BELGA
Mis en ligne le 03/02/201
Une étude a ainsi démontré que 1.975 petites filles courent le risque d'être excisées en Belgique.
Le nombre de femmes excisées augmentent constamment en Belgique bien que cette pratique soit punie depuis 2001, ont expliqué vendredi des associations comme Intact et le Gams Belgique lors d'une conférence de presse à l'occasion de la journée internationale contre les mutilations génitales féminines le 6 février. Par mutilation génitale féminine, il faut entendre toute intervention qui conduit à l'ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou toutes autres mutilations de l'appareil génital féminin qui sont pratiquées pour des raisons non thérapeutiques.
Une étude a ainsi démontré que 1.975 petites filles courent le risque d'être excisées en Belgique. De même, près de 6.260 femmes excisées habitent notre pays. L'augmentation de leur nombre s'explique par l'immigration ces dernières années de nombreuses femmes issues de pays où les mutilations génitales sont pratiquées.
80 pc des femmes victimes de mutilations génitales qui vivent en Belgique sont originaires des mêmes 10 pays africains dont la Guinée, la Somalie, l'Egypte, le Nigeria et la Côte d'Ivoire. La problématique est particulièrement aiguë en Flandre où 3.550 petites filles et femmes sont excisées ou courent le risque de l'être. Bruxelles et la Région wallonne suivent avec respectivement 3.037 et 1.648 victimes.
Des progrès nombreux ont été enregistrés ces dernières années mais la réalité sur le terrain reste dramatique, soulignent les associations qui demandent que tous les professionnels qui entrent en contact avec les victimes soient correctement formés en matière de prévention et d'accueil. A côté de cela, les différents niveaux de pouvoir doivent s'accorder sur des directives multisectorielles et désigner au sein de chaque secteur concerné des personnes de référence.
Pour la première élection depuis la chute du président Hosni Moubarak, les islamistes sont les grands gagnants des législatives, comme l’a annoncé la commission électorale. Après des décennies de mise à l‘écart de la vie politique, ils remportent plus de deux tiers des sièges de députés, dont près de la moitié pour les seuls Frères musulmans.
Le président du haut comité des élections l’annonce, “le parti de la liberté et la justice, issu des Frères musulmans, a gagné dix millions de voix et 127 sièges. Le parti fondamentaliste salafiste Al-Nour, 96 sièges.”
Le président du journal Al Manar, Jamal Salama explique cette percée dont l’ampleur est inattendue : “Le parti de la liberté et la justice était un parti interdit pendant le règne du président déchu Moubarak, tous les Egyptiens qui ont voté pour lui voulaient lui donner une opportunité.”
Hassan Nafea, professeur de sciences politiques au Caire, estime que “le courant islamique ne peut agir en tant que bloc unifié”, selon lui, “la forme de la coalition changera en fonction des dossiers.”
“Ces élections, explique Riad Muasses notre reporter au Caire, confirment l’hégémonie des islamistes sur le premier parlement élu démocratiquement. C’est aussi une nouvelle page de l’histoire de l’Egypte qui s‘écrit”.
Euronews 21/01/2012
Le 13 novembre 2010, l’association "La Pensée et les Hommes" organisait à l’Université libre de Bruxelles (ULB) le colloque intitulé "Une majorité musulmane à Bruxelles en 2030 : comment nous préparer à mieux "vivre ensemble"?.
Pourquoi ? "L’explosion démographique attendue à Bruxelles dans les dix à vingt ans à venir (NdlR : + 170 000 habitants d’ici 2018) est un sujet de préoccupation, pour ne pas dire d’affolement, expliquait alors Chemsi Cheref-Khan, administrateur de "La Pensée et les Hommes". S’il y a bien unanimité à souligner l’urgence et l’ampleur des mesures à prendre en vue de faire face aux besoins nouveaux en écoles, crèches, formations qualifiantes, etc., il y a aussi comme une étrange conspiration du silence quant à la question de savoir qui seront les nouveaux habitants de la capitale."
Pour M. Cheref-Khan, en effet, "peu nombreux sont les spécialistes qui mettent l’accent sur le fait que l’accroissement démographique à Bruxelles sera majoritairement le fait d’habitants de culture ou de confession musulmane". Ce qui, à terme, pose la question du "vivre ensemble".
Une question qui a été posée lors de ce colloque "sans tabou, sans parti pris, avec l’aide de spécialistes et de témoins privilégiés (l’abbé Eric de Beukelaer, l’historien Elie Barnavi )", en présence de mandataires politiques bruxellois (Rachid Madrane (PS), Francis Delpérée (CDH), Bernard Clerfayt (FDF), Tamimound Essaïdi (Ecolo), Ann Brusseel (Open VLD) et Mischaël Modrikamen (PP)) qui ont pu en débattre, sous la houlette de notre collègue Christian Laporte.
Les actes de cette table ronde sont désormais compilés dans l’ouvrage éponyme "Une majorité musulmane à Bruxelles en 2030 : Comment nous préparer à mieux "vivre ensemble" ?" aux éditions "La Pensée et les Hommes".
On pointera ici quelques interventions comme celle de l’historien et essayiste Elie Barnavi qui déclare : "Je pense qu’il y a dans la manière dont les pays occidentaux traitent l’immigration une espèce de démission lâche qui se masque de bienveillance démocratique, libérale, et qui est au détriment à la fois de la société d’accueil et des communautés immigrées. A force de lâcheté, à force de ne pas saisir le problème à bras-le-corps, on fait le lit de tous les extrémismes, à la fois immigrés, mais aussi au sein des sociétés d’accueil."
Nadia Geerts, initiatrice du Réseau d’action pour la promotion d’un Etat laïque, réagit : "Aujourd’hui, on a affaire à des deuxième, troisième, voire quatrième génération de descendants d’immigrés avec lesquelles on ne peut plus raisonner en termes d’intégration. On ne peut plus leur dire : "Ecoutez, voilà le deal : si vous venez chez nous, c’est comme cela qu’il faut fonctionner" puisque ces gens ne sont pas venus chez nous, ils sont nos concitoyens. J’ai une question. Qu’est-ce qu’on peut faire aujourd’hui pour rattraper ce train qu’on n’a pas pris ?" Et M. Barbavi de répondre :"Je pense qu’il faut briser les ghettos de manière autoritaire, ce que j’avais dit à mes amis français. Tant que vous ne détruisez pas physiquement les cités et que vous ne répartissez pas les populations, il n’y a aucune chance d’avancer où que ce soit. Ici, vous n’avez pas des cités dans les banlieues puisque les cités se trouvent au cœur de la ville. Le problème, quoi que les Belges en disent, est un peu le même. Il faut une politique très volontariste d’intégration."
Les actes du colloque sont enrichis d’une série de contributions complémentaires. On retrouve ainsi la plume de Corinne Torrekens, docteur en sciences politiques et sociales (ULB) et chargée de recherches FNRS, sur le "Bon usage des statistiques et labels religieux" ; de Jan Hertogen, sociologue, sur la "Majorité musulmane à Bruxelles", méconnaissance de la réalité ?"; d’Ahmad Aminian, philosophe, historien des religions et chercheur à l’ULB, sur "La gestion de la diversité culturelle et"‘vivre ensemble"; de Fatoumata Sidibé, députée bruxelloise FDF, sur les "Femmes musulmanes et la laïcité"; ou encore de Françoise Schepmans, députée bruxelloise MR, sur "L’accompagnement des migrants, gage de cohésion sociale".
"Une majorité musulmane à Bruxelles en 2030 : Comment nous préparer à mieux "vivre ensemble"?", La pensée et les Hommes, 55e année, n° 84, 2011.
www.lalibre.be/actu/bruxelles/
Dans le genre, je n'ai que ça à foutre...
Pas de trève des confiseurs pour Süleyman Yeniçeri. Et même pas de trève tout court d'ailleurs, puisque le quotidien suisse Le Matin relate ce jeudi que cet imam turc a passé le week-end de Noël à tacler le plus éminent représentant de cette fête, estimant qu'il s'agit sans doute d'un individu malveillant. En effet, selon lui : "Le Père Noël s'introduit par les fenêtres et les cheminées. S'il était quelqu'un d'honnête il entrerait par la porte, chez nous il en va ainsi."
Pourquoi tant de haine ? Au nom de l'Histoire en fait. La Turquie est, comme chacun sait, un pays musulman (à 99% selon les chiffres officiels), où l'on ne fête donc pas Noël. Et où les religieux un poil excessifs ont pour habitude, à cette période de l'année, d'inciter les fidèles à ne surtout pas se plier aux rites chrétiens. Problème : le personnage du Père Noël est directement inspiré de Saint-Nicolas, lequel est le patron des enfants de Myre, aujourd'hui Demre, ville située au sud... de la Turquie.
Une coincidence qui pourrait expliquer cette hostilité récurrente à l'encontre du plus célèbre des barbus. Et même pourquoi l'imam en question ne veut surtout pas en démordre, rappelant ainsi avec insistance que "Noël n'est pas notre fête", puisqu'on y boit très souvent de l'alcool. Et tant pis si le Coran ne s'adressait qu'aux seuls croyans en les appelant à toujours entrer dans LEUR maison "par la porte".
http://www.metrofrance.com/info/un-imam-turc-remet-en-cause-l-honnetete-du-pere-noel/mklB!LTfCdpqTKtWE/
BELGA
Mis en ligne le 13/12/2011
Cet home, ouvert à tous et financé sur fond privé, pourrait être inauguré dès 2014, peut-être à Molenbeek, révèle mardi La Capitale.
Un théologien musulman, Abdelkader Dahmichi, va ouvrir la première maison de repos qui respectera les préceptes de l'islam. Cet home, ouvert à tous et financé sur fond privé, pourrait être inauguré dès 2014, peut-être à Molenbeek, révèle mardi La Capitale. M. Dahmichi s'inquiète de la situation des personnes âgées de confession musulmane.
"Il n'existe pour l'instant aucun endroit spécifique pour accueillir ces personnes dans leur différence, où elles peuvent pratiquer leur culte décemment", explique le professeur Dahmichi, qui travaille au Centre islamique de Belgique. "Ce projet n'est pas un appel à mettre nos aînés en maison de retraite. Il doit répondre à des situations extraordinaires, notamment quand des enfants ne peuvent plus assurer le suivi médical de leurs parents."
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