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Militaire

PARIS — Un soldat français engagé avec les forces de l'Otan en Afghanistan a été tué vendredi par un tir d'artillerie insurgé, a annoncé samedi l'Elysée, précisant qu'il s'agissait d'un brigadier du premier régiment de hussards parachutistes de Tarbes (Hautes-Pyrénées).

Ce décès porte à 44 le nombre de soldats français morts en Afghanistan depuis leur déploiement dans ce pays en janvier 2002.

Le brigadier, dont l'identité n'a pas été précisée, se trouvait sur un poste de combat lorsqu'il a été atteint par un tir d'artillerie d'insurgés qui a également blessé un interprète afghan, a expliqué la présidence de la République dans un communiqué.

Selon l'état-major des armées à Paris, l'incident s'est produit sur un "poste de combat" avancé situé au sud de la base française de Tagab et à une soixantaine de kilomètres au nord-est de Kaboul.

"Ce poste de combat a été vraisemblablement atteint par un tir de canon sans recul, une arme anti-char", a précisé l'amiral Christophe Prazuck, de l'état-major.

Les deux blessés "très graves" ont été ensuite héliportés vers l'hôpital militaire français de l'aéroport international de Kaboul où le brigadier a succombé à ses blessures.

"L'interprète afghan est toujours en soins intensifs mais ses jours ne sont plus en danger", a ajouté l'amiral Prazuck.

Toujours selon lui, les forces françaises ont répliqué par un tir de missile Milan en direction des trois tireurs, repérés dans les environs du poste de combat.

Ce poste est situé sur une route stratégique que les forces françaises et afghanes tentent d'arracher au contrôle des talibans, l'axe Vermont, entre la base de Tagab, au sud de la province de Kapisa, et le district de Surobi, plus au sud et dont la responsabilité leur incombe également.

Nicolas Sarkozy, qui a appris "avec une grande tristesse" ce décès vendredi soir, "présente à la famille de la victime et à ses proches ses plus sincères condoléances et s'associe à leur douleur. Il souhaite un prompt rétablissement au blessé. Ses pensées vont également à ses compagnons d'armes", indique encore le communiqué de l'Elysée.

En des termes similaires, le ministre de la Défense Hervé Morin a exprimé "sa grande peine et sa reconnaissance à l?égard de ce militaire français qui a donné sa vie dans l?accomplissement de sa mission".

Le dernier drame impliquant des soldats français en Afghanistan s'était produit le 7 juin. Le sergent-chef Konrad Rygiel, un légionnaire d'origine polonaise issu du 2e REP de Calvi (Haute-Corse), avait été tué par une roquette anti-char tirée par des talibans, et trois autres blessés par balles, dans la même région.

Deux journalistes de France 3, toujours aux mains des talibans, y ont également été enlevés fin décembre.

La France compte à ce jour quelque 3.750 soldats sur le théâtre des opérations afghan, dont près de 3.500 en Afghanistan même. La plupart sont stationnés en Kapisa et Surobi.

Quelque 275 soldats étrangers ont été tués depuis le début de l'année 2010 en Afghanistan, selon un bilan établi par l'AFP à partir des chiffres du site internet indépendant icasualties.org. En 2009, 520 soldats de l'Otan avaient trouvé la mort en Afghanistan.

 

DÉFENSE - Malgré la crise, 1.531 milliards de dollars ont été dépensés l’année dernière...

Une crise économique mondiale? Les dépenses militaires sont bien les seules à ne pas en avoir entendu parler en 2009.  

Elles ont atteint un nouveau record avec une hausse de 5,9% par rapport à 2008,  selon un rapport publié ce mercredi par l'Institut international de recherche pour la paix de Stockholm (Sipri).

1.531 milliards de dollars

Au total, ce sont 1.531 milliards de dollars (1.244 milliards d'euros) que le monde a consacrés au secteur militaire l’année dernière. En 10 ans, ces dépenses auront explosé de 49%.

«De nombreux pays ont augmenté leurs dépenses publiques globales en 2009 afin de soutenir la demande et combattre la récession. Même si les dépenses militaires ne faisaient généralement pas partie des stimuli économiques, elles n'ont pas été non plus coupées», commente ainsi le responsable au Sipri de la recherche sur les dépenses militaires, Sam Perlo-Freeman.

Les Etats-Unis en tête du classement

Les Etats-Unis gardent, de loin, la tête du classement: ils concentrent 43% des dépenses militaires mondiales.

L’élection de Barack Obama, actuel prix Nobel de la Paix, n’aura donc eu que peu d’effet dans ce domaine. Washington a consacré 661 milliards de dollars au secteur l’année dernière, soit une augmentation de 7%.

A elle seule, la hausse américaine représente plus de la moitié (54%) de la progression planétaire, souligne le Sipri. Les Etats-Unis ont notamment «plus que doublé» leur présence en Afghanistan l’année dernière.

La France en 3e position

La Chine arriverait bon deuxième de ce classement avec 100 milliards de dollars environ de dépenses militaires, selon le Sipri. Mais ne disposant d’aucun chiffre officiel, il ne s’agit que d’une estimation. 

La France complète ce trio de tête avec 63,9 milliards de dollars dépensés l’année dernière.

 

20 Minutes

La Corée du Nord a dénoncé jeudi un accord visant à prévenir toute confrontation armée avec la Corée du Sud, dans un contexte de crise aiguë provoquée par le naufrage d'une corvette sud-coréenne coulée, selon une enquête, par une torpille nord-coréenne.

Un navire sud-coréen lance une grenade sous-marine lors d'un exercice au large de la ville de Taean, le 27 mai 2010

Le chef d'état-major nord-coréen a également prévenu d'une attaque immédiate si la Corée du Sud violait la frontière intercoréenne en mer Jaune, a indiqué l'agence officielle nord-coréenne KCNA.

Dans le même temps, quelque 10.000 manifestants, dont des anciens combattants, ont crié vengeance dans les rues de Séoul après la mort des 46 marins du Cheonan, ce navire de guerre coulé fin mars.

"A mort Kim Jong-Il", ont lancé les manifestants, s'en prenant au tout puissant numéro un nord-coréen, fils et successeur du fondateur en 1948 de la République populaire démocratique de Corée, Kim Il-Sung.

Cette nouvelle crise entre les deux frères ennemis, séparés depuis la fin de la guerre de Corée (1950-53), a été déclenchée par la publication la semaine dernière des résultats d'une enquête internationale mettant directement en cause le Nord.

Les Etats-Unis ont apporté leur soutien à Séoul qui compte réclamer du Conseil de sécurité de l'ONU de nouvelles sanctions contre Pyongyang, estimant qu'à la lumière de l'enquête internationale, la Chine et la Russie, jusque là sur la réserve, ne pourront nier les faits.

La diplomatie russe a cependant jugé jeudi que le dossier impliquant la Corée du Nord ne pouvait être transmis au Conseil de sécurité sans "preuves à 100%".

Moscou a également annoncé l'envoi en Corée du Sud d'une équipe d'experts russes pour se pencher sur les résultats de l'enquête.

Le Premier ministre chinois Wen Jiabao est attendu vendredi à Séoul. Selon un diplomate qui accompagnait la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton mercredi à Séoul, cette visite pourrait amorcer un rapprochement de Pékin vers la position sud-coréenne.

Jeudi, alors que la guerre des communiqués se poursuivait, l'armée nord-coréenne a annoncé qu'elle "dénonçait totalement" un accord avec le Sud visant à "prévenir des accrochages" en mer Jaune.

La mer Jaune, sur la côte occidentale de la péninsule coréenne, a été le théâtre de plusieurs incidents meurtriers entre les marines nord et sud-coréennes, notamment en 1999 et 2002.

Le Nord a également indiqué qu'il ne garantissait plus la sécurité des Sud-Coréens se rendant au Nord et envisageait de couper complètement l'accès au complexe industriel de Kaesong, financé par Séoul, et situé au nord de la frontière.

"Nous allons lever toutes les mesures se sécurité que notre armée est censée garantir dans le cadre de la coopération et des échanges intercoréens", a indiqué l'armée nord-coréenne dans un communiqué diffusé par KCNA.

Censé symboliser le rapprochement entre les deux Corées, le parc industriel de Kaesong, ouvert en 2005 et dont le fonctionnement a été largement entravé ces derniers mois par les tensions bilatérales, emploie près de 42.000 Nord-Coréens travaillant pour le compte de 110 sociétés du Sud qui génèrent chaque mois des millions de dollars en biens manufacturés (habits, chaussures, sacs, ustensiles de cuisine etc.).

Le régime communiste a également de nouveau menacé de tirer sur les hauts-parleurs installés côté sud-coréen et qui diffusent des messages de propagande dirigés contre le Nord. Le Sud a déjà repris la diffusion radiophonique en FM de ces messages.

La marine sud-coréenne a effectué jeudi un exercice anti-sous-marin, a annoncé l'agence sud-coréenne Yonhap.

Cette démonstration de force, la première côté Sud depuis le naufrage du Cheonan, a impliqué 10 navires, dont un destroyer de 3.000 tonnes et trois patrouilleurs, selon des responsables militaires.

 

AFP

Le navire le plus célèbre de la Marine française est arrivé, hier, à Brest. Des milliers de personnes ont assisté au dernier accostage du porte-hélicoptères la Jeanne-d'Arc. Sa machine a été stoppée. Définitivement. Pendant 46 ans, elle a été le coeur du navire école, devenu trop vieux.

« Terminé barre et machine... » Brest, hier, à 15 h 07. Par cette brève formule, le commandant Patrick Augier, d'une voix tendre, presque brisée, signifie la fin d'une aventure qui dure depuis quarante-six ans. La Jeanne d'Arc est amarrée au quai Malbert, dans le port de commerce, pour que la grande foule puisse la voir de près. Cette manoeuvre inédite a été délicate. Les officiers sont encore tendus. Quelques-uns applaudissent. L'émotion est rentrée.

Dans un peu plus d'une heure, la machine du bateau militaire le plus célèbre de France sera éteinte, après quelques manipulations compliquées, toujours compliquées quand il s'agit de vapeur, dont le jet invisible à 450° C peut vous trancher un doigt comme un laser...

Gorges et estomacs sont noués par ce proche et définitif silence. Ceux des « chaffustards », ces mécanos anges gardiens de la machine, sans doute plus que d'autres. Car la machine, c'est la Jeanne. Son coeur. Elle modèle sa vie, lui impose son rythme, écrit ses parcours, au gré de ses capacités. Bichonnée en permanence, secouée parfois par de sacrées pannes, elle n'a fait défaut qu'une fois en près d'un demi-siècle.

Légèrement en retrait, d'une concentration taciturne, Didier Nyffenegger est forcément tourneboulé. Didier, trente-trois ans de marine, c'est le Comanav, le commandant adjoint navire. « Le chef », dans le jargon des marins. Le patron de la machine. Mardi, à Rouen, quand il a entendu le pourtant traditionnel et mille fois annoncé 'la Jeanne-d'Arc appareille', « la boule est arrivée à l'estomac ». Et ne l'a plus quitté jusqu'à Brest. Comme un trop plein de « derniers ». Dernier appareillage pour ce navire école qui a formé des milliers d'élèves officiers français et étrangers (dont Albert de Monaco, présent à bord pour cette cérémonie d'adieu). Dernier accostage. Dernier porte-hélicoptères de la marine... « Je laisse un morceau de ma vie que je ne retrouverai jamais », lâche-t-il, l'oeil discrètement humide.

La machine, la « mine » comme on l'appelle, c'est un univers étrange où, tel un petit garçon perdu volontairement dans un conte fantasmagorique, on cherche le frisson délicieux dans une forêt de clapets, de volants, de tuyaux, de pompes, de vannes aux couleurs éclatantes, de coins et de recoins, coursives, de machines géantes qui, parfois, ressemblent à des têtes d'éléphants, trompes comprises. Son fonctionnement est complexe. « Beaucoup prétendent que l'ingénieur qui l'a conçue a dû mourir dans d'atroces souffrances », sourit un major quinquagénaire, qui a réalisé onze campagnes dans les soutes de la Jeanne.

La machine aspire, avale, étouffe les 170 personnes qui la servent. « On l'aime, souligne le chef. Mais c'est dur. Pour les mécanos, la Jeanne n'est pas l'affectation la plus facile. Elle est consommatrice de bonshommes. » Sûr. Quand il faut démonter à la mer une pompe de réfrigération de 800 kg, par mauvais temps, dans un espace réduit et qu'il fait 60 °C...

Mais les « mineurs » sont accros. Didier Nyffenegger plus que les autres, lui qui la connaît sur le bout des doigts, capable de vous dessiner dans l'air le circuit complexe de la vapeur. Mais il s'interdit d'y aller trop souvent. « Je serai trop pesant pour les gens. En me voyant, ils ne pourraient pas s'empêcher de penser : ça y est, il va nous arriver quelque chose sur la g... » C'est vrai que quand Eagle 334 (son surnom, qu'il faut prononcer « y gueule tri tri fort ») descend à la mine, il n'y a pas intérêt à se laisser aller. Mais Didier fait gaffe. Il ne tient pas à être le chef qui veut absolument faire le boulot à la place des autres. Question de confiance et de respect.

Avant d'arriver à Brest, il a quand même passé une dernière nuit en bas. Lui et ses chaffustards ont poussé la « bête », sur quatre chaudières, ce qui ne s'était pas vu depuis des années. Et là, au large de Cherbourg, la machine a offert à sa vieille dame un incroyable 30,9 noeuds. Didier et ses chaffustards rayonnaient, entourés d'un joyeux halo de vapeur...

« Terminé barre et machine. » L'ordre du Pacha est maintenant diffusé au micro, sur les quais de Brest. Pas la même résonance qu'en soute. Pour les familles, c'est un soulagement. Celui de revoir l'être aimé après six mois de campagne. « Papa, je suis là », clame une banderole. « Bon retour Bilou », lance une autre. On se fait des signes. On s'appelle au portable pour tenter de s'apercevoir. Les jeunes marins quittent le bord pour se jeter dans les bras de leur compagne. Les anciens débarquent plus gravement. Certains pour la dernière fois. Étrange moment de fête et de mélancolie.

 

Ouest France

 

 

Le numéro un nord-coréen, Kim Jong-il, aurait placé son armée en état d'alerte alors que Séoul a menacé de "faire payer le prix" à la Corée du Nord, accusée d'avoir coulé un navire de guerre sud-coréen. Selon un groupe de transfuges nord-coréens en Corée du Sud, le North Korea Intellectual Solidarity (NKIS), l'état d'alerte de l'armée nord-coréenne a été déclaré jeudi, le jour où une enquête internationale a rendu publiques ses conclusions sur l'implication de Pyongyang dans le naufrage de la corvette Cheonan le 26 mars. Les services secrets sud-coréens ont indiqué qu'ils vérifiaient l'information.


Selon le NKIS, le vice-ministre nord-coréen chargé de la défense nationale, O Kuk-ryol, a annoncé à la radio que Kim Jong-il avait placé l'armée en état d'alerte. "L'Amérique et la Corée du Sud cherchent à se venger en nous impliquant dans l'incident du 'Cheonan'. C'est une conspiration de l'Amérique, du Japon et de la Corée du Sud pour nous isoler et nous tuer." Selon le NKIS, le parti unique au pouvoir a donné l'ordre aux organisations civiles, également placées en alerte, d'organiser d'immenses manifestations sous le slogan "Revanche pour revanche, guerre pour guerre". Les personnels de sécurité et les réservistes ont également reçu l'ordre de revêtir leurs uniformes.


"PROCHES DE LA GUERRE"


Une enquête internationale sur la cause du naufrage qui a entraîné la mort de 46 marins, le 26 mars au large de l'île de Baengnyeong, près de la frontière maritime avec la Corée du Nord, a conclu jeudi à un tir de torpille par un sous-marin nord-coréen. La Corée du Nord, qui nie toute implication, a pour sa part accusé Séoul d'avoir "fabriqué" des preuves et affirmé que les deux pays étaient désormais "proches de la guerre".

La Corée du Sud a promis, lundi, de "faire payer" à Pyongyang "le prix" du naufrage de sa corvette Cheonan en demandant de nouvelles sanctions à l'ONU et en suspendant les échanges commerciaux avec son voisin. Ces mesures, qui vont fortement peser sur une économie aux abois, devraient représenter des centaines de millions de dollars de pertes pour la Corée du Nord, la Corée du Sud affichant un excédent commercial de 333 millions de dollars (271 millions d'euros) avec son voisin. Le Sud va également fermer aux navires marchands nord-coréens ses couloirs de navigation. L'aide humanitaire pour les enfants sera cependant maintenue, ainsi que le fonctionnement du complexe industriel de Kaesong, situé au Nord mais financé par Séoul.


PÉKIN EMBARRASSÉ


Alors que la deuxième édition du "dialogue stratégique et économique" entre la Chine et les Etats-Unis se poursuivait mardi à Pékin, Pékin a évité de prendre partie dans la crise coréenne, malgré les appels d'Hillary Clinton à soutenir Séoul. La Chine, l'un des rares soutiens de Pyongyang, s'est contentée d'appeler "toutes les parties" à la retenue, et refuse toujours de reconnaître les conclusions de l'enquête internationale.

Une absence d'engagement qui traduit un réel embarras de Pékin. D'autant qu'on évoque la possibilité sérieuse que la torpille incriminée soit de fabrication chinoise. Le Conseil de sécurité des Nations unies va se saisir rapidement du problème, ce qui devrait obliger la Chine à prendre position. La Chine "pense que le dialogue est préférable à la confrontation", a déclaré mardi un porte-parole du ministère des affaires étrangères, au sujet de la crise provoquée dans la péninsule coréenne.

 

LEMONDE.FR avec AFP

 

David Beckham signe des autographes à des soldats britanniques, le 22 mai 2010 en Afghanistan.

Quelque 10.000 soldats britanniques se trouvent en Afghanistan, pour la plupart dans la province de Helmand. Au total, 286 soldats britanniques ont été tués dans le pays depuis le début de l'intervention militaire à l'automne 2001.

 

AFP

Un capitaine français du troisième régiment du génie de Charleville-Mézières a été tué samedi matin en Afghanistan par le déclenchement d'un engin explosif improvisé, a annoncé le service de presse du Premier ministre.

 

Soldats français et afghans en Afghanistan. Un soldat français a été tué dans ce pays par le déclenchement d'un engin explosif improvisé. (Reuters/Shamil Zhumatov)

Soldats français et afghans en Afghanistan. Un soldat français a été tué dans ce pays par le déclenchement d'un engin explosif improvisé. (Reuters/Shamil Zhumatov)

 

"La charge a explosé alors qu'un détachement de démineurs français et néerlandais intervenait au profit d'une unité de l'armée nationale afghane dans la province d'Ourouzgan", précise le communiqué du gouvernement.

Un soldat néerlandais et l'interprète afghan du détachement sont morts dans l'explosion tandis que l'officier français est décédé plus tard des suites de ses blessures.

Un communiqué de l'Elysée précisait que quatre soldats néerlandais ont été blessés dans cet incident.

Ce décès porte à 42 le nombre de membres de l'armée française tués en Afghanistan depuis le renversement du régime des taliban fin 2001.

La France a un contingent d'environ 3.500 militaires et gendarmes dans le pays.

Le président Nicolas Sarkozy réaffirme dans le communiqué la détermination de la France à oeuvrer "au retour de la stabilité, au rétablissement de la paix et au développement en Afghanistan".

Le Premier ministre François Fillon "présente ses plus sincères condoléances à la famille et aux proches de cet officier mort pour la France, en opération, et s'associe à leur douleur", ajoute le texte.

Le ministre de la Défense, Hervé Morin, a lui exprimé sa "peine et sa grande reconnaissance à l'égard de cet officier qui a donné sa vie dans l'accomplissement de sa mission".

Il a également renouvelé "toute sa confiance et son soutien aux forces militaires françaises actuellement engagées sur le théâtre afghan".

 

Reuters

Super_frelon_medium2 Le Super-Frelon a tiré sa révérence. Le plus gros hélicoptère français - et, à mes yeux, le plus beau et celui à bord duquel j'ai eu le plus de plaisir de voler - a été retiré du service actif vendredi 30 avril, au terme d'une carrière de 44 ans dans la Marine nationale.

Il ne restait plus que quatre hélicoptères en ligne à la flottille 32F, sur la base aéronavale de Lanvéoc-Poulmic (29). Ils n'étaient plus utilisés que pour des missions de sauvetage en mer au large de la Bretagne.

Le SA-321 a été construit par Sud-Aviation (aujourd'hui EADS) et équipé de trois moteurs Turboméca. La mise au point délicate des rotors et de la chaîne de transmissions avait nécessité une coopération avec l'américain Sikorsky et l'italien Fiat. Le premier vol eut lieu en décembre 1962.

Au total, une centaine (99) de Super-Frelon ont été construit, dont 72 pour l'exportation. En France, seule le Marine nationale utilisa cet appareil. Il existait en deux versions : transport (jusqu'à 27 hommes dans la soute de 22 m3 ou 5 tonnes sous élingue) et lutte anti-sous-marine. D'autres missions lui furent confiées : sauvetage en mer, lutte contre la pollution, contre-terrorisme, recherche et sauvetage de combat et même, discrètement, transport des charges nucléaires vers le porte-avions, au cas où...

Théoriquement, le Super-Frelon pouvait se poser sur l'eau, une manoeuvre très délicate et assez vite abandonnée.  Basé à terre, le Super-Frelon fut régulièrement embarqué sur les porte-avions et les TCD. Il participa ainsi à un grand nombre d'opérations, au large du Liban ou de l'ex-Yougoslavie, par exemple.

Il a servi au sein des escadrilles 20S, 10S, 27S et des flotilles 32F, 33F et 35F.

Le Super-Frelon s'exporta et il connut également l'épreuve du feu sous d'autres cocardes. Les pays acquéreurs furent l'Afrique du Sud, la Chine populaire, l'Irak, Israel, la Libye, ainsi que plus modestement la Norvège, le Zaïre et les Pays-Bas. La Libye prêta, un temps, quelques Super-Frelon à Malte. Cet hélicoptère fut utilisé à titre civil en Grèce et en Australie.

Sfrelon Ainsi, l'aviation israélienne (Heyl Ha'avir) acheta douze SA-321 K, remotorisés avec des turbines General Electric T-58. Livrés en 1966, ils participent à la guerre des Six Jours, en transportant des commandos qui prennent Sharm-el-Sheikh, au sud du Sinaï. Les derniers furent retirés du service en 1991.

Etonnament, le Super-Frelon fut également construit sous licence en Chine communiste, sous le nom de Changhe Z-8. La production de nouvelles versions semble s'y poursuivre...

 

http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2010/05/superfrelon-cest-fini-.html

Hillary Clinton a rappelé, vendredi à Tallinn, que « l'Otan restera une alliance nucléaire aussi longtemps qu'il subsistera des armes nucléaires » à travers le monde.
Hillary Clinton a rappelé, vendredi à Tallinn, que « l'Otan restera une alliance nucléaire aussi longtemps qu'il subsistera des armes nucléaires » à travers le monde. Crédits photo : AP

Hillary Clinton exclut de retirer les armes stockées dans les bases de l'Otan. 

L'Allemagne va devoir prendre son mal en patience : Hillary Clinton exclut dans l'immédiat le retrait de plus de 200 bombes nucléaires tactiques américaines voulu par le chef de la diplomatie allemande, Guido Westerwelle, en compagnie de ses collègues belge, luxembourgeois, néerlandais et norvégien.

La secrétaire d'État américaine a remis les pendules à l'heure lors d'une réunion de l'Alliance atlantique à Tallinn, capitale d'une Estonie naguère soviétique. « L'Otan restera une alliance nucléaire aussi longtemps qu'il subsistera des armes nucléaires » à travers le monde et « le partage des risques et des responsabilités » reste son principe fondateur.

Se retrouve ainsi tué dans l'œuf le « grand débat sur la politique nucléaire de l'Otan » poussé début mars par les cinq capitales du nord de l'Europe. L'alliance, née de la guerre froide, travaille certes à un « concept stratégique » dépoussiéré pour le XXIe siècle. Mais, prévient Washington, elle ne saurait fragiliser sa clef de voûte : l'assistance mutuelle et la solidarité inscrites dans l'article V. En clair, l'Allemagne ne peut pas se défaire des armes qui viennent avec le parapluie nucléaire américain.

Plus de 200 bombes atomiques B-61 hantent encore les bases aériennes de l'Otan en Europe. Les États-Unis et l'Alliance ont toujours tenu secret le nombre et l'emplacement de ces engins. Militairement obsolètes, électoralement embarrassants, ils restent malgré tout le symbole de l'engagement nucléaire des États-Unis sur le Vieux Continent.

 

Divergences européennes 

D'autres capitales européennes se sont agacées de l'initiative de désarmement lancée avec Berlin. En compagnie du Royaume-Uni, la France voit d'un mauvais œil toute dénucléarisation européenne qui conduirait des alliés à remettre en question sa force de dissuasion autonome. La lettre des Cinq n'est pas non plus du goût des voisins de la Russie, qui s'inquiètent de voir l'Otan baisser sa garde.

L'Italie et surtout la Turquie, qui héberge de nombreuses bombes B-61 sur son territoire, brillent enfin par leur absence dans la requête des cinq capitales. Ankara a beau entretenir les meilleures relations avec Téhéran, tout porte à croire que la Turquie chercherait à se doter d'armes nucléaires si l'Otan devait la laisser désarmée face à l'Iran. Il n'a donc pas été trop difficile pour Clinton de faire comprendre à ses alliés qu'on en resterait là.

Aux divergences européennes s'ajoute l'intérêt bien compris des États-Unis dans le marchandage nucléaire avec la Russie : les B-61 peuvent servir de monnaie d'échange si la négociation s'élargit un jour à l'arsenal tactique hérité de l'Union soviétique. Fusées sol-sol ou missiles air-sol, ces armes du champ de bataille comprendraient environ 2 000 charges nucléaires du côté russe, selon les experts occidentaux.

 

Le Figaro

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