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Sports


LYON (AFP) — Malgré des imperfections, l'Olympique lyonnais, vainqueur de Bordeaux dimanche dans le sommet de la Ligue 1 de football, reste un solide leader, faute d'adversaires suffisamment constants.

+ Un bonne avance. L'OL compte sept points d'avance sur Marseille, 2e, huit sur Rennes, le 3e et neuf longueurs sur Bordeaux, 6e.

"Cette avance est intéressante surtout dans le cadre du calendrier très lourd qui nous attend prochainement. Rien n'est encore fait", a souligné l'entraîneur rhodanien Claude Puel.

+ Des imperfections. Le jeu de l'Olympique lyonnais n'est pas flamboyant malgré sa domination sur la Ligue 1. La ligne défensive semble toujours fragile même si elle reste la meilleure du championnat. L'animation offensive et surtout l'efficacité sont souvent liées aux performances de Juninho et Benzema, qui a débloqué encore la situation dimanche alors que l'OL était malmené par les Girondins.

"Ce sont souvent les grands joueurs qui font la différence dans les grandes équipes", se justifie Claude Puel.

+ L'inconstance des adversaires. Lyon a gagné dimanche mais en cas de défaite, Marseille, battu à domicile par Lorient (3-2), n'aurait pas pu en profiter pour se rapprocher.

L'OM aurait aussi pu être premier au soir de la 10e journée en battant Paris Saint-Germain au Vélodrome et en profitant du nul de l'OL à Auxerre (0-0) mais ce sont les Parisiens qui ont gagné.

Lors de la 12e journée, Bordeaux a perdu à Nancy (1-0) et raté l'opportunité de revenir à un point de Lyon en cas de défaite des Lyonnais qui ont finalement battu Le Mans (2-0).

"Il faut être plus performant que Lyon sur 38 journées. Or Lyon est plus régulier", avait déclaré avant la rencontre, l'entraîneur bordelais, Laurent Blanc. Après le match, il constatait que l'OL avait 33 points en 14 journées.

"En continuant ainsi, Lyon sera difficile à passer et peut battre le record de points en une saison", a-t-il admis.

+ Le poids de l'expérience. L'OL est engagé en coupe d'Europe depuis douze saisons consécutives, dont neuf de suite en Ligue des Champions, et a pris l'habitude des matches à fort enjeu, ce qui n'est pas le cas de ses adversaires directs en championnat de France.

Les Lyonnais, vainqueurs l'an dernier des Girondins à l'aller (3-1) comme au retour (4-2), ont également l'habitude de gérer un rythme de compétition d'un match tous les trois jours même si, avec un effectif un peu moins fort qu'il y a deux ans, le septuple champion de France a un peu plus de mal cette saison à digérer ce programme.

Marseille comme Bordeaux ou Paris Saint-Germain, présentés chaque saison comme des prétendants au titre, ne disputent que très irrégulièrement la C1. Ils peinent à suivre ce rythme et à profiter de leurs moments forts dans les matches au sommet contre l'OL à l'image de celui de dimanche.

Benzema et Kim Källström ont assommé les Girondins en cinq minutes après que ces derniers ont dominé le début de rencontre sans pouvoir concrétiser leurs occasions.

+ La stabilité du groupe. L'effectif de l'OL ne varie que d'un tiers chaque intersaison et cette stabilité permet d'avoir une continuité d'une année sur l'autre sur la gestion du haut niveau.

Marseille et Bordeaux commencent eux aussi à s'inspirer de ce modèle. Ainsi, l'OM figure parmi les cinq premiers depuis 2004-2005 et les Girondins ont été deuxièmes en 2005-2006 et 2006-2008.


Depuis le 1er octobre, la mobilisation des fans de l'Olympique de Marseille (OM) ne faiblit pas. Ce jour-là, une rencontre à Madrid face à l'Atletico, en Ligue des champions, a mal tourné. Une bataille rangée a opposé des membres d'un groupe de supporteurs marseillais, les Ultras, à des policiers espagnols. Ces derniers étaient venus leur arracher une banderole ornée d'une tête de mort, considérant qu'il s'agissait d'un symbole fasciste, interdit dans les stades. Une analyse contestée par les Marseillais. Après l'échauffourée, un supporteur de l'OM, Santos Mirasierra, un cariste de 34 ans possédant la double nationalité française et espagnole, a été arrêté et maintenu emprisonné.


Les supporteurs marseillais crient à l'injustice. Un sentiment renforcé, jeudi 6 novembre, par le réquisitoire du procureur chargé de l'affaire, qui demande une peine de huit ans de prison : quatre ans pour "désordre public", quatre autres années pour "atteinte à l'autorité publique". Il réclame également une amende de 1 200 euros pour blessure, une suspension de stade d'au moins trois ans et une suspension de ses droits civiques pendant la durée de la peine. La comparution est fixée à la première quinzaine de décembre.

L'affaire est sensible. Considéré à Marseille comme une victime, Santos Mirasierra est vu en Espagne comme un hooligan. Là-bas, ce match a fait couler beaucoup d'encre, mais pour une autre raison. L'Atletico de Madrid, à la suite de la rencontre, a été condamné par l'UEFA, l'instance dirigeante du football européen, à jouer deux matches à huis clos, sans spectateurs dans le stade, en raison de cris racistes poussés par certains de ses supporteurs. En Espagne, c'est cette sanction qui a été considérée comme une injustice, la presse sportive y voyant un acharnement de la part de Michel Platini, le président français de l'UEFA, jugé partial.

Pour le président de l'Olympique de Marseille, Pape Diouf, le réquisitoire est "totalement incompréhensible". "Ce ne sont pas les comportements des Marseillais qui ont déclenché les hostilités, affirme-t-il, mais la charge sauvage de la police espagnole, venue arracher la banderole des Ultras. Les images le montrent."

Les images en question sont les rushes de Canal+, qui a diffusé la rencontre, et les bandes vidéo des caméras du stade. Ces pièces du dossier circulent librement sur Internet. On y distingue un matraquage en règle de la police espagnole contre des supporteurs de l'OM, des jets de chaises depuis les tribunes du stade Calderon et, parmi les Marseillais faisant le coup de poing, un individu qui ressemble à Santos Mirasierra. "Santos n'a jamais eu de problème avec la police, il aime juste faire vivre la tribune", assure Christine Valette, porte-parole des Ultras. "L'erreur qu'il a commise a été de vouloir calmer le jeu en discutant avec les forces de l'ordre", argumente la responsable. Santos Mirasierra, avec sa double nationalité, est le "bouc émissaire" idéal, estime Pape Diouf.

Les autorités, en France, regardent l'affaire Mirasierra avec circonspection. Fustigeant "la léthargie de la classe politique française", Pape Diouf espère rencontrer un conseiller de Nicolas Sarkozy, alors que Bernard Laporte s'abrite derrière la complexité du dossier. "Notre inquiétude, c'est que l'incompréhension qui grandit ici autour de l'affaire se transforme en colère", prévient Christine Valette. Le 9 décembre, l'OM accueille l'Atletico pour un match retour à haut risque.

Le Monde


Le président de l'UEFA, Michel Platini, estime que "le football est pris en otage par le monde politique" au sujet de l'affaire de la Marseillaise sifflée mardi avant le match France-Tunisie, dans une interview au journal "Le Monde". Frédéric Lefebvre , L'un des porte-parole de l'UMP a réagi en estimant qu'il était "absurde" que Michel Platini "ne se rende pas compte qu'il y a un problème spécifique au football, qui demande une réaction des autorités internationales du foot".

"Il y a trente ans, quand je jouais avec l'équipe de France, La Marseillaise était sifflée sur tous les terrains. Mais à l'époque, les politiques ne s'intéressaient pas au football et ça ne choquait personne" : les mots sont signés Michel Platini, ancien capitaine des Bleus et actuel président de l'Union européenne de football (UEFA), qui a accordé une interview au journal "Le Monde", trois jours après l'hymne tricolore sifflé au Stade de France avant le match amical France ¿ Tunisie.

Michel Platini dénonce une récupération politique dans cette "affaire". "Une fois encore, le football est pris en otage par le monde politique car cette histoire de sifflets est devenue une affaire politique qui n'a rien à voir avec le sport", a dit l'ancien meneur de jeu. Pour lui, ces sifflets ne constituaient pas "une insulte à la France mais simplement des manifestations contre un adversaire d'un soir".

A propos des solutions préconisées par le gouvernement français, souhaitant que tout match avant lequel la Marseillaise est sifflée soit arrêté, Platini se montre dubitatif. "L'arrêt du match si l'hymne est sifflé ? "La France perdra 3-0 sur tapis vert ! Si l'équipe de France joue en Azerbaïdjan, le président fait arrêter le match ?", s'est interrogé Platini. Supprimer les hymnes ? "Si on suit ce raisonnement (ndlr : proposition de certains députés), il faudrait aussi jouer sans arbitre pour éviter qu'ils se fassent siffler", a-t-il relevé.

L'UMP a répondu aux critiques de Michel Platini par la voix de Frédéric Lefebvre. Ce dernier a sommé le président de l'UEFA d'oeuvrer pour "les conditions du respect" dans les stades. Il est "absurde" que Michel Platini "ne se rende pas compte qu'il y a un problème spécifique au football, qui demande une réaction des autorités internationales du foot", a affirmé Frédéric Lefebvre dans un communiqué.


Europe 1

La décision d'interrompre un match lorsque l'hymne national sera sifflé pose un certain nombre de difficultés d'application.

Est-il envisageable d'annuler un match ?
Décider d'arrêter une rencontre après que l'hymne national a été sifflé, c'est, à coup sûr, voir le stade et ses abords basculer dans la violence. Pour prévenir ce risque, il faut beaucoup plus que les 900 policiers habituellement déployés autours du Stade de France. «On ne peut pas prendre une telle décision sans avoir des garanties sécuritaires», plaide Jean-Pierre Escalettes. A l'avenir, ce sera le cas. «Le président de la République s'est engagé à ce que toutes les mesures soient prises. Il m'a dit : l'Etat assumera», lance le président de la FFF.

Autre question, essentielle : qui prend la décision ?
L'arbitre, le préfet, le ministre ? Et à partir de quelle intensité ? Un siffleur, mille siffleurs, plus ? «Sous le coup de l'émotion, on pense à des mesures qui ne sont pas simples dans la pratique», tente d'apaiser William Gaillard, directeur de la communication de l'UEFA. Les règlements de l'instance européenne ne prévoient d'ailleurs l'arrêt d'une rencontre qu'«en cas de force majeure». Et les sifflets ne sont pas répertoriés dans cette catégorie… Enfin, l'annulation pose de nombreux problèmes techniques, du remboursement des places au résultat du match.

Quelles sanctions pour les siffleurs ?
Elles sont prévues par la loi du 18 mars 2003. «Le fait (…) d'outrager publiquement l'hymne national ou le drapeau tricolore (…) est passible de six mois d'emprisonnement et de 7 500 euros d'amende.» Dans les faits, l'article 433-5-1 du Code pénal n'est jamais appliqué. Il ne le sera pas plus cette fois. Le ministre de l'Intérieur a bien demandé une enquête, en utilisant les sept «caméras professionnelles» installées après l'incident de la banderole anti-Ch'tis, en finale de la Coupe de la Ligue. Mais Mme Alliot-Marie ne réclame pas la stricte application de la loi pour les coupables. «Les interpellations qui en résulteront déboucheront sur des interdictions administratives de stade», précise le ministère…

Faut-il continuer à jouer les hymnes ?
Leur suppression avait été envisagée par le président de la Fifa, il y a trois ans, après les graves incidents du match Turquie-Suisse. Devant le tollé provoqué par cette suggestion, y compris dans les rangs du gouvernement français de l'époque, Sepp Blatter avait fait machine arrière. «J'ai seulement dit qu'il fallait s'interroger. Mais il faut garder les hymnes. Ce qu'il faut, c'est éduquer les gens pour qu'ils les respectent…»


Le Figaro

Le secrétaire d'Etat aux Sports Bernard Laporte a qualifié mercredi de "scandaleux" les incidents survenus la veille au Stade de France, où "La Marseillaise" a été sifflée lors du match amical France-Tunisie. Il a proposé sur RMC de "délocaliser ces matches qui sentent un peu la poudre", citant notamment ceux pouvant opposer les Bleus à des équipes du Maghreb, ou encore le Portugal.

M. Laporte a notamment proposé que ces matches ne se déroulent plus au Stade de France, mais en province, "là où le public a faim de l'équipe de France", ou sur le sol de l'adversaire. (C'est vrai qu'il suffit de déplacer le problème ailleurs pour qu'il s'arrête...)

En fin de matinée, l'Elysée a annoncé que Nicolas Sarkozy avait décidé de convoquer à 13h Jean-Pierre Escalettes, le président de la Fédération française de football (FFF). Une rencontre à laquelle assistera M. Laporte ainsi que sa ministre de tutelle Roselyne Bachelot. AP


Poutine, ceinture noire de judo - Metro
Le premier ministre russe fait une démonstration de ses talents de ceiinture noire


FOOT -
L'Italien Paolo Di Canio s’est dit intéressé par le poste d'entraîneur de West Ham, club dont il a porté les couleurs pendant quatre saisons. C’est son agent Phil Spencer qui s’est épanché sur les ondes de la BBC au lendemain de la démission d'Alan Curbishley.


D'une incroyable passivité sur le plan défensif, l'équipe de France a pris l'eau en Autriche (3-1). Les éliminatoires de la Coupe du Monde 2010 débutent de manière cauchemardesque !


Compte rendu de la rencontre
Gagner et séduire. Trois mois après l'échec de l'Euro 2008 encore dans toutes les mémoires, l'équipe de France devait une revanche à ses supporters. Le début de l'opération séduction était prévu ce samedi en Autriche pour le premier match des éliminatoires de la Coupe du Monde 2010. Face à des Autrichiens solides et très physiques, les Bleus n'avaient pas le droit de passer au-travers…

La France au fond du trou
C'était sans compter sur une faillite totale des Bleus. Notamment sur le plan défensif, déjà montrée du doigt contre la Suède. Après deux premières escarmouches signées Ivanschitz (2e) et Benzema (3e), la Wunderteam ouvrait le score par l'intermédiaire de… Mexès qui déviait du genou un coup franc Ivanschitz sur lequel toute l'arrière garde bleue passait au-travers (1-0, 8e). Un but précoce qui appelait forcément une révolte de la France. Celle-ci n'intervenait pas. Le public de Vienne ne frémissait qu'à la suite d'une erreur de Prödl, tout heureux de voir le cuir terminer sa course sur la barre de son gardien (16e). Incapable de mettre du rythme, de se créer des espaces dans un bloc autrichien compact et imperméable, la France se révélait inoffensive. Henry s'essayait de loin et voyait son tir rasant frôler le poteau (27e). Le collectif français s'effritait et la cabane tombait sur le chien sur un nouveau coup franc autrichien. Une nouvelle fois, tout le monde ratait le cuir côté français. Pas Aufhauser qui crucifiait de près Mandanda (2-0, 41e). La copie conforme du premier but. Henry avait beau se démener avec une tête piquée bien captée par Manninger (45e+1) ou encore une frappe trop molle à l'entrée de la surface (45e+2), la France regagnait les vestiaires tête basse et le moral dans les chaussettes…

Ivanschitz crucifie la France
Les Bleus avaient-ils le mental pour renverser une situation bien compromise ? Et surtout redorer le blason ? Le doute est permis au vu du premier quart d'heure de la deuxième période. Battus dans les duels au niveau de la détermination, les Tricolores ne mettaient à contribution Manninger que sur une frappe croisée de Benzema, bien servi par Govou (50e). Mais à trop défendre et surtout trop bas, l'Autriche finissait par céder. Sur un centre d'Evra, Govou fusillait le portier autrichien de près et relançait totalement la partie (2-1, 61e). Une réduction du score qui redonnait du peps et de la vie au jeu français. Les hommes de Bruckner, eux, tiraient sérieusement la langue. Nasri ne cadrait pas sa reprise du gauche (63e) avant que Manninger ne s'envole de manière magistrale pour détourner un obus de Toulalan sur son équerre (65e). Le tournant du match. Car quelques minutes plus tard, Mexès, déjà limite peu avant l'heure du jeu, commettait l'irréparable dans la surface avec un plaquage aussi inutile que flagrant. Ivanschitz ne se faisait pas prier pour assommer définitivement les Bleus (3-1, 72e). Malgré les tentatives d'Henry (79e) et Benzema (86e), la France ne reviendra pas. Cette campagne débute bien mal…

Le jeu et les joueurs
Que dire après une telle déconvenue ? Tout n'est pas à jeter mais presque. Face à des Autrichiens quelque peu déficitaires sur le plan technique mais ô combien solidaire et volontaire, la France a livré une prestation indigne de son statut. Dans son traditionnel 4-4-2, la France a sombré sur le plan défensif. Déjà très limite contre la Suède en amical, Mexès est passé totalement à côté de son match. Un but contre sans camp, un penalty concédé, des approximations au niveau du marquage et des interventions… Le Romain a vécu un calvaire et n'a pas été franchement aidé par un Gallas toujours aussi inquiétant. Abandonnée par sa défense, Mandanda n'a pu que constater les dégâts même si son manque de présence dans les airs sur les coup-francs adverses est à signaler.

Au milieu, Toulalan et Diarra ont cruellement manqué de force de percussion et d'allant. Les deux milieux ont été bousculés, voire même mangés par Aufhauser, le métronome du jeu autrichien. Le joueur de Salzburg a donné le tempo à son équipe tout au long de la rencontre et s'est même permis d'inscrire un but. L'animation offensive n'a guère été plus reluisante. Nasri n'a pas existé sur le côté gauche tandis que Govou a beaucoup percuté mais avec un minimum de réussite, tombant sur un Pogatetz viril mais correct. Sa prestation d'ensemble est sauvée par un but qui a redonné, un temps, l'espoir aux Français. Le fantôme de Benzema a lui erré comme une âme en peine sur la pelouse. Où est donc passé le meilleur buteur de Ligue 1 ?

Résultats du groupe 7 :
Roumanie - Lituanie 0-3
Serbie - Iles Féroé 2-0
Autriche - France 3-1

 

Le Figaro


La Jamaïque, reine des épreuves de sprint à Pékin, se passerait bien d'une telle publicité. Le magazine américain Sports Illustrated a révélé mardi sur son site internet que la hurdleuse jamaïcaine Delloreen Ennis-London (Photo archives L'Équipe), victorieuse du 100 m haies en 12''60 mardi soir à Lausanne, et son compatriote Adrian Findlay, auraient acheté des produits dopants sur Internet.

Cinquième de la finale du 100 m haies à Pékin, Ennis-London aurait reçu entre juin 2006 et février 2007 deux livraisons de Somatropin, une hormone de croissance, et un chargement de Triest, c'est-à-dire de l'oestrogène, à une adresse texane qui conduit à l'athlète de 33 ans, médaillée d'argent aux Mondiaux de 2005. Ces substances font partie de la liste des produits interdits par l'Agence mondiale anti-dopage (AMA) tout comme la testostérone et l'Oxandrolone, un stéroïde, reçus en novembre 2006 par le spécialiste du 400 m haies Adrian Findlay. Agé de 25 ans, Findlay est également membre du relais jamaïcain de 4x400 m.

Les journalistes de Sports Illustrated ont tenté en vain de joindre Ennis-London mais ont pu parler à son mari qui confirme que sa femme a passé une telle commande sur Internet en juin 2006, mais seulement après une consultation, pour résoudre des problèmes d'hémorragie vaginale. La livraison de 2007 serait en revanche arrivée par erreur et le couple n'aurait pas ouvert le paquet. De son côté, Findlay déplore ces révélations : «J'ai toujours couru proprement dans ma vie, s'est-il défendu. Croyez-moi, je n'utilise pas de stéroïdes. Je jure que ce paquet n'était pas à moi et que je n'ai pas passé une telle commande. Mais j'ai bien une idée d'où ça peut venir.» Affaire à suivre.

L'Equipe.fr
Julie Coin, n°188 mondiale a battu Ana Ivanovic, la numéro 1 à l'US Open de New York, le 28 août 2008.
reuters ¦ Julie Coin, n°188 mondiale a battu Ana Ivanovic, la numéro 1 à l'US Open de New York, le 28 août 2008.


Personne ne la connaissait et elle s’offre la numéro 1 mondiale devant 23 000 places dans le plus grand stade de tennis du monde. Ana Ivanovic n’était peut-être que l’ombre d’elle-même mais Julie Coin s’est offert toute seule une sacrée dose de lumière. Pas mal pour une joueuse plus habituée aux tournois secondaires qu’aux projecteurs du très glamour circuit WTA.

Pour mieux comprendre son match, c'est par ici.

Car Julie Coin n’est pas une jeune première. A 25 ans, l’Amiénoise promenait encore il y a moins d’un an son sac et ses galères dans d'obscures tournois challengers, à Getxo en Espagne, à Vancouver ou dans le Bronx…

L’anti-Mauresmo

Contrairement à Mauresmo qu’elle affrontera au troisième tour, Coin n'a jamais été prophète en son pays. Ignorée des filières de formation à la française, elle s'est expatriée aux Etats-Unis en 2002, à l'université de Clemson (Caroline du Sud), où elle a combiné études (elle est diplômé en mathématiques) et sport. Ce n'est qu'après 2005 qu'elle a tenté sa chance chez les professionnelles. Cette anné-là, elle remporte son premier titre sur le circuit international, le tournoi des Contamines et se classe au-delà de la 600e place mondiale.

Depuis elle n’a cessé de se morfondre  sur le circuit secondaire de la WTA avent ce jour de gloire dans son pays d’adoption dont la Picarde avait du mal à se remettre. «J'ai compris la portée de ce que j'étais en train de faire sur le deuxième service de ma première balle de match. Là, je me suis dit ‘Waouh, c'est la N.1 mondiale en face’ et j'ai fait une double faute. Pas terrible. Après, je me suis dit ‘Accroche-toi sur tes jambes et ne donne pas de point. Dans le vestiaire, toutes les filles me félicitaient. Il y en a qui étaient trop contentes, peut-être parce qu'elles espèrent maintenant prendre la place de N.1 (rires). J'ai l'impression que tout le monde me parle alors qu'avant je passais inaperçue»

Le goût de la lumière

Une victoire qui ne peut que faire du bien au moral. «Je me suis demandé si j'étais vraiment faite pour le tennis. C'est assez dur nerveusement. J'aurai 26 ans en décembre, je me disais ‘Punaise’, qu'est ce que je vais faire l'an prochain si je suis encore 188e mondiale parce qu'on ne gagne pas sa vie comme ça. Vous savez, le tennis ça ne vaut pas la peine d'y jouer si vous n'êtes pas dans le Top 100. Tu es dans l'ombre et tu ne gagnes pas ta vie.» Et puis on prend vite goût à la lumière…


20 Minutes

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