http://www.geekorama.fr/2011/09/nettoyer-les-dechets-nucleaires-via-des-bacteries-cest-possible/
Le nucléaire génère des déchets radioactifs dont personne ne sait trop quoi faire. A défaut de solution plus efficace, ils sont généralement enterrés quelque part, et voilà. L’équipe de Gemma Reguera, chercheur en microbiologie à l’Université d’Etat du Michigan (MSU), a établi l’existence de bactéries capables de consommer les déchets radioactifs… tout en générant de l’électricité.
Reguera explique dans un communiqué diffusé sur le site de la Michigan State University que des “nanofils” (voir définition sur Wikipedia) présents autour des bactéries Geobacter la protègent de l’environnement toxique tout en “capturant” l’uranium radioactif. Bien que la capacité de ces bactéries à capturer l’uranium soit connue depuis un certain temps, l’identification des nanofils et la découverte des secrets de ce procédé est un grand pas en avant.
Lors du nettoyage des déchets, les Geobacters génèrent de l’électricité. L’équipe de Reguera a donc déposé un brevet, espérant aller plus loin dans leurs recherches et parvenir à trouver une solution aux problèmes écologiques que pose le nucléaire, tout en générant de l’énergie.
Source: Microbes generate electricity while cleaning up
nuclear waste, Michigan State University (06/09/2011 - en anglais)
Crédit photo: EMSL (Creative Commons)
La moitié des eaux des bassins Rhône-Méditerranée et Corse sont en mauvais état écologique en raison de la pollution par les pesticides et de l'aménagement excessif des rivières (barrages, digues...), selon l'agence régionale de l'eau.
"Des efforts sensibles seront nécessaires dans les années à venir pour garantir un bon état des eaux, dans un contexte de changement climatique où la ressource en eau risque de se raréfier", conclut le rapport 2010 de l'Agence de l'eau Rhône-Méditerranée et Corse, un établissement public dépendant du ministère de l'Ecologie.
Ce rapport, qui sera présenté jeudi, est le premier dans son genre, l'agence ne publiant jusqu'à présent que des données brutes.
51% des rivières affichent un bon état écologique, permettant en particulier "le maintien des communautés aquatiques, floristiques et faunistiques", soit un peu mieux que l'ensemble de la France, qui plafonne à 45%. Mais on est "loin des 66% fixés à l'horizon 2015 par le Grenelle de l'environnement", note l'agence, qui a effectué près de trois millions d'analyses dans quelque 1.500 stations.
"Les pesticides restent l'ennemi numéro 1 de la qualité des rivières, en particulier le glyphosate, substance active de l'herbicide Round up, qui se retrouve dans les trois quarts des cours d'eau", dans des quantités parfois non négligeables, souligne à l'AFP le directeur de l'agence, Martin Guespereau.
Vente sur internet, achat dans des pays frontaliers ou fonds de stocks : les pesticides interdits d'usage depuis plusieurs années - comme les triazines, des désherbants - se retrouvent aussi dans 60% des rivières, ce qui prouve un usage récent et donc illicite.
Vu le temps que mettent les pesticides à se dégrader, les nappes sont aussi trop souvent "contaminées au-delà des normes de qualité requises".
Altérations physiques
"L'amélioration de la qualité des eaux passe à court terme par une lutte contre les pratiques illicites, puis à plus long terme par la réduction de l'usage des pesticides", estime l'agence de l'eau.
Les grands cours d'eau - Rhône, Saône et Doubs - sont contaminés aussi par nombre d'hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). Des PCB - molécule utilisée comme isolant électrique, dangereux pour la santé humaine - ont été retrouvés dans deux cours d'eau à Aix-les-Bains (Savoie). On trouve aussi des métaux (comme le cuivre) à l'aval de zones urbaines et industrielles ou de secteurs viticoles.
Autre message fort et "nouveau", selon M. Guespereau: les deux-tiers des rivières en mauvais état écologique sont celles qui ont subi des altérations physiques (débit modifié, seuils ou barrages qui bloquent la circulation des poissons et des sédiments, digues trop étroites qui diminuent les possibilités de reproduction de certaines espèces...)
"On a encore beaucoup d'endroits où les responsables voient encore la rivière comme un tuyau d'eau qu'il faut rectifier pour qu'il envoie les crues le plus vite possible en aval", dit M. Guespereau. "On perd toute la valeur que les rivières apportent en termes d'épuration, en se dilatant ou se rétractant en fonction des saisons".
"La vie a besoin de ces rythmes", dit le directeur de l'agence, citant notamment le brochet, qui "a besoin des crues pour se nourrir dans les herbes inondées".
Les stations où l'état de l'eau est moyen, voire mauvais, sont principalement situées "sur les cours d'eau nord-alpins impactés par l'énergie hydraulique, dans les zones où prédomine l'agriculture intensive" et dans celles fortement urbanisées comme le pourtour de la Méditerranée, selon le rapport.
L'agence note cependant quelques progrès pour la qualité chimique de l'eau, particulièrement la division par dix des concentrations en ammonium, grâce à l'amélioration des stations d'épuration.
AFP 07/12/2011
Une importante pollution au plastique a été détectée dans les eaux antarctiques, suite au passage de la goélette de l'expédition scientifique Tara-Océans. Tous les échantillons prélevés dans l’océan lors de cette mission contenaient du plastique, dans des quantités allant de plusieurs centaines à des dizaines de milliers de morceaux par kilomètre carré.
Neuf mois après le passage de la goélette Tara en Antarctique, dans le cadre d'une expédition scientifique lancée en septembre 2009, l'équipe de chercheurs internationale qui navigue à bord du trois-mats français révèle l'importante pollution au plastique des eaux qui bordent le continent. Dans un communiqué publié sur le site de l'expédition océanographique, les chercheurs expliquent que "tous les échantillons collectés à cette occasion dans l’Océan Antarctique contenaient du plastique, le compte allant de 956 à 42.826 morceaux de plastique par kilomètre carré autour des différentes stations d’échantillonnage". Une découverte qui montre "que cette pollution est maintenant détectable dans tous les recoins du globe", déplore l'équipage de Tara.
La suite sur http://www.maxisciences.com/antarctique/la-pollution-au-plastique-a-atteint-l-039-ocean-antarctique_art17089.html
Le PNUE publie un rapport accablant sur la pollution pétrolière dans le Delta du Niger. La responsabilité de Shell est clairement soulignée.
Au terme de 14 mois d’enquête et de milliers d’analyses, les scientifiques mandatés par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) pour objectiver la pollution qui affecte le territoire du peuple Ogoni, dans le Delta du Niger, ont rendu leur verdict. Implacable.
Ce rapport conclut en effet que les conséquences de cinquante années d’exploitation pétrolière dans cette région rurale dépassent en gravité tout ce qui était présumé jusqu’ici. Une marée noire omniprésente qui a détruit des écosystèmes fragiles et met en péril la santé de près d’un million de personnes, dans un pays où l’espérance de vie est déjà inférieure à cinquante ans.
Selon le PNUE, des mesures d’urgence doivent être prises dans une dizaine de zones où la santé des communautés locales est sérieusement menacée. Dans l’une de celles-ci, les habitants boivent de l’eau qui affiche un taux de benzène (un cancérigène avéré) 900 fois supérieur au seuil préconisé par l’Organisation mondiale de la santé. La nappe phréatique alimentant les puits concernés a été contaminée par une fuite de pétrole qui s’est produite il y a plus de six ans.
Plus largement, les sols sont pollués en profondeur. Les incendies qui en découlent laissent sur ceux-ci un dépôt de goudron et de cendres qui les rend stériles. En certains endroits, cette croûte est parfois présente depuis des décennies. Les eaux souterraines de 41 des 69 sites étudiés affichent, eux aussi, des niveaux de pollution aux hydrocarbures supérieurs aux normes nigérianes. Une couche d’huile flotte par ailleurs sur les eaux de surface des criques à travers tout le pays Ogoni et ses environs.
L’impact du pétrole sur les mangroves où fraient poissons et crustacés est également catastrophique, relève encore le rapport, amputant les prises des pêcheurs locaux. Maigre consolation, la consommation de poissons ne présenterait pas de risques pour la santé; ceux-ci délaissant, semble-t-il, les zones polluées pour se réfugier dans des eaux plus accueillantes. La pollution de l’air est également épinglée.
Si le rapport souligne les effets néfastes des raffineries clandestines où l’on distille du pétrole volé, il ressort de celui-ci que la responsabilité de ce désastre incombe en très large part à l’industrie pétrolière et singulièrement à la Shell Petroleum Development Company (la SPDC est le fruit d’une joint-venture entre Shell, le gouvernement nigérian, le Français Total et l’Italien Eni). Pionnier de l’exploitation pétrolière au Nigeria, Shell reste le plus gros opérateur du pays. "Le contrôle et la maintenance de l’infrastructure pétrolière en pays Ogoni ont été et demeurent inadéquats : les propres procédures de la SPDC n’ont pas été appliquées, menant à des problèmes de santé publique et de sécurité", tance le PNUE, qui observe en outre que les techniques de remédiation auxquelles l’entreprise a recours pour dépolluer certains sites sont inefficaces.
Le chantier de nettoyage de la région devrait être le plus long et le plus étendu jamais entrepris, juge l’organe onusien pour qui une restauration complète demandera une trentaine d’années. A cette fin, il en appelle à la création d’un fonds international doté d’un capital de départ d’un milliard de dollars et à la mise en place d’organes de gestion dignes de ce nom. Le PNUE recommande, de plus, un suivi sanitaire des populations exposées.
Coïncidence : la veille de cette publication, les avocats d’une communauté de pêcheurs Ogoni qui a entamé une procédure judiciaire contre Shell au Royaume-Uni annonçaient que la compagnie reconnaissait sa responsabilité dans deux importantes marées noires survenues en 2008. Il y a fort à parier que cette "class action" devant les tribunaux n’est pas la dernière.
Libre Belgique 05/08/2011
La compagnie pétrolière BP est confrontée à un nouveau déversement de pétrole aux États-Unis, en Alaska. Un oléoduc s'est brisé lors d'un entretien, provoquant une fuite de pétrole et de méthanol dans la toundra.
Ce n'est pas la première fois que BP fait face à ce type d'accident en Alaska et compte même plusieurs fuites à son actif. Cependant, c'est surtout la gigantesque
marée noire dans le golfe du Mexique en 2010 qui a terni l'image de la compagnie.
Ce désastre est l'une des pires catastrophes écologiques de l'histoire des Etats-Unis, dont les conséquences se font encore sentir aujourd'hui.
Selon les autorités d'Alaska, l'accident est survenu samedi et va empêcher le pompage de pétrole par BP pendant un certain temps. BP a indiqué que les opérations de
nettoyage commenceront rapidement... (ca)
7sur7.be 19/07/11
Tandis qu’à Ventron on s’interroge sur la nature du prédateur , le parc animalier de Sainte-Croix, en Moselle, rénove son espace de présentation du loup. Dossier
«Alors, à votre avis, c’est un loup ou pas ? » Devant l’un des enclos qui abrite la dernière arrivée (en 2006) des trois meutes de loups présentées par le parc de Sainte-Croix, à Rhodes, en Moselle, les animateurs nature sont pressés de questions. Les visiteurs font bien sûr référence aux quatre attaques survenues en moins de dix jours à Ventron, dans les Vosges, laissant sur le tapis 24 brebis, toutes égorgées, d’autres blessées, toutes stressées par l’intrusion de ce prédateur, chien ou loup, toujours pas identifié. Sur place, l’enquête s’est poursuivie hier pour prélever excréments et poils qui permettront d’être fixé sur la nature de l’animal. Lequel, comme la veille, ne s’est pas manifesté dans la nuit de vendredi à samedi, et n’a pas attaqué les brebis laissées volontairement en appât.
Voilà qui a suffi en tout cas à réveiller les peurs ancestrales que suscite le loup. Vieux réflexe, ancré au plus profond de notre culture. C’est ce que décrit justement de manière ludique et intelligente le parc animalier mosellan. Qui, heureux hasard, a consacré 2011 année du loup ! En revoyant totalement son parcours découverte, qui sera prêt, dans sa nouvelle version, vers la mi-mai.
Tordre le cou aux clichés
Le sentier démarre dans l’imaginaire des contes et légendes nourries par les loups, du Petit Chaperon Rouge à la louve nourricière de Remus et Romulus. Le promeneur devra ensuite se jeter, au sens propre, dans la gueule du loup, qu’il faudra traverser pour observer comment l’homme a tout fait pour se débarrasser de son ennemi : pièges, poison… Le moment est venu d’observer, en vrai les loups. Ils sont 23 au total, 15 gris d’Europe et 8 loups blancs arctiques. Une fosse de vision est en cours d’aménagement pour être au plus près des animaux, en plus des différents observatoires placés quant à eux en hauteur.
La visite se poursuit en observant combien le loup a influencé l’homme, jusque dans la dénomination des lieux, en plus des dictons où les références au canidé abondent. On se fait aussi espion dans une tanière, avant de découvrir comment cohabiter avec le prédateur honni.
« L’idée, c’est vraiment tordre le cou aux clichés », explique un animateur du parc. Comprendre, pour ne pas céder à la psychose. Depuis 1986, les loups de Sainte-Croix sont très étudiés. Ils ont même inspiré un livre, « Quand on parle du loup » à Robert Igel, qui les a observés pendant dix ans. Deux éthologues conduisent en ce moment même de nouveaux travaux de recherche.
La visite s’achèvera par une présentation de la situation du loup… dans les Vosges. Enrichie du dernier épisode que l’actualité est en train d’écrire.
Bruno SUSSET
Le parc de Sainte-Croix propose quantité d’animations autour du loups, y compris en soirée. Il est même possible de passer la nuit dans des hébergements (cabane, tanière semi-enterrée), au plus près des meutes.
Renseignements : www.parcsaintecroix.com
source http://www.estrepublicain.fr/fr/lorraine/info/4949634-L-annee-du-loup
Publié jeudi 10 mars, un rapport émis par les services environnementaux de l’ONU confirme l’alarmante disparition progressive des abeilles dans tout l’hémisphère nord, soulignant l’impact potentiel énorme de ce phénomène sur la production de denrées agricoles, dépendante de ces insectes pollinisateurs.
"Le fait est que sur les 100 espèces végétales qui fournissent 90% de la nourriture dans le monde, plus de 70 sont pollinisées par les abeilles. La manière dont l'humanité gère ses actifs liés à la nature, notamment les pollinisateurs, définira en partie notre avenir collectif au XXIe siècle", déclare Achim Steiner, directeur exécutif du Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue).
Pesticides, pollution de l'air, réduction de la variété des plantes à fleurs et manque d'apiculteurs (en Europe), et enfin parasitage par un acarien mortel appelé Varroa destructor, sont les causes principales du déclin des abeilles, lequel est observé essentiellement dans les pays industrialisés de l’hémisphère nord.
Le parasite n’affecte pas les abeilles de l'hémisphère sud, qui ont en outre accès à des pollens de différentes plantes, et sont en meilleure santé que celles du nord, qui se nourrissent sur les espèces végétales moins nombreuses qui caractérisent nos agricultures intensives.
Les scientifiques, qui ont du mal à évaluer précisément l’impact de cette chute d’effectifs – qui atteint 85% dans certaines régions -, préconisent la mise en place d'un réseau international pour aborder le problème.
maxisciences.com 11 mars 2011
Selon les premières estimations de l'Agence Bio (groupement d'intérêt public pour la promotion de l'agriculture biologique) présentées ce jeudi (27 janvier), la France comptait 20 600 exploitations bio fin 2010, soit un bond de 25% par rapport à 2009 (16 446 exploitations) et de 50% par rapport à 2008 (13 298 exploitations).
En termes de surface agricole, 836 000 hectares sont désormais dédiés à l'agriculture biologique, soit une augmentation de 23,5% par rapport à 2009 (677 000 hectares). Le bio ne représente cependant encore que 2,9% de la totalité des terres agricoles françaises. Encore loin des objectifs fixés par le Grenelle de l'environnement (6% en 2012, 20% en 2020). "Nous espérons approcher la barre de 4% fin 2011", a précisé Elisabeth Mercier, directrice de l'Agence Bio.
Rhône-Alpes reste championne du bio
La région Rhône-Alpes reste la première en nombre d'exploitations bio, devant le Languedoc-Roussillon. Suivent Midi-Pyrénées et l'Aquitaine, deux régions ayant enregistré le plus grand nombre de conversions au bio l'année passée. Tandis que Provence-Alpes-Côte-d'Azur, les Pays de la Loire et la Bretagne tirent également leur épingle du jeu, les régions Nord-Pas-de-Calais, Picardie, Champagne-Ardenne et Haute-Normandie se situent "en bas du classement".
Augmentation de 10% des ventes
Du côté des consommateurs, les ventes de produits bio, principalement en grandes surfaces, ont augmenté de 10% l'an dernier, ce qui représente un marché de 3,3 milliards d'euros environ. "Les ménages franchissent souvent le pas lors de l'arrivée d'un enfant", a commenté Elisabeth Mercier, indiquant que les locomotives du secteur sont les fruits et légumes, les produits laitiers et les œufs. Débouché important pour les agriculteurs bio : la restauration collective. "40% des gestionnaires du secteur ont introduit du bio dans leurs repas, au moins de temps en temps. C'est modeste, mais nous nous attendons à ce que cela progresse rapidement", a ajouté Elisabeth Mercier.
Selon une étude CSA-Agence Bio, 43% des Français ont consommé des produits bio au moins une fois par mois en 2010 (contre 46% l'année précédente). Ils sont 23% a l'avoir fait une fois par semaine et seulement 5,7% tous les jours. Alors que la préservation de la santé et de l'environnement ainsi que la qualité et le goût des produits sont les principales motivations d'achat, le manque d'habitude et le prix du bio en constituent les freins majeurs.
Beaucoup de produits importés
Point noir au tableau : la proportion de produits bio importés reste importante, ce qui cadre mal avec la volonté de promouvoir des circuits courts et de proximité plus respectueux de l'environnement. Ainsi, "plus des deux-tiers des fruits et légumes bio étaient encore importés en 2009, reconnaît Elisabeth Mercier. Il s'agit pour beaucoup de fruits exotiques." "Cela reflète une insuffisance de l'offre en France, mais la proportion de produits importés diminuera avec le développement des exploitations bio en France", a estimé François Thiery, tout nouveau président de l'Agence Bio.
"Conversion des esprits" ?
Pascal Gury, vice-président de l'Agence Bio et producteur grandes cultures en Vendée, se montre lui aussi optimiste : "Il y a encore du chemin, mais nous assistons à une véritable explosion du nombre de conversions. La filière bio est désormais structurée, donc plus rassurante pour qui voudrait se convertir. Nous observons aussi depuis trois ans des prix plus stables que dans l'agriculture conventionnelle, car nous sommes moins confrontés à la spéculation et sommes plus en phase avec les prix de production. En ce qui me concerne, je ne me sens plus angoissé comme j'ai pu l'être lorsque je travaillais en conventionnel, il y a plusieurs années."
Conversion des terres, mais aussi des esprits ? Pascal Gury tempère : "Plutôt que de révolution, je préfère parler de prise de conscience des enjeux d'avenir, à la fois par les agriculteurs et par les consommateurs, notamment en termes d'environnement et de santé. Depuis quelques années, on assiste véritablement à une reconquête de l'agronomie, y compris dans les établissements d'enseignement agricole. Plusieurs lycées se spécialisent désormais dans le bio, comme à la Roche-sur-Yon (Vendée) et à Saint-Affrique (Aveyron). C'était inimaginable il y encore quelques années."
Métro 03-02-2011
Commentaires