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Vendredi 10 juillet 2009

Oui, il faudra garder l'image de celle qui a créé la loi du génocide européen !



Simone Veil a inauguré jeudi soir son personnage de cire à Grévin, trente après une première entrée au musée de cire parisien, année où elle devenait la première femme présidente du Parlement européen.

"Dans ce musée de cire, vous nous faites, Madame, fondre de reconnaissance", lui a lancé Eve Ruggieri, membre de l'Académie Grévin, dans son discours d'intronisation, où ont été passés en revue les nombreux combats politiques de l'impétrante. Et particulièrement celui qu'elle a mené jusqu'au vote en 1975 de la loi légalisant l'interruption volontaire de grossesse et portant son nom.

"Que de vies sauvées: vous avez permis aux femmes de choisir dans la sérénité et le bonheur la venue de l'enfant désiré", a souligné Eve Ruggieri, rappelant aussi les "autres combats" de Simone Veil, ancienne déportée et première femme devenue ministre d'Etat en France. "Que de combats menés", a poursuivi Eve Ruggieri, évoquant notamment celui contre l'état de délabrement des prisons ou du sauvetage de l'Institut Pasteur.

"Je trouve que je suis un peu sévère, et ça m'inquiète, mais je suis rajeunie", a déclaré Simone Veil en découvrant son personnage de cire, sur l'air de Chérubin de Mozart.

A en croire le sculpteur Eric Saint-Chaffray, Mme Veil a été "très sage" aux cours des séances poses auxquelles elle s'est astreinte sur une durée de six mois pour la réalisation de son double de cire.

Revêtu d'une veste tailleur à damiers noir et blanc, d'une jupe bleu nuit, petit sac à main noir en bandoulière et coiffé de son célèbre chignon, le double en cire de Simone Veil sera visible dès vendredi dans la scénographie consacrée aux personnages politiques contemporains, à deux pas de Nicolas Sarkozy et de Barack Obama. AP

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Vendredi 10 juillet 2009

La jeune Roumaine interpellée tôt vendredi à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) a affirmé en garde à vue à la brigade de protection des mineurs de Paris être la mère des deux jeunes enfants qu'elle a abandonnés dans un square parisien, a-t-on appris de source judiciaire. Aucun test ADN n'est encore venu confirmer cette déclaration, selon la même source.

La jeune femme, qui avait confié les enfants à un couple de Roumains dans un square du XVIIIe arrondissement, a également expliqué aux enquêteurs que les enfants étaient de faux jumeaux, un garçon et une fille, âgés de 19 mois, a-t-on ajouté de même source.

Le couple a formellement identifié la jeune femme comme étant celle qui leur avait demandé de garder les enfants le temps d'aller acheter des cigarettes et qui n'est jamais revenue. Deux proches de la jeune femme ont également été placés en garde à vue, selon une source proche de l'enquête.

La jeune femme, née en 1987 en Roumanie, a été retrouvée grâce à l'appel à témoins lancé jeudi: un individu s'est présenté à la police, disant penser reconnaître les enfants et fournissant des éléments sur la maman présumée, a-t-on précisé de même source. Arrivée en France depuis quelques jours d'Espagne, la jeune femme a été interpellée dans un hôtel de Saint-Ouen et été entendue par la police.

L'appel à témoins avait été lancé après l'abandon le 3 juillet dernier des deux enfants, âgés de 18 et 22 mois, dans le parc de la rue des Deux Nèthes. Le petit garçon et la fillette ont été pris en charge par la brigade de protection des mineurs et placés dans un foyer accueil.

En déplacement à l'hôpital Armand-Trousseau, la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie a promis vendredi qu'il y aura "bien entendu toute l'enquête qui doit être menée, notamment pour comprendre les raisons qui ont poussé la mère à abandonner ses enfants". "A partir de là, il va sans doute y avoir besoin de réponses, certes des réponses pénales mais pas simplement. Il faudra donc que chacun participe à la fois sans doute à la réinsertion de la maman, mais également au soutien des enfants qui, visiblement, avaient subi un traumatisme à cette occasion", a souligné la ministre.

Le Dr Caroline Rey-Salmon, responsable de l'unité médico-jucidiaire de l'hôpital Trousseau, a expliqué que les enfants avaient été examinés "sur le plan physique, sur le plan dentaire. Il n'a pas été nécessaire de recourir à un examen osseux". ""Ils étaient en bon état général, en bon état nutritionnel. Malheureusement ils ne s'exprimaient pas, donc il n'a pas été possible de parler avec eux", a-t-elle ajouté. AP

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Vendredi 10 juillet 2009

Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a déclaré sur Europe 1 que les forces de police déployées à Firminy "resteront en place tout le week-end". "Un effort a été fait", a dit M. Hortfeux, et "les forces de police resteront en place tout le week-end". "Je suis convaincu que le calme reviendra", a-t-il ajouté, faisant état des "appels au calme" lancés sur place, notamment ceux de la famille du jeune homme qui s'est suicidé dans un commissariat.

Il a également précisé "comprendre l'exaspération" sur place après l'incendie qui a ravagé un centre commercial. Le maire de Firminy, Marc Petit (PCF), a déclaré vendredi avoir reçu l'assurance du ministre de l'Intérieur qu'un "dispositif de sécurité exceptionnel" serait mis en place dès vendredi soir sur sa commune, théâtre de violences durant trois nuits, pour que la "sécurité soit rétablie".

Firminy, dans la banlieue de Saint-Etienne, a été le théâtre d'une troisième nuit de violences entre jeunes et forces de l'ordre, après le suicide d'un jeune homme retrouvé pendu lundi soir au commissariat de la commune voisine du Chambon-Feugerolles (Loire). Ces violences ont culminé avec l'incendie du centre commercial du quartier, ravagé par les flammes dans la nuit de jeudi à vendredi.


AFP
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Vendredi 10 juillet 2009

L’assassinat outre-Rhin d’une Egyptienne voilée par un Allemand d’origine russe bouleverse les musulmans.


Le scandale a éclaté avec une semaine de retard, comme si tout dans cette tragédie dérangeait : la mauvaise victime, le mauvais assassin et surtout, le mauvais cadre… Marwa el-Sherbini, une jeune pharmacienne égyptienne voilée, enceinte de trois mois et vivant en ex-RDA, a été assassinée de 18 coups de couteau sous les yeux de sa famille le 1er juillet en pleine Cour d’appel de Dresde où elle était venue témoigner. Son assassin, Alexander W., est un Allemand d’origine russe de 28 ans, au chômage et proche du parti d’extrême droite NPD. Il avait été condamné en première instance l’an passé à verser 780 euros de dommages et intérêts à Marwa à la suite d’une altercation sur une aire de jeux. La jeune femme qui portait le foulard lui avait demandé de libérer la balançoire pour son fils. Alexander W. avait explosé traitant sa victime d’«islamiste, de terroriste et de salope». Le procureur avait fait appel, estimant la peine trop légère et la justice trop laxiste.

Depuis, la justice de Saxe n’a pas fini d’entendre des reproches et d’être mise en cause. «Comment un accusé a-t-il pu frapper un témoin de 18 coups de couteau, sans que personne n’intervienne ?» s’interroge aujourd’hui la presse allemande. Ni le juge, ni le personnel de sécurité présent le 1er juillet aux abords de la salle d’audience ne se sont interposés. Seuls le mari de la victime, également grièvement blessé à coups de couteau et l’avocat d’Alexander W., qui s’est jeté sur son client avec une chaise sans parvenir à le neutraliser, ont tenté de porter secours à la jeune femme. Pire, le premier policier à pénétrer sur les lieux prend le mari pour l’agresseur et lui tire une balle dans la jambe. Et lorsque la classe politique prend enfin la parole, c’est d’abord pour s’interroger sur les mesures de sécurité en vigueur dans les tribunaux saxons…


Racisme rampant. La dimension xénophobe de l’affaire est pendant une semaine totalement occultée. «Si Marwa avait été juive, cela aurait suscité d’autres réactions», regrette le quotidien égyptien Al-Shorouk.«Marwa est la victime de l’islamophobie occidentale. Mais nous, les musulmans, devons également nous demander pourquoi nous ne sommes pas à même de révéler la vraie nature de l’islam», note pour sa part l’Egyptian Gazette, proche du gouvernement. Marwa el-Sherbini est considérée en Egypte comme «une martyre du foulard», et plusieurs manifestations ont lieu dans le pays. Des douzaines d’Egyptiens scandent «les Allemands sont les ennemis de Dieu» devant l’ambassade d’Allemagne au Caire. Sans les réactions outrées des associations musulmanes - et juives - dénonçant le racisme rampant et, surtout, sans la colère des Egyptiens, l’affaire serait sans doute restée consignée aux pages faits divers de la presse locale. «Nous exigeons que la classe politique, y compris la Chancelière, fassent une déclaration claire et sans équivoque», demande le secrétaire général du Conseil central des musulmans, Aiman Mazyek. «La haine de l’islam est en train de devenir une forme acceptable du bon vieux racisme», déplore le quotidien Tagesspiegel.


«Rien à faire ici». Les choses changent lorsque l’opinion allemande découvre avec stupeur en début de semaine les images de l’enterrement de la victime : des milliers d’Egyptiens, le visage défiguré par la colère ou la douleur, brandissent à Alexandrie le cercueil de la défunte. Berlin est bien obligé de sortir de sa réserve. Le gouvernement fait savoir qu’Angela Merkel rencontrera Hosni Moubarak en marge du G8 pour évoquer le meurtre «apparemment xénophobe» de Dresde. Au lendemain du crime, le porte-parole du gouvernement estimait que les circonstances étaient «trop floues» pour prendre position.

Ce qu’on sait entre-temps de l’assassin ne permet plus de douter de la nature raciste du meurtre. Alexander W. était arrivé de Perm, dans l’Oural russe, en 2003, avait très rapidement appris l’allemand, sans parvenir à prendre pied en Allemagne. Avant de frapper sa victime, le jeune homme l’avait apostrophée : «Quel droit avez-vous de vivre ici ? Vous n’avez rien à faire ici. J’ai voté pour le NPD. Tout ça sera fini quand le NPD sera au pouvoir…» Depuis longtemps déjà, le parti d’extrême droite cherche à enrôler les Russes-allemands, ces Allemands de souche persécutés par le régime stalinien qui ont massivement fui la Russie à la chute du Mur, profitant du «droit du sang» qui leur accorde automatiquement la nationalité allemande même s’ils ne parlent pas la langue et ont perdu de longue date tout contact avec la culture germanique. L’enquête permettra de déterminer quel rôle le NPD a pu jouer dans cette affaire, et permettra d’en savoir plus sur le passé d’Alexander W. qui, selon la presse allemande, se serait battu en Tchétchénie aux côtés des troupes russes avant d’émigrer en Allemagne.

Une Egyptienne voilée, bien intégrée, diplômée, mariée à un chercheur travaillant pour le très prestigieux Max-Planck Institut… De l’autre un Allemand d’origine russe au chômage et vivant de l’aide sociale, recourant aux méthodes terroristes imputées à un certain islam… Après ce meurtre qui semble inverser les codes de la société allemande, le pays désormais s’interroge : et si on accordait la nationalité allemande aux «mauvais étrangers» ?

Libération

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Vendredi 10 juillet 2009
L'enquête sur la mort d'une jeune femme, découverte mercredi 1er juillet au fond d'une cave à Oullins, vient de connaître un rebondissement important. Hier, Mohamed Z (1), âgé de 17 ans, le propre frère de la victime, a été placé en garde à vue. Il pourrait être présenté dès aujourd'hui à un juge d'instruction dans le cadre d'une information judiciaire ouverte pour « assassinat ». La brigade criminelle de la direction inter-régionale de police judiciaire (DIPJ) semble désormais privilégier la thèse d'un crime d'ordre familial. Les soupçons se sont orientés vers le jeune frère lorsque les enquêteurs de la Crime ont appris qu'il présentait de graves brûlures aux jambes. L'adolescent a même été hospitalisé mardi. Son audition a été retardée. Ses brûlures visiblement récentes laissent supposer qu'il a pu se blesser sur la scène de crime.

En effet, le corps de Fatima Z, 21 ans, a été calciné. C'est d'ailleurs l'incendie et la fumée dégagée qui avaient déclenché une intervention des sapeurs-pompiers dans un sous-sol situé au 83 de la rue Pierre-Sémard. La jeune femme avait été découverte le corps enroulé d'un tuyau d'arrosage jaune, probablement trouvé sur place. La PJ l'avait rapidement identifiée, grâce à ses empreintes digitales, enregistrées dans des fichiers policiers pour des infractions passées. Les lieux ont été passés au crible. « Un très minutieux travail de police scientifique », précise un magistrat du parquet.

Selon les premiers constats médico-légaux, la jeune femme était décédée avant l'incendie, probablement tuée par étouffement. Selon nos informations, le jeune homme affiche une totale dénégation. Il réfute toute implication dans la mort de sa sœur. Concernant les brûlures, il aurait évoqué un accident lié à un barbecue. Une version qui, dans l'état actuel de l'enquête, ne serait confirmée par aucun témoin. Et qui laisse très dubitatifs enquêteurs comme magistrats.

Si l'hypothèse d'un geste fratricide au sein d'une famille nombreuse se confirme, il restera à comprendre plus en détail les circonstances du drame et le mobile qui aurait pu le déterminer. Vengeance ? Désaveux d'un mode de vie différent ? Colère soudaine ? L'affaire est entourée d'un contexte assez tendu. Selon plusieurs sources locales, l'appartement de la famille aurait connu un incendie, il y a quelques années. Surtout, des témoins récemment entendus par les enquêteurs ont fait l'objet de fortes pressions. A ce stade, le crime recèle bien des inconnues.

 

Le Progrès

 

(1) L'identité du jeune homme mis en cause n'est pas divulguée en raison de sa minorité.

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Jeudi 9 juillet 2009
Un officier irakien nettoie les lieux d'une double explosion dans le quartier de Sadr City à Bagdad, le 9 juillet 2009

Au moins 42 personnes ont été tuées et 80 blessées jeudi par des attentats dans le nord de l'Irak et à Bagdad, les attaques les plus meurtrières depuis le retrait américain des villes le 30 juin.

A Tal Afar, près de Mossoul, 35 personnes ont été tuées et plus de 60 blessées dans un double attentat suicide dans un quartier résidentiel de la ville, selon un nouveau bilan de sources hospitalière et policière.

"Un kamikaze a visé un sergent de la police, Ali Nouh, dans sa maison du centre de Tal Afar. Il était vêtu d'un uniforme de police quand il a frappé à la porte de l'officier. Ali Nouh, sa femme et sa fille ont été tués" dans l'explosion, a affimé le général Khaled Al-Hamdani, chef de la police dans la province de Ninive.

"Quand des gens sont venus à l'aide, le deuxième kamikaze s'est fait exploser", a ajouté le général, soulignant qu'un des frères du sergent tué, lui aussi policier, a été grièvement blessé.

Un officier de police de la ville avait auparavant indiqué qu'aucun des policiers visés n'avait été tué.

Cette attaque est la plus meurtrière depuis le retrait américain des villes irakiennes. L'armée et la police irakiennes assurent désormais la sécurité dans les localités alors que les forces américaines, qui font profil bas, se cantonnent désormais dans des patrouilles en dehors des agglomérations.

Mercredi, douze personnes ont été tuées et 30 blessées par l'explosion de deux voitures piégées dans deux localités proches au nord de Mossoul, à 350 km au nord de Bagdad.

Les deux explosions se sont produites à Baawiza et al-Qouba, vers 19H00 (16H00 GMT), près de mosquées chiites peu avant l'heure de la prière, selon la police de Mossoul.

La région de Mossoul est un des derniers foyers actifs d'al-Qaïda et des insurgés dans le pays. Ces attaques viennent rappeler que si les insurgés ont été largement défaits par les opérations américaines lancées à la mi-2007, ils restent capables de mener des attaques meurtrières et bien coordonnées.

"Je m'attends à ce qu'il continue à y avoir des attentats sporadiques alors que des gens essaient de profiter" du retrait, avait prédit le 30 juin le secrétaire américain à la Défense Robert Gates.

Le quartier chiite miséreux de Sadr City a aussi été jeudi le théâtre d'un double attentat. Six personnes ont été tuées et 31 blessées, dont des femmes et des enfants, selon un nouveau bilan de sources policière et hospitalière.

L'attentat s'est produit vers 07H30 (04H30 GMT), selon ces sources, tout comme ceux de Tal Afar.

Et tout comme dans le nord du pays, une première bombe a explosé dans le marché al-Oula de Sadr City suivi quelques instants après par l'explosion du deuxième engin, selon la source policière.

Dans le quartier central de Karrada, une bombe a également visé le convoi de Sinane al-Chbibi, le gouverneur de la banque centrale irakienne, qui est sorti indemne de l'attentat. Cinq personnes ont en revanche été blessées, dont deux gardes du corps du gouverneur.

Lors d'une récente visite à Bagdad, le vice-président américain Joe Biden a lancé une mise en garde sans précédent aux dirigeants irakiens en affirmant que son pays pourrait se désengager politiquement si l'Irak replongeait dans la violence confessionnelle ou ethnique.

Les Etats-Unis, qui se sont félicités de la baisse considérable de la violence en Irak, ont au contraire exprimé leur exaspération face à l'absence de progrès dans les réformes constitutionnelles nécessaires à faire cesser les profondes divisions entre chiites, Kurdes et sunnites.

Mais cette mise en garde a provoqué l'agacement du gouvernement irakien, qui a appelé les Etats-Unis à ne pas s'ingérer dans sa politique intérieure.

 

AFP

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Jeudi 9 juillet 2009

Le parquet de Saint-Etienne a coupé court jeudi à la polémique sur une possible bavure policière dans l'affaire du jeune retrouvé mort dans la cellule d'un commissariat, même si la famille de la victime a déposé plainte contre X et devait organiser un "sit-in" en fin de journée.

L?autopsie du jeune homme de 21 ans, qui a été retrouvé pendu, n?a révélé "aucune trace de violence" et a confirmé qu'il avait succombé à un "arrêt cardiaque par suffocation", a déclaré à l?AFP Jacques Pin, le procureur de Saint-Etienne.

La famille de Mohamed Benmouna a néanmoins déposé jeudi une plainte contre X, qui ne vise toutefois pas d?infraction particulière selon une source judiciaire. Dans son dépôt de plainte, Abdelkader Benmouna, le père de Mohamed, demande "que la lumière soit faite sur cette affaire".

Accompagné par Messaoud Mehila, consul d?Algérie pour la Loire et l?Auvergne, M. Benmouna a été reçu jeudi après-midi par le procureur de Saint-Etienne au commissariat du Chambon-Feugerolles, théâtre du drame, survenu lundi dans cette banlieue de Saint-Etienne.

La famille Benmouna a par ailleurs invité la population à "continuer à faire preuve de calme" et à participer jeudi à partir de 19H30 à un "sit-in" au pied de son immeuble, à Firminy, toujours dans la banlieue de Saint-Etienne.

 

© AFP/Infographie
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D?après les premières conclusions de l?autopsie, Mohamed Benmouna a été asphyxié par le lien qu?il s?était enroulé autour du cou et dont il avait fixé les extrémités dans des trous percés dans la cloison de sa cellule.

Dès que des policiers du commissariat du Chambon-Feugerolles s'en sont aperçus, une réanimation a été tentée sans succès, a précisé le parquet.

Alliance, second syndicat de gardiens de la paix, a dénoncé jeudi les "violences urbaines" qui se sont déroulées à Saint-Etienne et sa banlieue ces deux dernières nuits, attisées par la rumeur d'une possible bavure.

Le syndicat "réfute toute mise en cause" des policiers, qui "ne sont pas responsables de l?état de vétusté" des locaux de garde à vue, alors que le parquet a évoqué lui-même le fait que la cellule n'était pas aux normes.

Le directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) de la Loire, Marcel Authier, a été entendu comme témoin par l?inspection générale de la police nationale (IGPN), jeudi, dans le cadre de l'affaire.

Les premiers éléments de l?enquête de l?IGPN font apparaître des dysfonctionnements matériels au commissariat du Chambon-Feugerolles, avec des parois de cellule en placoplâtre, jugées "non-conformes", "car des trous peuvent y être facilement réalisés par les gardés-à-vue".

 

© AFP - Fred Dufour
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Le calme est revenu jeudi à Saint-Etienne après une deuxième nuit émaillée d'incidents, notamment à Firminy, où huit voitures et une annexe désaffectée ont été incendiés cette nuit.

Mais, à la différence de la nuit précédente, il n'y a pas eu d'affrontements ni de jets de pierres sur les véhicules des pompiers et de la police, alors qu'environ 200 policiers et CRS avaient été mobilisés, de crainte de violences.

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Jeudi 9 juillet 2009

Le cadavre d'un homme de 32 ans lardé "d'une vingtaine de coups de couteau" a été découvert hier après-midi dans son appartement d'une cité du quartier des Minguettes à Vénissieux, près de Lyon, a-t-on appris jeudi de source policière. Le corps de la victime, sans emploi depuis un grave accident du travail il y a cinq ans, a été trouvé vers 16 heures par sa mère, inquiète de ne pouvoir le joindre au téléphone, a-t-on précisé de même source confirmant une information du quotidien Le Progrès.

"Le meurtrier a fait preuve de beaucoup de sauvagerie et d'acharnement", a souligné la police évoquant "une vingtaine de plaies". Aucune piste n'était privilégiée dans l'attente des résultats des analyses techniques. Plusieurs couteaux ont été trouvés dans l'appartement de la victime, mais l'on ignore si l'un d'eux a servi au meurtrier.
Une autopsie devrait avoir lieu aujourd'hui.


AFP
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Jeudi 9 juillet 2009
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Jeudi 9 juillet 2009
L'attaque a eu lieu à 30 kilomètres au sud de la capitale Kaboul. Elle été revendiquée par les talibans, qui annoncent d'autres attentats suicide à quelques semaines des élections présidentielles.

Le lieu de l'attentat suicide du 9 juillet, près de Kaboul, en Afghanistan.

Le lieu de l'attentat suicide du 9 juillet, près de Kaboul, en Afghanistan. (REUTERS)

 

Un attentat au camion piégé revendiqué par les talibans a tué jeudi 25 personnes, dont quatre policiers et des enfants, sur une route fréquentée de la province du Logar, à 30 km au sud de Kaboul, selon la police locale, alors que le pays se prépare aux élections du 20 août. L'explosion a eu lieu dans le district de Mohammad Agha, sur la route, très fréquentée, qui relie la capitale Kaboul aux provinces du sud-est frontalières du Pakistan (Paktika, Paktia, Khost notamment).

Le camion était renversé sur la route depuis la veille au soir, a indiqué le gouverneur du district, Abdul Hameed Hamid. Il se dirigeait vers Kaboul, selon Din Mohammad Darwish, porte-parole du gouverneur de la province. Les autorités n'étaient pas en mesure de confirmer si le camion avait été renversé intentionnellement, comme l'a évoqué dans un premier temps Abdul Hamid, où s'il devait être utilisé pour un attentat suicide ailleurs, à Kaboul par exemple, et a eu un problème ou un accident en chemin.

Flambée de violence à l'approche des élections

L'attentat a été revendiqué auprès de l'AFP par un porte-parole taliban, Zabihullah Mujahed, qui a affirmé que 16 kamikazes étaient déjà entrés à Kaboul pour y mener une vague d'attentat suicide, à quelques semaines des élections présidentielle, la seconde du pays, et provinciales du 20 août. Les violences des insurgés afghans ont atteint ces dernières semaines des niveaux inégalés depuis la chute des talibans, en particulier dans le sud, l'est et le sud-est du pays.

Plusieurs sources de sécurité occidentales ont récemment évoqué des menaces d'attentats dans la capitale à l'occasion des élections. Les troupes internationales et afghanes ont lancé ces dernières semaines plusieurs opérations contre les talibans, dans leurs bastions du sud notamment, pour tenter de sécuriser ces zones en vue des scrutins.

Par ailleurs, deux soldats de la force internationale de l'Otan en Afghanistan (Isaf) ont été tués mercredi par l'explosion d'une bombe posée par des rebelles dans le sud. La force, qui compte des soldats de plus de 40 pays, n'a pas indiqué leur nationalité, en laissant le soin à leur pays d'origine.

 

(Source AFP)

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