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Militaire

Crash d'un Mirage F1 près d'Orléans

L'avion effectuait une mission d'entraînement lorsqu'il a rencontré un problème technique © Mirage F1 CT - Dassault Aviation © SIRPA AIR

 

Un Mirage F1 de l'armée française s'est écrasé jeudi près d'Orléans, sans faire de victime. Le pilote, qui s'est éjecté avant le crash, est sain et sauf.

L'avion effectuait une mission d'entraînement lorsqu'il a rencontré un problème technique. Après avoir tenté en vain de se poser sur la base d'Orléans, le pilote s'est finalement dirigé vers une zone non habitée et il s'est éjecte, précise le commandant Frédéric Solano, du Sirpa air. L'avion s'est écrasé à 11 h 40 dans un champ, à quatre kilomètres de la base d'Orléans. À la suite de cet accident, une enquête va être diligentée par le Bureau enquêtes accident de la Défense.


"Il s'agissait d'un Mirage F1 CR de l'escadron de chasse 2/33 Savoie, stationné sur la base aérienne 112 de Reims", précise encore un communiqué officiel de l'armée de l'air. Le Mirage F1 CR, construit par l'avionneur Dassault, est un appareil de reconnaissance tactique et d'assaut conventionnel, mis en service dans l'armée de l'air française en 1983.

 

lepoint.fr

Des dizaines de chars d'assaut ont été découverts sans surveillance en pleine forêt dans l'Oural, poussant l'armée, embarrassée, à expliquer qu'il s'agit d'un stationnement provisoire, rapporte samedi la presse russe.

 

Des tanks T-80 lors d'un défilé militaire à Kiev en Ukraine

Les tanks T-80, dont le nombre est estimé entre 100 et 200 selon les sources, ont été repérés par un skieur en promenade dans une forêt à une centaine de kilomètres de Ekaterinbourg. Intrigué de voir qu'ils semblaient totalement abandonnés, il les a filmés avec son téléphone, vidéo qui a ensuite été diffusée sur internet, rapportent samedi plusieurs journaux.

Selon des habitants interrogés par le quotidien populaire Tvoï Den, les chars seraient parqués là depuis le mois de novembre. "Les écoutilles des tanks sont ouvertes et qui le souhaite peut se faufiler dedans", souligne le journal. Aucun garde n'est en vue, ajoute-t-il.

Mais selon le commandement militaire de la région Volga-Oural, cette situation n'a rien d'anormal et les chars sont simplement en cours de transfert.

"Les véhicules sont dans la forêt depuis la mi-janvier. Ils ne sont pas abandonnés", a déclaré un porte-parole, Dmitri Bourdakov, à Tvoï Den. Selon lui, les tanks poursuivront "d'ici à la mi-mars" leur voyage vers une base d'entretien. Il s'est refusé à fournir tout détail supplémentaire, invoquant le secret défense.

 

AFP

Mille soldats américains ont été tués dans le cadre de l'opération internationale de lutte contre le terrorisme "Liberté immuable" lancée il y a plus de huit ans en Afghanistan, a annoncé lundi le site spécialisé indépendant icasualties.org.

 

Des Marines américains quittent Trikh Nawar, au nord-est de Marjah, le 23 février 2010, en Afghanistan

Le site indépendant, qui recense les pertes militaires en Afghanistan et en Irak, a indiqué que 54 soldats américains étaient morts en Afghanistan jusqu'ici cette année, contre 316 en 2009, la pire année depuis le début de l'invasion menée par les Etats-Unis en 2001.

Le chef d'état-major interarmées américain, l'amiral Michael Mullen, a averti que l'armée américaine risquait d'essuyer des pertes supplémentaires, alors qu'une offensive, menée par l'Otan à Marjah, un bastion des talibans dans la province du Helmand (sud), fait face à une forte résistance.

"Nous devons nous armer de courage", a-t-il déclaré à la presse.

Le bilan des 1.000 morts américains tient compte de dizaines de personnels tués hors Afghanistan, notamment au Pakistan ou dans la Corne de l'Afrique, dans le cadre de l'opération "Liberté immuable". Cette opération de lutte contre le terrorisme sous commandement américain avait été lancée après les attentats du 11-Septembre 2001.

Les pertes les plus importantes pour les troupes américaines et de la coalition sont recensées dans les provinces instables du Helmand et de Kandahar voisine.

Le dernier décès en date d'un militaire américain en Afghanistan annoncé par le Pentagone est celui du caporal Gregory Stultz, 22 ans, tué par balles le 19 février dans la province du Helmand.

Lundi, le bilan officiel du ministère américain de la Défense s'établissait à 990 tués en Afghanistan. Le bilan gouvernemental tend à être inférieur à celui d'icasualties.org, le Pentagone n'enregistrant officiellement un décès qu'au moins 24 heures après que les proches en aient été avertis.

Des soldats d'autres pays engagés dans la coalition menée par les Américains, mais dont les contingents sont moins nombreux, ont également enregistré une hausse de leurs pertes en 2009.

L'armée britannique totalise désormais 264 morts dans ses rangs, tandis que l'armée canadienne a perdu 140 soldats et l'armée française 40, depuis le début de leur engagement.

Par ailleurs, 4.378 militaires américains ont été tués en Irak depuis le début de la guerre en 2003, selon icasualties.org.

Les pertes américaines en Irak ont beaucoup baissé depuis 2009, la violence y ayant reculé et le gouvernement de Bagdad ayant pris la responsabilité de la sécurité.

 

 

 

AFP

Paris souhaite cependant conserver à Dakar un "pôle de coopération militaire à vocation régionale".

(AFP)

(AFP)

La France confirme, samedi 20 février, son intention de fermer ses bases militaires au Sénégal, fortes de 1.200 hommes et qui constituent une de ses trois installations permanentes en Afrique, mais elle souhaite conserver à Dakar un "pôle de coopération militaire à vocation régionale".
"Les bases militaires françaises vont quitter Dakar en vertu d'un accord qui sera signé avant le 4 avril (date de l'indépendance du Sénégal) par les deux parties", a déclaré vendredi le porte-parole du président sénégalais Abdoulaye Wade, Mamadou Bamba Ndiaye, sans apporter d'autres précisions.
Cette annonce surprise de la part des autorités sénégalaises intervenait juste après la visite de quelques heures à Dakar du ministre français de la Défense Hervé Morin, consacrée notamment à la renégociation des accords de défense entre la France et le Sénégal.
Il devait "lui remettre un message du président Nicolas Sarkozy", selon une source proche du dossier.

25.000 Français en Afrique de l'Ouest


La France et le Sénégal, ex-colonie française, sont liés par un accord de défense depuis 1974, et quelque 1.200
militaires français (terre, air, mer) sont "pré-positionnés" à Dakar dans le cadre des "Forces françaises du Cap Vert" (péninsule de la région dakaroise).
Quelque 25.000 Français vivent dans ce pays d'Afrique de l'Ouest, réputé pour sa stabilité politique et qui est l'un des rares du continent à n'avoir jamais connu de coup d'Etat depuis son indépendance en 1960. Il s'agit de la plus importante communauté française en Afrique subsaharienne avec Madagascar.

"C'est une diminution, ce n'est pas une disparition"


La fermeture prochaine des bases françaises a été très vite confirmée à Paris par le ministère de la Défense.
"Le concept de base a vécu et on va vers autre chose, la mise en place d'un pôle de coopération régionale", a-t-on déclaré dans l'entourage du ministre de la Défense Hervé Morin.
"Les détails de la mise en œuvre doivent encore faire l'objet de discussions avec la partie sénégalaise", a précisé le ministère.
Publié au printemps 2008, le Livre blanc sur la Défense annonçait "à terme, une présence (française) sur la façade atlantique du continent africain (et) une sur sa façade orientale", laissant entendre que l'une des bases riveraines de l'Atlantique, Libreville ou Dakar, serait sacrifiée.
Mais, en septembre 2009, Hervé Morin avait affirmé que les bases de Dakar et de Libreville seraient maintenues, sans toutefois complètement rassurer de nombreux militaires français vivant au Sénégal avec leur famille.
"C'est une diminution (de la présence militaire française au Sénégal), ce n'est pas une disparition", a relevé une source française proche du dossier. "Mais le Gabon a pris de l'ampleur par rapport au Sénégal", a-t-elle admis.
Le chef de l'Etat français est d'ailleurs attendu le 24 février à Libreville, avant de se rendre au Rwanda.

"Je suis suffisamment protégé par mon armée"


L'échéancier du retrait militaire français au Sénégal et le nombre de militaires demeurant à Dakar n'ont pas été précisés, tant du côté français que sénégalais. "On attend de voir, c'est une décision politique qui doit être finalisée", a précisé cette source française.
En mai 2008, le président sénégalais avait affirmé que son pays "ne serait pas le dernier pays à maintenir une base (militaire) française en Afrique". "Il ne peut pas y avoir d'agressions extérieures, j'ai beau réfléchir, je ne vois pas qui peut agresser le Sénégal", avait-il souligné.
Et "les accords de protection du chef de l'Etat ou de gouvernement, personnellement, je n'en ai pas besoin. Si cela existe, il faut les supprimer. Je suis suffisamment protégé par mon armée", avait-il conclu.


(Nouvelobs.com

Six soldats de l'Otan ont péri jeudi au cours de l'offensive sur Marjah, un fief taliban du sud de l'Afghanistan, portant à onze le nombre des soldats des forces internationales tués depuis le début de l'opération, a annoncé vendredi l'Alliance atlantique.

 

Un hélicoptère Blackhawk s'apprête à atterrir guidé par un Marine américain, le 18 février 2010 à Trikh Nawar, près de Marjah, en Afghanistan

Trois soldats ont été tués dans des combats et trois autres ont succombé dans des explosions de bombes artisanales posées par les talibans, a indiqué l'Otan dans un dernier bilan.

L'Alliance atlantique n'a pas précisé la nationalité des six soldats tués.

Mais le ministère britannique de la Défense avait annoncé auparavant le décès jeudi de deux soldats britanniques.

A la fin de la semaine dernière, quelque 15.000 soldats afghans et des forces internationales, Américains et Britanniques en tête, ont déclenché une vaste offensive contre la bourgade de Marjah, dans la province du Helmand, fief des talibans.

Les décès des deux Britanniques portent à 263 le nombre des soldats de Sa Majesté tués en Afghanistan depuis 2001.

Au total, onze soldats de l'Otan ont péri dans l'opération Mushtarak, dont au moins trois Américains et trois Britanniques.

85 soldats étrangers sont morts depuis le début de l'année dans le cadre des opérations liées à la guerre en Afghanistan.

 

AFP

Israël a averti que toute attaque du Hezbollah provoquerait une riposte à grande échelle.

La multiplication des menaces israéliennes ces dernières semaines rendent les Libanais particulièrement fébriles car Beyrouth commence à peine à jouir d'une stabilité retrouvée, après les cinq ans de turbulences qui ont suivi l'assassinat de l'ancien premier ministre Rafic Hariri. Le président, Michel Sleimane, a évoqué publiquement sa vive inquiétude. «Le monde sait désormais que les menaces israéliennes ne peuvent plus être prises à la légère.» Ce sujet était aussi au menu des entretiens du premier ministre, Saad Hariri, avec Nicolas Sarkozy lors de sa visite à Paris le mois dernier.

 

Rôle de l'Iran 

L'aviation israélienne survole régulièrement le territoire libanais, en violation de la résolution 1701 qui a mis fin au dernier conflit entre les deux voisins, en août 2006. Même si les batteries aériennes de l'armée libanaise ont ouvert le feu dimanche contre des chasseurs volant relativement bas, le rapport de force est inexistant tant la supériorité militaire israélienne est grande. En rasant des quartiers entiers de la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah, l'aviation a déjà montré en 2006 ce dont elle était capable. Un scénario que les plus hautes autorités israéliennes promettent régulièrement de reproduire, à plus grande échelle encore, si le Hezbollah bouge le petit doigt. Car le gouvernement libanais, auquel appartient le parti «de la résistance islamique» est jugé responsable de «tout ce que fait le Hezbollah», selon une formule d'Ehoud Barak.

Le ministre israélien de la Défense traduit ainsi une nouvelle doctrine née de la guerre de 2006 en vertu de laquelle Israël ne limitera plus ses attaques aux cibles attribuées au Hezbollah, mais les élargira à l'armée libanaise et aux infrastructures vitales du pays sur tout le territoire libanais.

Au-delà de son effet psychologique, cette stratégie vise à accentuer le clivage politique interne concernant l'armement du Hezbollah. Un impact qui a cependant été atténué par la formation d'un gouvernement d'union nationale, fruit d'un long bras de fer interne avec le Parti de Dieu pour qui la poursuite de la «résistance» n'est pas négociable tant que le «danger israélien» perdure.

La guerre pourrait être déclenchée de différentes façons sachant que les motivations des deux parties ont une dimension régionale, intégrant la problématique iranienne. Pour Israël, il s'agirait de rétablir sa capacité de dissuasion après le semi-échec de 2006, voire de frapper indirectement l'Iran sur un théâtre secondaire. Le Hezbollah pourrait symétriquement permettre à l'Iran de créer une diversion ailleurs que sur son territoire en servant à Israël un prétexte à des représailles.

La plupart des observateurs de la scène libanaise estiment cependant que la guerre n'est pas probable dans l'immédiat. Ils font valoir les avantages du statu quo actuel pour les deux parties : Israël bénéficie d'une stabilité inégalée à sa frontière nord ; le Hezbollah n'a pas intérêt à se lancer dans un nouveau conflit tant que les plaies subies par sa base populaire ne sont pas pansées.

 

Le Figaro

L'armée pakistanaise a confirmé mercredi l'arrestation du mollah Baradar, présenté comme le chef militaire des talibans afghans et bras droit de leur dirigeant de l'ombre, le mollah Omar.


Le porte-parole de l'armée pakistanaise, le général Athar Abbas, le 12 octobre 2009 à Rawalpindi

"Au terme d'une procédure d'identification détaillée, il a été confirmé qu'une des personnes arrêtées était bien le mollah Baradar", a affirmé le porte-parole de l'armée pakistanaise, le général Athar Abbas. "Le lieu de l'arrestation et les détails opérationnels ne peuvent être divulgués pour des raisons de sécurité".

Les médias aux Etats-Unis, New York Times en tête, avaient annoncé mardi la capture du mollah Baradar quelques jours auparavant dans le sud du Pakistan par des agents du renseignements américains et pakistanais. Les insurgés avaient cependant démenti? affirmant que Baradar continuait à diriger les opérations de jihad des talibans.

Le mollah Baradar est régulièrement présenté comme le n°2 ou le n°3 des talibans afghans derrière leur fondateur et chef suprême, le mollah Muhammad Omar.

Selon des experts, sa capture constitue sans nul doute un revers pour les talibans.

"C'est un ami proche du mollah Omar et ils sont de la même génération. Il faisait partie de la trentaine de personnes considérées comme les fondateurs du mouvement taliban", selon Rahimullah Yusufzai, un expert pakistanais des talibans.

Le mollah Baradar, de son vrai nom Abdul Ghani Baradar, était au sommet de la chaîne de commandement militaire et avait autorité sur les finances.

Né dans la province d'Uruzgan (sud), et appartenant à la tribu des Popalzai - une influente tribu pachtoune à laquelle appartient également le président Hamid Karzaï -, il a d'abord combattu les Soviétiques dans les années 80 avec le soutien des Américains et des Pakistanais.

Quand les talibans prirent le pouvoir à Kaboul en septembre 1996, le mollah Omar fit appel à lui. Baradar devint alors vice-ministre de la Défense.

Selon Interpol, le mollah Baradar, âgé de 42 ans, appartient depuis mai 2007 à la plus haute hiérarchie des talibans. Et le mollah Omar l'avait nommé chef militaire des talibans.

Des spécialistes ont cru discerner dans l'arrestation de Baradar un revirement au Pakistan dans sa politique vis-à-vis des talibans.

"C'est un avertissement clair aux chefs talibans afghans au Pakistan: les choses ont changé. Il faut faire un choix, soit vous continuez à vous battre et cela sera sans notre aide, soit vous coopérez", a expliqué Arturo Munoz, un ancien agent de la CIA. "C'était un chef très respecté, très aimé, et sa perte, je pense, sera très démoralisante pour le mouvement taliban. Ceci dit, les talibans sont des gens résistants, ils sont en guerre depuis un moment".

La confirmation de sa capture par Islamabad survient alors que le président américain Barack Obama réunit mercredi son cabinet de guerre sur l'Afghanistan, pour évaluer l'impact de l'offensive des forces internationales à Marjah, un bastion taliban dans le sud de l'Afghanistan.

Depuis samedi, quelque 15.000 soldats afghans et étrangers sont engagés dans cette opération Mushtarak (Ensemble), en plein coeur de la province du Helmand.

Les talibans, chassés du pouvoir fin 2001 par une coalition emmenée par les Etats-Unis, ont considérablement intensifié leur insurrection ces deux dernières années, et l'ont étendue à la majeure partie du pays, infligeant de plus en plus de pertes aux quelque 113.000 soldats des forces internationales.

Ces derniers seront bientôt rejoints par les renforts de 30.000 militaires américains et 10.000 soldats d'autres pays de l'Otan.

 

AFP

BOURGES — Le missile Mistral découvert mardi près d'un village des environs de Bourges ne contenait pas de charge explosive, a-t-on indiqué mercredi au ministère de la Défense.

"Le missile ne contenait pas de dispositif pyrotechnique. Il pourrait s'agir d'une maquette lestée" utilisée pour des essais de vol, a déclaré une source du ministère de la Défense à une correspondante de l'AFP.

Les investigations se poursuivaient mercredi à la Direction générale de l'armement de Bourges, où le missile a été transporté.

L'engin, mesurant environ 1,80 m pour une vingtaine de kilos, avait été découvert mardi par un ouvrier dans un fossé près de la localité de Sainte-Thorette, à 15 km au sud-ouest de la capitale berrichonne.

Missile de courte portée motorisé décliné en versions sol-air et air-air, le Mistral est assemblé à Bourges par MBDA, filiale du groupe européen d'aéronautique et de défense EADS.

Cette société, qui dispose également d'un centre d'études et d'essais de propulsion dans la région, a indiqué mercredi ne pas souhaiter communiquer à ce stade sur ce dossier.

Le maire de la localité, Emmanuel de la Fouchardière, s'est pour sa part dit interloqué par cette découverte. "Comment peut-on perdre un tel engin?", s'est-il interrogé.

 

AFP

L'Inde a annoncé dimanche avoir procédé à un nouveau tir d'essai réussi de son missile Agni III, capable de porter des charges nucléaires et d'atteindre des cibles en Asie et au Moyen-Orient.

Il s'agissait du quatrième test du missile de longue portée Agni III, selon un communiqué du ministère indien de la Défense. Seul le premier essai, en 2006, avait échoué.

"Le missile de longue portée Agni III touche sa cible avec une extrême précision et remplit tous les objectifs de la mission", estime le ministère dans son communiqué. Le missile a été lancé dimanche matin de l'île de Wheeler au large de l'Etat d'Orissa dans l'est du pays.

L'arsenal de missiles dont dispose actuellement l'Inde est en grande partie destiné à faire face à son ennemi de toujours, le Pakistan. L'Agni III est le missile de plus longue portée dont dispose le pays. Pouvant atteindre 3.000 km, il place les grandes villes de Chine et du Moyen-Orient au nombre des cibles potentielles.

L'arsenal indien comporte déjà des missiles balistiques de courte portée "Prithvi", de moyenne-portée "Akash", le missile antichar "Nag" et le missile supersonique "Brahmos", développé avec la Russie.

L'Inde et le Pakistan, tous deux dotés de l'arme nucléaire, ont conclu un accord dans le cadre duquel ils s'informent mutuellement de leurs essais de missiles. Les deux voisins se sont livré trois guerres depuis leur indépendance en 1947. AP

Douze habitants de Mogadiscio tués, des dizaines d'autres blessés: les civils ont une nouvelle fois payé un lourd tribut à des combats à l'artillerie lourde opposant insurgés islamistes radicaux à la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom).

 

Des blindés de la Force de l'Union africaine en Somalie (Amisom), le 26 janvier 2010 à Mogadiscio.

Selon une source gouvernementale, les insurgés ont tiré dimanche soir plusieurs obus de mortier depuis le nord de la ville vers la présidence somalienne, entraînant une riposte de l'Amisom qui protège le gouvernement somalien, un scénario devenu hebdomadaire à Mogadiscio, et toujours aussi meurtrier.

"Douze civils innocents ont été tués, à notre connaissance, dans ces bombardements. Nous sommes encore sous le choc de ces tirs aveugles", a déclaré lundi à l'AFP un chef coutumier, Mohamed Adan Ilbir.

"Notre équipe a récupéré huit civils tués dans les échanges d'artillerie et 55 autres blessés, dont certains grièvement", a rapporté le chef du service des ambulances de Mogadiscio, Ali Muse, ajoutant que le bilan pourrait s'alourdir.

"Les combats à l'artillerie ont été les pires enregistrés récemment à Huriwa et Yaqshid", deux quartiers du nord de la ville, a ajouté Ali Muse.

Par ailleurs, un témoin a dénombré quatre autres victimes civiles dans le quartier voisin d'Elturaye.

"Quatre personnes ont été tuées à Elturaye, leurs corps étaient déchiquetés par un tir d'artillerie. C'était horrible", a décrit Abdulahi Nure.

"Il y a eu environ 20 obus de mortier qui ont atterri près de Suqaholaha (un quartier voisin), la plupart sur des zones densément peuplées", a-t-il précisé.

Les combats avaient cessé lundi matin.

Les insurgés islamistes des groupes shebab et Hezb al-Islam, qui ont juré la perte du gouvernement de transition, prennent régulièrement pour cible la présidence somalienne, Villa Somalia, ou la base principale de l'Amisom, qui jouxte l'aéroport.

L'Amisom réplique tout aussi régulièrement, et ces échanges de tirs font de nombreuses victimes civiles, même si la force de paix affirme tout faire pour éviter les victimes collatérales.

Vendredi, les insurgés avaient ciblé la Villa Somalia pendant les cérémonies marquant le premier anniversaire de l'élection de Sharif Cheikh Ahmed, soutenu par la communauté internationale.

Partie intégrante du quotidien d'un président assiégé, dont le gouvernement ne contrôle que quelques quartiers de la capitale, les explosions résonnant à l'extérieur de la salle de spectacle l'avaient laissé de marbre.

Les shebab, qui se réclament d'al-Qaïda, comptent dans leurs rangs plusieurs centaines de jihadistes étrangers. Ils considèrent l'Amisom comme une "force d'occupation", contre laquelle ils ont mené plusieurs attentats-suicide sanglants.

Samedi, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon a réaffirmé à Addis Abeba qu'il n'y aurait pas de déploiement de Casques bleus en Somalie tant que la paix ne serait pas rétablie dans ce pays en guerre civile depuis 1991.

"Pratiquement et de façon réaliste, il n'est pas possible en ce moment de déployer une force de maintien de la paix en Somalie. Nous avons besoin d'avoir une paix à maintenir et pour l'instant il n'y a pas de paix", a-t-il déclaré à l'AFP à la veille de l'ouverture d'un sommet de l'UA.

L'UA a demandé à plusieurs reprises à l'ONU de prendre le relais de l'Amisom, déployée en Somalie depuis mars 2007 et forte de 5.300 soldats burundais et ougandais.

La situation en Somalie doit être discutée lundi par les chefs d'Etat et de gouvernement des 53 pays membres de l'UA, au deuxième jour de leur sommet à Addis Abeba.

 

AFP

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