Partager l'article ! La CGT toujours aussi collabo: NANTES - Les travailleurs sans papiers, dont plusieurs ont témoigné de leur mouvement de grève soutenu p ...
NANTES - Les travailleurs sans papiers, dont plusieurs ont témoigné de leur mouvement de grève soutenu par la CGT pour obtenir une régularisation, ont eu droit à
des applaudissements nourris et une standing ovation mardi au deuxième jour du 49e congrès de la CGT à Nantes.
Premier à intervenir, Chiaka Fane, délégué de la fédération du commerce, a raconté avec flamme qu'il était sans-papier "il y a juste quelques mois" et a dit "merci à la CGT"
pour lui avoir "donné espoir, envie de (s)e battre" ainsi que "pour être la voix des sans-voix".
Affirmant que "cette lutte n'est pas seulement celle des sans-papiers mais de tous les travailleurs de ce pays", il a assuré que "la lutte continue", sous des applaudissements nourris.
Juste avant une pause dans des débats émaillés de critiques sur une stratégie de la direction de la CGT jugée insuffisamment offensive, une délégation d'une trentaine de travailleurs sans-papiers, accompagnée par Francine Blanche et Raymond Chauveau, chargés du dossier à la confédération, est aussi montée à la tribune, drapeaux CGT en mains.
Au nom de ces salariés, Traoré Medibo, 31 ans, Malien travaillant depuis huit ans en France pour la société ACP Protection, a qualifié le mouvement de grève actuelle d'"historique par le nombre de salariés, 6.000, et d'entreprises concernées, 1.200".
"Avec ce gouvernement, il faut se mettre en grève sinon ils ne lâchent rien", a-t-il lancé, expliquant que "ce que les autorités ont été obligées de concéder, elles tentent de le récupérer de l'autre main".
Tant qu'il n'y aura pas "de nouvelle circulaire" acceptable sur les critères de régularisation, le mouvement ne fera que s'amplifier, a-t-il affirmé, réclamant un retour du gouvernement à la table des négociations et la présence du ministre du Travail, Xavier Darcos.
"On bosse ici, on vit ici, on reste ici", a-t-il scandé, déclenchant quelques minutes de standing ovation.
Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault, qui a rejoint ces sans-papiers sur scène, avait placé lundi les travailleurs sans papiers dans les premiers sujets abordés lors de son discours d'ouverture.
Evoquant les 2.200 régularisations obtenues à l'automne 2008 et notant que "1.500 salariés ont adhéré à la CGT", il avait jugé que "le premier
engagement que nous pouvons prendre à ce congrès, c'est d'accroître notre solidarité et notre engagement en faveur de la régularisation des travailleurs sans papiers".
AFP
Commentaires