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Notre pays de dix millions d’habitants, imprime quotidiennement plus de 1 800 000 journaux, dont 1 260 000 pour la presse néerlandophone et 590 000 pour la presse francophone.


UNE-WEB

 

Les aides sont multiples : les aides directes à la presse relèvent de la compétence des communautés, tandis que les aides indirectes relèvent de celle de l’État.
Lors de la transformation de la Belgique en État fédéral, les compétences en matière culturelle ont été transférées aux communautés, qui attribuent actuellement les aides directes à la presse écrite.

La qualité en Flandre


En juillet 1998, la communauté flamande a abrogé la loi du 19 juillet 1979 tendant à maintenir la diversité dans la presse quotidienne d’opinion. Un protocole l’a remplacé, visant la modernisation de la presse écrite, il réorientait les aides directes. Pendant les cinq années au cours desquelles il a été appliqué, les aides, d’un montant annuel de 900 000 €, ont été attribuées au financement de projets multimédias.
En 2003, un nouveau protocole a été conclu: il cherche à promouvoir la qualité rédactionnelle. On le voit bien: la presse néerlandophone est libre et sa qualité ainsi que son tirage ont augmenté.
On est loin de tout cela en Communauté française…


On achète le silence


Aux termes d’une convention signée avec les éditeurs de presse, une dotation forfaitaire indexée est accordée chaque année à la presse écrite. Son montant pour 2009 s’élève à 6 900 000 €, soit plus de 280 millions de francs payés avec l’argent du contribuable pour s’acheter leur silence !

Par ailleurs, pour encourager le développement de la lecture de la presse, un crédit spécifique de 254 000 € est consacré à l’achat de journaux par les établissements scolaires et un autre, de 65 000 €, permet de financer la visite de journalistes dans les établissements scolaires, tandis qu’un troisième, de 100 000 €, couvre les frais entraînés par d’autres opérations de sensibilisation des collégiens et des lycéens à la presse. C’est évidemment plus facile avec l’argent des autres.

Ce n’est pas tout. A cela s’ajoutent les aides indirectes qui relèvent de l’État fédéral.
Alors que le taux normal de TVA est de 21 % et le taux réduit de 6 %, le taux applicable à la vente de journaux est de 0 %.
De plus, aux termes du contrat de gestion conclu entre La Poste et l’État, la distribution de journaux constitue une mission de service public confiée à La Poste. En conséquence, les tarifs postaux pour la distribution des journaux et périodiques sont maintenus en dessous du prix de revient, “sur décision de l’État” et “pour des motifs d’intérêt général”.
Enfin, l’opérateur téléphonique Belgacom “assure à ses frais la fourniture d’un tarif téléphonique spécial en faveur des quotidiens et hebdomadaires politiques et d’information générale et des agences de presse”.


Chute constante


Malgré toutes ces aides, la presse francophone connaît une chute constante: en 25 ans, depuis le début des aides à la presse, Le Swâr est passé de 120 000 ventes quotidiennes à moins de 90 000 et La Libre de 75 000 à 45 000 exemplaires. Même courbe pour Vers l’Avenir, la DH, La Meuse et La Capitale…
À quoi servent ces aides, alors ?
À acheter le silence des médias sur ce qui ne tourne pas rond dans ce pays: les gaspillages, les copains placés dans des brols inutiles, les scandales financiers et divers de nos élus.
Comment voulez-vous critiquer le pouvoir en place quand c’est lui qui vous paie pour éviter de faire la culbute ou quand il finance votre nouvelle imprimerie ?
Un exemple récent: la fille mineure de Laurette Onkelinx est arrêtée pour trafic de drogue le 22 octobre dernier. Il y a eu en tout et pour tout 10 lignes en page 14 de la DH. C’est pourtant la même Laurette Onkelinx, ministre de la Santé qui avait proposé de contrôler la qualité de la drogue vendue aux toxicos. Sans doute parlait-elle de son expérience personnelle…
Il est clair que ordre a été donné en haut lieu de ne surtout pas en parler avec la menace de perdre les généreux subsides.


Ubu sans subside, ni pub… mais rentable


Nous connaissons bien cette situation à Père UBU où nous sommes systématiquement censurés. Dès que nous dénonçons un fait ou un scandale, c’est motus et bouche cousue dans toute la presse rétribuée !
Nos confrères nous traitent de comiques et de pas sérieux mais nous vivons sans aide ni subside et sans la moindre pub. Pourtant, chaque année, nos comptes sont en boni et nous n’allons pas tendre la main pour implorer la manne généreuse des subsides publics. C’est à se demander qui sont les véritables clowns, incapables de gérer un tant soit peu leur affaire…
Autre exemple tout aussi frappant : une association bruxelloise a comme partenaire média Le Swâr. Elle organise une conférence-débat entre Alain Courtois et Jean-Marie Dedecker sur le thème: “La Belgique a-t-elle les moyens d’organiser une coupe du monde ?”.
Le Swâr, voyant que Dedecker est l’invité, refuse de donner son patronage. Pour quelles raisons ? Voilà un autre cas typique de censure du politiquement correct qui sévit dans notre micro-communauté de 4 millions d’âmes qui a besoin d’avoir 17 journaux subsidiés pour tout contrôler !

Pauvre Belgenland malade du pouvoir, des structures et brols inutiles où les copains sont casés et où on peut faire ses petites affaires tranquillement.
Pendant ce temps là, la Flandre avance et s’impatiente…
Jusqu’au point de non retour ?

Tintin UBU

 

 

www.pereubu.be

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