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Jeudi 9 juillet 2009

Des journalistes mis sur écoute, ce n'est pas une première : que ce soit sous François Mitterrand en France ou plus récemment en Allemagne. Mais des hommes politiques mis sur écoute par des journalistes, c'est beaucoup plus rare.

Dans son édition datée de jeudi, le quotidien britannique de centre-gauche The Guardian révèle que des journaux appartenant au groupe de médias de Rupert Murdoch ont dépensé plus d'un million de livres pour cacher les méthodes d'écoute illégales de leurs journalistes pour obtenir des scoops sur des milliers de personnalités.

News Group Newspapers, subdivision de l'empire du magnat australien Ruport Murdoch, qui détient les titres News of the Word et The Sun au Royaume-Uni, aurait versé de l'argent pour étouffer l'affaire auprès de trois victimes dont le téléphone mobile aurait été mis sur écoute.


Impôts, relevés bancaires, fichiers de sécurité sociale


«Des journalistes de Murdoch ont fait appel à des détectives privés pour avoir illégalement accès aux messages de téléphones mobiles de nombreuses personnalités en vue d'obtenir des informations confidentielles sur leurs impôts, leurs fichiers de sécurité sociale, leurs relevés bancaires, et leur facture téléphonique détaillée» explique The Guardian.

Plusieurs milliers de personnes auraient été victimes de ces méthodes, comme par exemple l'actrice Gwyneth Paltrow, ou le maire de Londres Boris Johnson. L'actuel directeur de la communication du chef de l'opposition conservatrice David Cameron, Andy Coulson, serait impliqué : il était rédacteur en chef au News of the World à l'époque des faits.

Cette affaire fait suite à la condamnation en 2007 de Clive Goodman, reporter au News of the world, qui avait piraté les téléphones de trois aides de la famille royale. Il avait affirmé à l'époque ne pas connaître d'autres journalistes ayant utilisé de telles méthodes au sein de son journal.

 

 

Le Parisien
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Vendredi 3 juillet 2009

Samedi 4 juillet de 12h00 à 13h30,

écoutez l'émission "Le Libre Journal des Lycéens"

Réfléchir & Agir, éléments, le choc du mois....

Y-a-t-il un avenir avec les revues non-conformes ?


http://www.radiocourtoisie.net/tempo/
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Lundi 29 juin 2009
Le logo de l'Agence France-Presse

Florence Biedermann, 52 ans, a été nommée lundi rédactrice en chef centrale de l'Agence France-Presse.

C'est la première femme nommée à cette fonction à l'AFP. Elle succède à Nicolas Miletitch, appelé à de nouvelles fonctions.

Correspondante pour l'AFP à Bonn et Nicosie, directrice du bureau d'Ankara de 1998 à 2002, journaliste à la rédaction en chef puis adjointe au service société, Florence Biedermann était adjointe au directeur régional Europe-Afrique depuis 2007.

Elle est diplômée du Centre de Formation des Journalistes, de l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales (chinois) et de l'Université Paris VII (Littérature et linguistique).

La nomination de Florence Biedermann intervient un mois et demi après celles de Philippe Massonnet à la direction de l'information de l'AFP et de Juliette Hollier-Larousse comme adjointe au directeur de l'information.

"La nouvelle Direction de l'Information, avec la rédaction en chef, s'attachera dans les mois qui viennent à achever de concevoir et à mettre en oeuvre une réforme de la chaîne de production de l'information, dans tous ses métiers, afin d'encore renforcer les fondations d'une AFP leader de l'information numérique, en six langues et dans le monde entier", avait alors indiqué le PDG de l'AFP, Pierre Louette.

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Dimanche 28 juin 2009
Un kiosque à journaux à Paris

Les Nouvelles messageries de la presse parisienne (NMPP), principale société chargée de la distribution de la presse, ont enregistré en 2008 un résultat net légèrement positif à 2,4 millions d'euros, ont-elles indiqué vendredi.

En 2007, un déficit net de 29 millions d'euros avait été enregistré, en raison d'une importante provision pour restructuration.

Le montant des ventes au numéro a atteint 2,56 milliards d'euros en 2008, contre 2,67 mds en 2007, soit une diminution de 4,4%. Après un premier semestre en baisse de 2,9%, l'activité s'est fortement dégradée au second avec un retrait de 5,9%.

"Cette érosion est significative tant en métropole qu'à l'export, ce qui souligne la dimension internationale de la crise des ventes", souligne le rapport.

2009 ne s'annonce pas mieux: sur les cinq premiers mois de l'année, cette tendance s'accélère encore avec une baisse des ventes d'environ 10% en moyenne à fin mai, expliquent les NMPP. C'est la première fois que le secteur subit une baisse atteignant deux chiffres, souligne-t-on par ailleurs.

La perte d'exploitation passe de 11 millions d'euros en 2007 à 16,3 M en 2008, une dégration qui résulte notamment des plans de secours mis en oeuvre l'an passé (coûts des grèves notamment).

Pour les NMPP, la conjoncture de crise actuelle "rend plus impérative que jamais la mise en oeuvre de son plan Défi 2010", vaste plan de modernisation lancé fin 2007 comportant un volet de restructuration industrielle et sociale ainsi qu'un volet de dynamisation et de développement du réseau de vente.

"Pour accroître les ventes de la presse, il faut la rendre plus accessible et donc développer le réseau. Cela n'est possible qu'avec le soutien et l'application des diffuseurs de presse", explique Jean de Montmort, président du conseil de gérance des NMPP.

En 2008, 98 points de vente supplémentaires ont été créés. "Grâce au travail de tous les dépositaires du groupe, nous envisageons de créer 1.300 points de vente supplémentaires en 2009", a-t-il ajouté.

Par secteur, les ventes de quotidiens ont représenté 522 millions d'euros en 2008 contre 552 millions en 2007, soit une baisse de 5,4% et un taux d'invendus qui passe de 41,5% à 43%.

Les ventes de publications presse (magazines) ont représenté 1,73 milliard d'euros, en baisse de 4,3%. Le taux d'invendus des publications est passé de 49,2% en 2007 à 50,5% en 2008.

Les ventes de produits hors presse ont représenté 303 millions d'euros contre 313 millions d'euros en 2007, en baisse de 3,2%.

Les effectifs des NMPP et de sa filiale à 100% SPPS ont légèrement augmenté, passant de 1.349 salariés en CDI au 1er janvier 2008 à 1.397 au 31 décembre.

 

AFP

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Lundi 8 juin 2009
Ca ressemble à une blague et le pire, c'est que Nathalie Collin, la co-présidente du directoire de Libération, est probablement pétrie de bonnes intentions. Toujours est-il qu'elle vient de proposer au Syndicat de la Presse Quotidienne Nationale (SPQN) qu'une taxe soit imposée aux Fournisseurs d'Accès Internet (FAI) pour financer la presse. "Ces entreprises ont un fort dynamisme et un fort taux de marge", explique-t-elle. Le problème que semble oublier Mme Collin, est que toutes les entreprises taxées trouvent toujours le moyen de répercuter leur sur-coût sur les prix de vente. En résumé,avec une proposition comme celle-ci, les abonnements à Internet ont toutes les chances d'augmenter.

streetreporters
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Vendredi 22 mai 2009

Profitant de la zizanie politique, Piotr Farfal, un ancien activiste d'extrême droite, dirige depuis six mois les deux chaînes de télévision nationales et un réseau de stations régionales.

La télévision publique polonaise (TVP) est-elle en voie de devenir un bastion néonazi ? Depuis sa nomination, l'hiver dernier, à la tête de cette institution, Piotr Farfal en rêve. Juriste de formation, cet ancien skinhead a longtemps milité au sein de groupuscules ultranationalistes fascinés par le svastika avant de devenir le rédacteur en chef du journal des Jeunesses de la Grande Pologne, le mouvement de jeunesse de la Ligue des familles polonaises (extrême droite) où il s'était fait remarquer par ses dia­tribes antisémites.

En 2006, la coalition gouvernementale formée par le parti Droit et Justice (PIS) des frères Kaczynski avec l'extrême droite et les populistes de Samoobrona lui avait permis de devenir membre du Conseil de surveillance de la télévision publique. Le PIS a été renvoyé dans l'opposition aux législatives anticipées de l'automne 2007. Ses deux alliés n'ont même pas franchi le seuil nécessaire pour entrer au Parlement. Mais Piotr Farfal, lui, est toujours en piste. Mieux, le 19 décembre dernier, quatre des sept membres du Conseil de surveillance de la télévision polonaise se sont entendus pour limoger l'ancien président de la TVP, un homme lige des Kaczynski, et nommer Farfal à sa place. Depuis, ce dernier place ses hommes. Six de ses camarades d'extrême droite ont déjà investi divers postes stratégiques.

 

Arte suspend ses opérationsde coproduction

La TVP est un petit empire médiatique : deux chaînes nationales ainsi qu'un réseau de douze stations régionales. En avril, plusieurs figures de proue de l'intelligentsia polonaise, parmi lesquelles Marek Edelman, héros de l'insurrection du ghetto de Varsovie, et le cinéaste Andrzej Wajda, ont publié une lettre ouverte pour dénoncer la présence à la tête de la TVP d'«un ancien fasciste qui a publiquement prôné le racisme, l'antisémitisme et loué le nazisme sans jamais renier ses opinions». Pour les mêmes raisons, Arte a suspendu ses opérations de coproduction avec la TVP. Au pouvoir depuis près de deux ans, le premier ministre libéral Donald Tusk se heurte à un imbroglio législatif. En août dernier, il avait réussi à faire adopter un projet de loi qui lui aurait permis de reprendre le contrôle de l'audiovisuel public et d'en extirper les éléments extrémistes. Un veto du président Lech Kaczynski, son ennemi intime, a réduit ses espoirs à néant. Seule une majorité des trois cinquièmes, et donc l'appui d'une partie de l'opposition, pourrait permettre à Tusk d'arriver à ses fins.

Profitant de la zizanie poli­tique, Piotr Farfal et ses camarades tiennent en attendant le haut du pavé. À l'approche des élections européennes, la TVP a ainsi diffusé, à une heure de grande écoute, une interview plutôt complaisante de l'Irlandais Declan Ganley, fondateur du parti Libertas, notoirement antieuropéen. Farfal a re­jeté en revanche une offre de participation à la création d'une chaîne en langue biélorusse, arguant qu'il ne pouvait «dépenser de l'argent pour quelque chose qui n'est pas produit en langue polonaise et qui n'est même pas destiné aux Polonais». Belsat, qui émet tout de même aujourd'hui six heures par jour, est une bouffée d'oxygène pour la plupart des Biélorusses qui n'ont accès qu'aux chaînes de télévision contrôlées par le régime dictatorial d'Alexandre Loukachenko. De même, la TVP a refusé de cofinancer avec CBS un film sur Irena Send­ler, une juste polonaise qui a sauvé 2 500 Juifs du ghetto de Varsovie durant la Deuxième Guerre mondiale. Officiellement, le budget de ce film «dépassait largement les possibilités financières» de la TVP…

 

Le Figaro

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Lundi 18 mai 2009
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Lundi 11 mai 2009
Le magnat des médias Rupert Murdoch, le 2 avril 2009 à Washington DC

Le magnat de la presse Rupert Murdoch a revêtu ses habits de sauveur d'une presse écrite en grande détresse face à la crise, en préparant le projet de rendre payantes les versions internet jusqu'ici gratuites de plusieurs de ses quotidiens.

Le très décrié patron de presse australien, qui possède entre autres le Wall Street Journal, le New York Post, l'Australian, le Times britannique ou le Sun, envisage de faire payer la consultation en ligne "dans les 12 prochains mois", en démarrant par les titres les moins fragilisés.

"Nous sommes au coeur d'un débat décisif sur la valeur des contenus et il est devenu évident que, pour de nombreux journaux, le modèle actuel ne fonctionne pas", argumente M. Murdoch, âgé de 78 ans.

Le Wall Street Journal est déjà payant sur internet mais il est probable que la décision du magnat australien de contrecarrer ce que font les autres et d'élargir cette pratique va être observée de près par tous les patrons de presse américains.

Dans un entretien publié lundi par le Financial Times, le rédacteur en chef du journal financier Robert Thomson a annoncé que le quotidien allait mettre en place cette année un système de micropaiment "sophistiqué" permettant l'achat d'articles à la pièce.

Rupert Murdoch n'est pourtant qu'un convaincu tardif, puisqu'il était encore contre cette idée avant d'acquérir le Wall Street Journal il y a deux ans. Mais il a depuis changé d'avis et c'est cette flexibilité qui fait sa force pour prendre la tête d'un mouvement de paiement des journaux sur internet appelé à s'étendre, selon plusieurs experts.

"Le passé professionnel de Rupert Murdoch montre son audace", estime Rick Edmons, spécialiste des médias à l'école de journalisme Poynter Institute en Floride (sud-est). "Ses qualités de dirigeant sont entourées d'un certain respect", ajoute-t-il, malgré les critiques sur ses prises de position en faveur des tabloïds.

"Quoiqu'on pense de Murdoch, c'est un homme d'affaire avisé, il sait quand un modèle économique a échoué", assure Ryan Chittum, qui écrit dans les pages financières de la revue de l'école de journalisme de Columbia à New York.

Or, ajoute-t-il, "le modèle de la gratuité des journaux sur internet a échoué". "Les revenus publicitaires ne sont pas au rendez-vous et ne le seront pas, et pour rester au même niveau de qualité journalistique, la presse va devoir trouver d'autres sources de revenus", insiste cet ancien du Wall Street Journal.

Dans la tourmente actuelle, aucun patron de presse ne peut contester ce constat de Rupert Murdoch mais peu ont envie de faire payer les lecteurs, de peur que ceux-ci ne boudent le site de leur journal.

Cependant, pour Zachary Seward, rédacteur en chef adjoint du Nieman Journalism Lab de l'université Harvard, "c'est vraiment le moment pour les journaux de devenir payants sur internet". Mais "quant à savoir si c'est la bonne solution, c'est encore à voir".

"C'est risqué", confirme Rick Edmons, tout en reconnaissant qu'il existe un débat vif sur la question. Il rappelle l'échec des quotidiens comme le New York Times qui ont tenté d'offrir un service payant sur internet mais ont "vu s'effondrer le trafic sur leurs pages web".

"Beaucoup de gens disent que le Wall Street Journal est un cas particulier en raison de la pertinence de ses informations pour le monde financier" qui fait que les hommes d'affaire sont prêts à en payer le prix, précise le spécialiste.

 

AFP

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Mardi 5 mai 2009
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Jeudi 30 avril 2009
Hervé Bourges à Abidjan (Côte d'Ivoire), le 3 décembre 2007

France Télévisions mettra en place le 3 juin "un comité permanent de la diversité" destiné à promouvoir la représentation de la diversité à l'écran comme au sein de l'entreprise et qui sera présidé par Hervé Bourges, a annoncé le groupe public jeudi dans un communiqué.

Ce comité permanent, dont la création avait été annoncée en décembre 2008, sera composé "à parité d'experts, de personnalités issues de la société civile et de collaborateurs de France Télévisions", précise France Télévisions.

Il sera présidé par Hervé Bourges, 75 ans, personnage clé du paysage audiovisuel français. Il fut notamment à la tête du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), de TF1, de France 2 et de France 3.

Les noms des membres composant le comité seront annoncés le jour de son installation, le 3 juin.

Ils seront chargés de "mettre en place des indicateurs de suivi de la présence de la diversité au sein de France Télévisions et de ses programmes et d'aider le groupe à promouvoir cette représentation de la diversité tant à l'écran que dans l'entreprise", précise le groupe.

Un rapport annuel devra être présenté au Conseil d'administration en vue du "rapport que France Télévisions devra présenter chaque année au CSA".

 

AFP

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