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S'il veut continuer à recevoir des politiques dans "On n'est pas couché", le présentateur devra inviter la candidate du FN.

Le boycott de Marine Le Pen par Laurent Ruquier n'est plus toléré par la direction de France Télévisions. Avec la nouvelle année, la campagne présidentielle entre dans une phase telle que l'animateur du talk-show On n'est pas couché est placé au pied du mur. "S'il veut continuer à recevoir des invités politiques, il doit se conformer aux règles du pluralisme. Par conséquent, il devra recevoir Marine Le Pen", explique-t-on à France Télévisions.

Un dilemme pour l'animateur : renoncer à ses convictions et se plier à la règle dictée par Rémy Pflimlin, le P-DG du groupe, ou bien aller au bout de ses idées et priver son talk-show de la partie la plus intéressante. Contacté par Le Point.fr, Laurent Ruquier ne nous a pas encore donné sa réponse. L'affaire se complique avec le procès en diffamation que la leader du Front national a intenté contre l'humoriste. Dans une émission récente, le chansonnier, pour se moquer du FN, a représenté l'arbre généalogique de la famille Le Pen sous la forme d'une croix gammée. La candidate à la présidentielle ne partage pas cet humour et attaque systématiquement en justice tout amalgame entre ses idées et le fascisme. Jean-Luc Mélenchon en a aussi fait les frais.

 

La suite sur http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/emmanuel-berretta/laurent-ruquier-sous-la-pression-de-marine-le-pen-14-12-2011-1407210_52.php

La reprise du Monde, pour laquelle quatre candidats sont en piste, passe par une recapitalisation massive indispensable à la survie d'un groupe fortement endetté et dont la rédaction est particulièrement attachée à son indépendance.

 

La façade du siège du quotidien Le Monde, le 27 décembre 2007 à Paris

Eric Fottorino, président du directoire du groupe (Le Monde, Courrier international, Télérama, La Vie...) a expliqué jeudi aux lecteurs du quotidien les raisons de cette recapitalisation et l'impérieuse nécessité de préserver l'indépendance du journal.

Dans un éditorial, il a souligné que "l'opération devra se concrétiser par le choix d'ici à la mi-juin d'un nouveau partenaire qui, seul ou associé à d'autres investisseurs, prendra une majorité dans le capital".

Il a rappelé en outre que depuis près de soixante ans les journalistes étaient les "actionnaires de référence" du journal, reconnaissant que ce changement marquerait un "tournant historique pour Le Monde".

Les repreneurs potentiels déclarés sont: Claude Perdriel, propriétaire du groupe Nouvel Observateur, l'Espagnol Prisa (déjà actionnaire du Monde) et un trio composé de l'homme d'affaires Pierre Bergé, du banquier d'affaires et propriétaire des Inrockuptibles Matthieu Pigasse et du président fondateur de Free, Xavier Niel, auxquels s'ajoute un quatrième candidat étranger qui pourrait être l'Italien Editoriale L'Espresso qui a confirmé étudier le dossier.

Outre les importants besoins financiers que le repreneur devra assumer, d'autres critères doivent être pris en compte. "Obtenir la garantie que le nouvel actionnaire n'interviendra ni de près, ni de loin dans les contenus de nos titres, dans une période où l'échéance présidentielle de 2012 occupe déjà les esprits", écrit encore M. Fottorino.

L'offre du trio Bergé-Niel-Pigasse peut paraître à cet égard rassurante: "Nous ne sommes au service de personne. Nous entendons servir Le Monde et non nous en servir", ont-ils écrit à Louis Schweitzer, président du conseil de surveillance du Monde. "Le projet, quant à lui, est bâti autour d'un mot: l'indépendance", écrivent-ils.

Pour un des autres candidats au rachat, le respect de cette indépendance est quasi-sacré. "Les principes seront écrits noir sur blanc et ils sont simples: un, la gestion relève des seuls actionnaires et du management; deux, l'autorité rédactionnelle dépend des seuls journalistes", a récemment déclaré Denis Olivennes, président du directoire du Nouvel Observateur.

Sur l'aspect politique, M. Olivennes ne cache pas l'esprit du projet Perdriel qui est "de constituer un groupe de presse de centre gauche, puissant, indépendant de tous les pouvoirs: le gouvernement, les partis, le CAC 40, la banque...". Il s'agira aussi pour les titres du groupe "de mieux protéger leur liberté éditoriale", a-t-il affirmé.

Côté financier, les besoins sont massifs: l'endettement du groupe se décompose en 69 millions d'euros d'obligations remboursables en actions (ORA) et 25 millions à rembourser rapidement (un emprunt bancaire gagé sur Télérama). Le Monde "doit trouver très rapidement les moyens nécessaires à sa pérennité, aujourd'hui nous nous engageons pour lui apporter le soutien dont il a besoin", ont écrit MM. Bergé, Niel et Pigasse au Conseil de surveillance du groupe.

Chez Claude Perdriel, même si on affiche des moyens financiers conséquents, avec plus de 100 millions de fonds propres, la réflexion est de mise. Selon le quotidien La Tribune, le patron de l'Obs serait devenu hésitant et pourrait du coup chercher un ou plusieurs alliés pour finaliser une proposition.

 

AFP

Presstalis distribue actuellement 80 % de la presse en France.
Presstalis distribue actuellement 80 % de la presse en France.

Un document dresse le bilan désastreux des finances de la principale coopérative de presse.

Presse Presstalis joue son avenir. Un conseil de gérance et un comité exécutif de Presstalis (ex-NMPP) se sont tenus hier pour étudier les propositions du rapport de Bruno Mettling, l'inspecteur général des finances, et de David Lubek, pour tenter de redresser le distributeur de presse, au bord de la faillite.

Ce rapport a été remis à François Fillon, qui l'avait missionné début janvier, avant d'être présenté mardi aux membres du conseil de gérance de Presstalis. Ce document tire la sonnette d'alarme sur l'état désastreux des finances du groupe avant de proposer un plan cohérent pour remettre le système à plat et le rendre pérenne.

 

Le constat 

Presstalis affichera un déficit d'exploitation de plus de 26 millions d'euros en 2010 après 40 millions pour 2009. «Il y a une vraie urgence, souligne un proche du dossier. Si l'on ne réagit pas vite, Presstalis déposera le bilan avant la fin de l'année.» En effet, Presstalis affiche des fonds propres négatifs de 50 millions d'euros. L'enjeu est important, c'est la survie d'un groupe distribuant 80% de la presse et employant 1.200 salariés. La difficulté de la mission Mettling a été d'échafauder un plan cohérent qui devra être mis en place très rapidement. Cela conditionnera le soutien de l'État.


1.Instaurer une nouvelle gouvernance


Presstalis deviendrait une société anonyme (SA) avec un véritable PDG à sa tête. Aujourd'hui, c'est une coopérative, avec un opérateur, Lagardère, et un directeur général. L'actuel titulaire du poste, Rémy Pflimlin, qui connaît par cœur les rouages du groupe, pourrait en devenir le PDG. Cette société anonyme serait contrôlée par deux coopératives : l'une dédiée à la presse quotidienne, l'autre aux magazines. Dans le même temps, le groupe Lagardère jusqu'alors actionnaire avec 49 % du capital pourrait, s'il le souhaite, céder sa participation et abandonner son rôle d'opérateur de Presstalis. Pour réguler la distribution de la presse (Presstalis détient 80% du marché, contre 20% pour les MLP) le rapport préconise d'instaurer une autorité administrative indépendante à l'image de l'Arcep dans les télécoms ou du CSA dans l'audiovisuel. Cette autorité serait adossée au Conseil supérieur de la presse qui ne serait pas remis en cause.


2. Restaurer l'exploitation


Il est impératif de le faire pour pérenniser l'entreprise mais aussi pour restaurer la confiance de certains magazines qui menacent d'aller à la concurrence des MLP. Or, aujourd'hui, Presstalis est entravé par un surcoût d'exploitation estimé à 65 millions d'euros, dont près de 25 millions rien que pour les dépôts à Paris et dans sa région. Mais le rapport reste elliptique sur le détail du volet social nécessaire avant qu'il soit exposé aux syndicats qui ont déjà subi le plan Horizon 2010. Ces efforts réalisés, le rapport estime que le retour à l'équilibre d'exploitation pourrait être atteint dès 2011. Mais pour cela, il faut actionner un troisième levier.


3. Refondre les barèmes


Les barèmes, tarifs payés par les éditeurs pour distribuer leurs journaux, devraient être modifiés. Actuellement, ils sont calculés sur le prix de vente du journal. Dans le futur, ils prendraient davantage en compte le coût de traitement et d'acheminement. Mais surtout, et c'est là que le bât blesse, les barèmes devraient être augmentés de 2,5 points pour les quotidiens et d'1 point pour la presse magazine. Mais afin d'aider les quotidiens, dont les coûts sont plus élevés, l'État compenserait une partie de la hausse de leur barème.


4. Volet financier


Au total, Presstalis à besoin de 125 millions d'euros, selon ce plan. Tous les acteurs seraient mis à contribution.

Presstalis devrait vendre des actifs périphériques pour une trentaine de millions d'euros. Ses actionnaires devraient remettre au pot. Mais dans quelle proportion ? Sur ce point, les actionnaires (Lagardère pour 49% et les autres éditeurs pour 51%) sont divisés. Ils ont même interrompu hier leur conseil de gérance.

Enfin, l'État est prêt à donner un coup de pouce, à condition que toutes les parties se soient entendues. Il est prêt à verser 20 millions d'euros cette année.

De plus, il s'engagerait à pérenniser et augmenter sa subvention annuelle à la distribution de la presse de 12 à 18 millions d'euros.

 

Le Figaro

Près d’un million d’euros en liquide ont été saisis lundi 29 mars lors d’une série de perquisitions dans une cité de Tremblay-en-France en Seine-Saint-Denis, à peine quelques heures avant la diffusion sur TF1 d’un reportage signé Myriam Alma consacré au trafic de drogue dans la cité du Grand ensemble de ce quartier.

Coïncidence ? Pas vraiment selon Europe 1 qui a affirmé ce matin que “les policiers du commissariat de Villepinte ont dû intervenir un plus tôt que prévu à cause de la diffusion de ce reportage, de peur que l’émission ne torpille leur enquête, commencée il y a six mois”.

L’enquête qui durait depuis très longtemps était sur le point de s’achever. Les policiers avaient fait des repérages et identifié à la fois les trafiquants et les nourrices. Ils étaient prêts à intervenir. Sauf que ce reportage là risquait de tout mettre à l’eau”, selon le maire PCF de la ville François Asensi, qui s’est exprimé au micro d’Europe 1. “Après la diffusion, le ministre de l’Intérieur aurait pu faire des déclarations, nous envoyer les CRS et faire capoter l’ensemble de l’investigation”, a-t-il précisé. lire la suite...


Le journaliste et chroniqueur Eric Zemmour est convoqué lundi prochain par la direction du Figaro pour un entretien préalable à un éventuel licenciement après des propos tenus sur les "trafiquants noirs et arabes", a indiqué mardi à l'AFP le directeur de la rédaction Etienne Mougeotte.

M. Zemmour devra s'expliquer sur ses déclarations lors de l'émission "Salut les terriens" animée par Thierry Ardisson, diffusée en clair le 6 mars sur Canal+, a précisé M. Mougeotte, confirmant une information du site lepoint.fr.

Le polémiste y avait déclaré : "les Français issus de l'immigration sont plus contrôlés que les autres parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes... C'est un fait".

La Licra (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme) a annoncé la semaine dernière qu'elle avait décidé de poursuivre en justice Eric Zemmour pour ses propos concernant les Noirs et les Arabes tenus sur Canal+.

A la suite de ces propos et d'autres déclarations effectuées par Eric Zemmour sur d'autres antennes, comme France O, le MRAP et le Club Averroes ont saisi le Conseil supérieur de l'Audiovisuel à ce sujet.

Le Conseil représentatif des associations noires (CRAN) a quant à lui écrit aux présidents du CSA et de France Télévisions pour protester contre les déclarations d'Eric Zemmour.

 

jeanmarcmorandini.com

Les recettes publicitaires des médias français ont baissé de 12,5% en 2009, soit 1,5 milliard d'euros de moins, un recul historique depuis 50 ans, selon le bilan publié mercredi par l'Institut de Recherches et d'Etudes publicitaires (Irep) et France Pub.

 

Un kiosque à journaux à Paris

Ces recettes nettes, calculées après les négociations de prix entre annonceurs, agences et médias, se sont élevées à 10,3 milliards d'euros. En 2008 elles avaient déjà commencé à souffrir de la crise, affichant une baisse de 2,2%.

Pour l'Irep, qui mesure le marché depuis 1959, "on n'a jamais connu une telle décélération", a expliqué son directeur délégué Philippe Legendre lors d'une conférence de presse.

Ainsi, en 1993, année de crise économique et de la loi Sapin (qui restreignait les règles du secteur), les recettes publicitaires n'avaient baissé que de cinq pour cent en France. En 2001, l'éclatement de la bulle internet avait entraîné un recul de 4,8%.

Mais la reprise semble s'amorcer, car le second semestre 2009 a été meilleur que le premier, où le marché avait fondu de 18,1%.

Sur l'ensemble de l'année, la presse a été le média le plus touché, avec des recettes en chute de 18,1% à 3,8 milliards, les journaux spécialisés (-19,3% à 418 millions) et les magazines (-18,1% à 1,2 milliard) souffrant particulièrement.

Comme au premier semestre, le segment de la presse gratuite d'information tire son épingle de jeu, avec des recettes en hausse de cinq pour cent, à 117 millions, mais les gratuits en général (y compris les journaux de petites annonces) s'effondrent de 28,3%, à 799 millions.

Les quotidiens nationaux et régionaux voient quant à eux leurs recettes respectives fondre de 17,6%, à 260 millions, et de 10,2%, à 984 millions.

La télévision a été affectée par l'arrêt de la publicité après 20H00 sur les chaînes publiques, qui ne s'est pas reportée entièrement sur les autres chaînes, et par la montée en puissance de la télévision numérique terrestre (TNT), où les prix sont bas.

Ses recettes reculent de 11% à 3,1 milliards, les chaînes historiques glissant de 13% et celles de la TNT grimpant de 50%.

Seul le cinéma voit ses recettes progresser, de 2,3%, mais son poids est faible, à 77 millions.

Les autres médias font grise mine: la publicité extérieure (affichage) (-10,9% à 1,1 milliard), la radio (-8,9% à 676 millions), les annuaires (-2% à 1,1 milliard) et, de manière plus surprenante, internet (-6,5% à 482 millions).

Mais ce dernier chiffre ne concerne que les bannières publicitaires.

L'institut France Pub qui, de son côté, calcule les dépenses de communication des annonceurs, y ajoute les liens sponsorisés et les campagnes de mailing publicitaire, pour arriver à un total de 1,2 milliard, en baisse de 1,5%.

Au total, ces dépenses, qui incluent aussi le hors médias (marketing direct, salons et foires, parrainage, relations publiques...), s'élèvent à 29,8 milliards d'euros, en recul de 8,6%, soit 2,5 milliards de moins qu'en 2008.

 

AFP

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