Dérapage | Le prof lausannois qui s'était fait photographier
brandissant un paquet de "nasi Goreng" devant le camp de concentration d'Auschwitz a été licencié. Il s'insurge contre la décision du canton.
Bernard Junod avait défrayé la chronique la semaine dernière. Motif: en visite avec sa classe dans le camp de concentration polonais d'Auschwitz, cet enseignant lausannois avait décidé de faire une photo "humoristique": il s'était immortalisé devant l'entrée du camp en train de brandir un paquet de "nasi goreng". L'image s'était ensuite retrouvée sur Facebook, provoquant alors un scandale.
Selon le journal Le Matin, Bernard Junod a été licencié avec effet immédiat pour «manquements à ses obligations professionnelles». Il faut dire que l'enseignant n'en était pas à son coup d'essai. Candidat au Conseil national pour le Mouvement citoyen vaudois, il avait déjà notamment déclaré que «Mein Kampf», écrit par Hitler, était son livre préféré.
«Etouffer une personnalité publique»
Interrogé par l’ats, l’enseignant, baptisé catholique mais qui se considère comme juif puisque sa grand-mère maternelle l’était, indique qu’il s’oppose à cette décision de licenciement. Membre du Mouvement citoyens vaudois (MCVD), candidat notamment au National ou aux dernières communales, il affirme que l’on veut «étouffer une personnalité publique».
«En tant que juif, j’ai le droit de faire des blagues sur les juifs», poursuit le professeur. S’il a dit que «Mein Kampf» était son livre préféré, c’était «pour faire le buzz». «Je n’ai jamais lu ce livre à chier. C’était de la provocation».
«Mon parcours professionnel est irréprochable, je n’ai jamais été mal noté», martèle encore l’enseignant désormais au chômage. «Je me suis excusé immédiatement» de ces photos prises à Auschwitz. Bernard Junod compte bien se défendre et va poursuivre le canton de Vaud au tribunal des prud'hommes. Il envisage aussi travailler dans un autre canton ou tenter l'aventure dans l'humanitaire.
Caractère «parfaitement scandaleux»
La CICAD (Coordination intercommunautaire contre l’antisémitisme et la diffamation) a «pris note» de la décision du département vaudois. Johanne Gurfinkiel, son secrétaire général, juge que «le caractère parfaitement scandaleux» du comportement de cet enseignant «ne doit pas être réduit à une question communautaire».
«Il n’y a pas que les juifs qui sont furieux» devant une telle attitude, venant en particulier de la part de quelqu’un qui devrait guider des élèves, relève-t-il.
L'enseignant compte bien lui se défendre et va poursuivre le canton de Vaud au tribunal des prud'hommes. Il envisage aussi travailler dans un autre canton ou tenter l'aventure dans l'humanitaire.
http://www.tdg.ch/actu/suisse/enseignant-auteur-mauvais-gag-auschwitz-licencie-2011-12-01
Cher ami,
SOS Éducation est une association qui oeuvre à la défense de l'école. L'association mène tout type d'actions pour promouvoir une éducation de qualité, fondée sur des programmes cohérents, des méthodes d'enseignement éprouvées, l'autorité des professeurs, la reconnaissance du travail et du mérite des enseignants, le respect de la neutralité de l'école.
Communiqué de l’AFPS
"Selon une dépêche de l’Agence France Presse, le ministère français de l’Education nationale aurait décidé de réécrire la présentation par certains manuels scolaires des événements ayant donné naissance à l’Etat d’Israël, mais pas à l’Etat arabe également prévu par l’Assemblée générale des Nations unies le 29 novembre, et ayant conduit à l’exode de 800 000 Palestiniens.
Cette démarche pose une triple question :
1) Elle répondrait, selon l’AFP, à la demande d’une organisation communautaire, en l’occurrence le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF). Depuis quand le ministère des l’Education nationale fait-il dépendre le contenu des manuels scolaires de la République des desiderata des différents groupes d’influence communautaires ?
2) Elle appliquerait, ce faisant, une loi récemment votée par l’Assemblée nationale israélienne pour interdire l’usage du terme arabe Nakba (catastrophe) afin de décrire l’expulsion des Palestiniens en 1947-1949. Depuis quand la République se plie-t-elle aux lois d’un autre Etat, quel qu’il soit ?
3) Elle contredirait les travaux de la grande majorité des historiens, y compris palestiniens et israéliens, qui ont révélé les conditions dans lesquelles le partage de la Palestine par les Nations unies, le 29 novembre 1947, n’a pas été mis en œuvre, et comment les quatre cinquièmes de la population arabe de Palestine ont été contraints de quitter leur foyer pour devenir des réfugiés. Depuis quand les manuels d’histoire de la République ne se fondent-ils pas sur les travaux des historiens ?
L’AFPS exige du ministère de l’Education nationale qu’il réponde à ces trois questions et exige de l’éditeur la réunion immédiate d’une commission d’historiens compétents afin de veiller au sérieux des manuels scolaires de la République."
Paris, le 5 juillet 2011.
Un déferlement de violence. Un collégien de 15 ans a été gravement blessé mardi près d'Orléans, dans le Loiret, après avoir été roué de coups par trois camarades son établissement. L'agression s'est produite à la sortie collège André Chêne de Fleury-les-Aubrais où les adolescents sont tous scolarisés. Le jeune homme a été hospitalisé dans un état grave. Opéré en urgence il a du être subir une ablation de la rate. Ses jours ne sont pas en danger, selon sa mère, qui s’est exprimé sur Europe1 : «Les infirmières lui ont dit qu’il était tiré d’affaire, mais qu’il avait frôlé la mort»
Cette mère est encore bien sûr sous le choc, d’autant plus qu’elle était présente au moment de l’agression. Sans pouvoir faire quoique ce soit. «J’ai entendu des cris, des cris de douleur», a raconté la mère de l’adolescent sur Europe 1. «Je me suis dit, ça y est, ils sont passés à l’action». Plus tôt dans la journée, elle avait reçu un coup de fil de la principale du collège, qui souhaitait la prévenir d’un premier incident. Une bagarre avait éclaté dans la matinée entre son fils et les trois autres collégiens
Si les surveillants étaient parvenus à les séparer, la direction avait toutefois préféré prendre les devants et prévenir les parents. Inquiète, la mère de la victime est donc venue chercher son enfant à la sortie de l'établissement. Mais elle n’a pu que constater le drame. «Ça s’est passé très, très vite. Quand je suis arrivée, ils continuaient à donner des coups de poings et de pieds à mon fils qui était tombé par terre», a confie la mère de l’adolescent au micro de la radio. «Il était vraiment très mal en point».
Les trois suspects, qui sont âgés de 14 et 15 ans, ont été arrêtés et placés en garde à vue. Le motif de la dispute initiale tournerait autour d’une histoire de
mauvaise note, selon une source policière, citée par Reuters. Quoiqu’il en soit, rien ne peut expliquer un tel déchainement de violence.
http://www.parismatch.com 25/11/2010
Il avait projeté une vidéo anti-avortement à des élèves de deux classes de seconde. Un professeur d'histoire-géographie du lycée des Iscles de Manosque (Alpes-de-Haute-Provence) vient d'être suspendu par le recteur de l'Académie d'Aix-Marseille à la demande du ministre de l'Education Nationale.
«J'ai demandé au recteur de suspendre à titre conservatoire» ce professeur et «une procédure disciplinaire va être engagée à son encontre», a déclaré mercredi Luc Chatel, sur RTL.
Cette suspension est d'une d'une durée de quatre mois
Selon le quotidien La Provence, cette vidéo - diffusée aux élèves mi-octobre - montrait des foetus brûlés et amputés. Un tract condamnant la loi Veil, qui a légalisé l'interruption volontaire de grossesse (IVG), aurait ensuite été distribué aux élèves. «Au début, on est resté tétanisé», a réagi un des élèves interviewé dans La Provence. «C'était écoeurant», ajoute une autre lycéenne. A la suite de cette diffusion, certains parents avaient carrément interdit à leur enfant d'assister au cours du professeur.
C'est au vu de «l'accroissement du trouble provoqué dans l'établissement provoqué par la médiatisation de l'affaire» que la suspension du professeur a été prise, d'après le recteur de l'Académie.
Concernant l'enquête, «des éléments» ont été «déjà rassemblés», a-t-il poursuivi. Elle a été déclenchée il y a quelques semaines après une saisine du proviseur et des parents d'élèves. Ces derniers s'étaient plaints dans un courrier dénonçant «le prosélythisme religieux constant» de l'enseignant et ses attaques contre la loi Veil.
«Ce qui s'est passé est inacceptable, les professeurs sont tenus à un principe de neutralité (sic !!!), de respect de la personne», a conclu le ministre, Luc Chatel.
leparisien.fr 24.11.2010
Aucun élève n'est inscrit pour la rentrée dans le collège catholique hors-contrat de Bordeaux qui avait fait l'objet, en avril, d'un reportage de l'émission de France 2 "Les Infiltrés" sur le milieu catholique traditionaliste, a-t-on appris vendredi auprès du rectorat.
"La directrice (du collège concerné) a écrit à l'inspecteur d'académie pour lui dire qu'elle avait radié tous les collégiens inscrits pour la rentrée", a indiqué à l'AFP Jean-Louis Nembrini, recteur de l'académie de Bordeaux.
Le collège Don Bosco-Saint-Projet, s'il n'accueillera aucun élève en cette rentrée 2010, n'est en revanche pas fermé, a-t-il précisé.
Une partie du documentaire "Les Infiltrés", diffusé le 27 avril, montrait des élèves du Cours Saint-Projet tenant des propos racistes et antisémites.
Après un contrôle effectué par l'Education nationale un mois plus tôt, le 26 mars, dans l'école primaire et le collège, seule l'école avait été mise en conformité au niveau des enseignements, selon le rectorat de Bordeaux.
En juin, le recteur avait mis en demeure les parents d'élèves du collège catholique hors-contrat, qui accueillait une vingtaine d'élèves l'an dernier, d'inscrire leurs enfants dans un autre établissement à cause des carences dans l'enseignement, notamment "en histoire et en sciences".
L'établissement n'a pu être joint vendredi. Après la diffusion de l'émission, 26 familles, parents d'élèves du Cours Saint-Projet, avaient déposé plainte contre les auteurs et diffuseurs du reportage.
AFP 27/08/2010
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