et l’économie pour la finance ?
Au centre de ce changement de nature, il y a, en France, la loi du 3 janvier 1973. Cette loi à peu près inconnue du grand public a en effet bouleversé l’organisation de la finance, et ses rapports avec l’État, garant de l’intérêt général. En effet, cette loi, directement inspirée du système américain de la FED (réserve fédérale américaine), interdit à la Banque centrale de faire des avances au Trésor. Dit autrement, de prêter directement à l’État de l’argent à taux zéro ou à un taux équivalent à celui qui prévaut lorsque la Banque centrale prête de l’argent aux banques.
Dès lors, en vertu de cette loi, l’État est obligé de passer par le système des banques privées pour financer son endettement. Cette loi constitue en elle-même un véritable défi à la souveraineté étatique, puisqu’elle interdit au Souverain - l’État démocratique étant l’aboutissement politique et juridique du Peuple souverain - de se donner l’argent dont il est pourtant le seul garant et seul émetteur de monnaie de base. Et elle l’oblige, pour emprunter, à passer par des tiers privés (les banques) qui lui prêtent l’argent dont il est cependant le fournisseur en dernier ressort ! Une situation déjà ubuesque en elle-même, mais qui s’est encore aggravée depuis, puisque, en volant au secours des institutions financières lors de la crise de 2008, l’État est également devenu le fournisseur en premier ressort de ces mêmes institutions qui aujourd’hui lui reprochent son endettement, et lui appliquent en conséquence des taux usuraires…
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