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Militaire

Quelques 20 000 marine’s, membres de la marine et équipages aériens venus d’une demi-douzaine de pays, le groupe d’attaque d’un porte-avions nucléaire américain et trois navires armés de canons de la Marine américaine s’entraînent à l’attaque d’une division ennemie mécanisée fictive, ayant envahi son voisinage. C’est le plus vaste exercice amphibie mené en Occident, depuis une décennie, mis en œuvre afin de simuler une éventuelle invasion iranienne d’un pays du Golfe allié et un débarquement naval sur la côte iranienne. Reposant largement sur les épaules du personnel américain et de son matériel lourd, des éléments des armées française, britannique, italienne, hollandaise, australienne et néo-zélandaise ont été intégrés à l’exercice.
 
 
Alligator Audacieux est entré dans sa phase opérationnelle, lundi 6 février, le jour même où des manœuvres de grande ampleur ont débuté dans le sud de l’Iran, en face du Détroit d’Hormuz. Cette simultanéité atteste des préparatifs en vue d’une épreuve de force américano-iranienne impliquant Israël, qu’on peut lire entre les lignes, dans les propos du 5 février du Président américain Barack Obama (« Je ne pense pas qu’Israël ait décidé s’il allait attaquer l’Iran ») et de l’Ayatollah Ali Khamenei, le 3 février (« La guerre elle-même sera dix fois plus préjudiciable pour les Etats-Unis »). Lundi 6 février, le Président américain a ordonné le renforcement des sanctions par le gel des avoirs iraniens en Amérique et le blocage des opérations des banques iraniennes, y compris sa banque centrale.
 
Le vice-amiral Kevin Scott et le Général de Brigade Christopher Owens coordonnent l’exercice, qui se déroule sur de vastes bandes de terrains côtiers, en Virginie, en Caroline du Nord, en Floride, et sur l’Océan Atlantique, à partir du porte-hélicoptères amphibie, l’USS Wasp. Il est conduit par le porte-avions nucléaire USS Enterprise, accompagné de sa force de frappe, aux côtés de trois porte-hélicoptères amphibie : l’USS Wasp, l’USS Boxer et l’USS Kearsage. Sont présents sur leurs ponts 6 000 marine’s, 25 chasseurs-bombardiers et 65 hélicoptères de combat et de transport, principalement des MV-22B Ospreys [« balbuzard »] avec leurs équipages. En tout, 100 appareils aériens de combat sont engagés.
 

La suite sur http://lessakele.over-blog.fr/article-alligator-audacieux-2012-entraine-20-000-hommes-de-troupe-sur-la-cote-est-des-etats-unis-a-l-inter-98775975.html

Israël serait sur le point de lancer une attaque contre l’Iran. Ce que ne confirme pas Benjamin Netanyahu qui demande à ses ministres de se taire.

L’État hébreu va-t-il lancer sous peu une attaque contre les installations nucléaires iraniennes ? De plus en plus de voix le laissent penser. Mais le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, ne confirme pas. Il a par contre ordonné à ses ministres et aux responsables militaires de cesser de « palabrer » sur ce scénario.

M. Netanyahu a pris cette initiative à la suite d’une série de déclarations alarmistes ces derniers jours de membres de son gouvernement et de hauts gradés sur ce dossier.

«Ces palabres provoquent des dégâts énormes, car elles donnent l’impression que c’est Israël qui mène l’offensive au risque de faire échouer les efforts pour imposer des sanctions contre l’Iran », a affirmé M. Netanyahu lors d’une réunion des ministres du Likoud, son parti, selon le site du quotidien Maariv.

Selon ce journal, qui cite un «haut responsable à Jérusalem », le Premier ministre veut éviter de donner l’impression qu’Israël souhaite «entraîner les États-Unis contre leur volonté dans une guerre contre l’Iran ».

Un tel scénario « risquerait de porter atteinte aux intérêts nationaux des États-Unis et d’ébranler leurs relations avec Israël », a ajouté ce responsable.

Selon lui, les critiques visent surtout les récentes déclarations du ministre de la Défense, Ehud Barak, du vice-Premier ministre chargé des affaires stratégiques, Moshé Yaalon, et de plusieurs généraux.

Jeudi, M. Barak avait affirmé qu’il y avait «un large consensus international sur le fait que si les sanctions (internationales n’atteignaient) pas leur objectif de stopper le programme nucléaire militaire iranien, il (faudrait) envisager une action » contre l’Iran.

Le même jour, le chef des services israéliens de renseignement militaire, le général Aviv Kochavi, avait déclaré que l’Iran était déjà en mesure de produire quatre bombes atomiques.

 

07 février 2012

 

La suite sur http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20120207_00115262

Des partisans lourdement armés du dirigeant libyen défunt Mouammar Kadhafi ont pris, lundi 23 janvier, le contrôle de "toute la ville" de Bani Walid, au sud-ouest de Tripoli, qui avait été l'un des derniers bastions de l'ancien régime à tomber, a indiqué un responsable local.
"Les partisans de Kadhafi contrôlent toute la ville de Bani Walid", a affirmé par téléphone M'Barek Al-Fotmani, qui se trouvait dans une base d'anciens rebelles encerclée par les pro-Kadhafi.
Ces derniers avaient lancé quelques heures plus tôt l'assaut contre une base militaire, tuant cinq anciens rebelles et en blessant une trentaine d'autres, selon M. Al-Fotmani.

 

Theatrum Belli

 

Les Etats-Unis "répondront" par la force si l'Iran cherche à bloquer le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le trafic maritime pétrolier, a affirmé dimanche le chef du Pentagone, Leon Panetta, évoquant une "ligne rouge" à ne pas franchir.

 

"Nous avons été très clairs sur le fait que les Etats-Unis ne toléreront pas la fermeture du détroit d'Ormuz. C'est une autre ligne rouge pour nous et nous y répondrons", a déclaré le secrétaire américain à la Défense lors de l'émission Face the Nation sur CBS.

La tension est montée d'un cran entre Téhéran et Washington mardi, à l'issue de manoeuvres militaires iraniennes, avec les mises en garde émises par l'Iran contre la présence de la marine américaine dans le Golfe, suscitant des craintes sur l'éventuelle fermeture du détroit d'Ormuz, par lequel transite 35% du pétrole brut transporté par voie maritime dans le monde.

En dépit de ces menaces, Washington a promis de maintenir ses navires de guerre déployés dans le Golfe, la Maison Blanche estimant que les avertissements de l'Iran trahissaient sa "faiblesse" et montraient l'efficacité des sanctions contre son programme nucléaire controversé.

Le plus haut gradé américain, le général Martin Dempsey, a de son côté jugé dimanche que l'Iran serait en mesure de bloquer le détroit, une "action intolérable" selon lui.

"Ils ont investi dans des moyens qui pourraient leur permettre de bloquer pour un temps le détroit d'Ormuz. De notre côté, nous avons investi dans des moyens pour nous assurer que, si c'est le cas, nous l'emportions", a-t-il confié sur CBS aux côtés de M. Panetta.

"Nous agirions et rouvririons le détroit" en cas de fermeture, a prévenu le général Dempsey.

Lors d'une visite à Oman début 2011, un responsable militaire américain avait confié à l'AFP que les Etats-Unis étaient "préoccupés depuis longtemps par les capacités iraniennes à empêcher le transit du pétrole à travers le détroit d'Ormuz".

"Les Iraniens pourraient certainement avoir un impact initial, mais nous ne croyons pas qu'ils puissent le fermer pour une longue période", avait-il confié sous le couvert de l'anonymat.

Dimanche, le secrétaire à la Défense a par ailleurs réaffirmé une autre "ligne rouge" pour Washington: le développement d'une arme nucléaire par Téhéran à la faveur de leur programme nucléaire controversé.

"Sont-ils en train de développer une arme nucléaire ? Non. Mais nous savons qu'ils tentent de développer une capacité nucléaire et cela nous préoccupe", a-t-il confié.

Le programme nucléaire iranien, à des fins civiles selon Téhéran, peut lui permettre d'atteindre le seuil suffisant pour décider de construire une arme nucléaire si l'Iran le voulait, une décision qui n'a pas été prise à ce stade selon le renseignement américain.

MM. Panetta et Dempsey ont réaffirmé la priorité donnée par Washington à l'action diplomatique et aux sanctions économiques contre le régime des mollahs, sans pour autant exclure toute action militaire.

S'il n'a pas voulu qualifier la difficulté à mener une éventuelle action militaire, le chef d'état-major interarmées a expliqué que son rôle était de planifier une éventuelle opération, d'en évaluer les risques et, "dans certains cas, de positionner des moyens" militaires pour la mener.

"Toutes ces activités sont en cours", a-t-il précisé.

Petit répit dans les tensions entre les deux pays: la marine américaine a libéré jeudi 13 marins iraniens retenus en otage par des pirates somaliens au large d'Oman, une action saluée par Téhéran comme un "geste humanitaire positif".

 

AFP dimanche 8 janvier 2012

 

La guerre préemptive
 
L'embargo sera considéré par les Iraniens comme un acte de guerre, et ces derniers ont prévenus qu'à la moindre velléité à leur égard, ils lanceraient une attaque préventive sur les bases américaines dans le Golfe, s'attaqueraient à leurs navires et bloqueraient le détroit d'Ormuz. Le but recherché étant de faire le plus de morts possible dans les rangs US et de déstabiliser les monarchies du Golfe ; au prix de 500.000 morts iraniens s'il le faut. Car la doctrine iranienne est de frapper en premier sans attendre la première attaque adverse.
Les Etats-Unis, et la coalition qu'ils dirigeront, lancerons donc des frappes préemptives. Les Américains font couramment la distinction entre les attaques préemptives et préventives, une différence qui va au-delà des arguties. Une attaque préemptive est menée contre un ennemi sur le point d'attaquer; une attaque préventive est fondée uniquement sur la possibilité que l'ennemi attaque sous peu. C'est la riposte anticipée à une menace imminente, un concept également intégré dans la doctrine française. La préemption est donc légitime, elle est très proche de la notion de légitime défense autorisée par l'article 51 de la Charte des Nations Unies.
Mais la préparation devra être particulièrement discrète pour éviter que l'Iran ne mette ses menaces à exécution et tout particulièrement éviter que le détroit d'Ormuz ne soit bloqué. La particularité d'Ormuz réside dans son extrême vulnérabilité. A son point le plus étroit, le détroit fait 6,5km, mais les eaux territoriales iraniennes sont peu profondes et inaptes à la navigation, les navires sont donc obligés de transiter entre les îles Quoin et Ras Dobbah en Oman. A cet endroit, les passages maritimes font 1,8km de large dans chaque direction. Ce n'est pas le seul passage étroit pour accéder au Golfe Persique, les navires doivent encore transiter entre les îles de Jazireh-ye Tonb-e Kuchek, Bozorg et Abu Musa. Ces trois îles ont été prises de force en 1971 par les Iraniens au détriment des Emiratis, un contentieux de plus dans la région. 17,4 Millions de barils de pétrole passent tous les jours par le détroit d'Ormuz, soit 33,1% du commerce de pétrole mondial. Ce point de passage est l'un des plus névralgiques du monde, mais aussi un des plus vulnérables puisqu'il suffit de couler quelques navires pour le fermer. Les Iraniens peuvent mettre en ouvre cette menace. Le port militaire de Bander Abbas se trouve juste à l'entrée du détroit et des bases militaires sont situées sur les îles. Le blocus du détroit d'Ormuz se ferait à l'aide de bateaux civils qui mouilleraient des mines par centaines. L'Iran possède quelques 5.000 mines d'origine nord-coréennes, des EM11, EM31 et les redoutables EM52 qui activent un missile lorsqu'une cible passe à portée. Les Russes ont également livré un millier de mines marines dont des MDM-6.
Discrétion pour rassembler les forces alliées: il est en effet impensable de procéder comme pour les deux guerres contre l'Irak et mettre près de six mois pour déployer le dispositif militaire sous les caméras des télévisions.
L'indispensable coalition est déjà connue : Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis, Jordanie et Pakistan ; auxquels se joindront en deuxième ligne, défensive et non offensive, tous les autres pays arabes qui sont alliés des Etats-Unis.
Dans le cadre d'une attaque, les Américains disposent d'une base navale et aérienne au Bahreïn, où siège la 5ème flotte, et une base au Qatar. Les Français disposent d'Al Dhafra aux Emirats et de Djibouti. Deux porte-avions nucléaires et leur groupe naval patrouillent les eaux du Golfe, et un troisième est dans le Nord-ouest de l'Océan Indien face au Pakistan. Positionnée face à Israël et au Liban, la 6ème flotte est à 1.100km des frontières iraniennes. Sont à disposition les bases aériennes du Koweït, de Jordanie, des Emirats, d'Oman, d'Irak, d'Afghanistan et de Djibouti. L'Egypte mettra ses infrastructures à disposition. Les bases saoudiennes ne seront pas utilisées par des militaires non-musulmans, l'erreur religieuse de 1990-91 ne sera pas répétée. Les bases aériennes en Turquie ne pourront pas être activées, Recep Tayyip Erdogan a déjà choisi son camp : l'Iran. Des bombardiers lourds B-52 et B-1 seront prépositionnés en Grande-Bretagne, d'autres B-52, avec des B-2, le seront à Diego Garcia. Les bases de l'Otan en Europe seront également impliquées pour le soutien, de même que la base géante de Santa Maria dans les Açores.
.....
 
Le dossier complet paru en janvier 2010 avec les différents scénarios militaires :
 

Le président chinois a averti les Etats Unis : " en cas d'une intervention militaire contre l'Iran, la Chine entretra immédiatement et directement en guerre contre les Etats Unis".



Le président chinois : “Nous entrons en guerre si les Etats Unis attaquent l'Iran”

Selon le bulletin du département d'état Us (Europian Union Times), le président Hu Jin Tao a affirmé à son homologue russe et son premier ministre (Vladimir Poutin) que la seule voie permettant stopper une intervention militaire américaine contre l'Iran est une action armée. Jin Tao a également souligné que la marine chinoise était en état d'alerte. " On fera la guerre même si cela déclenche la troisème guerre mondiale, a affirmé le président chinois.Les Etats-Unis semblent engagés dans des relations si conflictuelles avecl'Iran qu'elles pourraient mener à une guerre aux conséquences "désastreuses", a averti Zbignew Brzezinski, qui fut conseiller du président Jimmy Carter. "Nous croyons que nous pourrons éviter la guerre en recourant à des mesures de contrainte" telles que les sanctions pour forcer l'Iran à renoncer à son programme d'armemement nucléaire, a observé mardi soir l'ancien conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, devant l'Atlantic Council, un cercle de réflexion, à Washington. Mais, a-t-il ajouté, "plus vous utiliserez la contrainte et plus, si elle ne marche pas, grandira le risque d'entrer en guerre. Ce qui réduit de manière dramatique notre marge de manoeuvre". Zbignew Brzezinski s'est dit préoccupé de l'escalade "réthorique" entre les deux pays. "Beaucoup de petites décisions sont prises qui diminuent notre liberté d'action à l'avenir", a-t-il insisté. "Si nous entrons en conflit ouvert avec l'Iran, sous quelque forme que ce soit, les conséquences pour nous en seront désastreuses, désastreuses de manière massive et à l'échelle globale", a-t-il lancé.

USA /Iran: la guerre aura-t-elle lieu.....!
L’ obscur incident impliquant un drone espion américain, abattu, dans l’Est de l’Iran, soulève des questions, à savoir, ce qu’il faisait là, alors que les États-Unis et Israël ne cessent de prendre des positions toujours de plus en plus provocatrices envers l'Iran. Les médias iraniens ont rapporté, récemment, que les forces armées iraniennes avaient abattu un drone furtif sophistiqué américain "Sentinel RQ-170". La Force internationale d’assistance à la sécurité de l’OTAN a publié une déclaration, en réaction, affirmant que les opérateurs d’un drone avaient perdu le contrôle de celui-ci, lors d’un vol de surveillance, effectué, dans l’Ouest de l’Afghanistan, la semaine dernière. Washington a nié que le drone ait été abattu, prétendant qu’il avait dévié de sa trajectoire et s’était écrasé. Selon NBC, des responsables américains ont admis que le drone était utilisé par la CIA, dans le cadre d’une mission secrète. Aux États-Unis, les médias ont minimisé ou totalement ignoré la violation de la souveraineté de l’Iran, se bornant à reprendre la version officielle de Washington, en répétant ses préoccupations que Téhéran et d’autres gouvernements pouvaient acquérir des informations techniques sensibles sur le drone. Aucune des questions sérieuses soulevées par l’incident n’a été approfondie. Le drone, de modèle "RQ-170" aurait été, largement, utilisé, par l’armée américaine, en Afghanistan, notamment, pour effectuer la surveillance du complexe d’Oussama Ben Laden, au Pakistan, avant et pendant le raid américain de mai dernier. Cet appareil est capable d’échapper à la détection radar et autres systèmes de surveillance, et est équipé de caméras, à haute performance, et de dispositifs capables d’intercepter les communications audio. L’utilisation de drones furtifs, en Afghanistan, est douteuse, étant donné que les Talibans et les divers mouvements insurgés n’ont pas de technologie radar. Ce fait alimente les spéculations, selon lesquelles, l’Afghanistan sert, en fait, tout simplement de base, pour les drones qui effectuent des vols de reconnaissance, en Iran et au Pakistan."Stratfor", un groupe-expert, proche de l’Armée et du monde du renseignement, aux États-Unis, considère l’histoire officielle du drone égaré dans l’espace aérien iranien, comme «douteuse», affirmant que les États-Unis effectuent des opérations de renseignement, en Iran, depuis des années. "Stratfor" a soulevé l’inquiétude que l’Iran pourrait avoir acquis la capacité de détecter et d’abattre les drones furtifs. L’article explique : «Les États-Unis ont, longtemps, mené une vaste campagne "RSR" (renseignement, surveillance et reconnaissance), en Iran, en particulier, pour cartographier les sites nucléaires iraniens, les unités de missiles balistiques et leurs efforts de développement, de même que le réseau de défense aérienne et de nœuds de commandement et de contrôle du pays. Compte tenu des photos montrant des "RQ-170", à Kandahar, cet appareil a, presque, certainement, été, activement, impliqué, dans ces efforts depuis des années». L’Iran a abattu deux drones espions, dans le golfe Persique, en janvier, et un autre, en juillet, au-dessus de la ville de Qom, à proximité du site de la centrale nucléaire Fordu, un centre d’enrichissement de l’uranium construit à grande profondeur. La liste des cibles du renseignement, en Iran, met en lumière les préparations détaillées faites par le Pentagone et la CIA, pour mener des opérations contre les installations nucléaires iraniennes, qui, dans le cas de frappes aériennes, auraient à cibler les défenses aériennes et les postes de commandement militaires....Comme ils l’ont fait, en Irak, les États-Unis et leurs proches alliés font appel à des allégations douteuses, à propos de programmes d’armes nucléaires, pour justifier une politique agressive visant à façonner un régime à Téhéran plus soumis à leurs intérêts économiques et géopolitiques. L’augmentation du nombre d’indices démontrant que des opérations clandestines risquées sont menées, la toute dernière étant celle où le drone a été abattu, agite le spectre qu’une attaque ou une provocation contre l'Iran pourrait déclencher une conflagration militaire bien plus grave. mais les généraux de l'armée US, surtout, ceux qui ont servi les intérêts de Washington, en Irak et en Afghanistan, sont-ils prêts à commettre une énième folie?

Source : Réflexion.

L’expression est bien connue  : “the fog of war” (le brouillard de la guerre), signifiant le caractère incontrôlable, insaisissable des évènements dès qu’un conflit commence, dès qu’une bataille est engagée. Toute la planification, les ordres de marche, les plans d’attaque, semblent soudain plongés dans la confusion des forces qui bousculent et basculent l’ordre et le rangement de ce qu’on espérait établi à l’avance.

Aujourd’hui, le “brouillard” n’a pas besoin de “guerre” au sens classique du terme pour se lever, drôlement épais, obscurcir la vérité des choses. La double action du système du technologisme à son extrême de surpuissance et du système de la communication à son extrême de déloyauté possible derrière sa loyauté officielle par rapport au Système (son côté Janus) en sont la cause.

Ainsi en est-il de l’aventure du drone (UAV pour Unmanned Air Vehicle) de reconnaissance US, un RQ-170 Sentinel tombé dans des mains impies (c’est-à-dire iraniennes) ; UAV de “deuxième génération”, en service depuis 2009, utilisé par l’USAF et la CIA, équipés de choses extrêmement avancées (on vous en laisse penser là-dessus) ; tombé dans “les mains impies” dans des conditions indéterminées mais qui pourraient bien être les pires possibles (les Iraniens réussissant à interférer et à en prendre en charge le contrôle de l’UAV pour le faire se poser chez eux avec un minimum de dommages, presque en bon état de marche).

Communication autour de l’histoire d’un RQ-170 perdu

Les officiels US ont beaucoup changé leurs versions de l’événement dès lors que les Iraniens ont annoncé la chose, le 4 décembre. Ils ont varié du simple déni jusqu’à la reconnaissance de l’incident selon des versions elles-mêmes variables. Danger Room, le 4 décembre 2011, exposait à la fois l’incrédulité des spécialistes et des officiels, ainsi que l’habituelle piètre considération pour les capacités des “mains impies”.

 

«For the second time this year, the Iranian government is claiming it forced down a stealthy U.S. Air Force spy drone. Only this time, Iran says it bagged the RQ-170 “with little damage” by jamming its control signal — a potentially worrying development for American forces heavily reliant on remote-controlled aircraft. There are good reasons to question Iran’s story — or at least parts of it. For starters, the earlier claim of a drone shoot-down proved false. Why would this announcement be any more credible? Also, for most U.S. unmanned aircraft, merely jamming the control signal won’t bring them down. Some don’t have control signals at all.»

Depuis le 4 décembre, les évènements se sont précipités, et la confirmation de l’aventure du RQ-170 s’est, si l’on ose écrire, largement confirmée. Le 6 décembre 2011, Russia Today, rapporte la chose, les circonstances supposées, les variations et ainsi de suite.

«Officials in the US are now scrambling over the intel that could fall into the hands of Iran and its allies after a surveillance aircraft originally reported downed over Iran is being revealed as a top-secret stealth drone.

»Though American officials quickly denied that an aircraft crashed at all last week, reports from overseas revealed that an US plane had indeed been flying over Iran. Now officials within the US government are admitting that the craft was actually an unmanned, robotic spy drone equipped with some of the country’s finest technologies and kept under wraps for years.w

»Furthermore, the craft was flying in an intelligence-gathering operation for the CIA, and if its cutting edge technology is examined by enemy forces, some of America’s top secrets could be exposed.»

Experts en damage control

Les 5 et 6 décembre, nombre d’articles ont publié des avis de divers experts US, en général toujours les mêmes, avec Loren B. Thompson en tête (employé par Lockheed Martin, Loren B., alors que Lockheed Martin construit le RQ-170). Rien de grave, dit Loren B., continuez à dormir, braves gens, sur les lauriers de l’inexpugnable génie du technologisme américaniste.

Autre expert optimiste (pour les trésors technologiques du bloc BAO), John Pike, cité dans le Daily Telegraph le 6 décembre 2012 et dans le Los Angeles Times le même 6 décembre 2011. (Cela pour les citations que nous donnons. En fait, ces avis ont été repris et dupliqués à l’infini, toujours les mêmes mots, toujours le même sens.)

«John Pike of the Globalsecurity.org think tank said the Iranians already have all the data on the drone's external shape, “and there is nothing particularly unique about this configuration.” He said the key to America's success with the stealthy aircraft is the fuel efficient engines, which give it the ability to stay aloft for days rather than hours.

»“Are we going to stop flying them? No. Was it a secret we were flying them? No,” said Pike. “Did Iran shoot it down? Probably not. Because Iranian air defences are not very good, and it is a good stealth vehicle. And did Iranian hackers hack into it and bring it down? No. It's just too hard to do.”»

En d’autres termes, rien à craindre… «The cat's already out of the bag with stealth technology. The materials have already been widely disseminated. One little drone isn't going to make a difference either way.»

Il est également précisé de-ci de-là que les experts d’Aviation Week & Space Technology, David Fulghum et Bill Sweetman ne sont pas inquiets, pour de pures raisons techniques. Selon eux, le niveau technologique du RQ-170 est d’ores et déjà dépassé et cela minimise d’autant la perte.

Experts en mode perplexe, ou pire

Il y a une autre chanson, toujours dans le chef des “experts”, identifiés ou anonymes, comme il est de coutume dans le système de la communication. Il y a d’abord l’expert perplexe, celui qui n’ose pas trop s’avancer et qui montre une réelle inquiétude. C’est le cas du très fameux Anthony Cordesman, selon les avis qu’il donne au Christian Science Monitor le 5 décembre 2011.

«The US military keeps a close hold on the technological feats and intelligence-gathering capacities of these drones, but what is clear is that “any stealth technology is remarkably sophisticated in design,” notes Anthony Cordesman, a national security analyst at the Center for Strategic and International Studies in Washington, D.C.

»The question, he adds, is how readily the drone might be reverse engineered. That answer “depends on something we just don’t know: how good the Iranians are at this, and how likely they are to bring in the Chinese, the North Koreans, or others” to deconstruct the UAV and mine it for secrets, Dr. Cordesman says. “Can they activate enough of the sensor data in ways you can actually read to know the limits of the vehicle?” Cordesman asks. “If you have it, how much can you exploit it? Are they going to bring in a third party? Iran is not unsophisticated, but it’s not at the level of technology as China.”

»Just studying the futuristic wedge shape of the RQ-170 – which is designed to more easily penetrate air defenses in a way that the Predators and Reapers can not – could prove helpful for those trying to exploit US military technology. “The shape of any drone device represents an incredible amount of design and engineering,” Cordesman says. So, too, does the coating on the exterior of the aircraft, which increases its stealth capabilities.»

Dans l’article déjà cité du Los Angeles Times, un autre expert, anonyme celui-là, et venant des sphères officielles, et beaucoup plus catégorique : une catastrophe, rien de moins…

«Another U.S. official with access to intelligence said that losing the Sentinel is a major security breach. The official, who was not authorized to publicly speak about the information, wouldn't say how the drone fell into Iranian hands, but confirmed that the downed drone was largely intact. “It's bad — they'll have everything” in terms of the secret technology in the aircraft, the official said. “And the Chinese or the Russians will have it too.”»

 

La suite sur http://www.dedefensa.org/article-notes_sur_le_vol_iran-air_rq-170_07_12_2011.html

Le chef d'état-major adjoint des forces iraniennes, le général Massoud Jazayeri, a menacé, mercredi 9 novembre, l’entité sioniste de « destruction » si ce pays attaquait ses installations nucléaires.
« Le centre de recherche nucléaire israélien de Dimona est le site le plus accessible que nous pouvons viser et nous pouvons aller plus loin. A la moindre action de l’entité sioniste contre l'Iran, nous assisterons à sa destruction », a averti le général Jazayeri cité par la télévision iranienne en arabe, Al-Alam.

« Notre réponse à une attaque ne sera pas limitée au Proche-Orient, nous avons des plans prêts pour réagir », a également affirmé le général Jazayeri sans donner de précisions. De son côté, le général Amir Ali Hadjizadeh, commandant de la force aérospatiale des Gardiens de la révolution, a déclaré qu’ « une poignée de dirigeants américains écervelés et atteints, semble-t’il, de la maladie d’Alzheimer, menacent d’assassiner les commandants des Gardiens de la révolution. Ils ne doivent pas oublier que des commandants américains se trouvent en Afghanistan, en Irak et dans les autres pays de la région. Si vous tuez l’un des nôtres, nous tuerons dix des vôtres ».

Les responsables militaires iraniens affirment régulièrement que l'Iran, qui considère les Etats-Unis coresponsables d'une éventuelle frappe israélienne, pourrait s'en prendre à des objectifs militaires américains s'il était attaqué par l’entité sioniste. A plusieurs reprises, ils ont souligné que les forces américaines au Moyen-Orient, et notamment dans le Golfe, étaient vulnérables face aux forces navales iraniennes.

 

La suite sur http://www.partiantisioniste.com/actualites/israel-est-la-seule-menace-nucleaire-dans-la-region-mais-c-est-l-iran-qui-est-dans-le-collimateur-0939.html

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