Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Liens

Recommander

Arts/Cultures/Traditions/Terroir/Gastronomie

Des vendanges ont eu lieu mardi sur le site de Pompéi, près de Naples (sud), où a été planté un vignoble du cépage cultivé par les habitants de la cité jusqu'à sa disparition sous une pluie de cendres en 79 après Jésus Christ, a constaté une journaliste de l'AFP.

Le raisin a été récolté, pour la dixième année consécutive, sur deux hectares, répartis en multiples parcelles placées au milieu des célèbres ruines de la ville anéantie par l'éruption du Vésuve.

"Pompéi fait partie des symboles de l'Italie. Seuls les Barbares oublient leur histoire. Nous, en revanche, provenons d'une grande civilisation et ce vignoble est un moyen de faire vivre cette région", a expliqué Marcello Fiori, commissaire délégué de l'aire archéologique Naples-Pompéi.

La maison Mastroberardino se charge des vendanges et de la vinification sur la base du cépage d'origine. La cendre a permis de conserver les racines des plants de vigne et de replanter à l'identique. Selon M. Fiori, il s'agissait d'un "terrain très fertile à l'époque romaine".

La production de cette exploitation est très modeste : 1.800 bouteilles par an sous l'étiquette "Villa dei misteri" (Palais des mystères) mais elle représente un "symbole fort pour Pompéi", a souligné M. Fiori, en scandant le slogan : "le vin revient, la vie revient".

A terme, l'idée serait d'organiser des dégustations et d'ouvrir un restaurant sur le site de Pompéi.

La production est trop réduite pour donner lieu à une commercialisation. Les organisateurs ont donc décidé cette année de faire don de leur récolte aux ambassades italiennes qui feront ainsi la promotion du site de Pompéi et des autres joyaux de la région de

AFP
Des pièces du trésor de Staffordshire, dont la valeur est estimée à 1,1 million d'euros.
Des pièces du trésor de Staffordshire, dont la valeur est estimée à 1,1 million d'euros./ AFP

 


C'est le plus important trésor archéologique anglo-saxon jamais mis au jour. Et c'est un chômeur qui l'a découvert. En juillet, Terry Herbert, 55 ans, promenait son détecteur de métaux dans un champ quand il est tombé sur plus de 1 500 objets datant du VIIe siècle et contenant plusieurs kilogrammes d'or et d'argent. L'homme, qui avait acheté son premier détecteur il y a dix-huit ans, a été reconnu hier comme « l'inventeur du trésor du Staffordshire » (centre de l'Angleterre) par les autorités britanniques. L'importance de sa découverte est comparée à celle du tombeau du pharaon Toutankhamon. Bonne nouvelle pour ce chômeur, sa découverte devrait être répartie à parité entre lui et le propriétaire du champ, selon un accord entre les deux hommes. Herbert compte s'acheter une maison. « Ça a été beaucoup plus amusant que de gagner à la loterie », a-t-il déclaré.

Le trésor contient un bric-à-brac guerrier avec au moins 84 pommeaux et 71 gardes d'épée qui arborent des décorations délicatement ciselées, et des grenats incrustés dans l'or. Le trésor contient environ 650 objets en or pesant quelque 5 kg et 530 objets en argent (1,3 kg), ainsi qu'une grande quantité de pierres précieuses. Son évaluation devrait prendre un an, et la valeur totale devrait dépasser le million de livres (1,1 million d'euros), selon un expert du British Museum. Les spécialistes s'emploient désormais à assembler des dizaines de morceaux qui devaient former des heaumes finement décorés.

Des objets seront exposés à partir d'aujourd'hui, et jusqu'au 13 octobre, au musée d'Art de Birmingham. Tous les objets seront ensuite transférés pour expertise au British Museum, avant d'être vendus.

20 Minutes

Les professionnels du vin annoncent que le Beaujolais 2009 sera "un millésime d'exception" grâce à une météo "sur-mesure" et une récolte de faible quantité, alors que les vendanges sont achevées depuis moins d'une semaine.

"Cette année, nous avons atteint un équilibre degré-acidité parfait, rarissime, qui laisse présager un millésime 2009 exceptionnel", a déclaré à l'AFP Dominique Capart, viticulteur et président de l'organisme interprofessionnel Interbeaujolais.

Pour lui, les Beaujolais 2009 "seront hors normes et ne présenteront pas les caractéristiques des beaujolais habituels. Cette fois, ce sera un vin de garde: dans 15 ans, on aura encore du plaisir à boire du Beaujolais 2009", assure-t-il.

"Cette année, il n'y aura pas de chaptalisation (ajout de sucre dans le jus du raisin, ou moût, pour accroître la teneur en alcool), car nous avons atteint naturellement 12 à 13 degrés, ce qui est très, très rare ici, et un équilibre degrés-acidité parfait. Normalement, on tourne autour de 11, voire 10,5 degrés", a-t-il poursuivi.

En volume, la récolte devrait tourner autour de 800.000/850.000 hectolitres, supérieure à 2008, mais inférieure à la moyenne de ces dernières années située autour du million d'hectolitres, ajoute-t-il.

Pour sa part, Jean-Luc Berger, oenologue et directeur technique à Sicarex, l'organisme de recherche sur le Beaujolais, basé à Villefranche-sur-Saône (Rhône), la qualité du millésime 2009 est due à "des conditions exceptionnelles, notamment une météo sur mesure avec, en juillet-août, de belles chaleurs et juste assez d'eau, mais pas trop".

"Tout cela a abouti à un excellent état sanitaire de tout le vignoble : pas de champignons, pas de parasites dans la vigne. Absolument aucun tri du raisin n'a été nécessaire", souligne-t-il, ce qui a permis d'attendre au maximum pour récolter dans les meilleures conditions, du 27 août au 20 septembre.

Le Beaujolais, environ 3.000 exploitations, se compose des appellations beaujolais et beaujolais village, déclinés pour leur majorité en vins primeurs, et de dix crus (brouilly, chénas, chiroubles, côtes-de-brouilly, fleurie, juliénas, morgon, moulin à vent, régnié et saint-amour).

 

AFP

Les supermarchés démarrent en ce moment leurs foires aux vins. Cette année, le choix devrait être large et les petits prix encore plus nombreux que d’habitude.

Les traditionnelles foires aux vins viennent d’ouvrir leurs portes dans les grandes surfaces. Et, suivant les enseignes, elles se poursuivront jusqu’à la première quinzaine d’octobre. Désormais devenues des rituels pour les amateurs de bonnes bouteilles, ces foires connaissent un succès qui ne se dément pas.
« Ces cinq dernières années, notre chiffre d’affaires lors de cet événement a quasiment doublé, s’enorgueillit Emmanuel Podevin, responsable des produits vins chez .

Il faut dire que nous avons reçu les meilleures notations de la part de la Revue du vin de pour les prix, nos références et l’originalité de notre assortiment. » L’enseigne a augmenté son offre de 20 % par rapport à 2008.
« C’est un enjeu majeur de la rentrée. Nous réalisons 15 % de notre chiffre d’affaires annuel dans les vins durant cette période », renchérit Olivier Mouchet, chef de groupe vins à . « Nous avons élargi notre offre avec plus de 300 bouteilles différentes », continue Ludovic Paternotte, responsable des achats vins à Intermarché. Leclerc met en avant « plus de 380 étiquettes selon les régions ». Tout en revendiquant une croissance de 4,7 % dans ce domaine, contre 2,4 % pour le marché.

Prix à la baisse

La quantité est donc au rendez-vous. Mais qu’en est-il de la qualité et des prix ? La plupart des bouteilles en rayons seront des 2006 et 2007, années assez inégales (lire ci-contre). Mais elles seront abordables. « Nous avons fait un gros effort sur les vins de moyenne gamme, entre 5 € e t10 €, et diminué notre offre sur les produits les plus chers », souligne Ludovic Paternotte. « Les prix sont revus à la baisse par rapport à 2008, poursuit Olivier Mouchet. De 20 % environ sur les grands crus et d’un peu plus de 5 % sur les vins d’entrée de gamme. » « Nous pouvons proposer de nombreux vins de vignerons entre 5 € e t 10 € », annonce pour sa part Emmanuel Podevin. Car la crise a freiné les achats de bonnes bouteilles. Le budget des clients lors de ces foires aux vins tourne autour de 100 € .


Le Parisien
Bouteille de champagne équipée du nouveau bouchon à capsule et levier d'ouverture aluminium à Vertus (Marne), le 4 mai 2009

A quelques jours des vendanges, le champagne accuse une baisse des ventes de 19% au premier semestre et préfère diminuer les rendements pour conjurer la crise alors que la qualité des raisins laisse espérer un millésime d'exception.

Selon l'interprofession, les vendanges débuteront en général le 14 septembre mais dès le 8 pour l'ensemble des vignes d'une commune de l'Aube.

"Jamais, de mémoire de vignerons champenois, on avait vu un état sanitaire aussi exceptionnel avec zéro pourriture", se réjouit Daniel Lorson, porte-parole du Comité interprofessionnel des vins de champagne (CIVC).

Après une sévère attaque du mildiou favorisée par un printemps et un début d'été chaud et humide, "les cinq semaines consécutives de temps chaud et sec ont contribué à une maturation parfaite des raisins", a-t-il ajouté.

Pour M. Lorson, "tous les indicateurs laissent espérer un très grand millésime".

Cette perspective de récolte hors norme arrive dans un contexte économique difficile pour le champagne qui accuse une baisse des ventes de 19% au premier semestre par rapport à juin 2008.

Si les ventes en France n'ont reculé que de 5,5%, le déficit dans les pays tiers peut aller jusqu'à 40%.

"Les vignerons s'en tirent mieux que les maisons qui sont plus axées sur l'export d'autant qu'un euro fort n'a fait qu'amplifier les effets de la crise financière", constate-t-on au CIVC.

Pour répondre à cette crise et favoriser le destockage, l'interprofession a fixé le rendement de la vendange 2009 à 9.700 kg par hectare au lieu des 13.000 kg convenus l'année précédente, soit une baisse de près de 25%.

"Il y a en cave 1,2 milliard de bouteilles. En limitant le rendement, on vise à rééquilibrer l'offre et la demande pour ne pas alourdir ce niveau de stocks déjà élevé", a expliqué Daniel Lorson.

L'accord apparaît comme un compromis entre la demande des maisons de champagne qui souhaitaient 7.500 kg/hectare - soit l'équivalent de 218 millions de bouteilles - et celle des vignerons qui espéraient 10.400 kg/hectare, soit 300 millions de bouteilles.

Les premiers coups de sécateurs seront donnés cette année le 8 septembre par la commune de Montgueux au sud de Troyes qui, sur ses 208 hectares, produit une majorité de chardonnay blanc.

Quelques communes du sud de la Marne débuteront leurs vendanges le 10 mais c'est à partir du 14 septembre que les vendangeurs entreront pleinement en action sur l'ensemble de l'appellation.

Les vendanges en champagne durent en moyenne une quinzaine de jours et se font exclusivement à la main sur des parcelles généralement de petite taille souvent situées à flanc de coteaux.

Près de 100.000 travailleurs saisonniers sont attendus pour récolter les raisins des trois cépages de la Champagne (chardonnay, pinot noir et meunier), répartis sur les 35.000 hectares de vignobles principalement dans les département de la Marne autour de Reims et d'Epernay, l'Aube et l'Aisne.

Les premières bouteilles de la récolte 2009 pourront étre dégustées à partir de 2012.

 

AFP

La découverte a beau être exceptionnelle, c’est d’ailleurs la plus importante de ces trente dernières années, les fouilles seront recouvertes avec un remblai spécifique avant d’être abandonnées, faute de financement.

 


L’opération nécessitera l’emploi d’un bulldozer à chenilles larges, afin de ne pas rouler sur le sol meuble de la nécropole. Aux yeux bien tristes des archéologues, ces méthodes de conservations des vestiges constituent la meilleure solution d’attente avant une hypothétique reprise des fouilles. Retour sur un véritable scandale.

A Rosières-aux-Salines, sur une zone de sable s’étendant sur plus de 150 hectares, une gigantesque nécropole gallo-romaine a dernièrement été retrouvée. Près de 300 tombes ont à l’heure actuelle été recensées, de nombreuses autres attendent encore impatiemment qu’on les découvre. Les spécialistes sont absolument convaincus qu’une ville antique dense, comme le Toul de l’époque, devait se trouver à proximité. Or, nul écrit n’en fait mention. La mystérieuse cité reste donc à exhumer. Les archéologues pensent que ses vestiges doivent être enfouis sous la forêt qui jouxte la zone sableuse. La ville disparue devait certainement être située à un important carrefour commercial portant sur le sel, l’or blanc lorrain. La découverte de vases funéraires en provenance d’Italie en est la preuve.

Le problème, c’est que le site a été trop vite classé sans intérêt. Depuis, l’Etat français, bien embarrassé par l’ampleur et le caractère exceptionnel de la découverte, fait la sourde oreille, faute d’avoir provisionné les 800 000 euros nécessaires pour financer une nouvelle campagne de fouilles qui devrait durer deux ans. Et le plan de relance, il est où là ? Si ces fonds ne sont pas débloqués, le site sera recouvert et 90% des vestiges seront perdus. Pourtant, pour sauver ce qui peut encore l’être, les archéologues envisagent de protéger les sépultures par une bâche géotextile, puis de les ensevelir sous un mètre de terre. Le maire de Rosières a décidé d’entamer une longue marche pour sensibiliser les élus du secteur. Pour le moment en vain. Encore un nouvel affront fait à la Lorraine, une nouvelle injure faite à notre passé et à notre patrimoine. Paris ne veut vraiment que nous enterrer.

Agoravox

Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés