Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Liens

Commentaires

Recommander

Education

Des élèves de CM2 de l'école Victor Duprez de Villers-sur-Mer assistent à la simulation d'un accident et de secours organisés par la brigade de gendarmerie de la ville.
Des élèves de CM2 de l'école Victor Duprez de Villers-sur-Mer assistent à la simulation d'un accident et de secours organisés par la brigade de gendarmerie de la ville. Crédits photo : AFP

Après le permis piéton, créé en 2006, un permis cycliste est lancé dans le primaire.

L'enseignement de la sécurité routière en milieu scolaire connaît un véritable coup d'accélérateur. Lancé il y a deux ans par la gendarmerie, principalement en zone rurale, le permis piéton pour les 8-9 ans va être généralisé. Désormais, les policiers vont également se rendre dans les écoles des villes pour enseigner, de concert avec le maître, les bons réflexes à acquérir dans la rue. Un coup d'envoi donné dès aujourd'hui par Michèle Alliot-Marie, qui se rendra dans une école de la capitale pour remettre les premiers permis piétons aux jeunes Parisiens. Quelque 750 000 élèves recevront cette formation chaque année.

Mais cette percée de la sécurité routière en milieu scolaire ne s'arrête pas là. Présenté dès demain dans une autre école parisienne, le permis cycliste fait lui aussi son apparition. L'initiative vient de l'association prévention Maif et s'adresse aux classes de CM2. Le principe est le même. Dispensé lors de cinq séances de moins d'une heure à chaque fois, l'enseignement se fait par le biais de jeux et s'achève par la délivrance d'un diplôme. «L'enfant ne doit pas faire du vélo mais conduire un vélo. Il doit respecter des règles pour sa sécurité», explique Bernard Benoist, président de Prévention Maif.

Dans les rangs de l'Éducation nationale et des parents d'élèves, l'accueil de ces nouvelles matières est mitigé. On salue ces formations profitables aux enfants, mais on s'inquiète aussi de cette tendance qui consiste à tout attendre de l'école. «On leur demande toujours plus alors que les enseignants disposent de moins en moins de temps», met en garde la secrétaire générale de la FCPE, Christiane Allain. «Pour intégrer cet apprentissage, il nous faut réfléchir à un enseignement transversal, c'est-à-dire élaborer un programme pédagogique autour du vélo pour aborder en même temps la géographie et l'orthographe. Cela prend du temps», explique pour sa part Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUIPP.

 

Formations laissées à l'appréciation des enseignants

Ce n'est pas la première fois qu'Éducation nationale et éducation routière font route commune : ces deux nouveaux permis s'ajoutent à d'autres initiatives bien ancrées dans le rythme scolaire. Parmi elles, trois formations couronnées par trois diplômes. À la fin du primaire tout d'abord, l'attestation de première éducation à la route constitue l'aboutissement d'un enseignement facultatif. Puis en 5e et en 3e, deux documents sont remis : l'attestation scolaire de sécurité routière (ASSR 1 et 2). Le premier est obligatoire pour passer le brevet permettant de conduire un cyclomoteur, le second pour l'inscription au permis de conduire.

Avec ces deux nouveaux rendez-vous, c'est donc une continuité éducative qui se met progressivement en place comme le souhaitent les pouvoirs publics. Toutefois, ces deux formations autour du permis piéton et cycliste sont laissées à l'appréciation des enseignants. «C'est facultatif», insiste le responsable de Maif Prévention. On est loin de l'idée, évoquée ces derniers mois, selon laquelle l'apprentissage du Code la route - obligatoire et donc contraignant - pourrait être pris en charge par l'Éducation nationale. Une suggestion qui suscite une vraie levée de boucliers des enseignants. 


 Le Figaro

» 44 % des accidents sur le trajet domicile-classe


Des jeunes ont agressé un proviseur dans la cour d'un lycée de Grenoble. (reuters)
Des jeunes ont agressé un proviseur dans la cour d'un lycée de Grenoble. (reuters)


Nouvel accès de violence dans un lycée français. Mardi, le proviseur du lycée technique Louise-Michel de Grenoble a été roué de coups par des jeunes étrangers à l'établissement, selon des informations parues sur le site internet du Dauphiné Libéré. L'homme est intervenu pour refouler un adolescent qui avait pénétré en scooter dans la cour. Une enquête a été ouverte.

Un établissement sans histoire, et pourtant. Dans la cour du lycée technique Louise-Michel, c'est l'incompréhension qui domine ce mercredi matin. Dans la journée de mardi, vers 18 heures, le proviseur a en effet été violemment agressé dans l'enceinte même de l'établissement scolaire. "Ce soir (mardi, ndlr), les gens sont très choqués (...) parce que nous n'avons pas l'habitude de ce genre d'évènement", a raconté un membre du personnel au Dauphiné Libéré. Le contrôleur général Jean-Claude Borel-Garin, directeur départemental de la Sécurité publique, a confirmé les faits et annoncé l'ouverture d'une enquête pour "intrusion dans un établissement scolaire et violences à personne dépositaire de l'autorité publique".

Les faits auraient-ils pu être évités? A en croire les déclarations d'une élève, la réponse est oui: "Depuis la rentrée de septembre, il y a un groupe de mecs qui reste devant les grilles; des gars sans liens avec le lycée, qui tournent sans but précis. Quelques-uns étaient à scooter. L'un d'entre eux venait d'ailleurs de bousculer deux personnes. Ils ont fait un pari: le but était de rentrer dans l'enceinte du lycée avec le scooter, d'aller jusqu'aux portes du hall et de ressortir". Le pari a donc été réussi, mais à quel prix...

"Les auteurs sont en cours d'identification"

Quand il s'approche du hall au volant de son scooter, le premier intrus a la surprise de tomber sur le proviseur, présent par hasard sur les lieux. Ce dernier l'empoigne et le fait tomber. Depuis l'extérieur de l'établissement, les amis du jeune homme assistent à la scène. Et décident rapidement d'en devenir acteur. "Ses copains (...) se sont rués dans le lycée et ont tenté de libérer le gars", explique une élève. Acculé, le proviseur reçoit alors le soutien de deux de ses adjoints, ainsi que du concierge du lycée. S'en suit une bagarre générale, qui laisse le proviseur groggy. Lorsque les sapeurs pompiers arrivent sur les lieux, l'homme de 59 ans souffre de coups portés à la tête, qui nécessiteront un passage aux urgences et la pose de points de suture.

Pour l'heure, les agresseurs n'ont pas été identifiés, les recherches de la police dans le secteur juste après les faits n'ayant pas abouties. "Les auteurs sont en cours d'identification. Il est préférable pour tout le monde qu'ils se rendent par eux-mêmes au commissariat central. Faute de quoi nous serons contraints de venir les chercher!", a expliqué Jean-Claude Borel-Garin.


JDD
Au lycée Victor Duruy, à Paris. La classe de seconde nouvelle version devrait voir le jour en septembre 2009. Suivront les premières et terminales pour un baccalauréat revu et corrigé en juin 2012.
Au lycée Victor Duruy, à Paris. La classe de seconde nouvelle version devrait voir le jour en septembre 2009. Suivront les premières et terminales pour un baccalauréat revu et corrigé en juin 2012. Crédits photo : Le Figaro

Avec cette réforme, les élèves auront en partie le choix des matières étudiées. L'enseignement sera organisé par semestres. Première application en seconde dès 2009.

Le chantier de la réforme du lycée, ouvert par Xavier Darcos, devrait aboutir dans les prochaines semaines. Jean-Paul de Gaudemar, recteur d'Aix-Marseille, continue de mener des négociations avec les syndicats d'enseignants et les lycéens. Moins chargé en heures de cours, plus modulaire, le nouveau lycée, inspiré du «modèle finlandais», se veut une passerelle vers l'enseignement supérieur. En partie «à la carte», le choix de matières par semestre permettra des parcours moins spécialisés et donnera plus de souplesse à l'actuel dispositif des séries (L, ES et S).

• Quelle échéance pour la mise en œuvre ?
Xavier Darcos veut inaugurer la classe de seconde nouvelle version dès la rentrée prochaine en septembre 2009, même si les syndicats ont demandé un moratoire. Dans la foulée, la classe de première débutera dès septembre 2010, puis celle de terminale en 2011 pour un baccalauréat revu et corrigé en juin 2012.

• Comment se déroulera l'année de seconde ?
Le principe est simple : chaque lycéen élaborera, en fonction de ses compétences, de ses centres d'intérêt mais aussi de règles prédéfinies, son «menu» du semestre. «Il s'agit de permettre aux élèves de découvrir des matières qu'ils n'ont pas forcément testées au collège», souligne Jean-Paul de Gaudemar. Pour plus de souplesse, l'année sera divisée en deux semestres. Si les choses ne sont pas encore finalisées, l'hypothèse sur la table est que l'élève pourra choisir 9 modules de trois heures par semaine chacun, soit 18 modules par an. Les lycéens devront suivre 11 modules du tronc commun - français, mathématiques, deux langues vivantes, éducation physique et sportive et histoire-géographie - 4 modules d'«exploration» - tels que la physique, les sciences de la terre, l'informatique, les matières artistiques, les langues anciennes ou encore les matières technologiques - et enfin 3 modules de soutien individualisé.

• Quels changements en première et terminale ?
Les élèves de première et de terminale pourront choisir, eux, des matières de spécialisation. Au total, 45 % des enseignements feront partie d'un tronc commun et 45 % seront des enseignements de spécialisation. «Les élèves seront quand même guidés», insiste Jean-Paul de Gaudemar. C'est ainsi que l'élève devra choisir une dominante pour la moitié des enseignements de spécialisation. Pas question d'être trop éclectique. Le reste du temps (10 %) sera consacré à du soutien. Le principe des séries (L, ES, S) devrait disparaître au profit de «dominantes» composées de majeures et de mineures.

• Combien d'heures d'enseignement ?
En classe de seconde, le volume horaire devrait se situer à 975 heures par an, soit 27 heures par semaine - c'est la moyenne des pays de l'OCDE. Dans les séries générales, l'enseignement va aujourd'hui de 25 heures à 35 heures environ. Mais, dans certaines séries technologiques, les élèves peuvent suivre jusqu'à 40 heures de cours !

• Le bac est-il condamné ?
Pour le moment, ce sujet n'est pas officiellement abordé dans les discussions. «Cela reste tabou», souligne l'un des participants. Il n'empêche, compte tenu de la plus grande diversité des parcours que pourront choisir les lycéens, le bac devrait être revu et corrigé. Même si chacun avance avec prudence, l'idée d'une plus grande part de contrôle continu fait son chemin.

Le Figaro


La directrice d'une Segpa du XIIIème arrondissement a eu le nez cassé, après avoir demandé à une élève d'aller en salle de permanence à la suite d'un retard. Elle a déposé plainte.

 

 

(c) Reuters
Une directrice de collège a été brutalement agressée par une élève le 24 septembre, peut on lire dans le Parisien du samedi 4 octobre. Directrice de la section d'enseignement général et professionnel adapté (Segpa) du collège parisien Elsa-Triolet (XIIIè), Jacqueline Blondeau avait demandé à une élève d'aller en salle de permanence à la suite d'un retard. La jeune fille de 15 ans, qui l'attendait devant son bureau, l'a frappée d'un coup de poing au visage, lui cassant le nez, et entrainant une incapacité de travail de quinze jours. Sa blessure a nécessité une opération, vendredi 3 octobre. La directrice a porté plainte, et des poursuites devraient suivre alors que l'expulsion de l'élève est prévue pour jeudi 9 octobre, à l'issue d'un conseil de discipline.
"C'est un geste terrible, nous allons accompagner la directrice, y compris au niveau judiciaire", a condamné le directeur de l'académie de Paris, Michel Soussan.

"Une minorité d'élèves ingérables"

A l'issue d'une assemblée générale, la communauté enseignante a quant à elle écrit au recteur pour demander de nouveaux effectifs et tirer la sonnette d'alarme sur la situation des Segpa à Paris.
Professeur d'histoire en Segpa au collège Elsa-Triolet, Jérôme Anselmo témoigne dans Le Parisien : "Il y a une minorité d'élèves ingérables. L'agresseuse de Mme Blondeau avait déjà été exclue de deux établissements pour violences. Après son pétage de plombs, il a fallu l'intervention des pompiers pour qu'elle se calme…"
"Je suis le dossier de près et je vais demander à ce qu'on vérifie le parcours de tous les élèves inscrits en Segpa" a affirmé le directeur de l'académie de Paris, Michel Soussan.

NOUVELOBS.COM

Et si la mixité sociale était aussi l'affaire du privé ? En cette rentrée, les initiatives menées par les écoles sous contrat en direction des élèves des quartiers dits « difficiles » de Paris, Bordeaux, Marseille et Toulouse se multiplient. Et ce notamment grâce au plan « Espoir banlieues », dont le volet « éducation » est doté cette année de 200 millions d'euros. En rendant plus accessibles ses méthodes d'encadrement, le privé nuance son image élitiste. Quitte à faire grincer quelques dents du côté des proviseurs du public, qui voient de plus en plus de familles modestes se détourner de leurs établissements.

· L'enseignement privé basé en banlieue ouvre ses portes Une cinquantaine de classes relevant du privé ont ouvert cette année dans des zones sensibles des académies de Bordeaux, Toulouse et Marseille. Objectif : « récupérer » des élèves du public en grave échec scolaire et/ou handicapés. Ainsi à Sainte-Marie à Stains (Seine-Saint-Denis), une nouvelle sixième accueille dix-neuf enfants du département. « Les cours sont dispensés en demi-groupe, on les remet à niveau en français et maths notamment. Ils reçoivent aussi une aide aux devoirs et des cours de méthodologie », explique le directeur.

· Les familles huppées financent les boursiers Pour la deuxième année, le collège-lycée privé catholique Stanislas, à Paris, accueille des boursiers en prépa. Ils sont cinq - le directeur espère en avoir vingt à terme - et viennent de Seine-Saint-Denis. Leur scolarité complète - internat inclus - d'un montant de 8 500 euros par an et par jeune est financée par les familles aisées de « Stan ». « Sur la facture du premier trimestre, l'école propose de donner 75 euros, explique une mère. On est libres de donner plus, ou moins, ou pas du tout. Pour nous, c'est important que les enfants de familles modestes qui adhèrent à notre projet éducatif puissent profiter de cette école exceptionnelle. » L'an dernier, 85 % des parents ont fait un don. A l'échelle nationale, le public accueille deux fois plus de boursiers (27 %).

· Un lycée dans une usine Le lycée privé Jean-Paul II devrait ouvrir à la rentrée prochaine dans une usine désaffectée d'un quartier défavorisé de Sartrouville (Yvelines). Il pourrait accueillir 650 élèves.

· Les écoles huppées s'expatrient Comme Saint-Louis-de-Gonzague et Stanislas, la très chic Ecole alsacienne du 6e arrondissement veut créer, à terme, une « extension » de sa structure en banlieue parisienne. « La diversité est un plus, explique le directeur Pierre de Panafieu. L'avenir de notre système n'est pas dans la ghettoïsation. » Le « campus » éponyme, doté d'un internat de cent lits, accueillerait mille élèves, du primaire au bac, boursiers ou non. Les professeurs maison se délocaliseraient, les élèves volontaires aussi.


20 minutes


Salle de classe dans un lycée parisien

Plus d'un élève en difficulté scolaire sur cinq, à l'école élémentaire ou au collège, ne comprend pas ce qu'on lui demande de faire à l'école, selon un baromètre réalisé par le cabinet d'études "Trajectoires-réflex" pour l'Afev (étudiants bénévoles), publié mercredi.

A la question "en classe, est-ce que tu comprends toujours ce que l'on te demande de faire?", seulement 15 % des élèves interrogés répondent "toujours", 63% "pas certaines fois" et 22% "souvent, je ne comprends pas", selon ce baromètre mis en place, pour la première fois, dans le cadre de la "journée du refus de l'échec scolaire" mercredi.

Près de 30% des élèves interrogés "ne lèvent jamais" ou "pas très souvent le doigt en classe". Parmi eux, 56% l'expliquent par "la peur de se tromper ou la méconnaissance des réponses", selon l'étude.

26% des élèves en difficulté disent faire "beaucoup" de fautes d'orthographe (plus de 10) et 41% "un peu" (moins de 10).

A la question "tes parents te demandent-ils comment s'est passée ta journée à l'école/au collège?", 15% répondent "non, jamais" et 43% "oui, quelquefois".

En outre, 61% des élèves déclarent que leurs parents leur demandent "tous les jours" s'ils ont des leçons ou devoirs à faire, mais seuls 22% affirment qu'ils les aident pour leurs devoirs.

Un tiers des élèves interrogés disent qu'ils s'ennuient souvent, voire tout le temps à l'école.

Autre enseignement: 75% des élèves interrogés ne pratiquent pas une activité culturelle ou artistique en dehors de l'école, mais 33% font du sport en club.

Plus d'un tiers dit ne "jamais lire ou rarement un livre à la maison".

Par ailleurs, 42% des élèves interrogés ne prennent pas ou rarement un petit déjeuner le matin avant la journée scolaire. 20% des jeunes sondés disent se coucher après 22H00.

Cette enquête, publiée dans Le Parisien, a été réalisée par questionnaire, en face à face, par des étudiants de l'Association de la fondation étudiante pour la ville (Afev), auprès d'environ 700 enfants du CP à la 3ème en difficultés scolaires et recevant du soutien bénévole.

AFP


UNIVERSITE - Les universités lyonnaises ne font pas partie des bons élèves dans la mise en place du « plan Licence ». Cette réforme destinée à lutter contre le très fort taux d'échec des étudiants en première année, patine un peu en France. Alors, pour motiver tout le monde, Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur, a décidé de distribuer bons points et mauvais points aux 85 établissements qui doivent mettre en place ce plan. Sur les 85 établissements concernés, 16 établissements sont cités en exemple (1). Les bons élèves, ceux qui ont un bon point. Aucune université lyonnaise n'en fait partie, contrairement à Grenoble-I, pour ce qui concerne la région Rhône-Alpes...

Une petite dizaine d'universités ont par ailleurs reçu un discret blâme : la ministre n'a pas rendu public leurs noms, mais ce sont les plus mauvais élèves. Si elles paraissent un peu scolaires, ces évaluations ont une réelle importance pour les intéressés, car elles auront aussi un impact financier. Les enveloppes attribuées aux établissements seront en effet fonction non plus seulement de la situation sociale de leurs élèves, mais aussi des efforts entrepris. Ceux qui vont dans le bon sens toucheront plus. Les cancres seront financièrement sanctionnés.

Ol. B.

(1) Aix-Marseille-I, II, III, Bordeaux-I, Dijon, Grenoble-I, La Rochelle, Le Havre, Lille-I, Metz, Nancy-I, Paris-VI et XII, Pau, Poitiers et Toulouse-II).


LibéLyon





Les manuels scolaires présentent une vision pessimiste de l’évolution de nos sociétés, qui privilégie les crises et les conflits.

La vision que ces quelques ouvrages donnent de l’économie et de la société française est affectée d’un biais vraiment pessimiste. Leur ton est négatif et assez compassionnel. Le choix des textes et des illustrations paraît trop souvent relever de présupposés – dans certains cas assez idéologiques – notamment vis-à-vis du marché. Enfin, l’analyse se réduit trop souvent à l’expression d’une série d’opinions. Ce constat sévère est celui que dresse l’Académie des sciences morales et politiques dans le rapport qu’elle vient de publier sur l’enseignement de l’économie dans les lycées.

L’enjeu est important : près du tiers des bacheliers de l’enseignement général sont issus de la filière sciences économiques et sociales (SES). Leur première approche de l’entreprise et du monde du travail dépend pour beaucoup des cours qu’ils ont suivis au lycée et des manuels qui les résument.Or, il ressort des travaux de l’Académie que les programmes sont trop ambitieux, « qu’ils mettent trop peu l’accent sur la microéconomie, que les manuels sont parfois entachés d’affirmations erronées et qu’ils présentent souvent une image biaisée et fortement négative des réalités économiques par des textes et des illustrations inappropriés ».

Un exemple ? Pour illustrer « les mécanismes du marché et leurs limites », le manuel Hatier de première reproduit un tableau du peintre Gérôme : Vente d’esclaves dans la Rome antique. Sur la même double page, une photo représentant des prostituées et leurs clients mais aussi – quand même – la Bourse de Chicago. Plus loin, il est proposé aux lycéens d’« analyser un marché particulier », celui de la drogue. « Représentez la fonction de demande de marijuana et celle d’héroïne. Ont-elles la même forme ? Pourquoi ? »

Ce n’est pas la première fois que des voix autorisées s’élèvent pour déplorer, dans ce domaine, les malfaçons du programme et de certains livres scolaires. En mars 2007, l’ancien ministre de l’Éducation, Gilles de Robien, avait accusé les manuels d’économie d’offrir « parfois une vision déformée de l’entreprise et du monde du travail ».Avant lui, l’ancien ministre de l’Économie, Francis Mer, avait dénoncé, en 2004, « les cours de marxisme » infligés aux élèves par certains manuels. Plus récemment, Michel Pébereau, membre de l’Académie et président de l’Institut de l’entreprise, s’étonnait que ces manuels « ne donnent pas à la production et à l’échange, à l’entreprise et au marché la place centrale qui devrait être la leur pour permettre aux élèves de comprendre le fonctionnement de l’économie et la réalité actuelle des entreprises ».

Il suffisait jusque-là que les syndicats protestent pour que le statu quo l’emporte. Mais les critiques pourraient, cette fois, rencontrer un tout autre écho.

D’une part, parce que la qualité des travaux de l’Académie des sciences morales et politiques ne peut être contestée : établi à l’initiative de sa section Économie politique, son rapport rassemble les contributions d’économistes étrangers enseignant dans les plus prestigieuses universités (Oxford, Columbia, Princeton…), qui échappent à toute accusation de partialité.

D’autre part, parce que deux autres rapports récents confirment le constat des académiciens.L’un émane de l’association Jeunesse et entreprises, présidée par Yvon Gattaz. «Certains manuels sont déjà de bonne qualité [mais d’autres] semblent parfois avoir un parti pris antimarché », écrivent les auteurs, qui s’étonnent aussi du choix de certains exemples : marché de la drogue ou du tatouage.

L’autre rapport a été commandé par le ministre de l’Éducation nationale, Xavier Darcos, à Roger Guesnerie,professeur au Collège de France. Or, les conclusions de cette commission – qui comptait plusieurs enseignants parmi ses membres – recoupent presque mot pour mot celles de l’Académie des sciences morales et politiques : elle estime que les manuels respectent la pluralité des points de vue « mais avec un ton souvent négatif et parfois péremptoire ».

Les rapporteurs ont surtout noté «un biais pessimiste, une réticence à mettre en avant les progrès de la civilisation et du bien-être,[…] une insistance sur les malheurs, souffrances, discriminations, misères et conflits du monde qui leur paraît aller au-delà de l’éveil indispensable des élèves aux difficultés de la vie collective, une vision qui accumule les crises de toute nature, au risque d’ailleurs de dévaluer le mot. […] Comme le remarque l’un des rapporteurs à propos d’un manuel de seconde, l’approche penche toujours du côté négatif : à propos de la famille, on parle surtout des ruptures et des inégalités homme-femme ; à propos de l’emploi, on parle surtout chômage et précarité ; à propos de l’entreprise, on parle des conflits, des mauvaises conditions de travail et des bas salaires ; à propos des revenus, on parle surtout des inégalités ».

Ce constat accablant sur le fond se double d’une critique méthodologique tout aussi sévère : « Sur les questions difficiles du programme, l’absence d’analyse, qu’elle soit économique ou sociologique, débouche sur la présentation d’opinions tranchées,[…] souvent contestables et parfois caricaturales.Afin d’éviter le danger du parti pris, les manuels choisissent alors de sélectionner des opinions opposées. Mais cette compensation ne favorise en rien la compréhension de ce qu’est une approche scientifique ».

Les éditeurs de manuels se défendent évidemment de présenter une vision caricaturale de l’économie : ces livres « sont élaborés par des enseignants expérimentés qui cherchent les meilleurs moyens pour atteindre les objectifs des programmes », écrivent une soixantaine d’auteurs dans une « Lettre ouverte à ceux qui attaquent les manuels de sciences économiques et sociales ».

Des livres globalement “conformes aux programmes”

Un argument que ne conteste pas la commission Guesnerie (« Les manuels sont tous conformes aux programmes ») mais que nuance l’Académie des sciences morales et politiques : « La lecture des manuels ne fait malheureusement, pour l’essentiel, que confirmer le pessimisme né à la lecture des programmes, écrit le professeur Chiappori. […] S’y ajoutent, toutefois, des critiques spécifiques, liées avant tout à l’étonnante méconnaissance de la science économique contemporaine qui s’y manifeste, sans qu’il soit possible de dire si cette méconnaissance provient uniquement d’un respect trop littéral des indications du programme, ou résulte aussi d’un parti pris explicite. »

En recevant le rapport Guesnerie, le 4 juillet, Xavier Darcos a annoncé la mise en place « immédiate d’un groupe de suivi chargé de présenter un projet de nouveaux programmes ».

 

Valeurs Actuelle


PARIS (AFP) — Une large intersyndicale de l'Education organise jeudi une journée nationale d'actions multiformes, sans appel national à la grève, pour sensibiliser l'opinion aux milliers de suppressions de postes dans ce secteur en 2008 et 2009.

"Dans plusieurs endroits, il y a des mécontentements en cette rentrée. Le premier objectif de cette journée est donc de les faire s'exprimer à une même date", a affirmé mercredi à l'AFP Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, première fédération de l'Education.

Outre la FSU, les principaux syndicats de l'Education - Unsa-Education, Sgen-CFDT, CGT, FO, FAEN, Sud - sont à l'origine de cette journée, à laquelle s'associent les étudiants de l'Unef et de la Confédération étudiante.

La mobilisation promet d'être multiforme: selon un recensement des actions réalisé par la FSU, sont prévus à la fois des distributions de tracts, des sit-in, des envois de courriers aux élus, des conférences de presse locales, des rassemblements comme à Chartres, Bordeaux, Orléans, Montargis, Cahors, Bayonne, Annecy, Toulon ...

Autres initiatives, plus ludiques ou symboliques: on pourra assister à Valence à des lâchers de ballons réclamant "de l'oxygène pour l'Ecole", à un rassemblement "pique-nique" pour dire "non à l'Ecole au pain sec" à Mont-de-Marsan, à un concert de casseroles à la gare de La Part Dieu à Lyon, ou encore à un lâcher de pigeons en Vendée.

Aucun préavis national de grève n'a été déposé. La FSU recense deux grèves locales en collèges et lycées, en Champagne-Ardenne et en Guadeloupe. "Le but de la journée n'est pas de pousser à la grève, mais de sensibiliser l'opinion aux suppressions de postes et aux problèmes qui apparaissent à cette rentrée", a souligné M. Aschieri.

Selon les syndicats, les 11.200 emplois supprimés cette année, principalement dans les collèges et lycées publics, se traduisent par une baisse de l'offre éducative (suppressions d'options), des classes plus chargées ou encore un alourdissement de la charge des enseignants. Ces derniers sont incités, selon les syndicats, à faire des heures supplémentaires (ils doivent "prendre" l'équivalent de 4.200 postes en heures supplémentaires) et contraints, de plus en plus, à avoir un emploi du temps étalé sur plusieurs établissements.

13.500 autres non-renouvellements de fonctionnaires de l'Education partant à la retraite sont annoncés au budget 2009, et pour les trois prochaines années, les syndicats s'attendent à 40.000 postes en moins. Au total, 1,2 million de personnes travaillent dans l'Education, dont un peu plus de 800.000 enseignants.

Les syndicats veulent aussi faire du 11 septembre une première journée de mobilisation en vue de la manifestation nationale du dimanche 19 octobre à Paris, qu'ils ont annoncée la semaine dernière avec les parents d'élèves de la FCPE, les étudiants, les syndicats lycéens, les mouvements pédagogiques.

Plus largement, ils prévoient aussi une campagne auprès de l'opinion sur la place de l'Ecole dans la société. Selon le Sgen-CFDT, "cette journée annonce une mobilisation qui doit aller en s'amplifiant jusqu'au moment du vote du budget (2009) en novembre" par le Parlement.

Ces organisations étaient à l'origine de plusieurs journées d'actions, grèves ou manifestations l'année dernière, notamment au printemps, contre la politique gouvernementale de suppressions de postes.


Avant de prendre une assurance scolaire, il est conseillé de faire le tour de ses autres contrats pour vérifier si votre enfant est déjà couvert. (photo Delort/le Figaro)
Avant de prendre une assurance scolaire, il est conseillé de faire le tour de ses autres contrats pour vérifier si votre enfant est déjà couvert. (photo Delort/le Figaro)

Il n'est pas toujours nécessaire de souscrire un contrat spécifique.

Faut-il ou non souscrire une assurance scolaire ? C'est la question que se posent les parents tous les ans lorsqu'à la rentrée leur enfant revient à la maison avec des brochures d'assurance. Elles proviennent des compagnies qui ont passé des partenariats avec les associations de parents d'élèves : les MMA avec la Peep et la MAE avec la FCPE, qui assure un élève sur deux.

Bien qu'elle soit fortement conseillée par le ministère de l'Éducation nationale, qui la juge « indispensable », cette assurance est facultative. Les enfants sont en effet couverts pour toutes les activités scolaires obligatoires, l'État étant responsable des accidents survenus aux élèves, même si les remboursements pour les petits dommages sont dans les faits difficiles à obtenir. Cette assurance peut en revanche être exigée pour les activités facultatives extrascolaires : classes vertes, classes de nei­ge, voyages ou visites de mu­sée… D'autant que le risque d'ac­cidents est important. Selon la MAE, 58 % d'entre eux ont lieu dans le cadre scolaire. Les plus touchés sont les 8-15 ans (58 %).

Toutefois, à l'heure où la bais­s­e du pouvoir d'achat pousse les pa­­rents d'élèves à rogner sur leurs dépenses, certains parents peuvent être tentés de ne pas souscrire d'assurance. Il faut alors faire le tour de ses autres contrats pour vérifier si votre enfant est déjà couvert. Il peut en effet l'être par le biais de vos assurances personnelles même pour des activités extra-scolaires.

Les assurances scolaires comportent en effet deux garanties distinctes : l'une de responsabilité civile, couvrant les dommages que votre enfant pourrait causer à d'autres enfants, et l'autre assurant ses propres dommages corporels. Or, ces deux garanties peuvent faire l'objet de contrats différents. Généralement, votre contrat multirisque habitation comporte une garantie responsabilité civile (RC). De plus, certains contrats « garantie des accidents de la vie » (GAV) ou « individuelle accident corporel » assurent l'enfant lorsqu'il est victime d'un accident sans responsable identifié.

Entre 10 et 30 euros par an

Par ailleurs, de nombreux assureurs incluent l'assurance scolaire dans les contrats multirisques habitation. C'est le cas par exemple à la Maif (Raqvam). À la Macif, celle-ci est incluse dans les contrats habitation (Résidence principale) et dans la formule Régime de prévoyance familiale accident. À la GMF, elle est seulement incluse dans les contrats « accidents et famille ».

Reste que, pour un prix relativement modeste (10 à 30 euros par an en moyenne), l'assurance scolaire peut offrir des avantages que ne présente pas un contrat traditionnel. Les franchises sont ainsi moins élevées, voire inexistantes. « À la MAE, nous remboursons dès le 1er euro », assure-t-on à la MAE. Et beaucoup de compagnies offrent des garanties extrêmement larges, prévoyant, par exemple, le vol du cartable, mais aussi le risque de racket ou d'agression ou encore les frais d'école à domicile en cas de maladie. « C'est important d'avoir une assurance spécifique, par exemple lorsqu'on a un enfant musicien : s'il casse son instrument, l'assurance le rembourse », souligne Anne Kerkhove, présidente de la fédération de parents d'élèves Peep.


Le Figaro

Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés