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Lundi 6 juillet 2009

 

Cette semaine, nous recevons Pierre Vial. Il est président de l’association Terre et Peuple. Ancien membre du Front National, ayant participé également à la fondation du GRECE, Pierre Vial avec cet entretien fait le point sur son engagement politique et associatif. Il anime aussi Europe-Identité, qui est un centre d’analyses et de formations politiques. Il nous présente ses vues, ses idées et expose clairement les raisons de son engagement.

 

Nous le remercions d’avoir répondu à nos questions.

 

GENERATION FA8 : Bonjour. Serait-il possible de vous présenter en quelques mots ? Pourriez-vous exposer les points saillants de votre engagement politique ?

 

Né le 25 décembre (eh oui !) 1942, je me suis engagé au printemps 1958 dans les rangs de Jeune Nation. J’ai participé aux combats, officiels (Fédération des Etudiants Nationalistes) et clandestins pour l’Algérie Française. Ensuite, Europe-Action (et le passage d’un nationalisme français à un nationalisme européen), puis le choix, en 1968, d’un travail métapolitique avec le GRECE, fondé avec une dizaine de camarades. J’en ai été le secrétaire général de 1978 à 1984. En 1987, j’ai adhéré au Front National (choix très mal vu par Alain de Benoist et ses fidèles, d’où mon divorce avec la Nouvelle Droite, dont les nouvelles orientations, en rupture avec la ligne initiale, ne me convenaient pas). Elu conseiller municipal FN de Villeurbanne (2ème  ville du Rhône,  avec 130 000 habitants) de 1989 à 2006, j’ai été par ailleurs conseiller régional de Rhône-Alpes de 1992 à 2004. Membre du Bureau Politique du FN depuis le congrès de Strasbourg, j’ai été de ceux qui ont organisé la scission de 1998, avant d’être vite déçu par Mégret (j’ai rompu avec lui lorsqu’il a refusé de s’engager à ne pas appeler à voter Chirac). En 1995, j’ai fondé Terre et Peuple et j’ai rejoint récemment la direction de la Nouvelle Droite populaire, sur proposition de mon vieil ami Robert Spieler.

 

GENERATION FA8 : Récemment, vous avez adhéré à la NDP. Si le PDF ou le FN vous avaient par exemple proposé de les rejoindre, quelle aurait été votre réponse et pour quelles raisons ?

 

J’ai la plus grande estime pour Carl Lang, j’ai incité les membres de Terre et Peuple à l’aider au cours de sa campagne pour les Européennes et j’espère bien voir naître une structure fédérant, d’une façon souple préservant l’autonomie des parties prenantes, la NDP, le PDF, le MNR et, autant que possible, d’autres organisations. Je contribuerai le mieux possible à un tel projet, car je crois que le temps des structures monolithiques, n’existant que par et pour un homme (ou une femme…), est fini. Ce dernier point vous donne ma réponse concernant le FN.

 

GENERATION FA8 : Les perspectives d’avenir sont bien sombres pour notre pays et notre civilisation. Les statistiques économiques, démographiques ne plaident pas en notre faveur. Avez-vous encore de l’espoir que la situation s’inverse ? D’ailleurs, comment la chose est-elle possible ?

 

Maurras disait qu’en politique, le désespoir est une bêtise absolue et il avait, sur ce point comme sur bien d’autres, raison. Ceci étant, la situation n’incite pas à l’optimisme. La crise financière et économique, qui démontre la nocivité intrinsèque du libéralisme capitaliste, fait beaucoup de dégâts et beaucoup de victimes et nous n’avons peut-être pas encore vécu le pire…  Mais je fais partie de ceux qui considèrent que l’économisme – c’est-à-dire le fait de placer l’économie comme agent directeur de l’évolution des sociétés humaines, ce qui est le propre aussi bien du libéralisme que du marxisme – est une erreur fondamentale, l’économie étant un outil certes indispensable mais qu’un pouvoir politique digne de ce nom utilise le mieux possible au lieu d’être utilisé par lui, comme c’est le cas aujourd’hui. Le problème est tout différent avec la démographie, qui est une clé majeure de l’Histoire. Mais il revient là encore à un pouvoir politique compétent d’impulser et de gérer une politique nataliste. Les peuples sans enfants, ou avec trop peu d’enfants, sont condamnés à être submergés par les peuples prolifiques. Ceci étant, je partage le point de vue souvent exprimé par Dominique Venner dans la Nouvelle Revue d’Histoire : l’Histoire n’est jamais écrite à l’avance, elle est ouverte, tout reste toujours possible. A condition qu’il y ait une volonté. Car, comme chacun sait, là où il y a une volonté, il y a un chemin. Comme vient de le rappeler, mot pour mot, Mgr Fellay, qui incarne une fidélité pour laquelle j’ai beaucoup de respect, ce qui n’étonnera que les imbéciles.

 

GENERATION FA8 : Tout le monde sait que vous êtes païen. Pourtant, nous vous avons vu récemment à Saint-Nicolas du Chardonnet pour honorer la mort d’un camarade parti trop tôt. L’effort que vous avez fait vous illustre. Cependant, les responsables politiques de notre famille de pensée peuvent-ils être capables de faire des compromis ou de mettre de l’eau dans leur vin, afin de se parler pour savoir ce qu’il est possible de construire ensemble ?

 

Je ferai encore référence à Maurras en parlant du nécessaire compromis nationaliste. Qui repose sur l’impératif de grouper toutes les forces disponibles pour faire face au péril mortel pour notre culture et notre civilisation que représente l’immigration-invasion. Pour utiliser une image simple, quand la maison brûle tous les pompiers sont les bienvenus. Comme j’attache de l’importance à mettre en concordance ces paroles et ces actes, j’ai travaillé sans état d’âme, dans les années 1990, avec de célèbres catholiques de tradition : au FN, je travaillais en tandem avec Bernard Antony pour la formation des cadres et j’ai collaboré à Présent en donnant quelques articles à Jean Madiran. J’ai été heureux de converser avec Dom Gérard au Barroux. Je conçois que cela perturbe les a priori de certains, mais je n’ai jamais eu de goût pour le sectarisme.

 

GENERATION FA8 : L’islamisation de notre société est un fait qu’il est difficile de nier. Comment faire pour la combattre ? De même, peut-on être un musulman et Français selon vous ?

 

L’islamisation est un phénomène de guerre culturelle. Quoi qu’en disent ceux qui refusent de voir en face les évidences, le choc des civilisations est une réalité. On ne peut lutter contre une conception du monde qu’en lui opposant une autre conception du monde (illustration : la place et le rôle reconnus à la femme dans une société…). Islam et culture européenne ne sont pas compatibles.

 

GENERATION FA8 : Une partie non négligeable de la mouvance nationale voit dans l’islam la principale menace pour la France et l’Europe. Or, dans un système républicain, la religion est affaire privée et ne peut donc être un danger pour le bon fonctionnement de l’Etat. Qu’est-ce qui fait la différence entre l’islam et les autres religions, implantées depuis beaucoup plus longtemps en Europe ?

 

L’islam est une religion conquérante : le monde entier doit être, un jour ou l’autre, soumis à la loi d’Allah. Laquelle doit régir tous les actes de l’individu au sein d’une société formatée par les diktats coraniques.  L’islam n’est donc pas, ne peut être un simple choix de vie privée puisqu’il s’impose sur le terrain public. Les jobards (ou les complices) qui parlent d’un islam tolérant veulent faire oublier le vieux principe musulman : la main que tu ne peux trancher, baises-la. En attendant le jour où…

 

GENERATION FA8 : Loin d’un « choc des civilisations » ou une affaire de voile, peut-on raisonnablement penser que les différents peuples européens acceptent de fait d’abandonner leurs prérogatives au profit de coutumes venues des quatre coins du monde ? Comment se fait-il que les différents peuples européens ne rejettent pas massivement des contraintes insupportables imposées par les différents gouvernements œuvrant pour le mondialisme ?

 

Les Européens sont victimes du conditionnement mental très efficace, qui commence dès l’école maternelle  et  se poursuit en particulier par le biais des médias, en faveur de « l’ouverture à l’autre », le devoir de tolérance, l’impératif de la repentance. Tout cela au nom des « droits de l’homme », religion dont les zélotes ont pour but de faire tomber les défenses immunitaires du mental européen pour le formater à leur guise. Compte tenu des moyens dont disposent ces gens, qui contrôlent toutes les formes de pouvoir (politique, social, économique, culturel), il n’est pas étonnant qu’ils aient réussi à prendre en main beaucoup d’Européens, déboussolés, décervelés, désarmés.

 

GENERATION FA8 : Dans une perspective d’union des forces nationales, le Front National aurait-il sa place dans cette reconstruction à venir ? De même, que pensez-vous des Assises du renouveau national et identitaire proposées par la NDP ? Le Bloc Identitaire et ses nombreux mouvements satellites auraient-ils leur place ?

 

Les Assises prévues par la NDP seront une excellente occasion de faire le point sur le projet d’union des forces nationales. Nous tendons et nous tendrons la main à tous. Nous verrons bien qui voudra la prendre. La place du FN dans une telle perspective dépendra de Marine Le Pen, puisque c’est elle qui, à l’évidence, va recevoir l’héritage paternel. Quant au Bloc, beaucoup de ses militants sont sur la même longueur d’ondes que nous, au point qu’un certain nombre d’entre eux sont à la fois membres du Bloc et de Terre et Peuple, ce que je trouve très bien. Il n’y a donc pas de problème à la base. Par contre, chaque fois que j’ai tendu la main à Fabrice Robert, Vardon et Roudier, je n’ai eu aucune réponse (sinon indirecte, par le biais d’un tel qui a dit à un tel, etc, car ces gens ne disent jamais en face ce qu’ils pensent, sur le thème "Vial est trop extrémiste (sic), d’ailleurs Terre et Peuple ne représente rien (resic) et de toutes façons nous sommes les meilleurs, tous les autres sont des crétins"). C’est évidemment bien dommage, car ce sectarisme fait, objectivement, le jeu de nos ennemis, qui redoutent par dessus tout l’union des forces nationales. 

 

GENERATION FA8 : Comment concilier les diverses tendances des résistants au système mondialiste ? Certains ne sont plus attachés à la France en tant que nation, d’autres si. Il y a des républicains, des monarchistes et des régionalistes autonomistes. Il y a des catholiques, des athées, des protestants et des païens… Dans ces conditions, l’idée d’un compromis est-elle possible voire souhaitable dans le but de travailler tous ensemble ?

 

Bien sûr, comme je l’ai dit plus haut, le compromis nationaliste est la condition sine qua non pour que notre camp ait une chance de mettre en œuvre le seul programme d’action qui s’impose aujourd’hui : face à l’invasion, résistance et reconquête. Sous ce drapeau, doivent se retrouver au coude à coude, en oubliant une bonne fois pour toutes l’esprit de chapelle, tous ceux qui veulent que leurs enfants et petits-enfants aient encore un avenir digne d’être vécu sur notre terre. Tout le reste est littérature. Evidemment, pour cela, il faut un peu d’intelligence et beaucoup de courage…

 

GENERATION FA8 : Etes-vous d’accord avec cette phrase : L’Europe est une civilisation grecque, latine et chrétienne ?

 

J’ajouterai la composante germanique, celtique et slave. Quant à la part chrétienne, elle est une donnée de l’Histoire qu’il serait absurde de nier. Il faudrait pouvoir préciser un certain nombre de choses – mais ce seraient de trop longs développements - sur le fait que le christianisme, né dans un milieu juif, s’est européanisé dès la fin de l’Antiquité pour s’implanter en Europe, en utilisant un syncrétisme intelligent avec les religions qui l’ont précédé sur le sol européen. Syncrétisme remis en cause avec l’évolution moderniste ayant abouti à Vatican II.

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Lundi 6 juillet 2009
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Dimanche 5 juillet 2009

Pour flatter dans le sens du poil l’ex-électorat du Front National qu’il a récupéré lors de la présidentielle (et dont il aura grand besoin à la prochaine présidentielle… quitte à faire les yeux doux à une Marine Le Pen, comme il l’a fait avec Mitterrand le Petit – comme aurait dit Victor Hugo), Sarkozy joue les bravaches en se déclarant hostile à la burka… et dans le même temps assure être d’accord avec Obama lorsque celui-ci estime licite le port du voile par les femmes musulmanes.


De même, Sarkozy affirme que la Turquie n’a pas sa place dans l’Union européenne… et nomme secrétaire d’Etat AUX AFFAIRES EUROPEENNES un Pierre Lellouche, atlantiste acharné, qui a toujours préconisé l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne, relayant ainsi avec constance, à Paris, la propagande de Washington.

 

Quant à la racaille des banlieues que Sarkozy se vantait, en bombant son maigre torse, de « karchériser », on sait ce qu’il en est : la préfecture de police de Paris estime à 77 le nombre de bandes de délinquants agissant dans la capitale (en « oubliant » de préciser qu’il s’agit de bandes ethniques). Dans la nuit du 27 au 28 juin ont eu lieu ce que les autorités appellent pudiquement des « incidents ». A Tremblay-en-France ( !), département de Seine-Saint-Denis, « la violence et l’intensité des affrontements » (aveu du Monde du 2 juillet) déclenchés par des émeutiers ont visé des policiers, victimes de tirs de « mortiers » (feu d’artifice de gros calibre, dangereux quand il est utilisé à tir tendu : le 14 juillet 2008 un commissaire de police a ainsi perdu un œil à Gennevilliers). Les « individus hostiles » étaient, de source policière, « de jeunes hommes, âgés de 16 à 20 ans, de type africain ». « Cela fait partie des choses que l’on banalise » déplore Michel Marrec, délégué départemental d’Unité police, premier syndicat des gardiens de la paix.

 

Banalisation au plus haut niveau puisque le préfet de Seine-Saint-Denis estime que c’est « l’ordinaire des patrouilles ». Ceci après avoir été caillassé vers une heure du matin, dans le quartier des Bosquets à Montfermeil, par une quarantaine de « jeunes » alors qu’il se trouvait dans une voiture banalisée de la Brigade anticriminalité (BAC) en compagnie d’Henri Guaino, conseiller spécial de l’Elysée. Les deux éminences avaient voulu se rendre compte de l’ambiance… Un détail qui a son importance : le préfet, installé par Sarkozy, s’appelle Nacer Meddah. Cherchez l’erreur.

 

Pierre Vial


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Vendredi 3 juillet 2009

Par Robert Spieler

Délégué général de la

Nouvelle Droite Populaire

 

Il paraît que les résultats des élections iraniennes ont été truqués au profit d’Ahmadinejad. C’est tout à fait probable, même si les manifestations de la jeunesse évoluée de Téhéran en faveur de son rival Moussavi ne traduisent sans doute pas les inclinaisons de l’Iran rural qui reste largement archaïque et ultra conservateur.

 

La position politique ou émotionnelle de l’Europe, qui soutient Moussavi, est tout simplement absurde. Obama l’a très justement relevé. Il n’existe en réalité guère de différence, en politique étrangère, entre les deux hommes, issus des mêmes terreaux islamistes, Moussavi ayant été le bras droit de Khomeiny durant de longues années. Peut-être éviterait-il certaines provocations verbales de son adversaire, mais pour le reste, c’est blanc bonnet et bonnet blanc…

 

L’Iran est il l’ennemi de l’Europe ?

 

L’Iran est un grand pays, issu d’une grande civilisation. Son malheur est qu’il fut conquis par l’islam. Ceci dit, l’Iran ne menace pas l’Europe, contrairement à la Turquie dont la prétention à vouloir intégrer l’Union européenne serait mortelle pour nous.

 

L’Iran veut acquérir les attributs d’une grande puissance, dont l’arme nucléaire, destinée par définition à n’être jamais utilisée. Et alors ? Que les Etats-Unis, la France ou Israël, qui disposent de l’arme, s’autorisent à vouloir empêcher un pays majeur de l’acquérir procède d’une arrogance certaine. L’Iran est sans doute l’ennemi des Etats-Unis et d’Israël, mais certainement pas l’ennemi principal de l’Europe.

 

L’ennemi principal de l’Europe

 

S’il fallait désigner des pays réellement dangereux, par leur instabilité ou la folie de leurs dirigeants, il conviendrait de citer le Pakistan et la Corée du Nord, qui disposent tous deux de l’arme atomique. Encore que… S’il venait à Kim-Jong-Il l’aimable fantaisie de vouloir envoyer un missile nucléaire en direction du Japon, celui-ci serait probablement intercepté et la Corée du Nord vitrifiée. Le Pakistan représente un danger d’une nature différente. Il est très improbable, si les islamistes en prenaient le contrôle, qu’ils puissent se servir de l’arme atomique. Il semble, en effet, selon certaines sources, que Washington disposerait des clés permettant de verrouiller le dispositif atomique du Pakistan. Ceci dit, la fabrication de bombes dites « sales », c'est-à-dire de bombes classiques diffusant des matières radioactives, pourrait être à la portée de terroristes islamistes disposant des ressources d’un Etat nucléarisé.

 

S’il me fallait désigner l’ennemi principal de la France et de l’Europe, pour reprendre le concept développé par Carl Schmitt et Julien Freund, je citerais sans hésiter la Turquie.

 

Sa volonté, encouragée par les Américains, d’intégrer l’Union européenne, procède d’une redoutable et sournoise entreprise de conquête que les Turcs n’ont pu mener à terme au XVIIème siècle, grâce à l’héroïsme des combattants européens devant Vienne. Ce qu’ils n’ont pu réussir hier, ils le peuvent aujourd’hui, grâce à  l’appui de la honteuse clique de collabos qui dirige l’Europe.

 

La bombe démographique conquérante de la Turquie est infiniment plus dangereuse pour l’Europe que la bombe atomique iranienne…

 

A propos de la démocratie en France

 

L’Iran n’est certes pas une démocratie modèle. Mais ceux qui s’autorisent, en France, de donner des leçons de démocratie au monde entier le font avec une impudeur et une arrogance insupportables. Voilà un système qui interdit la représentation de 40% des Français, qui met en place des modes de scrutins qui varient au gré des intérêts de la coterie de gauche et de droite qui se partage le pouvoir, en charcutant allègrement les circonscriptions ou les cantons, si nécessaire. Un système qui ne sollicite pas l’avis du Peuple ou qui n’en tient pas compte les rares fois où il est consulté. Un système qui refuse d’organiser des référendums sur des sujets capitaux, tels l’immigration ou l’intégration de la Turquie. Et qui s’étonne que le Peuple, sollicité par référendum sur un sujet sans intérêt, ne réponde pas à la question posée, mais dise non à cette parodie de démocratie, en sanctionnant ceux qui l’ont organisée.

 

La République Française est décidément une république bananière où des élites se reproduisant par clonage disposent de tous les pouvoirs, politiques, judiciaires et médiatiques.

Une république bananière et donneuse de leçons…

 

Pas de collaboration avec le Système ! Rassemblement et résistance !

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Mardi 16 juin 2009

Les chiffres sont là. Eloquents. Une abstention à hauteur de 56,9 % pour l’ensemble des 27 pays de l’Union européenne, de 59,5 % pour la France. En majorité, les Européens ne se sont pas déplacés pour voter. Tout simplement parce que les Européens ne se sentent pas concernés par l’Europe. Tout au moins celle de Bruxelles. Et on les comprend, même si on sait que, qu’on le veuille ou non, que cela plaise ou non, notre vie quotidienne est, pour notre plus grand malheur, de plus en plus déterminée par des décisions bureaucratiques prises loin de nos terroirs (terroirs ? Qu’est-ce que c’est que ça ? disent les Eurocrates).

La crise et ses méfaits, tout particulièrement le chômage, auraient dû faire monter en puissance le vote protestataire et populiste. Ce fut le cas dans certains pays. Mais en France il n’y a plus que Le Pen lui-même à croire (ou à faire semblant de croire) en son rôle de tribun de la plèbe. Quant à l’extrême-gauche, elle n’a pas raflé la mise. Sarkozy, le joueur de flûte, continue à entraîner nombre de Gaulois, hébétés, vers le fleuve qui conduit au gouffre, tandis que les autres chefs d’Etat européens ne valent pas mieux.

Faut-il pour autant désespérer de l’Europe ? Evidemment non. Il faut garder notre foi intacte en ce grand dessein, ce puissant rêve de grandeur mobilisateur d’énergies qui s’appelle l’Europe. Mais pas n’importe laquelle. L’Europe des peuples et des terroirs. Notre Europe. Notre grande patrie européenne, tout à la fois confédérale et impériale (deux dimensions qui, si on veut bien y réfléchir, peuvent être totalement complémentaires, comme l’Histoire l’a déjà montré).

Pierre Vial


Notre Europe : tel est le dossier publié dans le prochain numéro de Terre et Peuple Magazine, des contributions de Robert Spieler, Alain Cagnat, Jean-Gilles Malliarakis et Pierre Vial.

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Dimanche 14 juin 2009

Photo 093.jpgLes résultats des élections européennes, où le Front national confirme sa descente aux enfers, posent la question de l’avenir de ce mouvement et de la nécessaire construction d’une nouvelle espérance.

 

Le Front national à l’agonie.

 

Jean-Marie Le Pen

 

L’Histoire retiendra la formidable dynamique que Jean-Marie Le Pen, grâce à ses exceptionnelles qualités d’orateur et de débateur, a su insuffler au mouvement national. Courageux, tant physiquement qu’idéologiquement, Le Pen est un formidable compagnon de bordées, un remarquable chef de bande. L’Histoire retiendra aussi un immense gâchis.

 

Le Pen n’a pas, malheureusement, la carrure d’un homme d’Etat. Il n’a que rarement su prendre de la hauteur, ses capacités apparentes de rassembleur étant davantage dues à la dynamique victorieuse des années 1980 qu’à des qualités naturelles. Humiliant ses fidèles, odieux avec son entourage, comme il sait être charmeur avec ceux qu’il a consenti de séduire, ne supportant pas la moindre contradiction, pratiquant sans mesure la préférence familiale…

 

S’entourant de médiocres et suscitant, exigeant même la médiocrité de comportement, la flatterie et la soumission, jugeant les hommes à l’aune de leur servilité à son égard, il était inévitable que des personnes de qualité, à la fidélité d’airain, finissent par le quitter. Cette ambiance de cour orientale ne pouvait que finir par insupporter les moins rebelles.

 

On me rétorquera, à raison, que bien des leaders politiques, de droite ou de gauche, sont caractériels, odieux, arrogants avec leur entourage. Certes… J’ai le souvenir d’un déjeûner-débat que j’avais organisé, il y a plus de 25 ans, dans le cadre du club d’opposition Forum d’Alsace, avec Raymond Barre, ancien premier ministre. Raymond Barre humilia publiquement un brave chef d’entreprise alsacien, quelque peu hésitant dans son élocution et son accent, qui lui posait une question qu’il avait perçue, à tort, comme critique. « Vous feriez mieux d’apprendre d’abord à parler correctement le français ». Consternation chez la centaine de chefs d’entreprise présents… Daniel Hoeffel, qui fut son ministre alsacien, me confia que Raymond Barre avait les mêmes comportements en conseil des ministres et que ce fut la raison fondamentale pour laquelle il ne fut pas élu, faute de relais fidèles, à l’élection présidentielle. Mais Raymond Barre avait, lui, quels que soient ses défauts, une stature d’homme d’Etat.

 

Le Pen me fait penser à Jean Mantelet, fondateur et président de Moulinex, qui usa cinq successeurs désignés avant de mener son entreprise, qu’il dirigeait toujours à 85 ans, à disparaître. Comme Jean Mantelet, Le Pen ne peut en réalité concevoir, au plus profond de lui-même, que le FN lui survive.

 

Marine Le Pen

 

La désignation de sa fille, Marine, comme successeur signifie la fin du FN. Ayant tous les défauts de son père, à l’exception d’une certaine aisance médiatique, elle constitue un précipité d’arrogance, de haine pour ses adversaires, de mépris pour ceux qui la soutiennent, doublé d’une vacuité idéologique totale. Marine Le Pen est un redoutable adversaire du camp national et identitaire. Sarkozy l’a compris…

 

Stirbois, Mégret, Gollnisch

 

Certains exprimeront l’immense regret que Jean-Pierre Stirbois ait disparu trop tôt. Stirbois était un combattant remarquable. Mon amitié avec Roland Hélie s’est forgée au contact de Jean-Pierre Stirbois, dont Roland était très proche. Aurait-il pu empêcher la dérive monégasque de ce mouvement ? Certes, Le Pen le respectait, le craignait même. Mais Stirbois, comme Mégret, n’aurait pu empêcher l’inévitable, inscrit dans les gènes du Front national.

 

Beaucoup critiquent Mégret de les avoir mené vers une aventure incertaine. Mais avait-il le choix ? Et, après tout, rien ne les obligeait de le suivre. Ayant fait partie de l’équipe d’organisation de la campagne présidentielle de 1988, pilotée par Bruno Mégret, je puis témoigner de ses exceptionnelles capacités d’organisation et de sa vive intelligence.

 

L’élection de Bruno Gollnisch, très courageux et même audacieux dans l’expression de ses convictions, peut donner l’illusion à certains que la partie n’est pas perdue et que Bruno pourra, lors d’un prochain congrès, revendiquer avec succès la présidence du FN. Illusions… Ses amis les plus fidèles ont quitté ce parti. Il est impossible de l’emporter face au Front familial.

 

Le Front national est devenu une petite structure familiale, scotchée à des résultats allant de 4 à 6% des suffrages, suffisants pour envoyer 3 élus au parlement européen, insuffisants pour peser à toute autre élection. Le FN n’aura quasiment plus d’élus dans les conseils régionaux, obérant ainsi lourdement sa capacité à réunir les 500 signatures de maires et conseillers régionaux, nécessaires pour présenter un candidat à l’élection présidentielle. Sauf si Sarkozy décide que tel est son intérêt. Après tout, n’a-t-il pas fourni 70 signatures à Le Pen à la dernière élection présidentielle, lui permettant in extremis d’être candidat ?

 

Que faire ? 

 

Nécessité d’une révolution organisationnelle, idéologique et comportementale.

 

- Une révolution organisationnelle

 

Le camp national et identitaire doit rompre radicalement avec les vieux schémas. Le Führerprinzip, le culte du chef, doit être jeté aux poubelles de l’histoire. Nous devons construire une organisation de résistance qui fonctionne sur un mode confédéral. Avec Carl Lang et le Parti de la France, avec Annick Martin et le MNR, la Nouvelle Droite Populaire a ouvert le chemin d’une nouvelle démarche. Nous avons appris à travailler ensemble aux élections européennes, nous nous sommes retrouvés côte à côte à Cologne pour dire non à l’islamisation de l’Europe, nous développons des projets communs. Peu importe que nous ne soyons pas d’accord sur tout. Nous sommes d’accord sur l’essentiel. L’ennemi est à nos portes, l’ennemi est dans nos murs. Annick Martin a raison de prôner une construction, et non une reconstruction. Espérer amender le FN de l’intérieur ou reconstruire un FN bis serait une grave erreur et procèderait d’une totale illusion. Jean-Claude Rolinat, quant à lui, cite fort justement, pour illustrer l’organisation confédérale, l’exemple des Etats-Unis où le Wyoming, petit Etat, pèse autant que la Californie. Nous devons réunir demain tous les mouvements, groupes, clubs politiques ou culturels, militants de valeur, pour construire une nouvelle espérance, dans l’égalité et la réconciliation.

 

- Une révolution comportementale

 

Nous devons apprendre le respect pour ceux qui, dans notre famille, ne partagent pas toutes nos idées. Je me sens plus proche d’un nationaliste identitaire français que d’un européiste mondialiste. Pierre Vial, présent récemment à la messe organisée à Saint-Nicolas du Chardonnet en hommage à Sébastien Deyzieu, a montré la voie. Respect, amitié et camaraderie. Après tout, nous nous retrouverons tous demain sur les mêmes barricades.

 

- Une révolution idéologique

 

Le reproche majeur que nous pouvons faire au Front national est de ne pas avoir su ni voulu user des moyens importants dont il disposait pour forger une véritable école de cadres. La formation idéologique doit être la première étape du renouveau. Certains, dont je suis, prônent l’Europe de la puissance, seule à pouvoir permettre de peser face à l’impérialisme américain, la puissance de l’Asie et l’invasion musulmane. Discutons-en. Abordons le sujet de la nécessaire Reconquista de notre terre. Posons-nous la question : Quand l’inondation ravage votre immeuble, qui sont, quels sont les responsables ? Est-ce l’eau qui dévale les étages, celui qui a ouvert les robinets, ou celui qui a ordonné de les ouvrir, et interdit de les refermer ?

 

Abordons aussi le sujet identitaire par excellence qu’est l’écologie, que nous n’avons pas le droit de laisser aux mains de nos adversaires.

 

Organisons les Assises du Renouveau national et identitaire.

 

Je propose l’organisation d’Assises du Renouveau national et identitaire, à la rentrée, en présence de tous les mouvements, associations et militants, sans exclusive, souhaitant participer à la construction de la Résistance nationale et européenne. Désunis, nous sommes faibles, unis, nous serons forts.

 

Espérance et Résistance !

 

Robert Spieler

Délégué général de la

Nouvelle Droite Populaire

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Vendredi 5 juin 2009
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Jeudi 4 juin 2009

spieler-2.jpegPar Robert Spieler, Délégué général de la Nouvelle Droite Populaire 

 

Les élections européennes auraient pu être l’occasion d’une riche réflexion et d’une confrontation d’idées sur le thème : Quelle Europe voulons-nous ? Une Europe identitaire de la puissance, une Europe des Nations (en langage décodé : une Europe des Etats-Nations), l’Europe zone de libre-échange, ou pas d’Europe du tout ? Il n’en a rien été. Une campagne médiocre, des candidats médiocres : qui peut sérieusement dire ce qui différencie l’UMP du PS quant à leur projet européen ? Les élections européennes permettent aux partis dominants de caser les recalés du suffrage universel, les ex-ministres et les amis méritants. Le découpage en absurdes grandes régions, ne correspondant à aucune réalité charnelle, renforce le désintérêt des électeurs. L’abstention sera massive, probablement supérieure à 60%, au plus grand profit de l’UMP et du PS, dont l’électorat plus âgé se rend aux urnes, contrairement à un électorat jeune ou protestataire.

 

Que valent les sondages ?

 

Les sondages, pour ce qui concerne les partis protestataires, dont le FN, sont particulièrement difficiles à manier. Tel est aussi, paradoxalement, le cas pour les partis dominants du Système. Une abstention massive rend de plus les prédictions totalement aléatoires. Les sondés du FN " mentent " en effet, ou, du moins, hésitent à dire la vérité quant à leur futur vote. Le résultat brut du FN, c’est-à-dire non " corrigé ", est donc sous estimé. Le problème est inverse pour l’UMP et le PS. Leurs résultats bruts sont supérieurs à la réalité, car il est confortable pour un sondé de se sentir dans une certaine respectabilité. Le sondé dira, pour l’exprimer simplement, qu’il vote UMP, alors que son intention est de voter FN. Ajoutons que les sondages par téléphone, ce qui est le cas de la grande majorité des sondages, renforcent ce phénomène. Ceci, les sondeurs, qui ne sont pas forcément tous malhonnêtes ou manipulateurs, le savent. Pour tenter d’atteindre des résultats proches de la réalité, ce qui est leur intérêt professionnel, ils vont " redresser ", corriger les résultats bruts en fonction des résultats de sondages et d’élections précédentes, avec une bonne dose de " pifomètre ". Ils créditeront le FN de plusieurs points supplémentaires, et inversement diminueront les résultats de l’UMP et du PS. Inutile de préciser qu’un tel redressement est impossible s’il n’existe pas d’historique, ce qui est le cas par exemple des listes de Carl Lang ou de Dieudonné. Cette prévision devient totalement hasardeuse dès lors que l’abstention, qui concerne en priorité l’électorat jeune et/ou protestataire, est massive. Dernier point à relever : pour un échantillon de 1 000 personnes interrogées, le taux mathématique d’erreur est de plus ou moins 2%. En d’autres termes, une liste créditée de 5% se situerait en réalité entre 3 et 7%.

 

Quels résultats électoraux prévisibles ?

 

Il s’agit d’un exercice quelque peu audacieux, mais tentons le en toute objectivité.

 

Les vainqueurs probables : UMP et PS

 

Pour les raisons susmentionnées (abstention considérable, électorat plus âgé et/ou captif, moins sujet à la tentation de l’abstention), il est probable que les résultats de ces deux partis dépasseront largement ce qu’indiquent les sondages. Il n’est pas impossible que l’UMP approche, voire dépasse les 30%, le PS pouvant espérer 25%, voire davantage. A noter que l’UMP a tout fait pour mener une non-campagne. Ce n’est pas un hasard, évidemment, l’abstention lui étant hautement profitable.

 

Les perdants probables : FN, Villiers et Besancenot

 

Il est probable que le FN, crédité de 7 à 8,5% dans les derniers sondages, se situera largement sous ces chiffres. La faute à une abstention considérable et à des corrections de sondages beaucoup trop optimistes pour ce parti faiblement idéologisé et très affaibli. Que l’électorat populaire et protestataire se mobilise, et le succès est assuré, comme ce fut le cas lors de l’élection présidentielle qui porta Le Pen au second tour. Qu’il aille à la pêche, ce qui sera probablement le cas, et l’échec est assuré. Le résultat national du FN sera probablement plus proche de 5% que de 7%, lui assurant un nombre très restreint d’élus. Marine Le Pen sera-t-elle élue ? C’est loin d’être sûr. Et, pourtant, le Système aura tout fait pour qu’elle le soit. Que d’émissions de télé, de radio, d’articles de journaux… Le point d’orgue est cet incroyable article dithyrambique paru dans Libération, mardi 2 juin, avec une jolie photo champêtre sous-titrée : " La vice-présidente du FN est perçue comme la grande blonde, la fille sympa ". Si c’est Libé qui le dit… Autre perdant probable : Villiers. En dehors de lui, ce qui n’est pas encore certain, aucun candidat de Libertas ne sera élu. Et puis, pour quoi faire ? Villiers aurait pu incarner une rupture. Il l’aurait voulue. Il l’avait dit, sincèrement, à ses amis, la veille de la présidentielle : " Jamais, je n’appellerai à voter Sarkozy ". Le lendemain, il confirmait. Le surlendemain, il se reniait. Entre temps, un coup de fil. " Tu appelles à voter Sarkozy, sinon tu perds la présidence du Conseil Général de Vendée ". Démocratie, pouvoir et vanité, quand vous nous tenez… Quant à Besancenot, le " jeunisme " de son mouvement, le NPA, l’étonnante erreur marketing qui consiste à modifier son sigle avant les élections l’amèneront sans doute à un résultat décevant et inférieur à celui du Front de Gauche de Mélenchon et du PC. Restent le Modem et les listes écologistes de Cohn-Bendit. Que dire d’elles ? Rien…Non, vraiment rien…

 

Du côté des rebelles : Carl Lang et Dieudonné

 

Carl Lang a osé la rupture. Il faudrait le talent du Rebatet des " Décombres " pour raconter cette course aux abymes d’un mouvement qui pouvait représenter la renaissance française et européenne. Caton l’Ancien concluait tous ses discours devant le Sénat de Rome par cette formule : " Delenda est Cartago ", " Carthage doit être détruite ", pour que vive Rome. Carl Lang, avec ses amis du MNR et de la Nouvelle Droite Populaire, a choisi Rome contre Carthage. Sur le plan électoral, il serait tout à fait illusoire d’espérer que la liste de Carl Lang puisse obtenir un résultat significatif à ces élections. Mais cela n’a aucune importance. Ces résultats ne seront que la première pierre d’une nécessaire renaissance. Quant à Dieudonné, les lobbies anti racistes l’ont créé politiquement, misant sur son talent pour combattre le camp identitaire. Le Golem de la légende juive de Prague, créé par un rabbin démiurge, échappa à son créateur, semant la terreur dans le ghetto. Dieudonné s’est retourné contre les lobbies qui ont voulu l’instrumentaliser. Etrange personnage… Sans doute le plus rebelle de tous. S’il atteint 3% des suffrages, ce qui est probable, nous assisterons à un tsunami émotionnel. Bref, on rigolera…

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Mardi 26 mai 2009
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Dimanche 24 mai 2009
Tapie le retour, quelle histoire! Depuis un mois, tous les ingrédients sont réunis pour un formidable feuilleton estival. Des millions sur la table, rendus par l'Etat: 50, 100, 150 peut-être. Une cible, la plus belle usine à rêves française, une marque connue dans le monde entier, le Club Méditerranée. Une entreprise fondée par d'anciens communistes, développée avec le soutien de la Caisse des dépôts, puis des Agnelli et qui cherche son avenir au XXIe siècle. Pour les plus anciens, l'accession des classes moyennes au soleil puis au ski, pour les plus jeunes, le bonheur au loin.
Autour de la table, les noms qui font frissonner le Paris des affaires: Alain Minc, un essayiste médiatique qui conseille dans l'ombre, Matthieu Pigasse, un banquier d'affaires qui cherche la lumière, la Caisse des dépôts, éternel pivot du capitalisme tricolore. Et l'ombre portée de l'Elysée, où l'on a toujours ménagé - soigné? - le flibustier des affaires. Cerise sur le gâteau, à la tête du Club, le président s'appelle Giscard d'Estaing, Henri, fils aîné de qui l'on sait. Tapie contre Giscard, qui dit mieux?

Ce feuilleton, nous l'avons lancé en révélant, le 26 avril, l'intérêt de Bernard Tapie pour le Club Méditerranée. Nous avions appris que les dirigeants du Club avaient sollicité plusieurs banquiers. Pour sécuriser un capital fragilisé depuis plusieurs mois par les intentions de vente affichées de plusieurs actionnaires. Mais depuis ce 26 avril, que s'est-il passé?

Comme nous l'annoncions, le Club a renforcé son capital avec l'appui du Crédit agricole et de la CDC, actionnaire historique du tourisme français.
Coté Tapie? Des déclarations multiples et contradictoires, des analyses "stratégiques" péremptoires, des propos "off" destinés à être publiés. Un coup pour Henri Giscard, un coup pour Romanet, déjà sous pression de l'Elysée, un coup pour Minc, fustigé comme "imprésario" d'Henri Giscard d'Estaing. Rien que cette semaine, la une du Figaro MagazineChallenges.

Chaque jour, c'est "Retenez-moi ou je fais un malheur". Dans Oscar, c'est drôle. Pendant ce temps, le cours de Bourse fait du yo-yo. Mais Tapie a-t-il acheté des actions? Non, dit-il. A-t-il des alliés, comme il le prétend? Tous démentent quand on les interroge. De quel droit parle-t-il? De celui que nous, médias, lui donnons. Il serait temps de s'interroger: peut-on ainsi bluffer quand il s'agit d'entreprises, de marques et surtout d'hommes? On joue Nanard chez Les Bronzés. Drôle, vraiment?
et un grand article dans

JDD
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