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Cinéma/Films/Télévision/Théâtre


Le nouveau ministre de la Culture, Alexandre Avdeev, a annoncé que l'Etat allait passer commande à l'industrie nationale du cinéma de films au contenu plus "humain" et plus "patriotique" que les productions actuelles.

Parade sur la place rouge (AFP)

Parade sur la place rouge (AFP)

L'Etat russe va dès l'année prochaine passer commande à l'industrie nationale du cinéma de films au contenu plus "humain" et plus "patriotique" que les productions actuelles, a annoncé mercredi 2 juillet le nouveau ministre de la Culture Alexandre Avdeev.
"A partir de 2009, il y aura des commandes d'Etat avec un financement conséquent" en vue de réaliser de tels films, les autorités vont s'adresser à d'"éminents réalisateurs" et aux "meilleures équipes", a déclaré Alexandre Avdeev, cité par les agences, devant les députés.
Le ministre s'est par ailleurs félicité du fait que, selon lui, les parts de marché du cinéma national en Russie augmentent progressivement, y atteignant presque 30%, contre 70% pour les "productions américaines bas de gamme".

Outils majeurs de propagande

Alexandre Avdeev, qui a été ambassadeur en France avant d'être nommé en mai dans ses actuelles fonctions, a en outre dénoncé la mauvaise qualité de nombre de programmes télévisés, sans toutefois rien proposer pour en faire remonter le niveau dans la mesure, où, a-t-il rappelé, la télévision relève du ministère des Communications, et non du sien, celui de la Culture.
Le cinéma russe bénéficie actuellement d'un système de subventions, mais celles-ci sont souvent attribuées aux productions de réalisateurs ayant déjà fait leurs preuves à l'époque soviétique, tels que Nikita Mikhalkov ou Sergueï Solovïev.
Du temps de l'URSS, les films qui étaient des outils majeurs de propagande étaient entièrement financés par l'Etat et leurs sujets de prédilection étaient la Révolution, la Deuxième guerre mondiale et le monde du travail, montrant force de héros bolcheviques, militaires, ouvriers et kolkhoziens.


NOUVELOBS.COM

Un documentaire sans concession sur la comédienne




B.B. Deux initiales qui ont marqué l’histoire du cinéma. Et l’histoire tout court. Si Brigitte Bardot est un mythe vivant, il a toujours flotté autour d’elle un parfum de scandale. Tout a commencé en 1957 avec Et Dieu créa la femme. Passée inaperçue en France, cette jeune actrice qui se déhanche sensuellement sur une table, enflamme le public américain. Le Vatican crie au scandale et des prêtres vont même jusqu’à saisir les bobines dans des salles de projection. Le mythe est né...
Mais Brigitte Bardot vit mal cette notoriété et décide de tout plaquer pour se consacrer à la cause des animaux. Sans jamais cesser de traîner derrière elle un parfum de soufre, non plus pour ses films, mais pour ses propos racistes et haineux.

Trop de dérapages
Agée de 72 ans, l’ancienne comédienne est devenue une femme affaiblie qui se déplace avec des béquilles (elle souffre d’arthrose) et dont l’amour excessif pour les animaux et les dérapages exaspèrent. Brigitte Bardot, une vie, des scandales revient sur le parcours atypique d’une femme qui ne laisse personne indifférent.


Mercredi soir à 22 h 35 sur France 2


En 21 ans de carrière, Brigitte Bardot aura tourné dans 48 films et chanté plus de 80 chansons avant de prendre sa “retraite”, en 1973.


YAGMUR ÖZTÜRK
ZEN PRODUCTION / (c) Westwind Pictures ¦ YAGMUR ÖZTÜRK


La petite mosquée revient dans la prairie. Canal+ a reprogrammé cette sitcom, dont la seconde saison est diffusée tous les soirs à partir d’aujourd’hui, à 18 h 20 et en clair. Retour donc à Mercy, son imam sexy et son ex-imam Baaber qui ne comprend pas que les «Desperate House­wives» soient désespérées «puisqu’elles ne font que suivre leur devoir de femme». «On se demandait si cette série, dont l’héroïne est voilée, serait bien perçue, note Sandra Ouaiss, directrice des acquisitions de Canal. L’accueil reçu nous a incités à une diffusion quotidienne.»
Le groupe n’en a pas fini avec la vague «multikulti» (multiculturelle), puisqu’il a aussi proposé en avril sur Canal+ Family «Family Mix», série sur une famille recomposée avec papa turc et maman allemande. Et qu’elle diffusera à la rentrée «Aliens in America», histoire d’un jeune Pakistanais débarquant dans une famille du Wisconsin. Mais si le «multikulti» se parle en allemand ou anglais, il n’existe à ce jour aucune série française. « Il y a une frilosité, constate Malek Chebel, auteur de L’Islam pour les nuls (First Editions). A cause, entre autres, d’une laïcité qui place les cultes à la marge. Ce serait pourtant bien d’avoir une série qui parle de manière affectueuse et cocasse des musulmans.»

>>> Le match des héroïnes voilées, c'est ici...

Le salut viendra-t-il (encore) de Canal ? Fabrice de la Patellière, directeur de la fiction française, glisse : « Nous aimerions lancer des comédies sociales. Parce qu’elles parlent d’intégration, les « multikulti » sont une possibilité… »

Pierre Grimblat, fabricant de bonheur

Voilà un homme hors du commun. Il a allègrement dévoré trois quarts du siècle, il s'est fait remarquer par Boris Vian et Raymond Queneau, il a bossé avec Léo Ferré et Jacques Brel, il a fait des virées avec Gainsbourg ou Nougaro (eh oui !), il est un des mammouths de la télé française et il conserve une fraîcheur juvénile, une affabilité touchante, de celui qui ne désespère jamais de l'humanité. Et c'est ce qu'il veut transmettre dans ses films. Navarro, l'Instit, Quai n° 1, Les Cœurs Brûlés, Le Château des Oliviers, Les Ritals, c'est lui et...

Aujourd'hui, c'est le Tuteur ?

Oui, c'est une nouvelle façon de faire de la télé. En trois dimensions. Avec des personnages qui ont de l'épaisseur. Ce rôle, c'est un vrai tuteur qui m'a aidé à le construire. Roland Magdane est très bien, car il n'est pas angélique. C'est un grand costaud, Magdane, il fait 1,85 m et s'il vous envoie une poire !.. Et puis, il y a l'histoire de ce garçon adopté. Les gens l'adorent, ce garçon, il a déjà plein de fans. Voyez-vous, j'ai inventé ce personnage parce que, moi aussi, j'ai recueilli un garçon...

C'est un nouveau genre de héros ?

Je crois que le public attendait cela. La télé fait du surplace : on passe du juge au proc, du proc à l'avocat, mais c'est toujours la même chose. Maintenant, le Tuteur marche très fort. On va faire quatre films par an.

Au fait, est-il vrai que la série l'Instit fut inspirée par Mitterrand ?

Oui, via Roger Hanin. Il lui a dit : « Demande à ton ami Grimblat d'inventer quelque chose pour stopper le Front National ». C'était dans les années 83-84, il avait peur d'un raz de marée. Alors, je me suis souvenu de la communale, du fronton avec Liberté-Egalité-Fraternité, mais surtout de mes vieux instits. Ils m'ont bien aidé. Je me plais à dire que je suis commandeur des Arts et Lettres avec bac moins cinq !

Quel jugement vous portez sur les autres séries télé ?

C'est trop souvent glauque. Je ne voudrais pas remettre des gens qui n'ont pas une bonne journée dans une ambiance glauque. Après leur travail, il faut leur apporter un moment de bonheur, les sortir de la réalité. Pour moi, le Tuteur, c'est un hymne à la vie. Les séries télé, cela doit être un bonheur de rechange. Mon but est que le téléspectateur soit un petit peu plus heureux après avoir regardé un de mes films que ce qu'il n'était avant.


La Dépêche




Albert Spaggiari, le casse du siècle
Mardi 22 avril 2008 à 23.20
Un document de Philippe Marcoux

Albert Spaggiari, le “cerveau” du casse de Nice, une légende du grand banditisme…
En 1976, il a réussi un coup monumental, le cambriolage de la salle des coffres de la
Société Générale de Nice en passant par les égouts. Butin, 5 milliards de centimes, 24 millions d’euro… Faites entrer l’accusé retrace le parcours d’Albert Spaggiari, personnalité ambiguë, à la fois séducteur désinvolte à la Arsène Lupin et militant violent de toutes les causes nationalistes. Société Générale de Nice, 20 juillet 1976 : l’annonce du casse du siècle est à la Une de tous les médias.

Le fric-frac a été découvert la veille par Charles Battistelli, employé à la Société Générale, le premier à être entré dans la salle des coffres.Il raconte la découverte du casse : 317 coffres fracturés et dans la salle, un vrai capharnaüm : photos intimes affichées, sol jonché d’objets divers, de bijoux de pacotille, ceux qui n’ont pas intéressé les voleurs. Les casseurs ont "signé" leur coup d’un mot collé sur une armoire : "ni armes, ni violence et sans haine"…

Les policiers refont à l’envers le parcours des voleurs… Ils passent par un tunnel de 8 mètres creusé dans la roche, puis les égouts de Nice, puis la rivière souterraine du Paillon… Tout au long, le sol est jonché de matériel. Peu d’indices, mais une seule certitude, la logistique est sans précédent. Le casse a été fait par une grosse équipe, des bandits expérimentés. Une rafle est lancée dans le milieu marseillais. Certains voyous donnent un nom, celui d’Albert Spaggiari. Spaggiari, le petit photographe niçois, commence par nier …Il veut négocier ses aveux, il a des amitiés haut placées, il ne parlera que devant un grand personnage du ministère de l’intérieur. Maître Jacques Peyrat son avocat, actuel maire de Nice, assiste aux aveux de Spaggiari devant Honoré Gévaudan, l’un des plus importants flics de France. Spaggiari lui-même, filmé quelques années plus tard, alors qu’il est en cavale par une caméra de télévision, donne tous les détails du "casse" du siècle. Des mois de préparation, des semaines de travaux en sous-sol ; dans les égouts, les casseurs ont fini par apprivoiser les rats …
Fanfaron, hâbleur, provocateur, Spaggiari devient pour l’opinion publique une sorte de mythe, mandrin qui vole les riches sans haine, ni violence et sans armes. Et pourtant l’homme est plus complexe qu’il n’y paraît. Le casse, il le revendique au nom d’une organisation chargée d’aider les fascistes du monde entier. Ancien d’Indochine, il a été membre de l’OAS et a même voulu assassiner de Gaulle. Depuis il continue à militer dans les mouvements nationalistes. Robert, son ami, l’a accompagné dans ses combats et ses errances. Après son arrestation, Spaggiari ne reste pas longtemps en prison. Le 10 mars 1977, Il s’évade par la fenêtre du bureau du juge d’instruction. Une évasion très facile, trop facile selon certains. A-t-il bénéficié d’aide de ses amis politiques, notamment d’anciens OAS proches du maire de Nice Jacques Médecin ? La polémique lancée par la presse de gauche permet la mise en ballottage du maire lors des municipales de 1977.

Le juge d’instruction Richard Bouazis et Me Jacques Peyrat, se souviendront toujours de cette évasion et de ses conséquences. Spaggiari en cavale devient le premier "bandit médiatique". Il donne régulièrement de ses nouvelles à la presse, écrit des livres. Lassé de la cavale, ruiné, malade d’un cancer de la gorge, Spaggiari tente de négocier sa reddition… Mais il meurt en 1989, à 57 ans, en exil en Italie, après douze années passées à se grimer et à fuir. Sa compagne ramène elle-même le corps de Spaggiari en France. Il est enterré à Hyères, dans le Var. Devant les caméras de télévision, il avait pourtant demandé à être incinéré.



Jean-Paul Rouve, alais Albert Spaggiari, dans «Sans arme ni haine ni violence».
DR ¦ Jean-Paul Rouve, alais Albert Spaggiari, dans «Sans arme ni haine ni violence».

En 1976, Albert Spaggiari a réussi à cambrioler une banque en passant par les égouts à Nice. Sans arme ni haine ni violence est sa devise ainsi que le titre du premier long métrage signé Jean-Paul Rouve.

«Spaggiari est un mytho. Il a réussi le casse du siècle, mais son désir était surtout de se faire connaître. J'aimais l'idée qu'il n'ait tué personne», explique le comédien-réalisateur, qui s'est donné le beau rôle en interprétant le gangster.

Loin de centrer l'action sur le cambriolage déjà traité en 1979 par José Giovanni dans Les Egouts du paradis, Rouve s'est penché sur l'exil de Spaggiari en Amérique du Sud et sur son tête-à-tête avec un journaliste français campé par Gilles Lellouche. « Bien que j'ai fait beaucoup de recherches, mon film n'est pas un documentaire mais une variation autour du personnage. » Ce parti pris de liberté donne toute sa saveur à une comédie policière où l'on découvre les fêlures intimes du casseur sous sa carapace de matamore aux déguisements ringards. « Mettre en scène, c'est un peu comme d'orchestrer un casse. Cela demande une certaine forme d'innocence », admet l'ancien Robin des Bois, qui s'amuse franchement à l'idée de pouvoir, peut-être un jour, être récompensé pour sa prestation savoureuse. « Mais je pense quand même que Spaggiari est moins porteur qu'Edith Piaf ! »


20 Minutes




Comme Arsène Lupin, Albert Spaggiari traîne une fausse réputation de gentleman-cambrioleur. Ils sont pourtant exactement l'inverse : des héros en marge, des rebelles.
Spaggiari avait d'ailleurs prévenu : "Prenez garde, car nous ne respectons pas la règle du jeu, nous. Ce jeu dans lequel vous vous êtes enfoncés depuis deux mille ans, depuis Jules et depuis Jésus, nous ne le pratiquons pas. Notre seul jeu, à nous, c'est celui de la corde de nos ancêtres celtes ou germains et slaves. Faut pas rire avec les barbares, nom de Dieu ! '
Adeptes de la respectabilité, passez votre chemin.

Itinéraire de Hyères à Hanoï

Albert Spaggiari, -quel présage-, a été conçu à la ferme des Dominici. Il naîtra au pays de Giono, sur les bords de la Durance. Son père meurt très tôt et c'est sa mère qui l'élève au sein de son clan italo-provençal, sous la terrible autorité de Mémé Dirce (quel personnage !).
Le jeune Albert grandit à Hyères où sa mère tient un commerce de lingerie. Il préfère très vite les bagarres des railles au train-train de l'école. Sa mère ne lui dit-elle pas que `` travailler c'est faire quelque chose qui ne te plaît pas pour gagner des sous '. Toute sa vie, Albert préférera l'aventure à la monotonie sociale.
Son premier casse... Il le commet tout gamin pour lancer un superbe solitaire sur les genoux d'une jeune et belle passante qu'il n'a pas su retenir... Las des petites bagarres, Albert se jette dans la grande, celle des adultes. C'est beaucoup moins beau et ce sera l'Indochine. Parachutiste, SS à de Gaulle comme les appellent les cocos, il est venu naïvement `` prendre part à un fort beau spectacle '. Qu'il racontera dans son premier livre, Faut pas rire avec les Barbares, rédigé à la Santé, où ses activités OAS l'ont envoyé plusieurs années après.
L'Indochine de Spaggiari, c'est un mélange de Schoendoerffer, de Mash et de Malraux (celui de La Voie Royale). Une guerre crue, de condottiere, de soudard. Comment oublier la belle arabesque d'une vietnamienne abattue par ses camarades, ce mariage collectif, cet opéra-bouffe de jungle qui finit en Golgotha, les fines blagues du médecin qui planque les amputations dans la gamelle du capitaine, les bouges, les filles, les bagarres, l'alcool, l'opium, les menus trafics et ce casse qui le mènera au bagne militaire. Puis aux Baumettes, une fois que Mendès dit France aura jeté l'éponge. La décolonisation, Spaggiari l'aura bien comprise : `` Si on veut bien se décomplexer, faut le dire : cette guerre est complètement con. Et on n'a jamais vu un peuple, dans l'Histoire, ne pas reprendre sa liberté. ' Ce que résumera aussi son copain Riton l'anarchiste : `` Tu comprends ça, Bébert, qu'il faudrait se dépersonnaliser totalement pour pouvoir aller vivre ailleurs. Sûr que cavale oblige ! La famine, les guerres, la démographie et tout ce que tu veux, mais tu n'obligeras jamais un homme à ne pas se regrouper avec ceux de son clan. Et ça n'est pas une question d'habitude ! On ne se débarrasse pas de ses gènes, ni en mille ans ni en dix mille ans. ' Ce que n'ont toujours pas compris les métisseurs qui nous gouvernent et certains nostalgiques coloniaux...

Les utopies d'empire

Spaggiari, qui a bourlingué aussi en Afrique, est venu, a vu, et n'a pas adhéré aux utopies d'empire. Tout en reconnaissant les réalités, loin des caricatures archi-rabâchées : `` Non, monsieur l'Imbécile de tout à l'heure, il y avait moins de racisme dans toute l'Afrique française que dans la respectable bourgeoisie parisienne, moins de champs de coton ou de mines de sel là-bas que de Boulogne-Billancourt dans l'Hexagone. '

Les égouts du paradis

Albert finit par se poser au nid d'aigle provençal (difficilement accessible par une piste si dure qu'il l'a surnommée le "refouloir à cons " !) des Oies sauvages avec sa femme Audi. Il est photographe. Mais privé de la plus belle des aventures, la vie de notable n'est toujours pas pour lui : `` Sans enfant, il n'y a pas de tribu, ce repaire, je l'ai bâti pour rien. Aucun des enfants que j'aurais pu avoir ne partira piller la plaine ou fertiliser la montagne. ' Alors, avec quelques hors-la-loi dans son genre, rencontrés au gré de ses aventures, comme l'attachant mai 68 à qui il a sauvé la peau lors des barricades , il met au point une idée géniale : le casse de la Société Générale de Nice par les égouts. La vocce della fogna !

Sans haine, sans violence...

Un travail titanesque exécuté par des fourmis, dans la merde, avec les rats pour compagnie. Mais au bout du tunnel, 46 et quelques millions de francs sans compter les pierres trop brûlantes pour être écoulées, les coffres non ouverts et les éternelles mesquineries (lettres de chantage, photos pornos... ) qu'il aura le tact de laisser à leurs dignes propriétaires non sans les avoir affichées sur les murs de la banque. Le tout `` sans haine, sans violence et sans arme '. Finalement balancé, Spaggiari et une partie du Gang des égoutiers sont arrêtés. Mais, toujours spectaculaire et imprévisible, Albert s'évade de manière sensationnelle en sautant de la fenêtre du bureau du juge d'instruction.
C'est le début d'une cavale qui l'amènera en Amérique du sud et qui finira sur un lit d'hôpital parisien (il était déjà revenu plusieurs fois en France, à la barbe des condés, pour embrasser sa mère et les copains ou passer à un Apostrophes clandestin !).

Son dernier et plus beau livre reste le journal d'une Truffe. C'est là que se cache à jamais le vrai Spaggiari, où l'on découvre son plus beau coup : sa vie. Au soir de celle-ci, Spaggiari dîne avec ses fantômes, se lève, paie l'addition et nous quitte sur la pointe des pieds.

A bientôt Albert!

``Bou diou, qué béou païs', tant que l'accent, dont on me fait vergogne, m'en revient. Et je le garde, tè!


(Journal d'une Truffe p.264)

Charlton Heston lors d'une convention de la National Rifle Association (défense du port d'arme), le 1er mai 1999 à Denver.
Mark Leffingwell AFP/Archives ¦ Charlton Heston lors d'une convention de la National Rifle Association (défense du port d'arme), le 1er mai 1999 à Denver.


Moïse brandissant les tables de la loi, ou le citoyen exhibant un fusil? Les images que l’on pourra retenir de Charlton Heston, mort samedi 5 avril 2008 à 84 ans à son domicile de Berverly Hills, sont multiples.  

Charlton Heston, de son vrai nom Charles Carter, qui avait reçu en 1959 l'oscar du meilleur acteur dans «Ben Hur» et avait interprété Moïse dans les «Dix Commandements» de Cecil B. De Mille en 1956, luttait ces dernières années contre la maladie d'Alzheimer.

«A ses amis, collègues et admirateurs, nous apprécions votre soutien sans bornes. Il se dévouait avec passion à chaque rôle qu'il incarnait, et souscrivait à chaque cause avec un enthousiasme incomparable», déclare la famille dans son communiqué.

>>> Retrouvez des extraits de films en cliquant ici...

Connu pour ses prises de position conservatrices, notamment contre l'avortement, l'acteur préside de 1998 à 2003 la National Rifle Association, le puissant lobby des armes à feu, se consacrant alors à la défense du droit controversé de détenir des armes individuelles aux Etats-Unis.

A la tête de la NRA, il prend la décision controversée de maintenir la convention de l'association organisée à Denver (Colorado) en 1999, à peine deux semaines après le massacre du lycée de Columbine, non loin de là, lors duquel deux adolescents avaient tué douze élèves et un professeur avant de se suicider.


Heston rend les armes


Il fut Ben-Hur et Moïse, il a exploré La Planète des singes et découvert le secret du Soleil vert, il a croisé Jules César et le Cid... Charlton Heston, légende hollywoodienne comme on n'en fait plus, est mort samedi à l'âge de 84 ans. L'acteur, oscarisé en 1959, souffrait de la maladie d'Alzheimer.

La filmographie de ce monstre de cinéma compte bon nombre d'épopées en costume, de westerns et de films de science- fiction. Charlton Heston avait ainsi prêté sa musculature de rêve et ses yeux bleus à Cecil B. DeMille (Sous le plus grand chapiteau du monde, Les Dix Commandements), Orson Welles (La Soif du mal) et Anthony Mann (Le Cid). « J'ai vécu une vie formidable ; j'ai assez vécu pour deux », confessait Charlton Heston.

Outre cette impressionnante carrière d'acteur, Charlton Heston s'est engagé dans diverses causes. Démocrate à l'heure des manifestations pour la reconnaissance des droits des Noirs (il manifeste en 1963 avec Martin Luther King), il épouse par la suite les idées ultraconservatrices des républicains. Président de la NRA, lobby des armes à feu aux Etats-Unis, de 1998 à 2003, il choque par des prises de position en contradiction avec sa filmographie. Antisémite alors qu'il a incarné Moïse, ultralibéral et homophobe alors qu'il a joué l'esclave affranchi et crypto-gay Ben-Hur, raciste alors que son personnage dans La Planète des singes prône l'entente entre les peuples.


Articles de 20 Minutes

 




Meilleurs film, scénario, espoir féminin et réalisateur. Abdellatif Kechiche a refait le coup de L'Esquive il y a trois ans : le cinéaste franco-tunisien a décroché les quatre mêmes césars. Peut-on parler de surprise ? Pas vraiment : La Graine et le Mulet, qui raconte de manière réaliste et cocasse l'histoire d'un vieil ouvrier arabe licencié d'un chantier naval et qui se bat pour ouvrir un resto de couscous de poisson, avait déjà remporté le prix spécial du jury et celui de la révélation à Venise, puis le prestigieux prix Louis-Delluc, le prix du Syndicat de la critique et les principales Etoiles de la presse...

Alors, bien sûr, les grincheux ne manqueront pas de rappeler que les 670 000 entrées de La Graine et le Mulet ne pèsent pas lourd face aux cinq millions de La Môme. Sauf que l'an dernier déjà, la vague auteuriste qui avait récompensé Lady Chatterley a permis au film de Pascale Ferran de connaître une seconde carrière. Et de doubler sa fréquentation initiale en attirant 200 000 spectateurs supplémentaires. On en souhaitera au moins autant au très beau film d'Abdellatif Kechiche. De tels résultats ne peuvent qu'encourager les producteurs à prendre des risques. Et c'est tout le cinéma français, dans sa richesse et sa diversité, qui, à terme, en sortira gagnant.

Stéphane Leblanc - ©2008 20 minutes



Mais non, l'obtention des césars n'est pas truqué ; nous sommes en Démocratie voyons ! ;) Plus sérieusement, je n'ai pas vu ce film. je ne peux donc critiquer sa qualité même. Mais, dans notre société où tout est joué d'avance (voir le cirque de Miss France !), je ne peux m'empêcher de penser que la mise en avant de ce long métrage est avant tout politique...


Au théâtre Gérard Philippe de Saint-Denis, le metteur en scène Mohamed Rouabhi crée « Vive la France », chant d’amour à un pays revêche.

Avec son spectacle « Vive la France », Mohamed Rouabhi nous livre un regard original sur l’histoire de France. La pièce se joue jusqu’au 1er mars au théâtre Gérard Philippe de Saint-Denis. L’occasion d’en prendre pleins les yeux, les oreilles, les neurones… et les narines. C’est un hymne au métissage, à la rencontre entre les peuples, un cri d’amour à la France.

Dans le noir, un homme s’interroge, un bouquet de fleurs à la main. Il se recueille sur deux tombes. Celles de deux jeunes, Zyed et Bouna, emblèmes malgré eux des émeutes de novembre 2005 dans les banlieues françaises. La mort de ces deux jeunes gens et ses conséquences sont le point de départ de la pièce.

Le metteur en scène a décidé d’offrir aux « oubliés » de la République leur part d’histoire, en musique, en couleur, en poésie. Le spectacle, qui dure 3h20, pourrait s’intituler la métropole, ses colonies, ses banlieues. Engagement politique et personnel, expression artistique pluridisciplinaire, fruit de plusieurs mois de recherche, comme en témoignent les archives, télévisuelles et radiophoniques, qui alimentent le spectacle.

Dans la France de Mohamed Rouabhi, Marianne est noire, la Marseillaise est jouée au luth sur un air de musique andalouse, et les jeunes des banlieues crient en rap leur amour pour leur pays. Sur scène, 19 artistes dansent, chantent, slament, rappent, hurlent, courent, pendant que l’écran en arrière-plan, diffuse les paroles et les images d’intellectuels et politiques qui ont marqué notre histoire.

Pendant l’entracte, j’en profite pour interroger des jeunes visiblement heureux de se dégourdir les jambes et la langue. Saïdou, élève en terminale électromécanique au lycée de Drancy, résume d’une phrase son ressenti du spectacle : « Franchement c’est bien. Mais c’qui se passe dans les banlieues on le savait déjà. - Et la rencontre manquée entre Nicolas Sarkozy et Aimé Césaire en décembre 2005, vous en avez entendu parler ? lui demandé-je ? [L’ancien ministre de l’intérieur avait dû reporter sa visite en Martinique, à cause des vives protestations contre la loi reconnaissant un rôle positif à la colonisation. L’écrivain martiniquais avait refusé de rencontrer Nicolas Sarkozy pour ces mêmes raisons.] - Ben on a vu la colonisation en histoire, mais je sais pas qui c’est Aimé Césaire ! »

Gagné, Mohamed Rouabhi ! Vous avez ouvert une fenêtre dans l’esprit de ces jeunes gens, sous une forme artistique peu conventionnelle et sur des sujets qui les touchent directement. Autre bonne nouvelle : le spectacle est en fait une trilogie. Le prochain volet, à venir, s’intitulera « Travail, Famille, Patrie » et sera présenté cette année. Une deuxième leçon d’histoire qui s’annonce colorée !

Bouchra Zeroual

Toutes les informations sur www.theatregerardphilipe.com


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