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La vie est un combat


"Nous ne savons pas si nous changerons le monde, mais nous savons que le monde ne nous changera pas"


Jean Mabire


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"Aucun juif n'a souffert sur le territoire roumain" sous le régime pro-nazi d'Ion Antonescu, avait affirmé lundi le sénateur Dan Sova (photo) dans une émission télévisée.

BUCAREST (AFP)---Un sénateur roumain qui avait tenu des propos négationnistes a été démis de son poste de porte-parole du Parti social-démocrate (PSD, opposition) et invité à visiter le Musée de l'Holocauste à Washington, a annoncé mercredi le président de cette formation, Victor Ponta.   

"Aucun juif n'a souffert sur le territoire roumain" sous le régime pro-nazi d'Ion Antonescu, avait affirmé lundi le sénateur Dan Sova dans une émission télévisée.   

"M. Sova a fait une énorme gaffe. A partir d'aujourd'hui, il ne sera plus porte-parole du PSD", a déclaré M. Ponta au cours d'une conférence de presse.   

Le sénateur sera par ailleurs envoyé à Washington pour visiter le Musée de l'Holocauste.   

"Je pense que tous ceux qui ont une perception erronée de l'histoire devraient voir de leurs propres yeux la réalité, les preuves, les photos", a expliqué le président du PSD.  

M. Sova avait également affirmé que le pogrom de Iasi de 1941 avait fait "24 morts, des personnes tuées par l'armée allemande", alors que, selon les historiens, entre 13.000 et 15.000 juifs avaient trouvé la mort dans ce massacre.   

Le sénateur avait par la suite présenté ses excuses, assurant n'avoir pas voulu "nier les souffrances du peuple juif et la culpabilité des autorités de l'époque".   

Deux ONG roumaines, Romani CRISS et MCA Romania, ont annoncé mercredi avoir déposé une plainte au pénal auprès du Parquet de la Haute Cour de cassation à l'encontre de M. Sova.   

Les deux estiment que les "affirmations négationnistes du sénateur ont été explicites, ses excuses devant refléter qu'il regrette et assume l'erreur faite et non pas ce qui aurait pu être compris ou interprété de manière erronée".   

L'Institut Elie Wiesel pour l'étude de l'Holocauste en Roumanie a exprimé mardi son "profond désaccord et son indignation à propos des messages négationnistes" du sénateur, qui "portent atteinte à la mémoire des victimes de l'Holocauste et enfreignent la loi interdisant le négationnisme".   

Au total 280.000 à 380.000 juifs roumains et ukrainiens sont morts pendant l'Holocauste en Roumanie et dans les territoires alors sous son contrôle, selon un rapport d'une commission d'historiens présidée par le prix Nobel de la Paix Elie Wiesel.

 

08/mars/2012

En déclarant lors d’un meeting que les communistes n’ont pas de sang sur les mains, Jean-Luc Mélenchon flirte dangereusement avec le négationnisme.
Certes, il pourrait dire qu’il n’a parlé que des communistes français… comme si ces derniers pouvaient être exonérés de tous les crimes du stalinisme, qu’ils ont soutenu, approuvé, encensé ! Et si l’on s’en réfère à la loi Gayssot, Mélenchon pourrait même être poursuivi pour contestation de crime contre l’humanité.

Mais nous sommes en France. Et il existe dans ce pays une acceptation macabre pour les crimes commis par la gauche et plus particulièrement par les communistes. Si un candidat osait déclarer : « non, les fascistes n’ont pas de sang sur les mains », il serait aussitôt massacré par les média et sa dépouille serait exhibée sur la place publique.
Or là, c’est le communisme. Et le communisme en France on trouve ça mignon. Inoffensif même. Certes les régimes qui s’en sont réclamés ont tous fini en sinistres dictatures, mais le communisme ce n’est pas ça. Non, le « communisme réel », ce sont des hommes de cœur et d’espérance, guidés par les meilleurs intentions du monde, et dont la mission sur terre a pour objet de rendre l’humanité plus pure, plus juste et plus belle qu’elle ne l’est.
Et tant pis si cette petite fable a fait 100 millions de morts… c’est en tout cas ce que semble nous dire les média restés muets devant l’évident négationnisme de Mélenchon. Nos petits procureurs du Bien sont plus sensibles aux poèmes de Brasillach. Ah ! Brasillach, ça c’est un vrai salopard, tout droit sorti d’un mauvais polard français écris par un auteur d’extrême gauche.

Nous attendons maintenant un peu de courage de la part de nos flics de la pensée. Eux qui dépensent tant d’énergie pour encadrer la liberté d’expression, devraient faire preuve d’un minimum d’équité. Car on ne peut pas vouer aux gémonies Jean-Marie Le Pen ou Christian Vanneste, et laisser impuni le négationnisme de Mélenchon. Cela voudrait dire que les lois mémorielles qu’ils nous ont imposé sont des lois d’exceptions destinées à ne s’appliquer que dans certaines situations et pas dans d’autres…. Si tel devait être le cas, la démocratie serait à genoux. Et il ne faudra pas compter sur Melenchon pour la rétablir car, comme nous venons une nouvelle fois de le constater, le Front de gauche est le meilleur allié du système oligarchique. Il est la seule subversion que s’autorise la caste. Il est le fou du roi qui anime la cour. Il est tout à la fois tartufe et Guignol .

Mais en feignant d’ignorer les massacres perpétrés par les régimes communistes tout au long du 20 ème siècle, Mélenchon n’est plus dans la farce, il rentre de plein pied dans l’abject, le mensonge et le négationnisme. Mélenchon sait que les régimes tyranniques du communisme ont financé pendant de très longues années le PCF. Et qu’en retour, le parti communiste français a toujours pris soin de témoigner sa solidarité envers ces dictatures, même quand elles se rendaient coupables de crime contre l’Humanité.

 

La suite sur http://ripostelaique.com/negationnisme-melenchon-absout-les-communistes-francais-des-heures-les-plus-sombres-de-leur-histoire.html

 

La bataille des Glières du 26 mars 1944, symbole de la Résistance commémoré chaque année par Nicolas Sarkozy, ne serait-elle qu'une légende créée de toutes pièces? Cette thèse, soutenue par de nouvelles recherches historiques, suscite la polémique en Haute-Savoie.

 

"Un des blasons de l'histoire millénaire et héroïque de la nation", a écrit d'elle l'académicien Max Gallo. Une "grande et simple histoire", disait l'ancien ministre de la Culture André Malraux. Ou simplement, la "Première bataille de la résistance", selon le site de l'association des Glières.

Lieu symbolique que Nicolas Sarkozy visite tous les ans depuis 2007, le plateau des Glières a une histoire moins simple qu'il n'y paraît, si on en croit le résultat de nouvelles recherches qui suscitent une vive émotion.

Au coeur de la polémique, se trouve la thèse de Claude Barbier, soutenue en novembre 2011 à La Sorbonne devant un jury de spécialistes de la période (Olivier Wieviorka, Jean-Pierre Azéma, Pascal Ory, Gilles Vergnon, Jean-Marc Berlière).

Ce docteur en histoire de 47 ans, qui a eu accès à des archives jusque-là inexploitées, écorne sérieusement la version officielle des évènements.

"Il n'y a pas eu de bataille à Glières", assène-t-il. "Ce qui est appelé la bataille de Glières le 26 mars 1944, ce sont deux maquisards tués et un autre blessé lors d'une reconnaissance offensive d'un détachement allemand de 30 à 50 hommes", ajoute-t-il.

L'accrochage n'a d'ailleurs pas lieu sur le plateau lui-même, mais à côté. Et quand les Allemands montent sur le plateau, le lendemain, les maquisards ont fui.

Le mythe de la bataille serait né, sur fond de guerre psychologique entre Vichy et la France Libre, de deux télégrammes envoyés par un agent des services secrets français "dont le contenu était totalement imaginaire". Repris sur les ondes de Radio Londres, cela donne une bataille de 14 jours durant laquelle 500 Français résistent à 12.000 Allemands.

Un "bilan extravagant" qui s'est imposé "parce que Glières offrait une vision valorisante des Français pendant la guerre", dans la droite ligne du "mythe gaulliste d'une France en résistance", estime Claude Barbier.

Des mots qui ne plaisent pas aux dirigeants de l'association des Glières, chargée de faire vivre l'héritage du maquis, qui chahutent régulièrement M. Barbier au cours de ses conférences.

A Annecy, début mars, l'ancien sénateur Jacques Golliet a ainsi dénoncé un travail à l'interprétation "un petit peu biaisée", évoquant l'"état d'esprit" des archives de Vichy dont "il est difficile de se remettre".

Le général Jean-René Bachelet, président de l'association, critique, lui, "une démarche de notaire pointilleux et chagrin". "Ergoter autour du mot +bataille+ est assez dérisoire au regard des enjeux", dit-il, accusant Claude Barbier de reprendre le "vocabulaire de Vichy" qui parlait de "légende".

Balayant ces polémiques, Jean-Marc Berlière, professeur émérite à l'université de Bourgogne, prédit au contraire "un extraordinaire tournant historiographique" sur la période.

"Pendant 60 ans, on a vécu sur des équations fausses. Grâce à l'ouverture des archives et à une nouvelle génération d'historiens qui ne s'autocensurent plus, on va fortement nuancer et corriger ce qui a été écrit" sur l'Occupation, promet-il.

"Petit à petit, un certain nombre d'évènements vont apparaître pour ce qu'ils sont: des mythes, des légendes", assure-t-il.

 

lundi 19 mars 2012

Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a affirmé dimanche "l'attachement à l'existence de (l')abattage rituel" de la France qui "s'honore d'en garantir sa pérennité", en marge du congrès des communautés juives de France, organisé par le Consistoire central juif.

 

"La liberté religieuse, c'est aussi la protection de l'abattage rituel en France, composante du libre exercice du culte dans notre pays", a affirmé M. Guéant. "La France est attachée à l'existence d'un abattage rituel et s'honore d'en garantir la pérennité", a-t-il ajouté.

"Simplement, il est apparu que certains abattoirs français recouraient à l'abattage rituel pour des raisons de commodité et économiques et non pour répondre à des commandes spécifiques. Pour écarter les risques d'abus, le gouvernement a renforcé" son encadrement, a affirmé le ministre.

Toutefois, "afin de lever définitivement les fantasmes entretenus par certains", Claude Guéant estime que le recours à l'étiquetage ne doit être que "volontaire".

Invité à débattre de la question "la laïcité menace-t-elle la liberté religieuse" aux cotés de Manuel Valls (PS), directeur de la communication de campagne de François Hollande, le ministre a affirmé que "la conception de la laïcité (du gouvernement) n'est pas contre les religions".

Rebondissant sur les récentes polémiques autour de la viande halal et casher, Manuel Valls est "revenu sur le climat ambiant qui est celui d'une stigmatisation croissante des pratiques religieuses", ajoutant que "l'Etat n'a pas à se préoccuper des préceptes alimentaires" des Français.

"Ces polémiques n'ont qu'un seul effet: diviser nos compatriotes", a-t-il affirmé.

Le débat a également tourné autour de l'inscription dans la Constitution de la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat, proposée par François Hollande.

"Donner une valeur constitutionnelle au titre premier de la loi de 1905, c'est mettre de l'instabilité dans une construction qui a été façonnée depuis plus d'un siècle et qui fait l'objet de l'unanimité de notre population", a estimé Claude Guéant.

"Concrètement, cela pourrait conduire à interdire toute subvention indirecte aux cultes", a poursuivi le ministre.

 

18 mars 2012

 

 

Une stèle commémorant la fin des combats en Algérie le 19 mars 1962 a été profanée à Grigny (Essonne) dans la nuit de vendredi à samedi, la plaque étant brisée et les mots "Allah Akbar" écrits sur la stèle, a-t-on appris dimanche de sources concordantes.

 

"La plaque a été cassée et les mots +Allah Akbar+ écrits sur la stèle", a indiqué à l'AFP Jean-Paul Goulier, président la section de Grigny de la Fédération nationale des Anciens combattants en Algérie (Fnaca).

"Je vais porter plainte lundi matin et je pense que la municipalité fera de même", a-t-il ajouté en dénonçant un "acte odieux", intervenu juste avant le cinquantième anniversaire de la signature des accords d'Evian qui ont conduit à l'indépendance de l'Algérie.

Dans un communiqué, le secrétaire d'Etat aux Anciens combattants, Marc Laffineur, a dénoncé dimanche un "acte imbécile et lâche" qui "témoigne d'un profond mépris à l'égard de ceux pour qui le 19 mars marque la fin des combats en Algérie et signifie le retour dans leurs foyers".

Cet acte "insulte la mémoire de tous les soldats qui tombèrent avant la signature des accords d'Evian. Le gouvernement condamne totalement cet acte répréhensible et souhaite que son ou ses auteur(s) soi(en)t poursuivi(s) et condamné(s)", a-t-il ajouté.

"Alors que l'année 2012 est celle du 50e anniversaire de la fin de la guerre d'Algérie, cette profanation démontre la nécessité d'oeuvrer plus que jamais à l'apaisement des mémoires encore meurtries de ce conflit", a conclu M. Laffineur en "appelant chacun à la pondération ainsi qu'au respect des souffrances de toutes les victimes de cette page tragique".

Interrogé par l'AFP, M. Goulier n'a pas idée de qui pourrait être à l'origine de cette profanation.

A l'occasion d'une cérémonie commémorant à Grigny le cinquantième anniversaire de la fin de la guerre d'Algérie, qui doit se dérouler lundi après-midi devant la stèle profanée, M. Goulier va "en préalable prendre la parole pour dénoncer un acte odieux".

Cette cérémonie est organisée par la Fnaca avec la municipalité et une autre association d'anciens combattants d'Algérie, a-t-il précisé.

La stèle se situe à Grigny place du 19 mars 1962.

18 mars 2012

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Agé de 56 ans, M. Hakkar a quitté à 18H00 la prison d'Ensisheim (Haut-Rhin), selon son avocate, Me Marie-Alix Canu-Bernard.

M. Hakkar n'est pour l'instant qu'en permission. La fin officielle de son incarcération interviendra mardi matin, une fois que les autorités pénitentiaires de la maison d'arrêt de Besançon lui auront posé un bracelet électronique, a expliqué à l'AFP un frère de M. Hakkar qui a souhaité conservé l'anonymat.

M. Hakkar vivra au sein de sa famille à Besançon et travaillera dans une association de réinsertion de détenus.

Abdelhamid Hakkar a été condamné à trois reprises à la perpétuité, accusé d'avoir tué un policier le 30 août 1984 en prenant la fuite après un vol à main armée dans une bijouterie d'Avallon (Yonne).

Il avait obtenu de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) d'être rejugé, après un procès dont il avait été partiellement absent, et pour lequel il avait récusé ses avocats commis d'office.

Durant sa détention il a aussi été condamné à quatre reprises pour des tentatives d'évasion. Elles lui ont valu de passer 12 ans à l'isolement et d'être transféré 45 fois.

"Au début il essayait de s'évader, après il s'est battu au niveau juridique", a noté vendredi Me Canu-Bernard, en rappelant les innombrables recours déposés par son client. Pendant sa détention, M. Hakkar a longuement étudié le droit.

"Je suis confus. Plein de choses se bousculent dans ma tête. Après près de trois décennies en prison, les émotions, les images de l'extérieur, les paysages de verdure, tout avait fini par s'estomper dans mon esprit", a confié Abdelhamid Hakkar à l'AFP dans un bref échange téléphonique.

"Je me sens comme une pièce rapportée à la vie. Heureusement, j'ai toujours pu compter sur ma famille qui m'a soutenu pendant ces longues années de prison. Maintenant, elle va m'aider à me réinsérer. C'est tout ce que je veux", a-t-il ajouté.

"Abdelhamid a fait une bêtise, elle a gâché sa vie, il la regrette et il l'a payée. Nous l'avons assisté pendant toutes ces années et maintenant, nous serons là tous les jours pour l'aider à reprendre une vie normale", a indiqué son frère.

En 2006, M. Hakkar s'était signalé en signant, en compagnie de neuf autres détenus de Clairvaux (Aube), un texte réclamant "le rétablissement de la peine de mort", qu'ils disaient préférer à la "perpétuité réelle" les faisant "crever à petit feu".

Il avait ensuite observé une grève de la faim de 42 jours en 2008 pour "dénoncer l'acharnement de la justice française contre lui".

Vendredi, un dernier épisode est venu conclure la longue carrière judiciaire de M. Hakkar. Le petit homme fluet et arborant moustache a été relaxé à Colmar dans une complexe affaire de carte d'identité prétendument frauduleuse.

"Je me demande ce qu'on fait là, c'est totalement incongru mais tout ce qui concerne Abdelhamid Hakkar au plan judiciaire est complètement hors norme", a commenté son avocate. L'affaire avait bloqué une demande de libération conditionnelle de M. Hakkar en 2010.

 

18 mars 2012

 

 

Mis en ligne le 13/03/2012

Cette comparaison de Nicolas Sarkozy avec Marine Le Pen, candidate du Front National, a fait éclater Joseph Daul, le chef de groupe démocrate-chrétien.
Le chef de groupe libéral au Parlement européen, Guy Verhofstadt, a vertement critiqué Nicolas Sarkozy mardi. Le président français, candidat à sa réélection, a déclaré dans un discours de campagne que le nombre d'immigrants doit être divisé par deux et que les Accords de Schengen doivent être revus. "Qui, au fond, est le candidat de l'extrême-droite? ", s'est interrogé Guy Verhofstadt. "Marine Le Pen ou Nicolas Sarkozy? "

La campagne musclée de Nicolas Sarkozy fait l'objet de toutes les discussions dans les travées du parlement. Plusieurs députés européens ont profité mardi matin du débat sur le dernier sommet européen pour critiquer le président français. "Cette campagne, avec un président qui manie un tel langage, c'est du jamais vu", a souligné Guy Verhofstadt.

Sa comparaison de Nicolas Sarkozy avec Marine Le Pen, candidate du Front National, a fait éclater Joseph Daul, le chef de groupe démocrate-chrétien. "Puis-je vous rappeler que Nicolas Sarkozy n'a pas inclus le FN dans son gouvernement? Le problème aux Pays-Bas (avec le site controversé du parti de Geert Wilders, ndlr) est bien plus grave", a-t-il réagi.

Tout le monde était d'accord sur le fait que M. Sarkozy ne pourra pas mettre en oeuvre sa promesse de dimanche: sortir la France de l'espace Schengen si les accords prévoyant la libre circulation des personnes ne sont pas revus. Maintenant qu'il risque de perdre l'élection présidentielle, il dit des choses qui mettent l'Europe en danger, déploraient certains.

http://www.lalibre.be/actu/international/article/725683/verhofstadt-compare-sarkozy-a-le-pen.html


http://www.nicematin.com/article/home-page/10000-collegiens-ont-effectue-le-
voyage-de-la-memoire.813815.html


Publié le lundi 12 mars 2012

Depuis 2004, sous l¹égide du conseil général, les élèves de 3e visitent le
camp d¹Auschwitz-Birkenau. L¹objectif est d¹en faire des ambassadeurs de la
paix et de la tolérance.
Quand en 2003, elle est sollicitée par des personnes victimes de propos
antisémites, Martine Ouaknine, alors présidente du CRIF* Sud-Est, se dit
qu'il faut aller "au c¦ur du problème, c'est-à-dire faire de l'éducation.
J'ai sollicité Serge Klarsfeld qui est venu à Nice faire, devant 350 élèves,
une conférence de plus de trois heures qui a été une réussite. J'ai alors
contacté Christian Estrosi, à l'époque président du conseil général, pour
lui présenter le projet des voyages de la Mémoire. Comme lui, tous les élus
départementaux ont adhéré". Et c'est ainsi qu'en 2004, vingt-trois voyages
sont organisés à Auschwitz-Birkenau**. Plus de 2.600 élèves de 3e se rendent
en Pologne.

-- "Plusieurs jours pour s'en remettre" --
Depuis, le nouveau président, Eric Ciotti, a continué de financer ces
voyages et aujourd'hui plus de 10.000 collégiens ont vu. L'horreur absolue.
En vrai.
   Et non plus dans les livres d'histoire ou dans des documentaires à la
télé.
   "Bien évidemment, comme le confirme Fabrice Harbreteau, principal
adjoint au collège Port-Lympia à Nice, il y a une préparation des élèves en
amon : d'abord la Seconde Guerre mondiale fait partie de leur programme,
mais ils étudient également des textes et des documents.
   "Bien entendu, ce qui est intéressant, c'est d'aller sur place. Par la
visite in situ, on peut vraiment comprendre ce qui s'est passé. En plus les
voyages ont lieu en hiver, il fait -20 °C... Il faut plusieurs jours, y
compris, aux adultes, pour s'en remettre. C'est, en tous les cas, un voyage
absolument nécessaire". Même conclusion pour Mme Ouaknine qui ajoute: "Les
jeunes doivent comprendre qu'ils sont responsables de leur comportement. Ils
ont des droits, mais également des devoirs les uns envers les autres. Car
quand, dans sa vie, on connaît des problèmes, on rejette la faute sur
l'autre. Il ne faut plus que cela existe. Ces voyages font partie des
comportements pédagogiques que nous devons leur donner".
   Ce rejet de l'autre qui, comme le rappelle Eric Ciotti, a fait
"commettre des horreurs aux nazis".
   "Avec ces voyages, nous voulons que les ados deviennent des ambassadeurs
de paix et de tolérance. Sur place, on voit bien qu'ils subissent un choc
psychologique. Ils ne reviennent pas tels qu'ils étaient partis. Nous avons
même publié un recueil de poèmes et de lettres rédigées par les élèves qui
ont fait ces voyages". Un voyage difficile mais, comme diraient les ados,
"un voyage qui calme". Qui remet un peu les choses en place. Qui rappelle
aussi des valeurs essentielles: humilité, tolérance, respect de l'autre. Le
monde serait meilleur ainsi. Non?

*CRIF : Conseil représentatif des institutions juives de France. Aujourd'hui
Mme Ouaknine est adjointe au maire de Nice.
**Le premier voyage a eu lieu le 18 décembre 2003.

 

Un forcené, qui se dit musulman, a attaqué aux alentours de 18h30 la mosquée chiite RIDA à Anderlecht. L'iman de la mosquée est décédé dans l'incendie criminel.

Un drame pour la communauté chiite : l'imam, Abd Allah, qui devait officier pour la prière, a perdu la vie dans l'incendie criminel qui a ravagé sa mosquée, sise rue du Docteur De Meersman. Plus d'une centaine de fidèles se sont immédiatement rassemblés dans le calme autour du périmètre de sécurité. Leur émotion était plus que palpable : les pleurs ont rythmé les prières. Il faut dire que l'imam était très apprécié dans la communauté.

Le forcené de confession musulmane

Selon le chef de corps de la zone de police Midi, Alfonse Peeters, c'est le 100 qui a d'abord été prévenu de l'incendie à 18h43. La police zonale en a ensuite été informée sur le coup de 18h47 et est arrivée une dizaine de minutes plus tard sur les lieux du drame, explique-t-il. Des fidèles avaient réussi à enfermer le forcené, un Nord-Africain se disant de confession musulmane, jusqu'à ce que les secours arrivent, confirme Jean-Marc Meilleur, porte-parole du parquet de Bruxelles.

Couteau, hache et essence

Le forcené de 34 ans est rentré avec un sac à dos et a ensuite sorti un couteau et une hache pour briser des vitres, précise le porte-parole du parquet, avant d'asperger, probablement avec de l'essence, l'intérieur de la mosquée et d'y mettre feu.

L'identité du forcené doit être vérifiée

Jean Marc Meilleur a ajouté que le suspect avait donné son identité, mais qu'elle devait encore être vérifiée car il n'avait pas ses papiers d'identité sur lui. Le directeur de la police judiciaire de Bruxelles, Glenn Audenaert, a, lui, précisé que la division antiterroriste était aussi descendue sur place.

Quelques personnes étaient dans la mosquée

Fort heureusement, moins d'une dizaine de fidèles se trouvaient à l'intérieur de la mosquée, la prière ne devant commencer qu'à 19 heures. Ils ont tous pu s'enfuir à temps, sauf l'imam de la mosquée qui a perdu la vie « en tentant d'éteindre le feu avec l'eau bénite pour pas qu'il ne se propage », selon des fidèles présents au moment des faits. Et ces derniers d'ajouter : « L'homme a dit que nous étions l'hérésie du monde islamique avant de mettre feu au tapis de la mosquée. » Il laisse une femme et quatre enfants derrière lui.

L'imam est mort asphyxié

Selon le médecin légiste descendu sur place, l'imam est décédé asphyxié par les fumées, précise Jean-Marc Meilleur. Pour un cousin du défunt, Abdel Salam Laghmi, qui appelle au calme : « C'est Bruxelles et son importante communauté musulmane qu'on a essayé de faire imploser, mais l'on ne se servira pas de la communauté chiite pour y arriver, ça ne marchera pas, nous sommes et avons toujours été pacifiques. »

Le bourgmestre, Gaëtan Van Goidsenhoven (MR), rencontrera ce mardi en matinée des représentants des mosquées chiites et sunnites anderlechtoises. Quant à savoir s'il s'agit d'un attentat anti-chiite ou du geste d'un déséquilibré ? « Toutes les pistes sont ouvertes », confirme Glenn Audenaert, directeur de la police judiciaire bruxelloise.

Milquet « très choquée »

La vice-présidente de l'Exécutif des musulmans de Belgique, Isabelle Praile, qui est elle-même chiite, se déclare « consternée » par le drame. « Je ne peux que déplorer la propagande anti-chiite que véhiculent en Belgique certains Etats, comme le Bahreïn. Manifestement, cela a poussé quelques extrémistes à commettre l'irréparable. J'appelle la communauté chiite de Belgique au calme : il ne faut pas tomber dans le piège de cette provocation. »

Sur Twitter, Fadila Laanan s'est dite « scandalisée par cet attentat dans ma commune contre une Mosquée. Un homme est mort et c'est ignoble. Rien ne peut excuser un tel acte… »

La ministre de l'Intérieur, Joëlle Milquet, a fait savoir lundi soir qu'« elle était très choquée par les faits qui se sont produits ». Elle a condamné ceux-ci « avec fermeté et indignation ».


www.lesoir.be 14/03/2012

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