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Education

Pour optimiser leurs chances de réussite au bac, trois lycéens d'Argenteuil ont voulu connaître les sujets du bac avant les épreuves, et ont tenté de les dérober dans la soirée du vendredi 12 juin. L'un d'entre eux s'est introduit par la fenêtre dans le bureau de la proviseure du lycée Romain-Rolland tandis que ses comparses faisaient le guet.

"Il a volé des clés, mais pas toutes les clés qui permettent d'avoir accès aux sujets. Les sujets du bac sous scellés, qui ne se trouvent pas dans mon bureau, n'ont jamais été en danger", a précisé la proviseure du lycée, Marie Lebras. "Ce ne sont pas des élèves qui sont sûrs d'avoir le bac. Ils ont pris un risque énorme et inutile puisqu'ils n'avaient aucune chance d'avoir accès aux sujets sans qu'on s'en rende compte", a-t-elle ajouté.

Les trois élèves ont été reconnus par la gardienne de l'établissement et ont été interpellés entre vendredi et mardi. Durant leur garde à vue, ils ont prétendu s'être introduits dans le bureau de la proviseure pour récupérer un document les concernant, qui pouvait être librement consulté.

Les lycéens ont été remis en liberté après avoir fait l'objet d'une convocation par un officier de police judiciaire. Ils pourront se présenter aux épreuves du baccalauréat, qui commencent jeudi par l'épreuve de philosophie. S'ils l'obtiennent, leur diplôme sera susceptible d'être invalidé. Les trois élèves pourraient également écoper d'une interdiction de se présenter  à tout examen pendant cinq ans.

 

Le Monde

Si aucune "pilule" ou "dopant" n'est en mesure de remplacer un travail assidu tout au long de l'année, il existe néanmoins des petits conseils qui peuvent s'avérer fort utiles pour arriver en forme le jour du bac. "Avant des examens, ce n'est pas le moment d'entamer un régime. Le cerveau a besoin d'énergie et son carburant ce sont les glucides complexes : pâtes, riz, légumes secs... Surtout ne pas sauter de repas, en particulier ne pas sauter le petit déjeuner pour éviter les coups de pompe", souligne la nutritionniste Olga Denis Gast.

Quelques jours avant, lors des dernières révisions, "il faut penser à s'accorder des pauses", à s'aérer : marcher, s'adonner à son sport habituel - un excellent antidote au stress- et "éviter d'avaler les repas. Il faut au minimum 20 minutes pour un repas, assis dans le calme", recommande la nutritionniste. Préférer la méthode naturelle - orange, kiwi, pamplemousse, aux comprimés de vitamine C, ajoute-t-elle. Plus généralement, plutôt que de se jeter sur d'aléatoires et dispendieux complémentaires alimentaires, la règle reste de manger varié et équilibré - fruits, légumes et protéines (poisson, viande, oeuf).

Essayer de faire de bonnes nuits (huit heures de sommeil en général) en allant au lit quand la sensation de fatigue apparaît pour éviter d'accumuler le manque de sommeil et d'avoir le cerveau embrouillé. "La veille, ne pas oublier déteindre son portable pour éviter d'être appelé dans la nuit par les copains stressés", précise Olga Denis Gast qui conseille également d'éviter l'alcool. C'est le moment de se détendre pour pouvoir se coucher dans le calme et s'endormir dans de bonnes conditions. Pour le jour J avant de mettre le réveil, pensez à prévoir un temps de transport suffisamment large pour faire face aux imprévus (incidents techniques, grève...). Une bonne douche chaude et un petit-déjeuner complet (du pain, de préférence complet, un peu de beurre, un yaourt, un jus de fruit) permettent d'entamer correctement la journée.

Pour les épreuves, la nutritionniste conseille d'emporter une sorte de "kit de survie" : de l'eau (il ne faut pas hésiter à en boire pour ne pas se déshydrater et diminuer ses performances), une ou deux petites barres de céréales, un peu de chocolat ou de confiseries, des fruits secs, une pomme. "Entre deux examens, on ne se remplit pas le ventre à l'excès sous peine d'avoir une digestion qui peut endormir", explique-t-elle. Pendant le transport et avant d'entrer dans la salle, positivez, pensez plus tôt à la réussite. Et une fois devant la feuille, respirez lentement et profondément si le trac s'empare de vous. Et, puis il faut se lancer et écrire les premiers mots sur le brouillon, pour débloquer la situation.


AFP

En 2009, le bac n'est plus une fin en soi, mais un passeport vers l'enseignement supérieur. Pourtant, un tiers des jeunes d'une génération ne l'a pas. "Année après année, le baccalauréat a acquis le prestige d'une institution désormais bicentenaire, celui d'un sésame vers l'enseignement supérieur", déclarait hier, lors de sa conférence de presse sur le bac, le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos.

Du fait de la démocratisation de l'enseignement supérieur et de l'élévation du niveau des qualifications, une proportion croissante de bacheliers poursuit des études.
L'exemple des professeurs est éclairant. "Il y a une trentaine d'années en France, on pouvait être cadre ou enseignant sans avoir le bac. Aujourd'hui, ce n'est plus possible", explique Eric Charbonnier, expert sur les questions d'éducation à l'OCDE. Et bientôt, avec la réforme de la formation des enseignants, on ne pourra plus être professeur des écoles sans avoir bac +5. Même le bac pro commence à s'inscrire dans cette évolution: à la rentrée 2010 sera créée la première "grande école" pour les meilleurs bacheliers pros.

Et pourtant, encore aujourd'hui, un tiers des Français de 18 ans n'a pas le baccalauréat, soit en n'atteignant pas la terminale, soit en échouant aux épreuves. Le bac n'est ainsi ni "bradé", ni "donné", martelait en 2008 un rapport du Sénat, rappelant que 100.000 lycéens le rataient chaque année. Après des années de hausse de la proportion de bacheliers dans une génération, la France a ainsi atteint vers 1995 un palier de 64% qu'elle n'arrive pas à dépasser.
D'où la tension actuelle que le patron de Sciences-Po Richard Descoings, chargé d'une mission sur le lycée, relevait dans son rapport rendu début juin.
Selon lui, il n'y a pas encore de consensus sur les objectifs fixés par les lois de 1989 et 2005 sur l'Ecole qui visent 80% des jeunes au niveau terminale et 50% au niveau licence.


AFP

Une conseillère principale d'éducation (CPE) a été violemment frappée par un élève de 16 ans dans un collège de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), a-t-on appris samedi de source policière. L'adolescent a été mis en examen.

L'agression a eu lieu mercredi vers 9h30 au collège René Cassin lorsqu'une CPE a réprimandé plusieurs élèves qui se trouvaient dans un secteur leur étant interdit. L'un d'eux a alors frappé l'adulte à coups de pied et de poing.

Admise à l'hôpital de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), celle-ci, touchée au niveau des bras et du visage, bénéficie de trois jours d'incapacité totale de travail (ITT).
Le mineur a lui été interpellé puis placé en garde à vue au commissariat de Conflans Sainte-Honorine (Yvelines) avant d'être présenté jeudi à un juge pour enfants et mis en examen.

L'agresseur a été remis en liberté mais restait suivi par le juge pour enfants, précisait-on au rectorat de Versailles, où l'on ajoutait que "l'élève ne fait plus partie de l'établissement". Son exclusion définitive devait encore être décidée en conseil de discipline.

La conseillère principale d'éducation a quant à elle porté plainte au commissariat de Chanteloup-les-Vignes, où elle a été accompagnée par le principal du collège, indiquait-on de même source.

L'état de santé de la fonctionnaire était jugé en progrès, bien qu'elle conserve un "gros hématome" au visage. "Elle va mieux, mais elle reste choquée", expliquait-on sans autre détail.

AFP
Xavier Darcos s'est exprimé, jeudi à La Rochelle, lors du congrès annuel de la deuxième fédération de parents d'élèves du public (PEEP).
Xavier Darcos s'est exprimé, jeudi à La Rochelle, lors du congrès annuel de la deuxième fédération de parents d'élèves du public (PEEP). Crédits photo : AFP

Contre la violence à l'école, le ministre de l'Éducation songe également à créer une force mobile d'agents scolaires pour des missions de prévention et de contrôle et à impliquer plus étroitement les parents.

Des agents en tenue vont-ils bientôt faire leur apparition dans les établissements scolaires ? Xavier Darcos, le ministre de l'Éducation, a proposé, jeudi lors du congrès annuel de la deuxième fédération de parents d'élèves du public (PEEP), de créer «une force mobile d'agents qui pourront intervenir dans les établissements sur des missions de prévention et de contrôle».

Cette proposition sera «débattue» mercredi prochain lors d'une réunion sur la sécurité, avec des représentants des parents d'élèves et des représentants des Régions et des départements. Une réunion programmée après le dramatique incident dans un collège de la région de Toulouse, au cours duquel un jeune élève de 13 ans a poignardé son enseignante en pleine classe, le 15 mai dernier. Nicolas Sarkozy a depuis demandé au ministre de lui présenter «sans délai des propositions concrètes pour améliorer la sécurité des établissements scolaires».

 

Débat «sans tabou»

Dans l'entourage de Xavier Darcos, on précise que les agents pourraient être des «personnes assermentées, formées, placées auprès du recteur, susceptibles de se rendre dans les établissements rapidement, pouvant constater des délits, confisquer des armes, procéder éventuellement à des fouilles». Ils pourraient aussi mener des actions de prévention, sur la drogue ou la sécurité routière. Il ne s'agirait pas de policiers mais d'agents internes à l'Éducation nationale, sur le modèle des brigades de la Suge (surveillance générale) à la SNCF.

Les 2 200 agents de la Suge, particulièrement présents sur les lignes sensibles, sont aujourd'hui chargés de veiller à la sécurité des personnes et des biens. Leur rayon d'action se limite aux gares, aux trains et au domaine de la SNCF. Assermentés, ils sont autorisés au port d'arme et bénéficient d'une formation initiale de 24 semaines. Ils travaillent en collaboration étroite avec les forces de l'ordre.

Prônant un débat «sans tabou» sur la violence à l'école, Xavier Darcos a par ailleurs proposé jeudi d'autoriser les personnels administratifs à fouiller les élèves qui seraient soupçonnés de vouloir faire entrer des armes dans les ­établissements. Aujourd'hui, les agents de surveillance ou les chefs d'établissement peuvent demander à un élève d'ouvrir son cartable ou de vider le contenu de son sac s'ils le soupçonnent de transporter un objet suspect mais ils n'ont pas l'autorisation de le fouiller.

Ce droit concernerait les «chefs d'établissement et les conseillers principaux d'établissements mais certainement pas les enseignants», souligne-t-on au ministère. Pour prévenir les comportements à risque, le ministre propose aussi d'impliquer «plus étroitement» les parents. Il suggère notamment de rappeler les parents démissionnaires à leurs devoirs «en leur infligeant, si nécessaire, des sanctions financières concrètes, rapides et proportionnées à la faute».

 

«Une question de confiance»

Ces propositions ne soulèvent pas l'enthousiasme des syndicats d'enseignants. L'Unsa-éducation estime que les autorisations de fouilles «pourraient introduire de la suspicion dans l'établissement». Le principal syndicat des chefs d'établissement (SNPDEN) estime que «cette prérogative devrait être limitée à un nombre très restreint de personnes. Un établissement scolaire, ce n'est pas un centre commercial ou un aéroport. Il y a une question de confiance», selon Michel Richard, secrétaire général adjoint du SNPDEN.

Peu convaincu par une brigade de sécurité rapide car «elle n'interviendrait qu'après l'événement», le SNPDEN propose en revanche l'idée de créer un corps de fonctionnaires plus particulièrement en charge des sorties et entrées des établissements scolaires. «C'est un système qui fonctionne assez bien en Martinique et en Guadeloupe», assure-t-il.

 

Le Figaro

Alors qu'une dizaine d'établissements étaient toujours perturbés mercredi à des degrés divers, six présidents d'universités appellent à un moratoire sur le statut des enseignants-chercheurs, afin de "favoriser une réflexion réelle, et collective, sur cette question qui déborde amplement le milieu universitaire".

Des blocages subsistaient mercredi dans "une petite dizaine d'universités", a précisé à l'Associated Press le ministère de l'Enseignement supérieur, une information répétée par Valérie Pécresse lors des questions au gouvernement. Toulouse II, Paris IV étaient totalement bloquées, alors que des perturbations à Grenoble III, Paris X, Reims, Caen et Saint-Etienne. Dans cette ville, les CRS encerclaient l'Université Jean-Monnet, où se sont déroulés des affrontements entre étudiants, pour une intervention probable dans l'après-midi.

Selon la préfecture de la Loire, le président de l'Université Jean-Monnet, Khaled Bouabdallah, a demandé mercredi l'intervention de la police pour tenter de mettre fin à des échauffourées entre bloqueurs et anti-bloqueurs.

L'UNEF (Union nationale des étudiants de France) a recensé de son côté cinq universités connaissant des problèmes d'organisation des examens et trois "bloquées", à savoir Toulouse II, Caen et Saint-Etienne. D'autres sont "partiellement perturbées" comme Lyon II, Reims et Besançon. Les activités pédagogiques ont repris à Bordeaux III.

La ministre de l'Enseignement supérieur a martelé qu'il "n'y aura pas de diplôme national sans rattrapage des cours", promettant d'aider ces universités à mettre au point des plans de rattrapage.

En cette quinzième semaine de mobilisation contre la réforme de l'université, six présidents d'universités en appellent à Nicolas Sarkozy pour qu'il décide d'un moratoire sur la réforme des statuts des enseignants-chercheurs.

Dans une tribune paraissant dans "Le Monde" daté de jeudi, ils réclament du chef de l'Etat "des gestes d'apaisement vigoureux, radicaux et clairs" pour répondre au "sentiment général d'amertume, de colère, de rancoeur, voire de désespoir, qui aboutit à un mélange de consternation et de radicalisation avec le risque de comportements de plus en plus incontrôlables".

L'appel est signé par les présidents Pascal Binczak (Université Vincennes Saint-Denis/Paris VIII), Lise Dumasy (Université Stendhal/Grenoble III), Anne Fraïsse (Université Paul-Valéry/Montpellier III), Bernadette Madeuf (Université Paris-Ouest/Paris X), Georges Molinié (Université Paris-Sorbonne/Paris IV) et Philippe Rollet (Université Lille-I, sciences et technologies). AP

DRAGUIGNAN, Var (AFP) — Une centaine d'étudiants qui bloquaient depuis une semaine l'accès à l'université du Sud Toulon-Var ont été délogés sans heurts lundi matin par les forces de l'ordre, a-t-on appris auprès d'eux.

Le président de l'université, Laroussi Oueslati, avait réclamé au préfet du département l'intervention des forces de l'ordre. Le blocage des portes du campus avait été décidé mardi 5 mai lors d'une assemblée générale d'étudiants.

Des barricades formées avec des pneus, des palettes en bois et du gravier ont été dégagées. Les forces de l'ordre sont restées en place pour garder les entrées.

"Nous avons renoncé à mettre le feu aux barricades pour éviter les incidents avec les CRS", a déclaré l'un des porte-parole des étudiants grévistes, Alexandre Picazo.

Les étudiants qui depuis treize semaines manifestent pour obtenir le retrait de la loi LRU sur l'autonomie des universités et ses décrets afférents, ont décidé lundi de poursuivre leurs actions en perturbant les cours. Mardi, une assemblée générale devrait décider de la poursuite ou non du mouvement.

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