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Immigration

/ Photo Jean-Louis Sourd


 

Profitant de leur présence dans l'Hexagone pour le début de la saison de la Turquie en France, des ministres du président Abdullah Gül ont choisi de rencontrer leurs compatriotes. Ainsi, Selma Aliye Kavaf, ministre des Femmes et de la famille, invitée par les associations turques de Saint-Claude, a bousculé son emploi du temps pour faire une visite éclair à Oyonnax. Elle a échangé, dans les locaux de l'association des travailleurs turcs d'Oyonnax, avec un public venu en nombre à sa rencontre. 

 

Le Progrès

 

 

L'ancien Premier ministre, Michel Rocard, a estimé samedi à Strasbourg lors des 70 ans de la Cimade que la France et l'Europe "peuvent et doivent accueillir toute la part qui leur revient de la misère du monde", référence à une phrase contestée qu'il avait prononcée en 1990.

Intervenant en prélude à une table ronde sur le thème "Quel accueil de l'autre dans l'Europe de demain ?", M. Rocard est revenu sur sa fameuse phrase prononcée il y a 19 ans devant des militants de la Cimade: "la France ne peut accueillir toute la misère du monde mais elle doit savoir en prendre fidèlement sa part".

Confiant qu'elle lui avait "joué les pires des tours", il a aussi regretté que l'on n'en ait retenu que la première partie. Avant de lâcher devant un parterre de militants réunis au Palais Universitaire de Strasbourg : "la France et l'Europe peuvent et doivent accueillir toute la part qui leur revient de la misère du monde".

Applaudi à plusieurs reprises, il a encore estimé que "les 20 ans écoulés ont été marqués par la dérive des réglementations européennes des migrants sur une vision purement sécuritaire" et a fustigé une "politique d'inhospitalité".

Plaidant pour un "changement des pratiques politiques", il a encore salué l'abandon par le gouvernement des tests ADN - "une opportune marche en arrière" - mais a critiqué les "quotas annuels d'expulsion" qui ne peuvent conduire "qu'à une sorte de traque de la part des policiers".

M. Rocard s'exprimait à l'occasion du 70e anniversaire de la Cimade (Comité Inter-Mouvements Auprès Des Evacués).

La Cimade est la seule association présente dans les centres de rétention (CRA), depuis leur création officielle en 1981, malgré une réforme qui vise, notamment, à les partager en "lots" et à confier les missions d'assistance aux étrangers à d'autres associations.

Le 70e anniversaire de la Cimade, dont le coup d'envoi était donné samedi lors d'un colloque à Strasbourg, donnera lieu pendant toute une année à des événements et divers colloques associant "mémoire, réflexion et action".

 

AFP

Sur les quelque 130 étrangers majeurs interpellés mardi à Calais et placés en rétention, les juges des libertés ont d'ores et déjà demandé la libération de plus de 80 d'entre eux même si les parquets ont fait appel, a-t-on appris de sources concordantes.

Selon Damien Nantes, de la Cimade, jusqu'à présent seule association présente dans les centres de rétention, les juges des libertés et de la détention (JLD) ont demandé la libération de "plus de 80" des personnes interpellées à Calais et placées dans différents centres de rétention (Cra) à travers toute la France.
Selon diverses sources, la grande majorité des personnes interpellées, aussi bien majeures que mineures (125) seraient originaires d'Afghanistan.

Selon un premier décompte encore approximatif de la Cimade, il y aurait eu 38 annulations de procédure à Nîmes, 8 à Marseille, 6 à Rennes et 30 à Toulouse. Dans la grande majorité des cas, les différents parquets ont fait appel de ces décisions.
Les parquets ayant 24 heures pour faire appel, la majorité des cas devrait être jugée aujourd'hui ou, compte tenu du week-end, lundi.
"Tout ceci était relativement prévisible, a commenté Damien Nantes. Dans une rafle, car c'est bien d'une rafle qu'il s'agissait à Calais, il y a nécessairement des erreurs préjudiciables aux droits des personnes et ce sont ces erreurs que les juges ont constaté".

"Le choix de l'éloignement géographique des personnes est aussi une atteinte aux droits des personnes", a-t-il ajouté en relevant qu'aucun étranger n'avait été placé en rétention à proximité de Calais, que ce soit dans les centres de Coquelles ou de Lille, qui dispose, pour ce dernier, de 100 places alors que "seules" 25 sont occupées.


Le Figaro
Communiqué de Carl LANG,

président du Parti de la France,
Conseiller régional du Nord-Pas de Calais


Le 30 décembre 2002, le hangar de Sangatte fermait ses portes après avoir accueilli plus de 60 000 clandestins. Au terme d'un accord conclu entre Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, avec son homologue britannique, accord présenté comme "la solution", 70% des réfugiés avaient été accueillis en Grande-Bretagne, les autres ayant été régularisés par la délivrance d'un titre de séjour en France.

Force est de constater que les problèmes d'immigration clandestine n'ont pour autant pas été réglés.

Fermer Sangatte sans fermer les frontières, c'était évidemment incohérent, absurde et inefficace. Aujourd'hui, le démantèlement de ce qui est appelé pudiquement la "jungle", véritable zone de non droit, ne sera pas plus qu'hier une solution à l'immigration clandestine, à la lutte contre les passeurs, contre l'insécurité et les violences qui en découlent. La population locale du Calaisis le sait bien.

L'urgence n'est pas de déplacer les problèmes, à ce jeu de cache-cache, les clandestins sont meilleurs que les policiers, ni de pratiquer l'habituelle politique de poudre aux yeux par des coups d'effets d'annonce médiatiques jamais suivis d'effets.

Le Parti de la France demande, comme première mesure de sauvegarde et de précaution, le rétablissement des contrôles à toutes nos frontières nationales en supprimant les criminels Accords de Schengen, ainsi que l'arrestation et l'expulsion systématique de toute personne entrée illégalement en France.

Il demande la suppression de l'aide médicale d'Etat (AME) qui permet d'attribuer des soins gratuits aux clandestins, l'interdiction de scolarisation des enfants nés de parents en situation irrégulière et la suppression de toutes les aides sociales aux clandestins.

Il faut, maintenant et vite, mettre un terme aux pompes aspirantes de l'immigration clandestine en supprimant l'intégralité de toutes possibilités d'aides sociales ou d'activité professionnelle pour les étrangers en situation irrégulière.

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