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Parade sur la place rouge (AFP)
B.B. Deux initiales qui ont marqué l’histoire du cinéma. Et l’histoire tout court. Si Brigitte Bardot est un mythe vivant, il a toujours flotté
autour d’elle un parfum de scandale. Tout a commencé en 1957 avec Et Dieu créa la femme. Passée inaperçue en France, cette jeune actrice qui se déhanche sensuellement sur une table, enflamme le
public américain. Le Vatican crie au scandale et des prêtres vont même jusqu’à saisir les bobines dans des salles de projection. Le mythe est né...
Mais Brigitte Bardot vit mal cette notoriété et décide de tout plaquer pour se consacrer à la cause des animaux. Sans jamais cesser de traîner derrière elle un parfum de soufre, non plus pour ses
films, mais pour ses propos racistes et haineux.
Trop de dérapages
Agée de 72 ans, l’ancienne comédienne est devenue une femme affaiblie qui se déplace avec des béquilles (elle souffre d’arthrose) et dont l’amour excessif pour les animaux et les dérapages
exaspèrent. Brigitte Bardot, une vie, des scandales revient sur le parcours atypique d’une femme qui ne laisse personne indifférent.
Mercredi soir à 22 h 35 sur France 2

Voilà un homme hors du commun. Il a allègrement dévoré trois quarts du siècle, il s'est fait remarquer par Boris Vian et Raymond Queneau, il a bossé avec Léo Ferré et Jacques Brel, il a fait des virées avec Gainsbourg ou Nougaro (eh oui !), il est un des mammouths de la télé française et il conserve une fraîcheur juvénile, une affabilité touchante, de celui qui ne désespère jamais de l'humanité. Et c'est ce qu'il veut transmettre dans ses films. Navarro, l'Instit, Quai n° 1, Les Cœurs Brûlés, Le Château des Oliviers, Les Ritals, c'est lui et...
Aujourd'hui, c'est le Tuteur ?
Oui, c'est une nouvelle façon de faire de la télé. En trois dimensions. Avec des personnages qui ont de l'épaisseur. Ce rôle, c'est un vrai tuteur qui m'a aidé à le construire. Roland Magdane est très bien, car il n'est pas angélique. C'est un grand costaud, Magdane, il fait 1,85 m et s'il vous envoie une poire !.. Et puis, il y a l'histoire de ce garçon adopté. Les gens l'adorent, ce garçon, il a déjà plein de fans. Voyez-vous, j'ai inventé ce personnage parce que, moi aussi, j'ai recueilli un garçon...
C'est un nouveau genre de héros ?
Je crois que le public attendait cela. La télé fait du surplace : on passe du juge au proc, du proc à l'avocat, mais c'est toujours la même chose. Maintenant, le Tuteur marche très fort. On va faire quatre films par an.
Au fait, est-il vrai que la série l'Instit fut inspirée par Mitterrand ?
Oui, via Roger Hanin. Il lui a dit : « Demande à ton ami Grimblat d'inventer quelque chose pour stopper le Front National ». C'était dans les années 83-84, il avait peur d'un raz de marée. Alors, je me suis souvenu de la communale, du fronton avec Liberté-Egalité-Fraternité, mais surtout de mes vieux instits. Ils m'ont bien aidé. Je me plais à dire que je suis commandeur des Arts et Lettres avec bac moins cinq !
Quel jugement vous portez sur les autres séries télé ?
C'est trop souvent glauque. Je ne voudrais pas remettre des gens qui n'ont pas une bonne journée dans une ambiance glauque. Après leur travail, il faut leur apporter un moment de bonheur, les sortir de la réalité. Pour moi, le Tuteur, c'est un hymne à la vie. Les séries télé, cela doit être un bonheur de rechange. Mon but est que le téléspectateur soit un petit peu plus heureux après avoir regardé un de mes films que ce qu'il n'était avant.
La Dépêche
| Albert Spaggiari, le casse du siècle | |||
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Mardi 22 avril 2008 à 23.20 Un document de Philippe Marcoux
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«Spaggiari est un mytho. Il a réussi le casse du siècle, mais son désir était surtout de se faire connaître. J'aimais l'idée qu'il n'ait tué personne», explique le comédien-réalisateur, qui s'est donné le beau rôle en interprétant le gangster.
Loin de centrer l'action sur le cambriolage déjà traité en 1979 par José Giovanni dans Les Egouts du paradis, Rouve s'est penché sur l'exil de Spaggiari en Amérique du Sud et sur son tête-à-tête avec un journaliste français campé par Gilles Lellouche. « Bien que j'ai fait beaucoup de recherches, mon film n'est pas un documentaire mais une variation autour du personnage. » Ce parti pris de liberté donne toute sa saveur à une comédie policière où l'on découvre les fêlures intimes du casseur sous sa carapace de matamore aux déguisements ringards. « Mettre en scène, c'est un peu comme d'orchestrer un casse. Cela demande une certaine forme d'innocence », admet l'ancien Robin des Bois, qui s'amuse franchement à l'idée de pouvoir, peut-être un jour, être récompensé pour sa prestation savoureuse. « Mais je pense quand même que Spaggiari est moins porteur qu'Edith Piaf ! »

Il fut Ben-Hur et Moïse, il a exploré La Planète des singes et découvert le secret du Soleil vert, il a croisé Jules César et le Cid... Charlton Heston, légende hollywoodienne comme on n'en fait plus, est mort samedi à l'âge de 84 ans. L'acteur, oscarisé en 1959, souffrait de la maladie d'Alzheimer.
La filmographie de ce monstre de cinéma compte bon nombre d'épopées en costume, de westerns et de films de science- fiction. Charlton Heston avait ainsi prêté sa musculature de rêve et ses yeux bleus à Cecil B. DeMille (Sous le plus grand chapiteau du monde, Les Dix Commandements), Orson Welles (La Soif du mal) et Anthony Mann (Le Cid). « J'ai vécu une vie formidable ; j'ai assez vécu pour deux », confessait Charlton Heston.
Outre cette impressionnante carrière d'acteur, Charlton Heston s'est engagé dans diverses causes. Démocrate à l'heure des manifestations pour la reconnaissance des droits des Noirs (il manifeste en 1963 avec Martin Luther King), il épouse par la suite les idées ultraconservatrices des républicains. Président de la NRA, lobby des armes à feu aux Etats-Unis, de 1998 à 2003, il choque par des prises de position en contradiction avec sa filmographie. Antisémite alors qu'il a incarné Moïse, ultralibéral et homophobe alors qu'il a joué l'esclave affranchi et crypto-gay Ben-Hur, raciste alors que son personnage dans La Planète des singes prône l'entente entre les peuples.
Articles de 20 Minutes
Meilleurs film, scénario, espoir féminin et réalisateur. Abdellatif Kechiche a refait le coup de L'Esquive il y a trois ans : le cinéaste franco-tunisien a décroché les quatre mêmes césars. Peut-on parler de surprise ? Pas vraiment : La Graine et le Mulet, qui raconte de manière réaliste et cocasse l'histoire d'un vieil ouvrier arabe licencié d'un chantier naval et qui se bat pour ouvrir un resto de couscous de poisson, avait déjà remporté le prix spécial du jury et celui de la révélation à Venise, puis le prestigieux prix Louis-Delluc, le prix du Syndicat de la critique et les principales Etoiles de la presse...
Alors, bien sûr, les grincheux ne manqueront pas de rappeler que les 670 000 entrées de La Graine et le Mulet ne pèsent pas lourd face aux cinq millions de La Môme.
Sauf que l'an dernier déjà, la vague auteuriste qui avait récompensé Lady Chatterley a permis au film de Pascale Ferran de connaître une seconde carrière. Et de doubler sa fréquentation initiale
en attirant 200 000 spectateurs supplémentaires. On en souhaitera au moins autant au très beau film d'Abdellatif Kechiche. De tels résultats ne peuvent qu'encourager les producteurs à prendre des
risques. Et c'est tout le cinéma français, dans sa richesse et sa diversité, qui, à terme, en sortira gagnant.
Stéphane Leblanc - ©2008 20 minutes
Mais non, l'obtention des césars n'est pas truqué ; nous sommes en Démocratie voyons ! ;) Plus sérieusement, je n'ai pas vu ce film. je ne peux donc
critiquer sa qualité même. Mais, dans notre société où tout est joué d'avance (voir le cirque de Miss France !), je ne peux m'empêcher de penser que la mise en avant de ce long métrage est avant
tout politique...
Au théâtre Gérard Philippe de Saint-Denis, le metteur en scène Mohamed Rouabhi crée « Vive la France », chant d’amour à un pays revêche.
Avec son spectacle « Vive la France », Mohamed Rouabhi nous livre un regard original sur l’histoire de France. La pièce se joue jusqu’au 1er mars au théâtre Gérard Philippe de Saint-Denis. L’occasion d’en prendre pleins les yeux, les oreilles, les neurones… et les narines. C’est un hymne au métissage, à la rencontre entre les peuples, un cri d’amour à la France.
Dans le noir, un homme s’interroge, un bouquet de fleurs à la main. Il se recueille sur deux tombes. Celles de deux jeunes, Zyed et Bouna, emblèmes malgré eux des émeutes de novembre 2005 dans les banlieues françaises. La mort de ces deux jeunes gens et ses conséquences sont le point de départ de la pièce.
Le metteur en scène a décidé d’offrir aux « oubliés » de la République leur part d’histoire, en musique, en couleur, en poésie. Le spectacle, qui dure 3h20, pourrait s’intituler la métropole, ses colonies, ses banlieues. Engagement politique et personnel, expression artistique pluridisciplinaire, fruit de plusieurs mois de recherche, comme en témoignent les archives, télévisuelles et radiophoniques, qui alimentent le spectacle.
Dans la France de Mohamed Rouabhi, Marianne est noire, la Marseillaise est jouée au luth sur un air de musique andalouse, et les jeunes des banlieues crient en rap leur amour pour leur pays. Sur scène, 19 artistes dansent, chantent, slament, rappent, hurlent, courent, pendant que l’écran en arrière-plan, diffuse les paroles et les images d’intellectuels et politiques qui ont marqué notre histoire.
Pendant l’entracte, j’en profite pour interroger des jeunes visiblement heureux de se dégourdir les jambes et la langue. Saïdou,
élève en terminale électromécanique au lycée de Drancy, résume d’une phrase son ressenti du spectacle : « Franchement c’est bien. Mais c’qui se passe dans les banlieues on le savait
déjà. - Et la rencontre manquée entre Nicolas Sarkozy et Aimé Césaire en décembre 2005, vous en avez entendu parler ? lui demandé-je ? [L’ancien ministre de l’intérieur avait dû
reporter sa visite en Martinique, à cause des vives protestations contre la loi reconnaissant un rôle positif à la colonisation. L’écrivain martiniquais avait refusé de rencontrer Nicolas Sarkozy
pour ces mêmes raisons.] - Ben on a vu la colonisation en histoire, mais je sais pas qui c’est Aimé Césaire ! »
Gagné, Mohamed Rouabhi ! Vous avez ouvert une fenêtre dans l’esprit de ces jeunes gens, sous une forme artistique peu conventionnelle et sur des sujets qui les touchent directement. Autre bonne nouvelle : le spectacle est en fait une trilogie. Le prochain volet, à venir, s’intitulera « Travail, Famille, Patrie » et sera présenté cette année. Une deuxième leçon d’histoire qui s’annonce colorée !
Bouchra Zeroual
Toutes les informations sur www.theatregerardphilipe.com
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