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Les enseignants du lycée Adolphe-Chérioux à Vitry-sur-Seine restent mobilisés après l'agression d'un élève de 14 ans mardi. Après avoir exercé leur droit de retrait mercredi, ils ont de nouveau refusé de reprendre les jeudi pour protester contre l'insécurité dans leur établissement.

Ils ont rencontré le recteur de Créteil et se réunissent en assemblée générale à 15 heures pour décider de poursuivre ou non leur mouvement. 

Mardi, sept personnes se sont introduites dans l'établissement et ont projeté l'élève au sol, l'ont roué de coups et lui ont donné un coup de couteau. L'élève a été hospitalisé au Kremlin-Bicêtre. Son état n'est pas jugé préoccupant. Au , six personnes, donc cinq mineurs, ont été arrêtées et placées en garde à vue. Selon le parquet, l'agression serait liée à des «affrontements» et à un «règlement de comptes» entre deux bandes rivales de Thiais et de l'Hay-les-Roses, deux communes du Val-de-Marne. 

A grands maux grands moyens. Deux cars ont été affrétés par le conseil général du Val-de-Marne et la mairie de Vitry-sur-Seine, tous deux dirigés par le pour conduire 200 lycéens et enseignants devant le rectorat de Créteil. Une délégation a ensuite été reçue par le recteur William Marois pour demander le doublement du nombre de surveillants.


Plus de surveillants et de médiateurs


Le recteur leur a proposé de porter ce chiffre de 11 à 14 pour 1500 élèves et d'affecter de manière permanente six médiateurs de la vie scolaire dans l'établissement. Il a également jugé qu'il était «urgent» d'édifier une clôture de sécurité autour du lycée situé dans un parc public de 36 hectares dont toutes les entrées ne peuvent être surveillées.

«C'est une première avancée mais c'est encore loin de nos propositions», a déclaré Guy Contrepois, professeur d'histoire géographie.

Auparavant, réunis en assemblée générale, les enseignants avaient «décidé de maintenir leur droit de retrait en raison de l'absence de réponse adaptée à la gravité de la situation dans laquelle se trouve leur lycée», estiment-ils dans un communiqué.

Les enseignants, qui ont cessé les cours depuis mercredi et en appelaient jeudi au ministre de l'Education nationale Luc Chatel, Réclamant «la sécurité dans les lycées», les élèves ont entonné sur l'air de la Marseillaise une chanson dans laquelle ils se disent «en danger». «Faut-il vraiment tout ça, des blessés, pour en arriver là?», ont-ils chanté en choeur. Au total, six personnes, donc cinq mineurs, ont été arrêtées dans le cadre de l'enquête sur cette affaire et placées en garde à vue.

 

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