Le Premier ministre italien a manifesté, depuis le début de son séjour en Israël, une sympathie non dissimulée pour ses hôtes qui de leur côté, ont su l’accueillir avec chaleur et cordialité. Avant même son arrivée dans le pays, Binyamin Netanyahou déclarait déjà devant son gouvernement que Silvio Berlusconi était un ami sincère d’Israël.
Après avoir rencontré un certain nombre de personnalités, Berlusconi a été reçu mercredi matin avec tous les honneurs à la Knesset et a assisté à une session spéciale réunie à l’occasion de sa visite. Il est ensuite monté à la tribune pour prononcer son discours en italien devant les députés.
Berlusconi a tenu, avant tout, à souligner qu’il désavouait le document rédigé par la commission de l’Onu chargée d’enquêter sur l’opération Plomb Durci à Gaza. Il a précisé: « Nous nous sommes opposés au rapport Goldstone qui a tenté d’incriminer Israël lorsqu’il a riposté aux missiles du Hamas ». Ces propos ont bien sûr été suivis d’un tonnerre d’applaudissements.
Le chef du gouvernement italien a poursuivi: « Je suis fier que l’Italie ait su agir lors des bombardements sur Haïfa, Tel Aviv, et Jérusalem. L’Italie est fière de certains gestes qu’elle a accomplis, comme par exemple son refus de participer à la Conférence de Durban II qui prévoyait de porter contre Israël des accusations intolérables de racisme et de violence ».
Berlusconi a également rappelé que son pays luttait contre toute manifestation d’antisémitisme en étant conscient que ce combat concernait Israël, menacé dans son existence même alors qu’il souhaitait la paix. Il a ensuite fait l’éloge de l’Etat d’Israël et salué son régime démocratique.
Abordant ensuite la question du terrorisme mondial, Berlusconi a déclaré: « Nous sommes conscients que ce terrorisme ne vise pas seulement les États-Unis et Israël mais également toutes les démocraties occidentales et même certains Etats arabes modérés ». Quant à la menace iranienne, le Premier ministre italien a estimé que « la communauté internationale se devait de prendre une décision claire et sans équivoque, d’une seule voix », et a souligné qu’il n’était pas question d’accepter l’armement nucléaire d’un pays proclamant ouvertement son désir de détruire Israël et niant la Shoah. Il s’est ensuite engagé personnellement à œuvrer jour après jour pour contrer les aspirations du régime iranien.
Berlusconi a également évoqué le processus diplomatique entre Israël et les Palestiniens. Il a précisé qu’il rencontrerait également des responsables de l’AP avant de rentrer en Italie. « Je m’adresserai de « tout mon cœur » à Mahmoud Abbas pour le convaincre de retourner à la table des négociations et de confier à l’histoire un accord de paix ». Et d’ajouter: « Je me tourne aussi vers mon ami Binyamin Netanyahou pour lui demander de réitérer avec courage ses propositions afin de relancer le dialogue, en se rappelant le soutien des Etats alliés d’Israël ».
actu.co.il
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