Partager l'article ! Etat de guerre en Géorgie: Le Parlement géorgien a unanimement voté samedi l'instauration de l'état de guerre pour quinze jours dans ce pa ...
Samedi, un nouveau front s'est ouvert en Abkhazie, autre république séparatiste géorgienne.
Le président géorgien Mikheïl Saakachvili a déclaré dans la journée que la Géorgie était «prête» à un cessez-le-feu si la Russie mettait fin à ses bombardements. Il a aussi estimé qu'il «devrait y avoir une internationalisation» de ce processus, «peut-être une médiation et une protection de la population civile».
La Géorgie appelle à l'aide internationale
Lors d'une conférence de presse téléphonique, la ministre géorgienne des Affaires étrangères, Eka Tkechelachvili, a déclaré que la Géorgie
avait «besoin d'une aide urgente» pour faire face à «l'invasion russe».
La Géorgie est l'objet de «bombardements intenses» sur tout son territoire, qui visent des objectifs «tactiques, économiques, humains», a-t-elle ajouté.
La ministre a affirmé que cent cinquante personnes, dont 40 civils, avaient été tuées et 400 blessées côté géorgien depuis le début du conflit avec la Russie.
Le secrétaire du Conseil national de sécurité géorgien, Alexandre Lomaïa, a affirmé que la Géorgie avait abattu 10 jets russes et détruit 30 chars russes. Il a indiqué que la Géorgie était «préparée» à une telle situation de conflit militaire. «Nous avons des stocks de nourriture, des plans spécifiques pour l'approvisionnement en électricité», a-t-il commenté, «mais nous ne nous attendions pas à ce que les envahisseurs russes frappent nos civils».
L'Union européenne met en garde la Russie
Dans une déclaration écrite de la présidence française de l'UE et publiée samedi soir, l'Union européenne «exhorte» la Russie à respecter «la
souveraineté» et «l'intégrité territoriale de la Géorgie dans ses frontières internationalement reconnues».
«Elle souligne que la poursuite des actions militaires affecterait sa relation avec la Russie», poursuit cette déclaration. «Elle demande un cessez-le feu immédiat. Elle salue l'offre de
cessez-le-feu de la Géorgie et attend de la Russie qu'elle accepte immédiatement un tel cessez-le-feu», selon le texte.
L'Elysée a annoncé qu'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne sera organisée «au début de la semaine prochaine» pour
tenter de régler le conflit.
«En fonction de l'évolution de la situation, le Président de la République se réserve la possibilité de convoquer une réunion extraordinaire ultérieure du Conseil européen», ajoute le
communiqué.
Bernard Kouchner se rendra en Géorgie
L'Elysée a également annoncé samedi que le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, se rendra «dès que possible dans la région» pour proposer «un plan de sortie de crise» entre la Russie et la Géorgie.
Dans un entretien à la chaîne de télévision France 2, Bernard Kouchner a appelé samedi la Russie et la Géorgie à «arrêter» le conflit en cours.
Les efforts de l'ONU
Le Conseil de sécurité des Nations unies a entamé samedi après-midi de nouvelles discussions informelles pour tenter d'obtenir un texte de compromis
appelant à une trêve entre la Géorgie et la Russie en Ossétie du Sud.
Selon des diplomates, les 15 membres du Conseil devaient écouter un briefing concernant les dernières évolutions dans la région présenté par Edmond Mulet, secrétaire général adjoint de l'ONU pour
les opérations de maintien de la paix.
Le Conseil de sécurité n'ont pas réussi vendredi soir, à l'issue d'une réunion houleuse, à se mettre d'accord sur un texte proposée par la Belgique,
qui assure la présidence du Conseil ce mois-ci, appelant les parties en conflit à «faire preuve de retenue et à s'abstenir de nouveaux actes de violence ou démonstrations de force».
Les inquiétudes de la communauté internationale sont montées d'un cran après le bombardement par la Russie du port géorgien stratégique de Poti, où se trouve un terminal pétrolier.
Le président américain George W. Bush s'est inquiété depuis Pékin de la «dangereuse escalade» dans le conflit, et a demandé la cessation immédiate
des combats tout en indiquant que les Etats-Unis oeuvraient «avec (leurs) partenaires européens pour lancer une médiation internationale».
Les Abkhazes lancent une opération militaire contre les Géorgiens
Un nouveau front s'est ouvert samedi en Abkhazie, autre république séparatiste géorgienne, pour repousser les troupes géorgiennes des gorges du Kodori. Selon le président géorgien Mikheïl
Saakachvili, les forces géorgiennes ont «repoussé» samedi l'attaque.
Plus tard, la présidence abkhaze a indiqué que les attaques continuaient dans la partie supérieure des gorges de Kodori.
«Des tirs d'aviation et d'artillerie visent cette partie des gorges», a indiqué à Interfax le porte-parole de la présidence, Kristian Bjania, précisant que l'armée abkhaze n'était pas encore
entrée dans cette zone.
Les habitants fuient Gori
Des centaines d'habitants ont fui samedi la ville de Gori, en Géorgie, à proximité de l'Ossétie du Sud, après des raids aériens russes qui
auraient fait de nombreuses victimes, selon des témoins.
Des avions militaires russes ont effectué au moins trois raids sur Gori et sa région entre 8 h 30 et 12 h 30 heures locales (4 h 30 et 8 h 30 GMT), a affirmé une porte-parole du ministère
géorgien de la Défense, Nana Intskirveli. Les attaques russes ont visé un pont et une base militaire près de Gori, mais touché aussi une zone d'habitation, a-t-elle ajouté.
Les raids ont cessé après que les forces géorgiennes eurent abattu l'un des avions russes, selon la porte-parole.
Leparisien.fr avec AFP
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