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Cinq malfaiteurs armés et masqués ont dérobé plusieurs kilos de métaux précieux aujourd'hui dans une société spécialisée à Oullins, dans la banlieue de Lyon, après avoir pris en otage le couple de gérants

Les cinq hommes, équipés d'armes de poing et de pistolets mitrailleurs, ont pénétré par effraction vers 5h au domicile du couple qui gérait la société Metalor Technologies, dans la banlieue lyonnaise, et les ont pris séparément en otage.

A bord de deux voitures, ils se sont ensuite rendus avec le gérant au siège de la société, où ils ont violemment neutralisé vers 8h30 la quinzaine d'employés déjà sur place.

Plusieurs d'entre eux ont reçu des coups de crosse et ont dû recevoir des soins à l'arrivée de la police.
Les braqueurs, qui ont pris la fuite ont mis la main sur "une petite dizaine de kilos de grenaille d'or", des lingots d'argent, ainsi que des flacons de cyanure de potassium avec des particules d'or.

Le montant du préjudice a été provisoirement estimé entre 200.000 et 300.000 euros, l'inventaire n'étant pas achevé

L'un des véhicules des malfaiteurs a été retrouvé carbonisé à Saint-Genis-Laval (sud-ouest de Lyon).
Il s'agit du quatrième braquage de métaux précieux en trois mois dans la région lyonnaise, avec un "mode opératoire similaire"
 
Le 18 janvier, quatre braqueurs armés s'étaient emparés de 200 kg d'or estimés à plus de 5 millions d'euros, dans une fonderie de la banlieue lyonnaise, après avoir pris en otage un employé et son épouse.

Le 11 décembre, quatre hommes avaient volé quelques kilos d'or dans une fabrique de bijoux près de Lyon, après avoir séquestré un employé et son épouse à leur domicile. Le 2 décembre, toujours dans le banlieue de Lyon, cinq hommes avaient séquestré une famille de bijoutiers à leur domicile, et avaient dérobé 150.000 euros de bijoux.

 

leprogres.fr

PRISTINA - Le président kosovar, Fatmir Sejdiu, s'est livré mercredi à une sévère critique de Belgrade et de sa "politique agressive" à l'égard du Kosovo, lors d'un discours prononcé devant le Parlement à l'occasion du deuxième anniversaire de la proclamation de l'indépendance.

"Pendant ces deux années (...), nous avons réussi à démontrer au monde que l'indépendance du Kosovo avait apporté la paix et la stabilité dans la région", a déclaré M. Sejdiu, devant les députés réunis en session spéciale.

"Notre seul problème en matière de politique étrangère reste la Serbie, qui continue de pratiquer sa politique agressive à l'égard du Kosovo", a-t-il ajouté.

Belgrade considère toujours le Kosovo comme sa province méridionale et a obtenu que la Cour internationale de justice (CIJ) se prononce sur la légalité de la proclamation d'indépendance, le 17 février 2008, par les autorités kosovares albanaises.

La Serbie maintient des institutions parallèles dans les zones où vit la minorité serbe, dans les enclaves dispersées sur le territoire kosovar, mais aussi au nord du Kosovo, adossé à la Serbie, où la population est essentiellement serbe.

Belgrade mobilise des "centaines de millions d'euros" dans ces institutions parallèles qui "empêchent les citoyens serbes de s'intégrer à la vie sociale et institutionnelle" du Kosovo, a déploré M. Sejdiu.

"Belgrade finance les structures parallèles serbes dans le nord du pays où nous enregistrons encore un niveau considérable de trafic et de criminalité économique", a-t-il ajouté.

Dans une interview publiée mercredi à Belgrade dans le quotidien Danas, le ministre serbe des Affaires étrangères, Vuk Jeremic, a réitéré l'intention de la Serbie de rouvrir les pourparlers sur le statut du Kosovo, lorsque l'opinion de la CIJ, attendue dans quelques mois, sera connue.

La Serbie fera "tout son possible" pour engager "de nouveaux pourparlers" sur le statut du Kosovo, l'objectif étant de "trouver une solution acceptable pour toutes les parties", a-t-il dit.

Les autorités kosovares albanaises ne veulent pas entendre parler d'une quelconque reprise des discussions sur leur proclamation d'indépendance.

Soixante-cinq pays, dont les Etats-Unis et 22 des 27 Etats de l'Union européenne ont reconnu à ce jour l'indépendance du Kosovo, soit un tiers environ des pays membres des Nations unies.

"Nous nous attendons à des reconnaissances supplémentaires, tout particulièrement après que l'opinion de la CIJ" sera rendue publique, a assuré M. Sejdiu.

La CIJ qui se prononce sur les différends entre Etats, émet des opinions qui ne revêtent pas toutefois de caractère contraignant.

Tant Pristina que Belgrade assurent que l'opinion de la Cour leur sera favorable.

 

AFP

Une nouvelle étape a été franchie lundi pour les candidats aux régionales avec la clôture du dépôt des listes, et il leur reste désormais quatre semaines pour séduire les électeurs.


Le président socialiste de la région PACA Michel Vauzelle, candidat à sa propre succession aux régionales, vient de déposer sa liste, le 15 février 2010 à Marseille

Au total, 252 listes ont été recensées lundi par les bureaux de l'AFP, dans les 26 régions (22 en métropole, 4 outre-mer).

Le ministère de l'Intérieur doit encore valider ces listes pour qu'elles soient officielles. Ce sera fait d'ici à vendredi.

Dans plusieurs régions, plus de dix listes seront en lice pour le premier tour des régionales, le 14 mars : 13 en Ile-de-France, 12 à la Réunion, 11 en Corse, Alsace, Aquitaine et Bretagne, Haute-Normandie et Languedoc-Roussillon.

Le minimum observé est de huit listes, dans huit régions, dont les Pays-de-la-Loire, Poitou-Charentes et Rhône-Alpes.

Une liste est encore en suspens, celle de René Souchon, le président PS sortant d'Auvergne, pour laquelle un recours a été déposé devant le tribunal administratif.

Au total, 1.829 sièges de conseillers régionaux sont à pourvoir dans les 26 régions : 1.671 en métropole (22 régions) et 158 outre-mer (4 régions).

Les effectifs des assemblées régionales varient selon la population. Le plus étoffé est celui d'Ile-de-France (209 élus), devant Rhône-Alpes (157) et Paca (123). En revanche, la Guyane ne compte que 31 élus, la Martinique et la Guadeloupe 41, le Limousin 43.

Les candidats ont quatre semaines pour séduire les électeurs d'ici au 14 mars, date du premier tour.

L'enjeu pour la droite est de reconquérir des bastions perdus en 2004; pour la gauche de garder dans son giron les 20 régions qu'elle gère en métropole, voire de gagner l'Alsace ou/et la Corse.

La droite a misé sur l'union dès le premier tour, avec des listes UMP-Nouveau centre et aussi sur les ministres. Huit membres de l'équipe Fillon briguent une présidence de région: Dominique Bussereau (Poitou-Charentes), Xavier Darcos (Aquitaine), Alain Joyandet (France-Comté), Bruno Le Maire (Haute-Normandie), Valérie Létard (Nord/Pas-de-Calais), Alain Marleix (Auvergne), Hervé Novelli (Centre) et Valérie Pécresse (Ile-de-France).

Par ailleurs, une dizaine d'autres membres du gouvernement sont en position éligible.

La gauche en revanche part en ordre dispersé en attendant des fusions entre les deux tours. En effet, au second tour, les listes ayant obtenu 10% des voix pourront se maintenir. Avec 5%, une liste pourra fusionner avec une autre.

Le PS présente ses présidents de région sortants et fait cause commune avec le PRG, le MRC, parfois le PCF. Le Front de gauche réunit à nouveau Parti de gauche et PCF, là où les communistes ne sont pas avec les socialistes.

Le NPA d'Olivier Besancenot est tantôt autonome, tantôt aux côtés du Front de gauche. Lutte ouvrière fait cavalier seul. De même, Europe Ecologie a choisi l'autonomie en attendant des probables fusions avec le PS entre les deux tours.

Le MoDem présente aussi ses propres listes.

Ces dernières semaines, c'est le Languedoc-Roussillon qui a focalisé l'attention avec le feuilleton Frêche. Le PS, qui dans un premier temps s'était rangé derrière le président sortant, exclu du PS en 2007, a changé de pied le 2 février en investissant la maire de Montpellier Hélène Mandroux. Motif : la formule de Frêche sur "la tronche pas catholique" de Laurent Fabius.

Le PS a tenté de faire liste commune avec Europe Ecologie dès le premier tour, en vain. Hélène Mandroux (PS) et Jean-Louis Roumégas (EE) seront donc concurrents le 14 mars.

 

AFP

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a averti mardi les grandes puissances qu'elles regretteraient toute nouvelle sanction contre son pays, tout en se disant prêt à échanger avec elles son uranium contre du combustible.

 

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad lors d'une conférence de presse à Téhéran, le 16 février 2010

"Si quiconque cherche à créer des problèmes à l'Iran, notre réponse ne sera pas comme dans le passé. Nous ferons quelque chose en réponse qui leur fera regretter" l'adoption de sanctions, a indiqué le président ultraconservateur lors d'une conférence de presse à Téhéran.

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a affirmé dimanche à Doha que les Etats-Unis préparaient avec leurs alliés de nouvelles sanctions contre l'Iran pour forcer ce pays à revenir sur ses "décisions provocatrices" dans le domaine nucléaire.

M. Ahmadinejad a ordonné le 7 février le lancement de la production d'uranium (enrichi) à 20%, après le refus iranien d'une proposition de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sur l'échange d'uranium, soutenue par les grandes puissances.

La proposition prévoit que l'Iran livre 70% de son uranium faiblement enrichi (3,5%) à la Russie qui sera chargée de l'enrichir à 20% avant sa transformation, en France, en combustible pour le réacteur de recherche médicale de Téhéran.

Les pays occidentaux soupçonnent l'Iran de chercher, sous couvert de programme nucléaire civil, à se doter de l'arme atomique. Téhéran dément de telles allégations.

Mais M. Ahmadinejad a dans le même temps affirmé que "le dossier d'un échange de combustible n'est pas encore clos".

"Nous avons dit que nous procéderions à un échange dans un cadre équitable", a-t-il dit, en soulignant l'exigence iranienne d'un échange simultané.

"Nous sommes prêts à un échange, même avec les Etats-Unis. Les Etats-Unis peuvent venir nous donner leur combustible enrichi à 20% et nous les paierons s'ils le veulent, ou nous leur donnerons notre combustible enrichi à 3,5%", a souligné M. Ahmadinejad.

"Mais cet échange doit être simultané et nous placerons notre combustible sous la supervision de l'AIEA en Iran", a-t-il poursuivi, sans stipuler si cet échange devait intervenir à l'intérieur de l'Iran, comme l'exigent d'autres responsables iraniens depuis plusieurs mois.

"Nous n'insistons pas" pour enrichir à 20% "même si nous en avons la capacité. S'ils nous fournissent (l'uraniuml enrichi) à 20%, la situation pourrait changer", a-t-il répondu, interrogé si l'Iran pourrait cesser d'enrichir l'uranium à 20%.

Mme Clinton a effectué une visite en Arabie saoudite pour tenter d'obtenir son soutien aux efforts des Etats-Unis pour infléchir la position de la Chine, récalcitrante à de nouvelles sanctions contre l'Iran. Elle a affirmé que "rien ne prouve" que l'Iran poursuit un programme nucléaire pacifique.

Les Etats-Unis ont unilatéralement annoncé mercredi le renforcement de leurs sanctions contre les Gardiens de la révolution, la puissante armée idéologique du régime iranien. L'Iran est déjà soumis à trois trains de sanctions de l'ONU.

 

AFP

Enquête. Un trafic de cartes bancaires, à grande échelle, démantelé à Toulouse. Quatre suspects originaires de Malaisie ont été écroués.

Le directeur de la PJ toulousaine Guy Sapata (à g.) et le vice-Procureur de la JIRS de Bordeaux Denis Chausserie-Laprée, devant une partie du matériel saisie dans l'affaire des fausses cartes bleues malaises. Photo DDM, Pierre Sauvey.
Le directeur de la PJ toulousaine Guy Sapata (à g.) et le vice-Procureur de la JIRS de Bordeaux Denis Chausserie-Laprée, devant une partie du matériel saisie dans l'affaire des fausses cartes bleues malaises. Photo DDM, Pierre Sauvey.

C'est un trafic de cartes bancaires à grande échelle portant sur plusieurs millions d'euros de préjudice qui vient d'être éradiqué. Quatre personnes originaires de Malaisie ont été écrouées dernièrement pour « association de malfaiteurs, escroquerie en bande organisée et contre façons de cartes de paiement ». Tous ces suspects ont élu domicile à Toulouse. La juridiction interrégionale spécialisée de Bordeaux (Jirs) et la PJ toulousaine ont mis fin la semaine dernière aux escroqueries présumée.

Tout démarre par un banal contrôle des douanes à l'aéroport de Roissy, le 22 juin. « Le flair des douaniers leur a permis de découvrir 500 plastiques de cartes de crédit vierges, mais à l'effigie de plusieurs banques, cachés dans un banal colis d'un trotteur pour enfant, en provenance de Malaisie et à destination de Toulouse », explique le vice-procureur de la JIRS Bordeaux, Denis Chausserie-Laprée. Le colis est remballé et la PJ toulousaine chargée de le récupérer à l'arrivée, avec son destinataire, un Malais d'une trentaine d'années. L'homme est arrêté par les policiers de la brigade de recherches et d'investigations (BRI). Huit mois d'enquête plus tard, la PJ toulousaine parvient à interpeller mercredi la « tête de réseau » et deux « fourmis », tous Malais selon leurs passeports. « C'est la deuxième saisie de ce type en France. Nous avons saisi 2.500 cartes bleues falsifiées supplémentaires, mais aussi un véritable atelier, avec deux embosseuses pour graver les noms et les numéros, une machine thermique pour l'hologramme, et une encodeuse », explique le directeur de la PJ toulousaine Guy Sapata. Soit 3000 cartes falsifiées au total. Trois appartements étaient utilisés au centre-ville de Toulouse et au Mirail. Des matelas ont été retrouvés et devaient servir pour l'accueil de « fourmis ». « La tête de réseau réceptionnait les fourmis qui arrivaient de Malaisie via Barcelone. Il les logeait et leur fournissait les cartes bleues qu'ils utilisaient ensuite dans tout le Grand Sud, de Bordeaux à Cannes », poursuit-il. Les trois suspects, tous Malais, avaient sur eux des paquets de cigarettes contenant chacun une quinzaine de cartes de crédit à leur nom, avec des papiers à leur nom. La tête de réseau en détenait 70 sur lui. Des investigations en Europe et en Malaisie devraient être menées.


Près de 20 000€ d'achats

Les suspects pouvaient effectuer jusqu'à 15.000 ou 20.000 € d'achats de produits de luxe, ou informatique dans une journée. Les produits étaient ensuite expédiés en Asie où ils étaient revendus. Les cartes correspondaient à de véritables numéros de cartes bancaires existant en Amérique du Sud ou en Asie. Principales victimes, les banques et leur GIE.

 

ladepeche.fr

Dans les bidonvilles de Port-au-Prince, les chefs de gangs rivaux, échappés des prisons lors du séisme du 12 janvier, se sont lancés dans une lutte sanglante pour le contrôle de leurs territoires, faisant craindre à l'ONU une éruption de violence.

 

Des pilleurs haïtiens se battent à Port-au-Prince, le 27 janvier 2010

Quelque 5.000 détenus se sont fait la belle de la principale prison de la capitale à la faveur du tremblement de terre, allant aussitôt grossir les rangs des gangs de rue de Port-au-Prince.

Sentant la menace que ce phénomène peut faire peser sur la sécurité, déjà précaire en Haïti, les Casques bleus ont décidé de gonfler leurs effectifs et de renforcer leurs patrouilles dans les quartiers sensibles.

"Je pense que (les gangs) essayent de se réorganiser, d'établir de petits empires dans les bidonvilles. Pour y parvenir, ils sont forcés de se faire la guerre. C'est exactement ce que nous voulons éviter", explique à l'AFP Floriano Peixoto, commandant de la Minustah, la force de l'ONU en Haïti.

Les Nations unies disent déjà avoir observé une flambée de violence dans les bidonvilles les plus durs de la capitale, avec une donnée nouvelle: la situation de non-droit engendrée par le séisme a rendu l'accès aux armes beaucoup plus facile.

Et pour la Minustah, le compte à rebours a déjà commencé. Car selon Robert Perito de l'Institute for Peace, un groupe de réflexions basé aux Etats-Unis, dès que les 10.000 soldats américains déployés en Haïti auront levé le camp, toute la pression va se reporter sur les épaules des troupes de l'ONU.

Avant le séisme, la Minustah avait réussi à presque débarrasser Port-au-Prince des gangs, à la faveur d'une offensive lancée en 2007.

Pour tenter de ne pas perdre ces bénéfices, Floriano Peixoto devrait bientôt recevoir 900 soldats brésiliens en renfort. Ils auront pour tâche d'ériger des barrages routiers, de patrouiller, de surveiller. En un mot: ils auront surtout à coeur de manifester leur présence.

"Nous misons sur la dissuasion. Notre message, c'est: +cache toi, parce que si je te vois, je t'attrape+", poursuit Floriano Peixoto.

Cité Soleil est un de ces endroits de Port-au-Prince où les gangs paradent sans vergogne.

Des baraquements difformes font office de base des forces de l'ONU dans le quartier. 120 soldats brésiliens y logent et préparent leur patrouilles... à la lumière de bougies et de lampes à pétrole. Les nuits de Port-au-Prince sont en effet ponctuées par les coupures de courant.

Lors d'une récente patrouille, les soldats se sont d'abord rendus dans une zone pacifiée de Cité Soleil en véhicule ultra-protégé.

A leur descente du véhicule, les soldats sont accueillis par les "boa noite" ("bonsoir" en portugais) et les chansons brésiliennes entonnées par de petits Haïtiens, dont les parents sont trop pauvres pour leur acheter ne serait-ce qu'une paire de chaussures.

De retour dans leur véhicule, les soldats de la Minustah s'enfoncent ensuite dans le bidonville. Là, les sourires font place à la crispation.

Les soldats arrivent dans une zone appelée Boston, en hommage à la ville américaine. Depuis le séisme, le gang local, lui aussi baptisé Boston, fait l'objet d'une sanglante lutte intestine.

Le chef, Toutouba, doit contrer les efforts de ses rivaux Gro Pouchon, Ti Blan et Bazou pour en prendre le contrôle. Les trois rivaux de Toutouba paradent en plein jour, armés jusqu'aux dents. La rumeur court qu'ils planifient l'assassinat de Toutouba.

"J'ignore ce qu'ils veulent faire. Tout ce que je sais, c'est qu'ils essayent (...) d'imposer leur présence", explique Floriano Peixoto de la Minustah. "J'ai bien l'intention de les empêcher d'agir".

 

AFP

Un homme de 25 ans a été tué par balle dans la nuit de lundi à mardi dans une cité de Marseille, en dépit du gilet pare-balles qu'il portait, a-t-on appris de sources concordantes. Les faits se sont déroulés entre minuit et 1 heure dans le hall d'un immeuble d'une cité du 15e arrondissement (nord). Un voisin a prévenu les pompiers. La victime, connue des services de police et qui portait aussi une arme, a été touchée par cinq balles, dont une dans la tête. Douze étuis de gros calibre ont été retrouvés sur place. La piste d'un règlement de comptes lié au trafic de stupéfiants est envisagée. Samedi soir, deux personnes avaient déjà été blessées aux jambes par des coups de feu dans le hall d'une cité du 14e arrondissement de la ville. L'enquête a été confiée à la brigade criminelle de la police judiciaire.

Le Point.fr

CALCUTTA — Les rebelles maoïstes ont lancé une spectaculaire attaque contre des policiers dans l'est de l'Inde, faisant 25 morts selon la police, provoquant l'assaut le plus meurtrier des derniers mois en réponse à l'offensive des forces de l'ordre contre la "guérilla rouge".

Une vingtaine de rebelles armés à bord de mobylettes ont déclenché lundi soir une fusillade sur des policiers et ont fait exploser des mines qui ont provoqué des incendies dans le campement de Slida, situé dans le district de Midnapore, dans l'Etat du Bengale occidental.

Un premier bilan faisait état de 17 victimes, mais huit nouveaux corps ont été découverts dans le campement, a déclaré mardi à l'AFP l'inspecteur général de police de cet Etat, Surojit Purokayastha.

Sept policiers ont en outre été hospitalisés pour des brûlures ou des blessures par balles. Selon la police, une centaine de policiers et de membres des forces de l'ordre étaient présents sur la base lors du raid dans la soirée.

Le campement ressemblait à un vaste champ de bataille avec des corps éparpillés gisant dans des mares de sang et plusieurs bâtiments calcinés, selon les images diffusées mardi par la télévision. La police a souligné que les mines jetées par les rebelles rendaient difficile la sécurisation de la zone.

C'est l'assaut le plus meurtrier des maoïstes contre les forces de sécurité indiennes depuis juillet 2009, lorsque la guérilla d'extrême-gauche avait abattu 30 policiers dans deux embuscades séparées dans l'Etat voisin du Chhattisgarh.

En octobre dernier, 17 policiers avaient été tués dans l'ouest du pays.

Les guérilleros ont revendiqué l'attaque dans un entretien avec la chaîne de télévision locale Chabbis Ghanta, affirmant qu'elle était une réponse aux arrestations et à l'offensive lancée par le gouvernement, baptisée "Chasse verte" pour déloger les rebelles de leurs bastions.

Dimanche, la police avait arrêté 10 rebelles dans le district de Midnapore à la suite d'une fusillade avec des soldats.

"Nous lancerons de nouvelles attaques contre des campements des forces de l'ordre dans la région si les offensives contre les populations tribales soupçonnées d'être maoïstes ne s'arrêtent pas immédiatement", a déclaré un dirigeant maoïste, Kishenji.

Vingt des 29 Etats indiens, en particulier les Etats du Jharkhand et de l'Orissa, sont confrontés depuis 1967 à des poches de rébellion maoïste, devenue au fil des ans de plus en plus violente.

Le Premier ministre indien Manmohan Singh estimait cet automne que les "terroristes rouges", qui seraient entre 10.000 et 20.000 et disent lutter pour la défense des paysans sans terre et des tribus, représentaient la plus grande menace pour la sécurité du pays.

Le gouvernement a proposé de discuter avec les maoïstes à condition qu'ils cessent leurs violences.

"Je voudrais qu'il soit clair que la violence cessera aussitôt que le gouvernement aura retiré ses troupes", a poursuivi Kishenji.

Cette dernière attaque porte à 60 le nombre de membres de forces de l'ordre tués depuis le début de l'offensive lancée par le gouvernement dans le district de Midnapore en juin dernier, a indiqué Surojit Purokayastha.

Les violences attribuées aux maoïstes ont fait plus de 600 morts l'an dernier lorsque le gouvernement a interdit le mouvement, désormais officiellement qualifié de terroriste.

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