|
Vendeurs professionnels et particuliers proposent à la vente des produits «maison» ou manufacturés en provenance du Maghreb. A voir et à manger jusqu'à la mi-octobre
|
| Envie de découvrir ou de retrouver les saveurs et odeurs du Maghreb ? Le marché du Ramadan a pris ses quartiers place Bahadourian (3e) et ce, jusqu'à la mi-octobre. Poulet mariné, pain au safran, cornes de gazelle, lait caillé ou la fameuse soupe aux légumes et à la viande, la chorba, autant de produits confectionnés « maison » par environ 80 particuliers ou vendeurs professionnels venant de toute l'agglomération. Le marché du Ramadan, né il y a plus de vingt ans, sur le trottoir devant l'épicerie Bahadourian, ne cesse de grossir. En 1994, la Ville de Lyon l'officialise, même si le marché n'a que la qualité de « braderie ». « Si on est un marché, la municipalité doit installer l'électricité ce qui n'est pas le cas », explique Farid Kairouani, membre de l'association OQP (comme Objectif Quartier Péri), en charge de l'organisation de la braderie. Rôle social Un problème pour les années à venir car la période du Ramadan recule inexorablement vers les mois d'été. Et qui dit juin, juillet ou août, signifie problème de conservation des aliments. « On voudrait pouvoir installer des bornes réfrigérées », confie ainsi Farid Kairouani. En attendant, « on fait des contrôles d'hygiène nous-mêmes en regardant les dates de péremption sur les produits manufacturés ».En décembre dernier, la Ville se promettait de faire « une inspection complète » pour 2007, notamment « en raison du déplacement de la braderie (sic) vers des périodes à risques de rupture de la chaîne du froid ». À 17 h 30, tous les soirs, c'est le moment du remballage. « On voudrait pouvoir rester plus longtemps, car c'est justement l'heure où les gens sortent du travail », analyse Farid Kairouani. Oui, mais les équipes de nettoyage du Grand Lyon sont bientôt à pied d'oeuvre. L'an dernier, il en a coûté 17 000 euros à la collectivité. La ville récupère, elle, 450 euros de droits de voirie tandis que l'association empoche environ 6 000 euros de droits de place de la part des exposants. « On utilise cet argent pour des actions dans le quartier, avec les familles », assure Farid Kairouani, ainsi qu'à la « préparation de repas du Ramadan pour les nécessiteux ». Sophie Majou smajou@leprogres.fr > Note Marché du Ramadan, place Bahadourian, jusqu'à la fin de la période de jeune diurne, dont la date n'est pas encore connue. Vers la mi-octobre. Tous les jours, de 9 heures à 18 h 30 |
Tous ces bons produits achetés avec nos allocs !
Que d'argent qui entre en France, mon Dieu, que d'argent, mais qu'allons nous en faire ?