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Histoire

Mis en ligne le 23/01/2012

"De nombreuses personnes se sont déjà manifestées par téléphone."
Le site touristique de la Wolfsschanze, la "tanière du loup", ancien quartier général d'Adolf Hitler situé à Gierloz près de Ketrzyn, dans le nord-est de la Pologne, devra être modernisé pour attirer davantage de visiteurs, a indiqué à l'AFP Artur Kurek, de l'Office polonais des forêts.

L'exploitation touristique de ce site de 250 hectares, propriété du Trésor polonais, sera prochainement confiée à un nouveau prestataire, choisi sur un appel d'offres, pour qu'il investisse dans les structures d'accueil du public.

"Le nouveau contrat comportera des clauses contraignant le gestionnaire à attirer tant des enfants que des passionnés d'histoire. Nous souhaitons aussi que les touristes ne viennent plus simplement pour une heure ou deux, le temps de la visite du site, mais qu'ils profitent de l'hôtel et du restaurant, situés dans les bunkers" a expliqué M. Kurek dont l'office est chargé d'organiser l'appel d'offres.

A présent, 180.000 à 200.000 personnes visitent chaque année la Wolfsschanze, cheminant dans les galeries en béton armé d'une épaisseur de 6 à 8 mètres. Situés au milieu d'une forêt et de marais, ces blocs de béton ont abrité jusqu'à 2.000 personnes, dont le maréchal Hermann Goering, le médecin personnel du dictateur et des SS.

Les investissements nécessaires à la modernisation du site sont estimés à sept millions de zlotys (1,6 million d'euros). Les collectivités locales tablent sur une augmentation de 10 à 20% du nombre de visiteurs.

"Les travaux ne causeront pas de fermeture temporaire du site", a assuré M. Kurek.

"De nombreuses personnes se sont déjà manifestées par téléphone, mais pour le moment, un seul de ces contacts devrait aboutir à une offre formelle" a confié M. Kurek.

"Adolf Hitler a passé plus de 800 jours dans la Wolfsschanze, où sont nées ses idées les plus paranoïaques comme l'extermination des Juifs et la destruction totale de Varsovie après l'insurrection de 1944", selon le guide Jerzy Szynkowski.

C'est aussi dans la Wolfsschanze qu'eût lieu la tentative d'attentat contre Hitler, le 20 juillet 1944. Son instigateur, le comte von Stauffenberg, fut exécuté avec trois autres conjurés le soir même.

 

http://www.lalibre.be/actu/international/article/714955/le-site-de-l-ancien-qg-d-hitler-veut-attirer-plus-de-touristes.html

L'homme moderne est arrivé à l'ouest du continent plus tôt qu'on ne le pensait.

http://www.lefigaro.fr/icones/coeur-.gif 

Cela faisait des dizaines d'années qu'«il» patientait dans les réserves du musée de Torquay, ville de la riviera anglaise où naquit Agatha Christie. Quoi de plus normal qu'après une enquête scientifique serrée menée par une équipe internationale, il s'avère que ce «il» est le plus ancien fossile d'homme moderne jamais caractérisé en Europe de l'Ouest (Nature du 3 novembre 2011)? Ce bout de maxillaire, qui présente encore trois dents, a plus de 40.000 ans (entre 44,2 et 41,5 milliers d'années) et risque de bouleverser l'histoire des hommes modernes en Europe. Il avait été découvert en 1927 dans la Kent's Cavern, immense grotte devenue le plus important site paléolithique de Grande-Bretagne.

On estime que l'homme a peuplé la terre à partir d'un «berceau» des hominidés situé en Afrique. Il en est sorti, par vagues successives et très espacées, pour coloniser ou recoloniser, entre autres, le Proche-Orient, le Caucase, les Balkans et toute l'Europe occidentale. Le plus vieux fossile d'hominidé trouvé en Europe de l'Ouest, une mandibule, date d'un peu plus de 1 million d'années. Plusieurs autres spécimens découverts en Géorgie datent de 1,7 million d'années. Sans doute la première vague.

Les premières traces de Neandertal, un Homo, apparaissent, elles, il y a environ 450.000 ans. C'est peut-être la deuxième vague. Ces traces fossiles disparaîtront quelque 420.000 ans plus tard. C'est l'époque des grandes périodes glaciaires entrecoupées de «pauses» tempérées, comme il y a environ 40.000 ans, conduisant à un fort recul des glaciers, ouvrant ainsi des passages vers ces territoires longtemps «verrouillés» par les glaces. Et ouvrant la voie à l'homme moderne Homo sapiens sapiens, aussi appelé homme de Cro-Magnon. Neandertal et Cro-Magnon se sont-ils croisés, fréquentés ? D'après ces dernières données, ils ont cohabité pendant sans doute plus de 10.000 ans. Et Neandertal a disparu, sans que l'on sache exactement pourquoi.

Tous ces travaux s'appuient sur de petits et fragiles fossiles. Leur datation ou l'interprétation des données morphologiques nécessitent des techniques de plus en plus sophistiquées. La fameuse datation au carbone 14 n'est plus qu'un premier indicateur de datation. On emploie par exemple aujourd'hui des analyses sur les différents isotopes d'oxygène. Les chercheurs ont également tenté des études génétiques sur l'ADN du fossile. Mais ce qu'ils ont récupéré ne pouvait être clairement distingué d'une éventuelle «contamination» par ceux qui l'avaient manipulé.

Autre découverte dans la grotte du Cavallo 

«C'est un résultat très intéressant, estime Marylène Patou-Mathis, préhistorienne au CNRS et au Muséum national d'histoire naturelle, également conseiller scientifique du film AO, le dernier Neandertal. Car dater et travailler directement sur des restes humains est important. Et cela confirme bien que Neandertal et l'homme moderne ont dû vivre côte à côte.»

Dans le même numéro de la revue Science, une autre équipe internationale revendique la caractérisation du plus ancien fossile d'homme moderne de l'Europe du Sud-Est. Deux molaires découvertes en 1964 dans la grotte du Cavallo (sud de l'Italie) ont été réexaminées de manière très fine. Elles datent de 45.000 à 43.000 années. Ce qui confirme que homme moderne et Neandertal ont vécu en ces lieux au même moment. Mais aussi que les hommes modernes ont colonisé l'Europe de l'Ouest de manière bien plus rapide qu'on ne le croyait.

 

Le Figaro 02/11/2011

 

Communiqué de Bernard Lugan
 2 juin 2011
  
 Déclarant à la revue Science et Avenir (n° 772, juin 2011) que « L’Afrique n’est pas le seul berceau de l’Homme moderne », Yves Coppens fait voler en éclats le postulat de l’exclusivité des origines africaines de l’humanité. Il évacue également d’une phrase plusieurs dizaines d’années d’un hallucinant « bourrage de crâne » scientifique construit autour du paradigme du « Out of Africa ». Pour mémoire, selon ce dernier, les Homo sapiens seraient sortis d’Afrique sous leur forme moderne entre moins 100 000 ans et moins 60 000 ans, et ils auraient partout remplacé les populations antérieures, ce qui fait que nous sommes tous des Africains...
  
C’est en prenant en compte les découvertes récentes qu’Yves Coppens a radicalement révisé ses anciennes certitudes. Désormais, pour lui, ni l’Homme moderne européen, ni l’Homme moderne asiatique ne descendent de l’Homme moderne africain puisqu’il écrit : « Je ne crois pas que les hommes modernes aient surgi d’Afrique il y a 100 000 à 60 000 ans (…) Je pense que les Homo sapiens d’Extrême-Orient sont les descendants des Homo erectus d’Extrême-Orient ».
Comment serait-il d’ailleurs possible de continuer à soutenir que les Asiatiques ont une origine africaine quand, dans une Chine peuplée en continu depuis 2 millions d’années, les découvertes s’accumulent qui mettent en évidence la transition entre les hommes dits archaïques et l’Homme moderne dont les Chinois actuels sont les très probables descendants (Dong, 2008 : 48)[1]. Il en est de même avec les Européens.
Les importantes découvertes archéologiques qui ont permis une totale révision des modèles anciens ne sont pas des nouveautés pour les lecteurs de l’Afrique Réelle. Dans un dossier publié dans le numéro 11 du mois de novembre 2010[2], il a ainsi été montré que l’Homme moderne, qu’il soit asiatique, européen ou africain est issu de souches locales d’hominisation ayant évolué in situ. Un peu partout dans le monde, nous voyons en effet et clairement des Homo erectus se « sapiensiser » et donner naissance à des lignées locales, peut-être les plus lointains marqueurs des « races » actuelles.
Ces « sapiensisations » observables à la fois en Asie, en Europe, dans le monde méditerranéen et en Afrique, réduisent à néant le postulat du diffusionnisme au profit de l’hypothèse multi régionaliste que je défends depuis de nombreuses années[3]. Les découvertes qui s’accumulent, de la Georgie[4] à l’Espagne[5], de la Chine au Maroc ou encore d’Israël à l’Australie et à la Mongolie vont ainsi toutes dans le sens d’hominisations indépendantes de (ou des) l’hominisation africaine.
Cette déferlante ayant fait céder les fragiles digues dressées par la pensée unique, ses derniers défenseurs en sont réduits à jongler avec les faits. Le célèbre généticien André Langaney n’a ainsi plus qu’un pauvre argument à opposer aux nombreuses et très sérieuses études faites en Chine puisqu'il ne craint pas d'écrire : « Des scientifiques orientaux au nationalisme mal placé veulent à toute force que l’homme de Pékin ou d’autres fossiles chinois soient leurs ancêtres » (Sciences et Avenir, page 63). Fin du débat !
Le dossier de Science et Avenir  constitue une étape essentielle dans la libération des esprits car il va toucher le plus grand nombre. En dépit d’inévitables scories idéologiques qui font surface ici ou là, et de concessions appuyées au politiquement correct, sa publication signifie qu’il n’est désormais plus possible de cacher au grand public une vérité que les spécialistes connaissaient mais qu’ils conservaient prudemment dans leurs tiroirs afin de ne pas désespérer le « Billancourt de la paléontologie »… La théorie de « l’Eve africaine » et celle d’ « Out of Africa » peuvent donc être désormais rangées dans le rayon des idéologies défuntes, quelque part entre la « lutte des classes » et le mythe de la « colonisation-pillage ».
Bernard Lugan
2 juin 2011
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[1] Dong, W., (2008) « Les premiers hommes vus de Chine ». Les Dossiers de la Recherche, n°32, août 2008, pp. 47-49.
[2] Pour les synthèses les plus récentes, voir l’Afrique Réelle n°11 (novembre 2010) et  Lugan, B., (2009) Histoire de l’Afrique des origines à nos jours. Ellipses, pp.15-19.
[3] Notamment dans un livre paru en 1989 et aujourd’hui dépassé sur plusieurs points qui a pour titre Afrique, l’Histoire à l’endroit. 
[4] Lieberman, D.E., ( 2007) « Paleoanthropology : Homing in on early Homo ». Nature, n° 449, 20 septembre 2007, pp. 291-292.
[5] Carbonell, E et alii ., (2008) « The First European ? » Nature, n° 452, 27 mars 2008, pp. 465-469.
 

La première personne ayant fait le voyage jusqu'en Europe tout en étant née sur le continent américain est peut-être une femme que les Vikings auraient emmenée en Islande il y a plus de 1.000 ans, selon une étude réalisée par des scientifiques espagnols et islandais. Ces conclusions étayent la théorie selon laquelle les Vikings ont atteint le continent américain plusieurs siècles avant que Christophe Colomb ne découvre le Nouveau monde. Le CSIC, l'institut de recherches scientifiques d'Espagne, a indiqué que des analyses génétiques réalisées sur environ 80 personnes issues de quatre familles islandaises ont montré que ces dernières possédaient un type d'ADN qui ne se trouve que chez les Amérindiens ou les personnes nées en Asie de l'Est. "Nous avons d'abord pensé que (l'ADN) provenait de familles asiatiques s'étant récemment établies en Islande", a déclaré un chercheur du CSIC, Carles Lalueza-Fox, cité dans un communiqué de l'institut publié mercredi. "Mais quand les arbres généalogiques ont été étudiés, nous avons découvert que les quatre familles descendaient d'ancêtres qui vivaient entre 1710 et 1740 et venaient de la même région du sud de l'Islande", a-t-il ajouté. La lignée génétique découverte, appelée C1e, est mitochondriale, ce qui veut dire que le gène a été introduit en Islande par une femme. "Etant donné que l'île a été virtuellement isolée à partir du Xè siècle, l'hypothèse la plus vraisemblable est que ces gènes correspondent à une femme d'origine amérindienne qui a été emmenée du continent américain par les Vikings vers l'an 1000", a expliqué M. Lalueza-Fox.


(GFR)

© BELGA
MADRID 17/11 (BELGA/AG)

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