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La jeune Roumaine interpellée tôt vendredi à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) a affirmé en garde à vue à la brigade de protection des mineurs de Paris être la mère des deux jeunes enfants qu'elle a abandonnés dans un square parisien, a-t-on appris de source judiciaire. Aucun test ADN n'est encore venu confirmer cette déclaration, selon la même source.

La jeune femme, qui avait confié les enfants à un couple de Roumains dans un square du XVIIIe arrondissement, a également expliqué aux enquêteurs que les enfants étaient de faux jumeaux, un garçon et une fille, âgés de 19 mois, a-t-on ajouté de même source.

Le couple a formellement identifié la jeune femme comme étant celle qui leur avait demandé de garder les enfants le temps d'aller acheter des cigarettes et qui n'est jamais revenue. Deux proches de la jeune femme ont également été placés en garde à vue, selon une source proche de l'enquête.

La jeune femme, née en 1987 en Roumanie, a été retrouvée grâce à l'appel à témoins lancé jeudi: un individu s'est présenté à la police, disant penser reconnaître les enfants et fournissant des éléments sur la maman présumée, a-t-on précisé de même source. Arrivée en France depuis quelques jours d'Espagne, la jeune femme a été interpellée dans un hôtel de Saint-Ouen et été entendue par la police.

L'appel à témoins avait été lancé après l'abandon le 3 juillet dernier des deux enfants, âgés de 18 et 22 mois, dans le parc de la rue des Deux Nèthes. Le petit garçon et la fillette ont été pris en charge par la brigade de protection des mineurs et placés dans un foyer accueil.

En déplacement à l'hôpital Armand-Trousseau, la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie a promis vendredi qu'il y aura "bien entendu toute l'enquête qui doit être menée, notamment pour comprendre les raisons qui ont poussé la mère à abandonner ses enfants". "A partir de là, il va sans doute y avoir besoin de réponses, certes des réponses pénales mais pas simplement. Il faudra donc que chacun participe à la fois sans doute à la réinsertion de la maman, mais également au soutien des enfants qui, visiblement, avaient subi un traumatisme à cette occasion", a souligné la ministre.

Le Dr Caroline Rey-Salmon, responsable de l'unité médico-jucidiaire de l'hôpital Trousseau, a expliqué que les enfants avaient été examinés "sur le plan physique, sur le plan dentaire. Il n'a pas été nécessaire de recourir à un examen osseux". ""Ils étaient en bon état général, en bon état nutritionnel. Malheureusement ils ne s'exprimaient pas, donc il n'a pas été possible de parler avec eux", a-t-elle ajouté. AP

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