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Cinéma/Films/Télévision/Théâtre


La duchesse d'York Sarah Ferguson, le 22 octobre 2008 à New York

Le ministre turc des Affaires étrangères, Ali Babacan, a estimé vendredi à Londres "offensant" un documentaire filmé en caméra cachée par la duchesse d'York présentant les conditions horribles dans lesquelles vivent des enfants handicapés mentaux dans des centres spécialisés turcs.

"Il n'est pas judicieux de montrer au grand jour la maladie des gens dans une émission télévisée et c'est offensant pour le peuple turc", a déclaré le ministre au cours d'une conférence de presse, donnée à l'issue d'une rencontre avec son homologue britannique David Miliband.

Jeudi soir, la chaîne de télévision privée britannique ITV1 a diffusé la première partie d'un documentaire sur des centres pour enfants handicapés mentaux en Turquie. Les images ont été prises avec une caméra cachée pendant une visite secrète de la duchesse d'York, Sarah Ferguson.

Cette dernière est l'ancienne épouse du prince Andrew, quatrième dans l'ordre de succession au trône d'Angleterre. Elle a gardé son titre même si elle ne fait plus dorénavant partie de la famille royale, du fait de son divorce.

Le ministre turc a dit "regretter l'approche et l'attitude employées pour la préparation du documentaire", mais a assuré "ne pas ignorer les problèmes", annonçant le lancement d'une enquête "en profondeur" sur les "allégations" véhiculées dans le documentaire.

"Aucun mauvais traitement ne peut être et ne sera toléré et s'il s'avère que certains, qui ont des responsabilités, se sont mal comportés, ils seront poursuivis", a assuré le chef de la diplomatie turque.

Reconnaissant que les images sont "poignantes", le ministre a rappelé que la Turquie avait signé "de nombreux traités sur les droits de l'homme, dont la Convention des droits de l'enfant". "Nous améliorons sans cesse ces institutions", a-t-il assuré, faisant allusion aux centres pour enfants handicapés mentaux. Le ministre a invité la duchesse d'York à revenir en Turquie à une date ultérieure pour se rendre compte des progrès.

David Miliband a de son côté salué "l'engagement très ferme" de la Turquie à améliorer la situation des enfants dans le pays, se félicitant qu'Ankara prend "très au sérieux ces allégations (de mauvais traitements, ndlr), qu'une enquête a été lancée et que tout méfait avéré sera sanctionné". "C'est le signe d'un pays qui veut partager les valeurs européennes", a-t-il ajouté.

Le Royaume-Uni est le pays européen plaidant le plus ouvertement en faveur de l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne. Ankara négocie depuis 2005 son adhésion à l'UE.

AFP


L'acteur George Clooney à Venise le 27 août 2008

A Hollywood, des acteurs comme George Clooney ou Jennifer Aniston et des musiciens comme le rappeur Sean Combs, alias "Diddy", ou Usher ont exprimé mercredi à l'unisson leur satisfaction après l'élection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis.

"Je félicite le président élu Obama pour sa victoire historique", a déclaré George Clooney au magazine People.

"Il est désormais temps d'unifier le pays pour affronter les défis extraordinaires auxquels cette génération est confrontée", a ajouté l'acteur, considéré comme l'un des plus engagés politiquement, et qui avait soutenu M. Obama dès le début de la campagne.

L'actrice de "Friends" Courteney Cox et son mari le comédien David Arquette avaient organisé une fête mardi soir dans leur domicile de Beverly Hills (Californie, ouest), à laquelle ont participé notamment les acteurs Jennifer Aniston et Sacha Baron Cohen pour célébrer la victoire du premier président noir des Etats-Unis.

"Cela va marquer l'Histoire, l'Histoire noire, pour tous les sacrifices que le grand Joseph Lowery et Martin Luther King ont fait, cela compense leurs sacrifices en fait (...). Je suis sans voix. Je ne sais pas quoi dire", a déclaré le chanteur de Rhythm and Blues Usher au magazine People.

"J'ai eu le sentiment que mon vote était celui qui a déterminé l'issue du scrutin (...) Et ça n'est peut être pas vrai, mais c'est le pouvoir que j'ai eu le sentiment d'avoir", a dit de son côté le rappeur P. Diddy au journal.

AFP


starac

Il n’y aura pas de neuvième édition au télé-crochet de TF1. Tant mieux ?

La direction de TF1 s’est enfin rendue à l’évidence : la Star Ac ne marche plus. Il aura fallu deux flops monumentaux (Cyril Cinelu et Magalie Vaé), ainsi que des audiences médiocres cette année pour qu’ils réalisent que le concept n’a plus lieu d’être.

Aujourd’hui, Emmanuel Maubert, journaliste sur Europe 1, a annoncé que TF1 avait pris la décision d’arrêter son télé-crochet au vu des audiences catastrophique de cette huitième saison.

Avec moins de 6 millions de téléspectateurs pour le premier prime et une moyenne de 4.96 millions pour les primes suivant, il faut dire que TF1 traverse une crise jamais connue. "NCIS" sur M6 réussit même à battre les audiences du programme culte de la Une, c’est dire…

La Star Academy, qui avait provoqué la polémique en s’installant dans le Marais, pliera donc ses bagages dans deux mois et ne reviendra plus bousculer les habitudes des riverains parisiens. Une bonne nouvelle pour eux.


Entrevue

Guillaume Depardieu lors de la présentation du film de Jacques Rivette "Ne Touchez pas la Hache" à Berlin, le 15 février 2007

Guillaume Depardieu, acteur hyper-sensible à la vie tumultueuse, est décédé lundi à l'âge de 37 ans, des suites d'une pneumonie contractée lors d'un tournage en Roumanie, une brusque disparition qui a suscité une vive tristesse dans le monde de la culture.

Le fils de Gérard Depardieu est mort à l'hôpital de Garches (Hauts-de-Seine) après "avoir contracté un virus qui a provoqué une pneumonie foudroyante", a indiqué l'agent Artmedia.

Sa mort, survenue à 2H00 du matin, est liée à "une infection des poumons acquise en ville", a précisé de son côté à l'AFP l'Assistance-publique des hôpitaux de Paris (AP-HP).

Ces dernières semaines, Guillaume Depardieu, fils de la comédienne Elisabeth Depardieu et frère de Julie, elle aussi actrice, tournait en Roumanie et dans d'autres pays d'Europe de l'Est un thriller psychologique, "L'enfance d'Icare", co-production franco-roumaine réalisée par Alexandre Iordachescu.

Selon son avocat Jean-Yves Liénard, interrogé par l'AFP, Guillaume Depardieu avait été rapatrié d'urgence dimanche de Roumanie dans un état "grave".

Il avait été hospitalisé d'urgence samedi à Bucarest car "il avait du mal à respirer", a indiqué mardi à l'AFP le producteur du film "L'enfance d'Icare" Dan Burlac.

"Il était d'abord passé par un hôpital de Bucarest spécialisé dans les problèmes pulmonaires car il avait du mal à respirer, puis dirigé d'urgence dans un autre établissement", a expliqué M. Burlac lors d'un contact téléphonique.

"On a demandé l'aide de l'ambassade de France qui a fait le nécessaire pour un rapatriement dimanche soir vers la France", a poursuivi le producteur, faisant l'éloge du courage de l'acteur qui "a tenu tout le tournage comme un brave".

"Il disait qu'il avait mal en raison de ses problèmes antérieurs, diabète et péritonite, et on a même fait venir des médicaments de la France pendant le tournage", a-t-il expliqué. "Il a tenu à faire le film et a tout donné. Vendredi soir (dernier), il était même tout sourire durant le dîner de fin de tournage avec toute l'équipe".

Selon le producteur, le tournage du film, effectué à Bucarest, s'est terminé dans la nuit de mercredi à jeudi dernier.

Longtemps écrasé par la personnalité et la célébrité de son père, Gérard Depardieu, ce jeune comédien avait marqué le dernier Festival de Cannes dans "Versailles" de Pierre Schoeller où il apportait sa sensibilité à fleur de peau, sa rugosité et toute sa tendresse à son personnage de SDF rebelle.

Thierry Frémaux, délégué général du festival, a rendu hommage à "son intransigeance salutaire". "Il ne négociait pas avec ses convictions. Il avait peur de montrer sa grande générosité, de peur qu'on en abuse", a-t-il dit à l'AFP.

Outre ses activités cinématographiques, l'artiste préparait un album de chansons, pour le printemps 2009.

Guillaume Depardieu avait eu une jeunesse rebelle, marquée par la vitesse, la violence, la drogue et l'alcool qui l'avaient conduit en prison.

En juin 2003, il avait été amputé de la jambe droite pour mettre fin aux souffrances provoquées par une infection nosocomiale contractée à la suite de 17 opérations subies après un accident de moto en octobre 1995.

Il avait voulu créer une fondation pour rassembler les témoignages sur les maladies nosocomiales, sans toutefois concrétiser son projet.

Pour le cinéaste Alain Corneau qui l'avait révélé dans le rôle d'un apprenti joueur de viole de gambe dans l'austère "Tous les matins du monde" - où il jouait avec son père -, l'acteur était "une jeune homme vraiment rayonnant".

"C'est un gros choc. Pour moi, Guillaume, ça a été un moment merveilleux de ma vie, de ma vie professionnelle. Il était solaire, il était radieux. Il m'a amené énormément de choses sur le tournage", a-t-il dit à RTL.

La ministre de la Culture, Christine Albanel, a parlé d'une "personnalité riche et complexe" tandis que Véronique Cayla, la directrice générale du CNC, saluait un acteur fidèle au cinéma d'auteur, qui "se donnait à chaque fois, entier et sincère".

L'ancien ministre de la Culture Jack Lang s'est déclaré mardi depuis Tokyo "bouleversé" par le décès de Guillaume Depardieu, qui était devenu "un prodigieux acteur".

Né le 7 avril 1971, Guillaume Depardieu avait tourné près d'une vingtaine de films, dont "De la guerre" de Bertrand Bonello, actuellement à l'affiche.

Fidèle au cinéaste Pierre Salvadori, il avait exploité un potentiel comique lié à sa silhouette dégingandée dans de brillantes comédies telles que "Les apprentis" qui lui avait valu en 1996 le César du meilleur espoir.

Ils avaient également tourné ensemble "Cible émouvante", "Comme elle respire" et "Les marchands de sable".

Comédien à la palette large et aux choix éclectiques, Guillaume Depardieu s'était également illustré dans "Pola X" de Léos Carax, "Alliance cherche doigt" de Jean-Pierre Mocky, "Ne touchez pas la hache" de Jacques Rivette.

Il était le père d'une petite fille.

AFP


C'est un polar efficace, comme on dit. Mais pas seulement. L'originalité de Harcelés, de Neil LaBute, vient du fait que le personnage principal est raciste... et noir. A savoir un flic black, campé par Samuel L. Jackson, qui va passer tout le film à persécuter ses jeunes voisins - un couple mixte joué par le Blanc Patrick Wilson et la Black Kerry Washington. « Montrer un Noir raciste torpille les clichés, se délecte Sam Jackson. Ça arrive, et c'est une réalité qu'on montre rarement au cinéma. »

L'uniforme rigide et l'oeil glacial, le comédien campe un méchant d'anthologie dont le moindre regard désapprobateur donne envie d'appeler les déménageurs. Ses proies, aussi têtes de pioche que lui, refusent de débarrasser le terrain quand il tente de les intimider à coups de projecteurs aveuglants et d'air conditionné trafiqué. « Il commence par des choses gênantes avant de devenir de plus en plus violent, explique Neil LaBute. Il était important que ses persécutions demeurent réalistes. » Le dénouement, règlement de comptes sur fond d'incendie galopant, est pourtant plus spectaculaire que crédible. « Le film n'est pas un encouragement à l'autodéfense, insiste Jackson. Nous avons tenu à ce que les personnages restent complexes. » Son antihéros ne fait pas dans la dentelle, mais il est du bois dont sont faits les vrais vilains, qu'on préfère avoir au cinéma que sur son gazon.


  20 minutes


Dans son nouveau film aujourd’hui sur 290 écrans, Roschdy Zem incarne un policier de la brigade des stupéfiants infiltré dans un gang de trafiquants qui remontent de la drogue depuis l’Espagne à bord de puissants véhicules.


Inspiré de méthodes réelles, ce polar, d’un budget de 10 millions d’euros, a bénéficié des conseils de policiers spécialisés dans l’infiltration et de « go fast » repentis. L’acteur Roschdy Zem lui-même s’est astreint à un entraînement commando avec des policiers d’élite.

Le scénario. Le commissaire divisionnaire Jean-Marc Souvira, coscénariste avec le producteur Emmanuel Prevost, a écrit un récit d’une trentaine de pages. « L’idée était de montrer les méthodes de la police pour lutter contre l’un des phénomènes de criminalité les plus violents et les plus dangereux pour la société », témoigne-t-il. « L’office central des stupéfiants a développé des moyens technologiques très pointus. Ça formait la trame d’un excellent film d’action, les interpellations s’effectuant dans des conditions souvent très dangereuses. »

Le héros. « Je voulais qu’on retrouve le héros policier bien dans sa peau tel qu’on l’a connu avec les Delon ou Belmondo, le souci de réalisme en plus », raconte le producteur. « Il fallait une véracité totale, avec de vrais flics du Raid. Jean-Marc Souvira a apporté ses connaissances policières, Bibi Naceri celle des truands. Bruno Di Maio, un ancien go fast, nous a aussi conseillés. »
Le réalisateur, Olivier Van Hoofstadt, a même effectué un trajet jusqu’en Espagne à 200 km/h sur l’autoroute avec un ex-trafiquant.

Roschdy Zem. « Il incarne le mec à qui un ado a envie de s’identifier. Le rôle du flic infiltré était fait pour lui », estime Emmanuel Prevost. L’acteur a suivi douze semaines d’entraînement au tir dans un centre de la police nationale, d’initiation au pilotage, de musculation et de natation, de mise en situation psychologique. « Plus on souffre, plus on acquiert de détails qui crédibilisent le personnage », témoigne-t-il. « Quand j’ai vu les types du Raid courir en forêt avec des sacs de 30 kg, j’ai demandé à mon instructeur de m’en faire baver autant. La façon qu’a Marek de manier son arme, c’est peut-être moins sexy que Bruce Willis, mais c’est plus proche de la réalité. »

Le tournage. D’une cité de Clichy-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, aux plantations de cannabis du Rif marocain, en passant par l’autoroute et la traversée de la Méditerranée en Zodiac rapide, le tournage s’est déroulé sur les lieux mêmes du trafic. Le gouvernement marocain a autorisé pour la première fois une équipe de cinéma à filmer la production de haschisch dans une ferme de Ketama.

Le Parisien

Anna Walentynowicz

Le studio américain Universal, qui devait soutenir l'adaptation des aventures de Tintin par Steven Spielberg et Peter Jackson, a reculé devant le coût du projet et les deux cinéastes sont à la recherche d'un nouveau partenaire, a rapporté le Los Angeles Times.

Selon le journal, MM. Spielberg et Jackson, qui possèdent à leur palmarès parmi les plus gros succès de ces 30 dernières années au box-office, ont soumis à Universal un budget de 130 millions de dollars pour un film d'animation adapté des aventures du célèbre héros de bande dessinée du Belge Hergé. Mais le studio a refusé de donner son feu vert, et le tournage, prévu en octobre, est suspendu à la condition que Spielberg et Jackson trouvent un autre financement, a précisé le grand quotidien de la côte Ouest des Etats-Unis.

De même source, les responsables d'Universal ont tiqué face à la part de recettes demandée par les deux cinéastes, totalisant 100 millions de dollars et signifiant, avec tous les coûts induits, que "Tintin" devrait rafler quelque 425 millions de dollars au box-office mondial avant de devenir rentable.

AFP

«Colombie : les otages du président» (France 5) - Une enquête passionnante sur la terrible situation que connaît le pays.

«Un conflit sans fin dans une société de plus en plus violente », déclare la réalisatrice Mylène ­Sauloy, à propos de la lutte que se livrent les autorités colombiennes et les Farc depuis une quarantaine d'années. « Mon objectif était de remettre en perspective les responsabilités de chaque partie . Pourquoi tant de gens sont-ils emprisonnés à Bogota comme dans la jungle ? », explique-elle.

Une guerre oubliée en France depuis le sauvetage d'Ingrid ­Betancourt… D'où sa volonté de rappeler, en introduction, le sort tragique des prisonniers, via le message vidéo d'un député enlevé en 2000 : « Je suis Oscar Tulio Lizcano. Je suis prisonnier depuis plus de sept ans… » La journaliste a d'abord rencontré des familles brisées par la politique des gouvernements successifs. « Les années passent, per­sonne ne fait rien, indique l'entou­rage d'un ­otage. Les dignitaires de ce pays n'ont pas pris conscience de ce qui se ­passe. Il y a d'autres priorités pour eux que la vie et la liberté des gens qui ont pourtant servi l'État. »

L'expérience de la légalité

Elle a ensuite donné la parole à des représentants des Farc pour tenter de comprendre leur combat. « On a assisté aux massacres de ­toute une génération d'hommes et de femmes qui ont voulu construire une nouvelle nation et la réponse de l'État a été l'extermination », note un terroriste emprisonné. Retour dans les années 1980. Une période méconnue de leur histoire est passée au crible. Les guérilleros s'inscrivent alors dans un processus de paix en devenant une organisation politique légale. L'expérience s'achève en bain de sang. Plus de 5 000 militants seront éliminés… Au fil des années, les enlèvements se multiplient. À partir des années 2000, ils prennent pour cibles des personnalités politiques, leur réservant le même traitement inhumain que les policiers et les militaires. Devant la caméra, un militant fait soudain preuve de lucidité. « Le kidnapping est une pratique à repenser. Quel pays peut-on construire avec cette stratégie ? » Bonne interrogation…
France 5 - Ce soir à 20h35.

Le Figaro

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