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Histoire

Près de Venise, les fondations d'une grande cité romaine, Altinum, viennent d'être mises au jour.

Andrea Ninfo, Alessandro Fontana, Paolo Mozzi et Francesco Ferrarese, de l'Université de Padoue, viennent de décrire la physionomie de l'ancienne cité romaine d'Altinum, située à une dizaine de kilomètres au Nord-Est de Venise, près de l'aéroport Marco Polo. Ils ont redécouvert les fondations de la ville en analysant des clichés aériens pris dans le visible et le proche infrarouge, avec une résolution de 50 centimètres, durant la sécheresse de l'été 2007. L'aridité du terrain a révélé les traces des fondations sous la surface labourée des champs de maïs et de soja.


L'analyse révèle une muraille d'enceinte, un réseau dense de rues et d'habitations, deux théâtres, une basilique, un forum, un temple (peut-être plusieurs) et d'autres monuments. Un canal, connecté à un réseau de canaux et de rivières qui entourait la ville, la traverse d'Ouest en Est jusqu'à la lagune. Il servait vraisemblablement au transport de marchandises jusqu'à un port situé à l'Est.


Altinum était peuplée à l'origine – peut-être dès le VIIe siècle avant notre ère – par les Vénètes, peuple italique qui se ralliera à la République romaine au iiie siècle avant notre ère, entraînant la romanisation de la ville. La cité a atteint son apogée au Ier siècle avant notre ère, et comptait alors environ 20 000 habitants, comme Pompéi lors de sa destruction. La proche Via Annia, construite en –131, conduisait à Padoue, à l'Ouest, et vers d'autres villes, au Nord. À la fin du Ier siècle avant notre ère, la Via Claudia Augusta rejoignait les provinces danubiennes de l'Empire romain (Rétie, Norique, etc.). Le réseau de voies d'eau permettait le commerce par la mer Adriatique.


C'est la seule grande ville romaine du Nord de l'Italie, et l'une des rares en Europe, qui n'ait pas été recouverte par une cité médiévale – seule une petite partie de la ville de Quarto d'Altino la jouxte. Elle a été abandonnée par ses habitants à la suite de la conquête de la Vénétie par les Goths et les Huns, vers 450, puis par les Lombards, peuple germanique venu de la région de l'Elbe, en 568. Diverses sources historiques montrent que ses habitants se sont réfugiés au VIe et au VIIe siècle sur l'île de Torcello, à quelques kilomètres au Sud, et dans d'autres îles du Nord de la lagune (Burano, Murano). Les occupants de ces îles se sont ensuite installés sur l'île de la future Venise, qui acquerra son statut de ville au VIIIe siècle.


Altinum peut donc être considérée comme l'ancêtre de la cité des Doges. Ses pierres et ses briques ont d'ailleurs été réutilisées pour construire les églises et les palais vénitiens. Le site d'Altinum est ensuite devenu une zone marécageuse avant d'être réutilisé à des fins agricoles au XXe siècle.


pourlascience.fr
Cinq soldats grecs qui se rendent à leurs homologues turcs : image symbole de l'intervention turque à Chypre en 1974. Personne ne savait ce que ces militaires grecs étaient devenus. Leurs restes ont été identifiés et cette découverte relance la polémique sur les éventuels crimes de guerre de l'époque.

Le 14 août 1974, cinq fantassins grecs se sont rendus à leurs homologues turcs. Un photojournaliste turc a saisi l’instant.

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Le 14 août 1974, cinq fantassins grecs se sont rendus à leurs homologues turcs. Un photojournaliste turc a saisi l’instant.

Un jeune soldat grec à genoux, les mains derrière la tête, une cigarette à la bouche ; un militaire turc se penche vers lui et allume celle-ci. Un photojournaliste turc a saisi l'instant, en ce 14 août 1974, où cinq fantassins grecs viennent de se rendre à leurs homologues turcs. Cette photo deviendra très vite le symbole de l'intervention armée turque à Chypre et de la violence de l'époque. Preuve de cette violence, le sort des cinq soldats hellènes est demeuré un mystère. Or, le voile vient d'être levé sur cette énigme avec l'identification formelle des restes de ces hommes.

En 2006, les enquêteurs de la commission des Personnes disparues avaient trouvé dans un puits au nord de l'île [la partie turque de Chypre] des os de 14 individus différents. L'ADN contenu dans ces os a été comparé avec celui de centaines de membres de la famille de chacun des quelque 2 000 disparus toujours officiellement recensés. Pour cinq des cadavres retrouvés dans le puits, cet ADN correspondait à celui de parents des cinq soldats de la fameuse photo. Les familles des militaires ont été informées le 7 août 2009, et le ministère des Affaires étrangères grec chypriote l'a officiellement annoncé le 11 août 2009.

L'affaire est vite devenue le fait du jour à Chypre mais aussi en Grèce. "Nous n'acceptons pas cette exécution ! Nous demandons que les coupables soient punis", s'est insurgé Andreas Hadjikyriakos, le frère de l'un des soldats morts, sur les chaînes de télévision grecques. Le ministère des Affaires étrangères grec a déclaré que "cette affaire est une preuve que la Turquie a commis des crimes de guerre lors de son intervention".

Depuis 2004, les restes de 535 personnes disparues ont été retrouvés dans toutes l'île. Parmi elles, 164 ont été identifiées et rendues à leurs proches ; 120 cadavres étaient des Chypriotes grecs et 44 des Chypriotes turcs. Les crimes de guerre commis par les deux partis suscitent actuellement des débats à Chypre, avec l'anniversaire des 35 ans de l'intervention turque, qui a commencé le 20 juillet 1974. Politis, un journal chypriote grec respecté, publie ainsi une série d'articles sur les exactions de l'époque, et en particulier sur celles qui ont visé des Turcs.

Un de ces articles parus récemment est titré "Le plus grave crime de guerre contre les Turcs : 106 femmes et enfants tués". Le papier s'appuie sur le témoignage de deux miliciens des EOKA B [des milices extrémistes chypriotes grecs], qui racontent les événements qui se sont déroulés dans trois villages proches de Gazimagosa [plus connus en France sous le nom de Famagouste] : "Le 14 août 1974, nous nous sommes rendus dans ces villages turcs. Quelques-uns d'entre nous ont violé les femmes et dévalisé les maisons. Après tout ça, nos camarades ont tué de sang-froid 106 Turcs, dont des femmes et des enfants."

[Les tensions intercommunautaires et le désordre régnaient à Chypre après l'indépendance octroyée au Royaume-Uni en 1960. Le renversement du président de la République, l'archevêque Makarios, et son remplacement par un partisan du rattachement à la Grèce ont incité la Turquie à intervenir militairement le 20 juillet 1974 et à occuper le nord de l'île, où résident la majorité de la communauté chypriote turque. Depuis, l'île est coupée en deux, la partie turque n'ayant pas de reconnaissance internationale.]

 

Radikal

020709_211919_PEEL_kkSvG5.jpgLe 3 juillet 1940 au matin, la flotte anglaise commandée par l’amiral Sommerville croise au large du port de Mers El-Kébir où est stationnée la flotte française. Elle interdit toute sortie du port pour les bâtiments de la Royale. Le rideau se lève sur l’opération Catapult.

 

Dans la matinée, l’amiral Sommerville adresse à l’amiral Gensoul les trois propositions suivantes :

- soit la flotte française rejoint la flotte britannique dans sa lutte contre les forces de l'Axe,

- soit elle se saborde,

- soit elle gagne les ports britanniques, américains ou antillais afin d'être désarmée.

 

La réponse française ne tarde pas, l’amiral Gensoul rejette cet ultimatum inacceptable. A 16 heures 57, les canons de la flotte britannique font feu sur les bâtiments français stationnés dans le port. Les navires français au mouillage n’avaient aucune chance de pouvoir faire face à cette attaque préméditée. Ce jour-là, pour ceux qui pensaient benoîtement que l’Angleterre représentait un secours pour la France, la prise de conscience est rude. C’est près de 1 300 Français qui vont mourir sous les obus des canons anglais. Après Dunkerque et avant Dakar, Mers El-Kébir est une illustration terrible de la politique anglaise vis-à-vis de la France : «l’Angleterre n’a pas d’alliés, elle n’a que des intérêts». Le général de brigade à titre temporaire Charles De Gaulle dira à cette occasion : «je le dis sans ambages, il vaut mieux que les navires aient été détruits». Pour ce «grand» Français, il était normal que les vies de 1 300 marins français dont rien ne laissait présager qu’ils se battent un jour au côté de l’Allemagne, soient sacrifiées sur l’autel des intérêts britanniques… Cela en disait déjà long sur son sens de l’intérêt national.

 

Aujourd’hui, rien n’a changé, ces marins bannis définitivement de la mémoire collective française après la Seconde Guerre mondiale ont été les victimes d’une énième infamie républicaine.

 

En effet, à l’heure où Jacques Chirac posait une plaque pour rendre hommage aux combattants musulmans morts à Verdun sans dire un mot pour leur chef d’alors, le maréchal Pétain, au cimetière marin de Mers El-Kébir, les croix latines gisaient à terre, démolies à coups de masse. La république qui est bonne avec ses enfants, a assuré aux frais du contribuable français la «rénovation» ou nous devrions dire la profanation définitive du cimetière marin de Mers El-Kébir en remplaçant les croix latines nominatives par des plaques de béton anonymes.

 

C’est pourquoi les nationalistes français proclament qu’il n’y a rien à attendre d’un régime qui défend mal les vivants et laisse insulter les morts. Fidèles à leur souvenir, ils savent qu’il faudra rendre un jour les honneurs qui sont dus à ceux qui sont «morts pour la France» à Mers El-Kébir, à Dakar, à Madagascar et en Syrie en voulant rester fidèles au gouvernement légitime de leur pays.

 

Source : Cercle du 6 février

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