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Dimanche 5 juillet 2009

020709_211919_PEEL_kkSvG5.jpgLe 3 juillet 1940 au matin, la flotte anglaise commandée par l’amiral Sommerville croise au large du port de Mers El-Kébir où est stationnée la flotte française. Elle interdit toute sortie du port pour les bâtiments de la Royale. Le rideau se lève sur l’opération Catapult.

 

Dans la matinée, l’amiral Sommerville adresse à l’amiral Gensoul les trois propositions suivantes :

- soit la flotte française rejoint la flotte britannique dans sa lutte contre les forces de l'Axe,

- soit elle se saborde,

- soit elle gagne les ports britanniques, américains ou antillais afin d'être désarmée.

 

La réponse française ne tarde pas, l’amiral Gensoul rejette cet ultimatum inacceptable. A 16 heures 57, les canons de la flotte britannique font feu sur les bâtiments français stationnés dans le port. Les navires français au mouillage n’avaient aucune chance de pouvoir faire face à cette attaque préméditée. Ce jour-là, pour ceux qui pensaient benoîtement que l’Angleterre représentait un secours pour la France, la prise de conscience est rude. C’est près de 1 300 Français qui vont mourir sous les obus des canons anglais. Après Dunkerque et avant Dakar, Mers El-Kébir est une illustration terrible de la politique anglaise vis-à-vis de la France : «l’Angleterre n’a pas d’alliés, elle n’a que des intérêts». Le général de brigade à titre temporaire Charles De Gaulle dira à cette occasion : «je le dis sans ambages, il vaut mieux que les navires aient été détruits». Pour ce «grand» Français, il était normal que les vies de 1 300 marins français dont rien ne laissait présager qu’ils se battent un jour au côté de l’Allemagne, soient sacrifiées sur l’autel des intérêts britanniques… Cela en disait déjà long sur son sens de l’intérêt national.

 

Aujourd’hui, rien n’a changé, ces marins bannis définitivement de la mémoire collective française après la Seconde Guerre mondiale ont été les victimes d’une énième infamie républicaine.

 

En effet, à l’heure où Jacques Chirac posait une plaque pour rendre hommage aux combattants musulmans morts à Verdun sans dire un mot pour leur chef d’alors, le maréchal Pétain, au cimetière marin de Mers El-Kébir, les croix latines gisaient à terre, démolies à coups de masse. La république qui est bonne avec ses enfants, a assuré aux frais du contribuable français la «rénovation» ou nous devrions dire la profanation définitive du cimetière marin de Mers El-Kébir en remplaçant les croix latines nominatives par des plaques de béton anonymes.

 

C’est pourquoi les nationalistes français proclament qu’il n’y a rien à attendre d’un régime qui défend mal les vivants et laisse insulter les morts. Fidèles à leur souvenir, ils savent qu’il faudra rendre un jour les honneurs qui sont dus à ceux qui sont «morts pour la France» à Mers El-Kébir, à Dakar, à Madagascar et en Syrie en voulant rester fidèles au gouvernement légitime de leur pays.

 

Source : Cercle du 6 février

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Dimanche 5 juillet 2009
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Jeudi 2 juillet 2009
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Mercredi 1 juillet 2009
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Mardi 30 juin 2009
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Lundi 29 juin 2009
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Dimanche 28 juin 2009
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Mercredi 24 juin 2009

La maquette trône dans une salle de classe de l'école Factory de Villeurbanne


Autour, Jonathan, Aymeric et leurs camarades de promo s'activent pour achever, d'ici à vendredi, l'une des pièces maîtresses de leur projet pédagogique. Depuis huit mois, ces étudiants en troisième année d'images 3D et première année d'Art de la scène et du cinéma travaillent d'arrache-pied pour reconstituer, à coup d'images de synthèse et de maquette ultraréaliste, la vie en bord de Saône, telle qu'elle existait au port Sablé (5e) au XVIe et XVIIIe siècle. Un voyage dans le temps réalisé à partir des découvertes réalisées entre 2002 et 2004 par l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) sur le chantier de construction du parking Saint-Georges. « L'objectif était de se détacher du rapport scientifique et de rendre le résultat de ces fouilles accessibles au grand public », indique le directeur du centre de nouvelles images Factory, Christophe Crozier.

Après plusieurs mois de recherches, les étudiants ont réalisé un film d'animation de quatre minutes, décrivant une scène de la vie quotidienne au coeur du port Sablé. Embarqué sur les pas d'Esteban, un petit garçon du XVIe imaginé par les étudiants, le spectateur découvre les commerces et les personnages qui animaient, à l'époque, ce quartier lyonnais. Et rien n'a été laissé au hasard. Pour éviter tout anachronisme, les étudiants, supervisés par l'Inrap, n'ont reproduit que les objets (amphores, vases, assiettes...) ou les traces d'activités retrouvés lors des fouilles. Même les tenues vestimentaires des personnages évoluant au bord du fleuve ont fait l'objet de longues investigations aux Archives municipales de Lyon et au musée des Tissus. Et pour réaliser la maquette du Port Sablé, sur laquelle figure l'un des seize bateaux mis au jour au jour en 2003, les élèves se sont inspirés des gravures du quartier et du cadastre du XVIIIe siècle. « Ces recherches étaient indispensables car nous ne savions pas trop à quoi pouvait ressembler la vie à cette époque », explique l'un des étudiants, Jonathan, ravi de s'être investi dans ce projet « professionnel ». Leurs efforts ont visiblement porté leurs fruits, puisque l'Inrap envisage d'exploiter prochainement les travaux des futurs graphistes. « La maquette pourrait être exposée au parking de la Fosse-aux-Ours (7e), à côté de l'embarcation originale du XVIIIe, en restauration à Grenoble », indique l'ingénieur de recherches à l'Inrap Grégoire Ayala, qui a supervisé les étudiants.

20 Minutes
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Lundi 22 juin 2009
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Samedi 20 juin 2009
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