
Microsoft aura mis dix ans, depuis les premières infections à grande échelle par internet (le virus Melissa, en 1999), pour franchir le pas. La semaine prochaine, le groupe informatique rendra disponible un logiciel anti-virus gratuit, pour que les internautes qui ne veulent pas payer pour ces logiciels ne passent pas à côté de la protection de leurs ordinateurs.
Annoncé pour la première fois en novembre, Microsoft Security Essentials sera disponible dès mardi en téléchargement au Brésil, en Israël et aux Etats-Unis, puis dans d'autres pays. Il permettra de «répondre à la demande de consommateurs pour des protections contre les programmes malveillants qui soient facilement accessibles et ne ralentissent par leurs systèmes». La date de sortie en France n'est pas encore connue.
Cette nouvelle ne ravira ni les éditeurs de logiciels de sécurité gratuits, qui voient arriver un concurrent très puissant, ni les développeurs d'applications payantes payantes, jusqu'à présent relativement épargnés par Microsoft, qui vont devoir justifier leurs tarifs. Dans sa version définitive, le nouvel outil prendra la succession de l'éphémère suite Windows Live Care, vendue par abonnement à 50 dollars l'année, qui n'avait pas eu le temps de devenir pour eux un redoutable concurrent.
Microsoft a longtemps préféré laisser aux spécialistes Symantec, McAfee ou Sophos le soin de lutter contre les virus. Officiellement, ces derniers ne s'estiment pas menacés, arguant que l'outil de Microsoft ne protège que contre les programmes malveillants, là où ils ajoutent des pare-feux, de la sauvegarde de données et du contrôle parental. Cité par Reuters, l'analyste Rob Enderle estime pourtant que les fonctions basiques et gratuites du logiciel de Microsoft pourront être suffisantes pour beaucoup d'internautes.
Le Figaro avec AFP
L'agence centrale du renseignement américain (CIA) se met peu à peu à l'internet communautaire et interactif, mais cette évolution ne va pas sans heurt dans une organisation où la culture du secret est génétique.
"Nous en sommes encore au début", déclare un analyste de la CIA, Sean Dennehy, qui se décrit lui-même comme un "évangélisateur" d'Intellipedia, l'encyclopédie évolutive de la communauté américaine du renseignement fonctionnant sur le modèle de Wikipedia.
"Il y a beaucoup de difficultés inévitables quand on veut intégrer ce modèle de source ouverte à la communauté du renseignement", a-t-il expliqué lors d'une conférence organisée par le géant de l'internet Google en fin de semaine à Washington.
Intellipedia fonctionne sur des réseaux sécurisés intranets de l'administration américaine, et est utilisée par 16 organisations du renseignement. Lancé sous forme pilote en 2005, cet outil, non accessible au public, a été formellement inauguré en avril 2006.
"Depuis ce moment-là, ça a été un combat", a-t-il commenté. "Certains (nous ont soutenus), mais il y en a encore beaucoup qui attendent de voir".
Un certain nombre d'employés de l'agence "assez gradés" utilisent activement le site, et considèrent qu'Intellipedia est "potentiellement un outil qui peut changer les choses", a-t-il affirmé.
Pour M. Dennehy les blogs et les sites wikis (interactifs) sont "difficiles dans notre culture: on a grandi dans l'esprit 'il faut savoir', et maintenant il faut garder un équilibre entre 'il faut savoir' et 'il faut partager'".
"C'est comme si on disait aux gens qu'ils ont été mal élevés par leurs parents", ajoute-t-il, évoquant "un énorme changement culturel".
"Au début il y avait des gens qui allaient sur Intellipedia, ils notaient les pages qui avaient des erreurs et ils en référaient à leur supérieurs", se souvient-il.
Autre problème: le réflexe de cloisonner.
"Inévitablement, chaque fois, la première question qu'on nous posait c'était: 'comment on fait pour verrouiller une page?' ou: 'comment je fais pour verrouiller une page en permettant juste à mes cinq collègues d'y accéder?'"
"On leur répondait: 'va voir ailleurs', 'va envoyer des emails'".
Parce que là "c'est différent, ça sape le potentiel de ces outils si on met des verrous dans un système qui a déjà une aversion pour le risque", dit-il.
Aujourd'hui Intellipedia enregistre en moyenne 4.000 corrections par jour.
Calvin Andrus, un responsable des innovations à la CIA où il a déjà passé 26 ans, explique que c'est un outil précieux à l'ère des communications instantanées.
"Le wiki, il s'agit de gens qui écrivent collectivement, (des données) qu'on peut changer et adapter très rapidement aux nouvelles informations", explique M. Andrus, "ce n'est pas la peine de prendre les informations d'hier pour les publier demain".
"En Irak, il y a eu un exemple où on nous a dit que des ennemis se trouvaient dans un restaurant - un quart d'heure plus tard on bombardait".
Pas comme la bataille de la Nouvelle-Orléans entre Britanniques et Américains en janvier 1815: elle avait été enclenchée alors qu'un traité de paix était déjà signé depuis des semaines...
AFP

Les Archives Nationales américaines ont égaré un disque dur de l'administration Clinton et offrent une récompense de 50.000 dollars pour toute information permettant de le retrouver.
Un disque dur externe utilisé pour sauvegarder des informations de la Maison Blanche lorsque Bill Clinton était président, a disparu des étagères des Archives Nationales à College Park (Maryland, est) au mois de mars, a précisé une porte-parole vendredi.
Ce disque dur de type "MY BOOK", d'une capacité de 2 teraoctets -la plus importante sur le marché-, contient des informations personnelles, de nombreux noms et numéros d'identité mais les Archives ne sont pas en mesure de déterminer exactement le volume d'informations conservées sur ce disque, qui était utilisé par le bureau du président.
Alors que les services secrets enquêtent, "il n'y a pas de preuve pour l'instant que le disque dur manquant ait été visé pour son contenu ni même qu'il ait été volé", affirment les Archives nationales dans un communiqué.
"Une récompense en espèce allant jusqu'à 50.000 dollars sera offerte pour toute information conduisant à retrouver ce disque dur", affirment les Archives.
AFP

L'éditeur américain de logiciels Microsoft a été condamné par un jury populaire du Texas (sud des Etats-Unis) à verser 200 millions de dollars à un petit concurrent canadien qui l'accusait d'avoir violé l'un de ses brevets, a-t-on appris mercredi auprès des deux parties.
"Nous sommes très satisfaits" de la décision, a indiqué Karen Heater, présidente de la société i4i de Toronto, qui accusait le géant californien d'utiliser illégalement un ses brevets dans son traitement de texte Word.
"Le jury a entendu de nombreux témoignages, s'est vu présenter des preuves nombreuses et en a conclu, comme nous nous y attendions, que Microsoft a effectivement violé" nos brevets. "La processus a été long et difficile mais il nous a donné raison", a ajouté Mme Heater, interrogée par l'AFP.
Un porte-parole de Microsoft, David Bowermaster, a souligné que le groupe était "déçu par le verdict du jury" et qu'il comptait faire appel.
"Nous pensons que les preuves présentées montraient clairement qu'il n'y avait pas viol de brevet et que le brevet de i4i n'a pas de valeur légale", a-t-il dit. "L'octroi de dommages n'est pas justifié légalement et dabs les faits et nous allons donc demander à un tribunal d'annuler ce verdict".
Les dédommagements accordés par le jury de la Cour de district de Tyler portaient sur l'utilisation d'un brevet de i4i dans les programmes Word 2003 et Word 2007.
Le mois dernier, un jury fédéral avait condamné Microsoft à payer 388 millions de dollars à une autre compagnie, Uniloc, pour avoir utilisé illégalement une technologie anti-piratage.
AFP
Il aura fallu deux heures et demi au Sénat pour confirmer son vote d'octobre 2008.
Contrairement à la première lecture, la majorité des sénateurs socialistes qui l'avaient approuvé n'ont pas participé au vote. Les cinq sénateurs Verts, les deux sénateurs du Parti de gauche et
quelques socialistes ont voté contre, indique l'agence AP.
Saisine du Conseil constitutionnel
Les parlementaires socialistes ont indiqué leur intention de saisir le Conseil constitutionnel. Leur objectif est d'obtenir la suppression de la "double peine", cette mesure du texte qui prévoit que l'internaute sanctionné par la Hadopi sera dans l'obligation de poursuivre le paiement de son abonnement à Internet pendant la période de suspension.
A lire : la version définitive du texte adopté par le Parlement
Page spéciale de ZDNet.fr : les enjeux de la loi Création et Internet
La page d'accueil du site "Ferme-la Zemmour!" (DR)
Vous avez été nombreux à commenter les chiffres avancés par Symantec sur les
vulnérabilités des navigateurs Web. Le point du rapport de Symantec le plus contesté est un nombre de failles documentées (confirmées ou non par l'éditeur de l'application) dans Firefox supérieur
à celui d'Internet Explorer.
Il est vrai qu'en oubliant de mentionner certaines données, comme la ou les versions des navigateurs concernées par ces vulnérabilités, Symantec prête le flanc à la critique. Mozilla, comme
Microsoft, édite et met à jour plusieurs versions de Firefox (et plusieurs OS). Une même faille peut donc affecter plusieurs versions d'un navigateur. Pour autant, elle ne devrait a priori être
comptabilisée qu'une fois.
Dans les annexes de son étude 2008, à la page 99, Symantec prend soin de préciser qu'il est complexe d'identifier précisément chaque vulnérabilité. Une attaque pouvant être la combinaison de
plusieurs conditions, chacune de ces conditions pourrait dès lors être considérée comme une vulnérabilité.
En outre, le nombre de vulnérabilités, dont la gravité est variable (de faible à hautement critique), ne peut suffire à évaluer la sécurité globale d'un navigateur. Chaque éditeur a en effet
souvent des règles propres en matière de transparence (divulgation) et de correction de son code source.
Enfin, le taux d'utilisation (ou part de marché) d'une application influera également sur la dangerosité d'une faille. Ainsi, les conséquences de l'exploitation d'une vulnérabilité dans un
logiciel utilisé par plus de 50% des internautes seront vraisemblablement plus importantes que pour un autre logiciel dont la part de marché est moindre. Le temps écoulé entre la découverte et la
correction d'une faille est donc essentiel.
28 failles en 2008 dans Firefox 3.X, 25 dans Internet Explorer 7
Secunia est une société spécialisée dans les failles de sécurité. Elle publie à ce titre des bulletins d'alerte concernant les vulnérabilités des navigateurs.
Secunia précise sur son site que le nombre de bulletins publiés ne permet pas d'établir de comparatifs entre des applications. En effet, un bulletin d'alertes peut englober plusieurs
vulnérabilités et erreurs.
Ainsi, en 2008, Secunia a publié 8 bulletins sur Firefox 3.X et 10 relatifs à Firefox 2.X. Si le premier bulletin sur Firefox 3.X publié en juin ne comprend qu'une faille, celui du 16 juillet englobe
lui deux vulnérabilités (d'ailleurs aussi présentent dans Firefox 2.X).
Pour 2008, Secunia dénombre ainsi 28 vulnérabilités dans Firefox version 3. Sur son site, Mozilla a publié sur la même période 26 bulletins d'alertes, certains mentionnant plusieurs failles.
Concernant cette fois Internet Explorer 7.X, Secunia a publié 11 bulletins d'alertes en 2008,
englobant 25 vulnérabilités. Néanmoins, il est difficile sur la base de ce chiffre de comparer la sécurité de Firefox 3 et celle d'Internet Explorer 7, notamment car cette version de Firefox
n'est finalisée que depuis juin 2008.
Les failles : un indicateur parmi d'autres
Comme Secunia, le français Vupen Security propose des alertes de sécurité. Et à l'image de Secunia, cette entreprise regroupe plusieurs failles dans un même
bulletin. En 2008, Vupen Security a publié un peu plus de 30 bulletins traitant de vulnérabilités dans Firefox.
Ces données ne sont toutefois pas exploitables en l'état puisqu'une même faille peut faire l'objet de plusieurs bulletins d'alertes, et notamment un par plate-forme concernée (Red Hat, Mandriva,
...). Un comparatif entre IE et Firefox est donc là aussi difficile à établir. La seule méthode comptable ne peut suffire.
Mozilla le plus rapide pour corriger des failles
Comparer les deux navigateurs en matière de sécurité parait plus facilement envisageable en tenant compte uniquement des failles ayant effectivement fait l'objet
d'une exploitation. Mais cette méthodologie présente elle aussi un biais. Si Internet Explorer est le plus attaqué, c'est aussi parce qu'il est le navigateur le plus répandu, et pas seulement
parce qu'il serait le plus vulnérable.
Pour multiplier l'efficacité de leurs attaques, les cybercriminels tendent en effet à se focaliser sur l'exploitation des failles (et la recherche de celles-ci) des applications les plus
utilisées sur Internet. C'est pourquoi, si un logiciel doit être le plus sécurisé possible lors de son développement, un éditeur doit aussi faire preuve de réactivité pour corriger au plus vite
une faille et minimiser le nombre d'attaques. En ce domaine, Symantec classait Mozilla et Opera parmi les plus rapides.

SMS à ne pas envoyer : "Pour faire dérailler un train, t'as une solution ?"
Stéphane, un menuisier abbevillois (Somme, 80) de 29 ans, n'aurait jamais cru se retrouver en garde à vue à cause d'un simple SMS reçu de la part d'un collègue. En
effet, un collègue de travail d'humeur blagueuse lui a envoyé un SMS lui demandant : "Pour faire dérailler un train, t'as une solution ?". La blague consommée et le cynisme oublié, le SMS se
perd dans la mémoire du mobile qui est en réalité un mobile prêté par l'opérateur pendant que celui du jeune homme était en réparation, pour se retrouver quelques jours plus tard entre les mains
des enquêteurs.
Interrogatoire et garde à vue pour un simple SMS reçu
C'est le 16 avril que Stéphane est convoqué au commissariat au sujet du fameux SMS qui est visiblement arrivé sur le bureau des enquêteurs. Une fois sur place, l'affaire le concernant relève du
cadre criminel et terroriste, lui apprend-t-on. La personne à l'origine du SMS est aussi convoquée et placée en garde à vue. Après 24 heures d'interrogatoire et de garde à vue, les deux personnes
sont relâchées. "C'était un véritable choc. En deux secondes, j'ai eu l'impression de devenir un vulgaire criminel. Je me retrouve dans une belle cellule jaune qui sent la pisse, j'ai
l'impression d'être traité comme un chien." a déclaré par la suite Stéphane au Courrier-Picard.fr qui a révélé l'affaire.
L'origine de l'affaire reste inconnue pour le moment
Le départ de l'affaire reste flou pour le moment. Bouygues Telecom, l'opérateur mobile concerné aurait lancé une enquête interne afin de découvrir quelle a été la source d'information menant les
policiers au SMS. En théorie, les opérateurs mobiles n'ont pas le droit de divulguer quelconque information concernant leurs abonnés sans ordonnance judiciaire cependant, selon le procureur
d'Abbeville Éric Fouard, "L'opérateur a le droit de consulter ces
messages et le devoir d'alerter les autorités s'il estime qu'un crime ou un délit est susceptible d'être commis.". Comment et par qui la police a été informée ? Affaire à
suivre.
zone-numerique.com
La majorité UMP a serré les rangs à l'Assemblée pour supprimer l'amnistie dont devaient bénéficier les auteurs de téléchargement illégal, mardi soir, lors de l'examen en seconde lecture du texte "diffusion et protection des droits sur internet".
Par 122 voix contre 47, l'Assemblée a rejeté des amendements qui demandaient l'amnistie des "pirates" -comme les appelle le gouvernement- pour des faits commis avant l'entrée en vigueur de cette loi "diffusion et protection des droits". "122 godillots!" a protesté un député qui défendait l'amnistie.
La ministre de la Culture Christine Albanel a estimé qu'il n'y avait "aucune raison" d'amnistier les "personnes qui sont des pirates endurcis".
"La majorité a voté cet amendement en première lecture", a rappelé Christian Vanneste, député UMP qui soutenait l'amnistie avec la gauche.
"Nous légiférons sous pression élyséenne. L'essentiel c'est que l'on en finisse et pour faire plaisir à Nicolas Sarkozy", a ajouté le député PS de Paris Patrick Bloche.
L'amnistie avait été votée en première lecture à l'Assemblée mais supprimée en commission mixte paritaire (CMP, sept députés, sept sénateurs), sous la pression du Sénat.
L'Assemblée avait rejeté le 9 avril par surprise la version CMP du texte.
Il s'agissait d'une amnistie au bénéfice des internautes qui se sont livrés à des téléchargements illicites et qui tombaient sous le coup de la loi Dadvsi, adoptée en 2006.
AFP
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