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Education

Spiru Haret, le grand réformateur de l'enseignement roumain au XIXe siècle, doit se retourner dans sa tombe. Pour avoir délivré par dizaines de milliers des diplômes non reconnus au terme d'un enseignement indigent, l'université privée de Bucarest qui porte son nom est l'épicentre d'un scandale qui met en cause le système de l'enseignement supérieur en Roumanie.

En termes quantitatifs, l'Université Spiru-Haret peut s'enorgueillir d'être le plus gros centre universitaire privé d'Europe avec ses 300 000 étudiants. Mais vue sous l'angle de la qualité de l'enseignement, Spiru-Haret est loin du compte. Le ministère roumain de l'enseignement l'a gommée de la liste des universités privées autorisées le 24 juin. "Je suis désolée pour les étudiants, mais l'Université Spiru-Haret fonctionne illégalement", a affirmé la ministre Ecaterina Andronescu.

L'aventure de cette machine à délivrer des diplômes commence en 1991, lorsqu'Aurelian Bondrea, un haut responsable du ministère de l'éducation à l'époque de la dictature communiste, crée la fondation La Roumanie de demain, devenue, en 2000, une université privée. Chargé du contrôle des diplômes sous le communisme, il bascule dans le capitalisme sauvage après la chute de Nicolae Ceausescu. Aujourd'hui, son université compte 30 facultés et des antennes à l'étranger pour l'enseignement à distance - à New York, Toronto, Paris, Rome, Madrid, Vienne et Tel-Aviv.

Le ministère de l'enseignement a décidé de prendre le taureau par les cornes en mettant fin à la fabrique de diplômes. La décision de la priver de son autorisation et d'effectuer des contrôles systématiques a valu au ministère une véritable guerre de la part de l'université incriminée. "Seuls les juges peuvent se prononcer sur la légalité d'un diplôme, s'est défendu le recteur Aurelian Bondrea. La loi ne donne aucune autorité au ministère de l'enseignement dans cedomaine."

Rasvan Bobulescu, chef du syndicat Alma Mater, s'agace, lui, du retard avec lequel ont réagi les pouvoirs publics. "Cette situation est due à la passivité du ministère, s'insurge-t-il. On a pris enfin la bonne décision en ce qui concerne l'escroquerie Spiru-Haret. Cette institution s'est comportée comme un Etat dans l'Etat et se permettait tout."

L'Université Spiru-Haret a bénéficié de l'envolée du nombre d'étudiants ces dernières années. De 63 600 en 1999, les diplômés sont passés à 220 000 en 2009. Au total, la Roumanie compte 950 000 étudiants, soit 44 étudiants pour mille habitants, un des taux les plus élevés d'Europe.

Pour capter au mieux les nouveaux étudiants, l'Université Spiru-Haret a ouvert sans autorisation de nouveaux départements d'enseignement à distance. Sur les 300 000 étudiants inscrits, seuls 44 714 suivent les cours. Les antennes ouvertes à l'étranger n'ont pas eu le feu vert du ministère. Cet échafaudage illégal a permis à l'institution d'encaisser une centaine de millions d'euros en 2008.

Mis à part Spiru-Haret, 31 autres universités privées ont ouvert leurs portes en Roumanie. Aujourd'hui, 60 % des étudiants roumains choisissent l'enseignement privé, dont les exigences sont minimes. "Nous ne pouvons pas donner le chiffre exact des étudiants inscrits dans ces institutions", avoue Mihai Floroiu, porte-parole de l'Agence de contrôle de la qualité de l'enseignement. Ces universités invoquent leur autonomie et refusent de déclarer le nombre de leurs étudiants.

La résistance opposée par l'Université Spiru-Haret aux contrôles du ministère public s'explique aussi par son pouvoir d'influence. Une partie des parlementaires et des hauts fonctionnaires roumains sont en effet passés par ses bancs. Le 25 juillet, un groupe d'intellectuels a adressé une lettre ouverte aux autorités pour mettre fin à la "gigantesque imposture universitaire créée par l'Université Spiru-Haret". "Rien ne peut justifier des registres de 9 000 d'étudiants gérés par un seul professeur", affirment-ils.

Dans ce contexte, le parquet national anticorruption s'est saisi du cas de deux universités fantômes d'Alexandria (sud du pays), qui auraient délivré 15 000 faux diplômes pour un prix de 3 000 euros l'unité. Le bénéfice des universités Al. Ghica et Europa Ecor d'Alexandria est estimé à 45 millions d'euros par an. Les révélations sur le trafic de diplômes semblent n'être que la partie visible d'un iceberg aux ramifications politiques et mafieuses.

 

Le Monde

L'université de Toulon "entretient un rapport ambigu à la loi". Et sa présidence est fortement soupçonnée d'avoir mis en place les conditions favorisant des recrutements douteux d'étudiants étrangers. Telles sont les conclusions de l'inspection générale de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche (IGAENR), dépêchée en avril par le ministère de l'enseignement supérieur, après la révélation d'un trafic de diplômes auprès d'étudiants chinois (Le Monde du 16 avril). Une instruction judiciaire pour corruption a été ouverte par le parquet de Marseille, le 26 mars.

Ce rapport, que Le Monde a pu consulter, écarte la responsabilité de l'Institut d'administration des entreprises (IAE) qui avait été d'abord mis en cause. Les inspecteurs généraux Béatrice Gille, Jacques Haudebourg et Monique Ronzeau constatent de graves"dysfonctionnements" au sommet de l'université varoise, notamment dans les procédures d'admission des étudiants étrangers. Le ministère dit "attendre le retour du rapport après la phase contradictoire pour s'exprimer" et promet "toutes les mesures nécessaires".

En 2007, quand il est élu à la présidence de l'université, Laroussi Oueslati, conseiller régional (Parti radical de gauche), veut augmenter le nombre d'étudiants étrangers pour compenser la baisse des effectifs nationaux. Dans ce but, il installe une commission centralisée de sélection des étrangers.

Problème : elle double les commissions pédagogiques de chaque faculté de l'université, habituellement compétentes. De plus, le nouveau président n'a pas défini les critères selon lesquels les dossiers relèvent des commissions des facultés ou de la procédure centralisée. Selon les inspecteurs généraux, les candidats ne bénéficient plus de l'égalité de traitement de leur dossier.


DOSSIERS LACUNAIRES


A cette irrégularité s'en ajoutent d'autres. Au mépris des règles établies, M. Oueslati a pris la tête de la commission centralisée, alors qu'il ne dispose pas du statut de professeur des universités. Il n'a pas non plus soumis, comme la loi l'y oblige, la composition de la commission aux conseils d'administration (CA) et des études et de la vie universitaire (CEVU) de l'université. Enfin, même si cette nouvelle structure "n'a jamais été réunie", 395 étudiants (sur 438 candidats) sont admis pour 2008-2009.

Pis, souligne le rapport, le président a contourné sa propre commission pour transférer les dossiers d'environ 140 étudiants chinois directement à l'agent chargé des inscriptions administratives. Leurs dossiers d'inscription étaient non seulement lacunaires, mais beaucoup de ces étudiants avaient déjà étudié en France, sans grand succès. Le rapport cite le cas d'une douzaine d'étudiants au parcours difficile : l'un a été admis en master 2 (M2), après avoir échoué en première année de licence à l'université de Perpignan. Un autre a été admis en M2 après un double échec en licence 1 à Metz... Arrivés plus tardivement en cours et ne parlant pas ou peu le français, ces étudiants ont d'ailleurs vite été appelés "les étudiants-président", selon une enseignante citée par le rapport.

"Ces irrégularités, au moment où elles se produisaient, ont été signalées au président et à son équipe par l'administration de l'université. Le président et son équipe n'ont pas souhaité en tenir compte", constate l'inspection.

A Toulon, continue le rapport, "l'absence de rigueur dans l'application des lois et règlements prend un relief particulier car elle s'inscrit dans un contexte de très grande personnalisation du pouvoir". Le document dépeint un climat de travail très lourd. Le comportement de M. Oueslati est critiqué : "Le président adopte des attitudes de proximité ou de connivence (...) et passe aisément des promesses aux menaces."

Cependant, les inspecteurs généraux ne vont pas jusqu'à évoquer l'existence d'un trafic institutionnalisé à but lucratif de places ou de diplômes. A l'IAE, "la mission n'a pas établi de façon formelle l'existence d'irrégularités notoires des conditions de délivrance des diplômes (...), même si le fonctionnement de l'IAE dénote de grandes carences, notamment managériales". "En tout état de cause, concluent les inspecteurs, ils sont surtout sans rapport avec l'affirmation selon laquelle des centaines de diplômes, voire plus, auraient été achetés." En trois ans, l'IAE n'a délivré que 138 diplômes à des étudiants chinois.

 

Le Monde


L'université Paris Dauphine le 9 décembre 2008
L'université Paris Dauphine le 9 décembre 2008/Jacques Demarthon AFP/Archives

SCOLARITE - Le ministère de l'Enseignement supérieur a publié samedi, au Journal officiel, les frais auxquels les étudiants doivent s'attendre pour la rentrée...

Pour les étudiants de l’université, la rentrée est aussi synonyme de frais d’inscription. Samedi, le ministère de l’Enseignement supérieur a publié au Journal officiel les montants fixés pour chaque niveau d’étude pour l’année 2009-2010. Voici le détail.

Pour «les diplômes conduisant au grade de licence», le taux annuel est fixé à 171 euros (114 euros au taux réduit). Cela concerne donc les étudiants préparant une «capacité en droit, un diplôme d’études universitaires générales (DEUG), un diplôme universitaire de technologie (DUT), DAEU, un diplôme d’études universitaires scientifiques et techniques (DEUST) et un diplôme national de technologie spécialisé (DNTS)» ainsi qu’une licence et licence professionnelle, détaille le décret du 30 juillet dernier.

Pour les diplômes conduisant au master, ils passent à 231 euros (taux réduit fixé à 153 euros). Ça augmente encore pour les étudiants inscrits en doctorat: 350 euros (233 euros à taux réduit). De leur côté, les instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM) factureront les droits 231 euros en première année. Mais certains cursus sont beaucoup plus coûteux. Ainsi les étudiants préparant un diplôme d’Etat de psychomotricien dans un établissement public devront débourser 1.188 euros.

Cette mise au point intervient après que l’Unef, syndicat étudiant, a fustigé dans rapport les «frais d'inscription illégaux» que pratiqueraient certains établissements.


20 minutes.fr
Des étudiant sur le campus de l'Université de Toulon, le 16 avril 2009 à Toulon

Un rapport administratif commandé par le ministère de l'Enseignement supérieur sur un trafic présumé de diplômes au bénéfice d'étudiants chinois a mis en cause des "recrutements douteux d'étudiants étrangers" à l'université de Toulon, selon Le Monde daté de jeudi.

La présidence de cette université "est fortement soupçonnée d'avoir mis en place les conditions favorisant des recrutements douteux d'étudiants étrangers", a indiqué Le Monde en se référant au rapport rédigé par l?Inspection générale de l?administration de l?Education nationale et de la Recherche (IGAENR).

Interrogé sur le contenu des révélations du Monde, le ministère n'a pas voulu les commenter.

La ministre Valérie Pécresse "attendra le retour du rapport d?enquête administrative de l'IGAENR sur l'université de Toulon après la phase contradictoire pour s'exprimer", a réagi le ministère.

Le rapport rédigé par trois inspecteurs généraux a en effet été remis aux personnes mises en cause pour qu'elles donnent leur version des faits.

"La ministre tirera toutes les conclusions et prendra toutes les mesures nécessaires dans l'intérêt de l'université, de ses étudiants et de ses personnels. Il en va de la crédibilité et de l'image de l'université de Toulon et des universités françaises", a assuré le ministère dans un communiqué.

Le ministère a dépêché en avril une mission de l'IGAENR, après des révélations du Monde sur un trafic présumé de diplômes présumé au bénéfice d'étudiants chinois à l'université de Toulon.

Une instruction judiciaire pour corruption, ouverte fin mars à Marseille, est en cours.

Ce rapport, selon Le Monde qui a pu le consulter, écarte la responsabilité de l'Institut d'Administration des entreprises (IAE) de l'Université de Toulon, qui avait été d'abord mis en cause. Il critique en revanche certaines pratiques du président de l'Université, Laroussi Oueslati, conseiller régional (Parti radical de gauche), selon Le Monde.

M. Oueslati n'a pas pu être joint par l'AFP.

Selon Le Monde, il aurait contourné les commissions de sélection des candidats étrangers et "transféré les dossiers d'environ 140 étudiants chinois directement à l'agent chargé des inscriptions administratives".

"Arrivés plus tardivement en cours et ne parlant pas ou peu le français, ces étudiants ont d'ailleurs vite été appelés +les étudiants-président+, selon une enseignante citée par le rapport", indique Le Monde.

"Ces irrégularités, au moment où elles se produisaient, ont été signalées au président et à son équipe par l'administration de l'université. Le président et son équipe n'ont pas souhaité en tenir compte", selon le rapport cité par Le Monde.

Cependant, selon Le Monde, "les inspecteurs généraux ne vont pas jusqu'à évoquer l'existence d'un trafic institutionnalisé à but lucratif de places ou de diplômes".

En avril, le ministère avait indiqué que les premières investigations avaient montré "de fortes suspicions de corruption", mais "localisée" à cette université.


AFP
Le directeur de la Maison des examens d’Ile-de-France a annoncé que les notes de l’épreuve écrite anticipée de Français allaient être vérifiées pour près de 100 000 copies.

Ne laisser aucun doute possible. Les élèves des sept lycées parisiens concernés par des erreurs de saisies ont reçu en début de semaine leurs résultats corrigés. Les lycéens ont maintenant leurs notes définitives. Pour rassurer les autres étudiants franciliens et leurs familles, le Service interacadémique des examens et concours a affirmé sa volonté de vérifier l’ensemble des copies de la région. Dans un communiqué de presse paru hier, Stéphane Kesler, directeur de la Maison des examens d’Ile-de-France a tenu à rassurer les élèves. «La Maison des examens a décidé de procéder à la vérification de la totalité des notes de français de la session 2009 pour l’Ile-de-France», a -t-il déclaré.

Des notes surprenantes

De nombreux étudiants de prestigieux lycées parisiens s’étaient plaints de leur notes qu’ils jugeaient surprenantes. Certains excellents élèves avec une très bonne moyenne annuelle avaient découvert avec étonnement des notes de 5 sur 20 à l’examen. Actuellement rien ne permet d’affirmer qu’une «autre erreur se serait produite dans un des 599 autres centres de l’Ile-de-France» affirme Stéphane Kesler. Il a expliqué à l’AFP que dans le centre concerné «683 notes étaient erronées et 64 correctes, 90% étaient fausses».

Les copies ne vont en aucun cas être recorrigées mais les notes vont simplement être vérifiées. Stéphane Kesler a précisé que «tous les moyens sont mis en œuvre pour que ce contrôle soit terminé au 30 septembre». Si les élèves ne reçoivent pas de notification à cette date, les notes à prendre en compte seront celles attribuées le 10 juillet dernier. Le directeur a conclu son communiqué en demandant aux familles et aux enfants de «considérer qu’il n’y a pas eu d’erreur de saisie pour leurs notes».


parismatch.com
Tristan Sadeghi à Paris, le 9 juillet 2009

Le lycéen "bloqueur" pourra finalement se réinscrire normalement au lycée parisien Maurice-Ravel (XXe arrondissement), le chef d'établissement ayant finalement renoncé à introduire comme condition qu'il prenne l'engagement de ne plus bloquer l'établissement, selon le comité de soutien du jeune homme.

Celui-ci a fait savoir samedi dans un communiqué qu'à la suite d'une entrevue avec les parents de Tristan Sadeghi, 17 ans, le proviseur s'était "engagé à le réinscrire sans condition, en terminale ES". Celui-ci n'a pu être joint par l'AFP.

Le comité, qui fait état du "soulagement" du jeune homme et de sa famille, juge que "cet aboutissement favorable n'aurait pas été possible sans le soutien actif et solidaire", dix jours durant, dont l'élève a bénéficié dans son "refus" d'une "mesure injuste et discriminatoire".

L'élève, qui avait refusé une mesure à ses yeux injuste et discriminatoire, avait été soutenu dans son action par de nombreuses organisations, parmi lesquelles le PG, le PC, le NPA, les Verts, le PS, l'Unef, l'UNL, la FIDL et la FSU, ainsi que par les élus PG et PS qui étaient intervenus auprès du proviseur et du rectorat.

Plusieurs manifestations de soutien avaient eu lieu et des milliers de signatures recueillies en faveur de Tristan Sadeghi.

Le 7 juillet, le proviseur du lycée Ravel avait conditionné l'admission en terminale du lycéen à un engagement écrit de sa part qu'il ne bloquerait plus le lycée l'an prochain: Tristan Sadeghi, élève de première ES, avait été l'un des principaux organisateurs des mouvements de blocage ayant perturbé l'établissement ces deux dernières années.

"Je ne signerai pas. C'est inacceptable de faire pression sur moi pour que je signe ce papier", avait déclaré à l'AFP Tristan Sadeghi, parlant d'une "criminalisation de la contestation sociale". Ayant "organisé les blocages avec d'autres, il se retrouvait "seul sanctionné", avec "l'impression de servir d'exemple".

"Comme tous, Tristan a le droit de s'exprimer ou manifester, mais pas d'empêcher les autres d'étudier. Je ne demande pas qu'il renonce à ses actions militantes, mais aux actions de blocage du lycée, qui sont illégales et coûtent cher à la société", avait rétorqué le proviseur Philippe Guittet.

Le ministre de l'Education Nationale, Luc Chatel, avait jugé "légitime" la "démarche" du proviseur.

 

AFP

Les enseignants des écoles primaires (maternelles et élémentaires) abusent-ils du congé maladie ? Selon une enquête confidentielle citée par la radio RTL ce lundi, 45% des professeurs des écoles ont posé au moins un congé maladie en 2007-2008, soit près d'un sur deux.

«C'est le double comparé aux salariés du privé en France, puisque 22% des actifs en entreprise ont déposé un arrêt de travail l'an dernier», explique le rapport.


Pour Chatel, il n'y a pas «d'abus»


«Je refuse la stigmatisation par principe d'une profession, a rétorqué le tout nouveau ministre de l'éducation Luc Chatel ce lundi. Très prudent pour l'une de ses premières interventions depuis sa nomination, Luc Chatel a refusé de parler «d'abus», et défendu les enseignants plus exposés selon lui, aux maladies que les salariés du privé.

 «Ce n'est pas parce qu'un enseignant n'est pas devant un élève que son absence est injustifiée. Il peut être en formation... On a plus de chance d'être malade quand on travaille au contact du public que quand on est au bureau.»

«Le vrai sujet c'est qu'il y ait continuité du service public. C'est sans doute sur ce point qu'il faut perséverer», a poursuivi le ministre.

Selon ce rapport confidentiel, c'est à la fin du premier trimestre qu'on observerait le pic des absences «avant et après les vacances de Noël, avec les grippes et les gastro-entérites saisonnières».

11 jours d'absence

La durée d'absence des enseignants du primaire l'an dernier était de onze jours, contre neuf jours pour les salariés du privé. Enfin,  sur dix jours d'absence d'un enseignant du premier degré, seuls 6 jours seraient réellement remplacés.

 

leparisien.fr

Des élèves de terminale, le 18 juin 2009 au lycée Chaptal à Paris, lors de l'épreuve de philosophie du baccalauréat.

Deux examinatrices à l'oral du baccalauréat de français se sont plaintes jeudi et vendredi de la présence de croix dans des salles d'examen du lycée privé Saint-André de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), a-t-on appris lundi de sources concordantes.

"Deux professeurs ont demandé à retirer les croix mais c'est chose impossible car il n'y a pas de raison de le faire, comme me l'a indiqué le directeur de la maison des examens d'Arcueil (SIEC)", a déclaré à l'AFP Gérard Meunier, le proviseur de ce lycée catholique.

"Je comprends, je suis d'une grande tolérance mais il est difficile de retirer tous les signes religieux d'une école catholique", a-t-il ajouté, en précisant qu'il s'agissait du "premier" incident de ce type dans son établissement, qui est un centre d'examen depuis une dizaine d'années.

Les deux examinatrices, qui enseignent dans d'autres lycées, ont été remplacées pour cette épreuve, selon le SNES-FSU de Créteil.

Dans un communiqué, le syndicat déplore "l'attitude de la direction du SIEC qui préfère le remplacement des enseignants à l'application de la loi républicaine et de ses principes laïcs". Il appelle à "une mise au point officielle" de la part du SIEC.

"Tous les candidats doivent avoir les mêmes conditions d'examen et la consigne de bon sens est de tout retirer des murs d'une salle d'examen pour ne pas influencer les candidats", a souligné Dominique Chauvin, secrétaire général adjoint du syndicat.

Stéphane Kessler, le directeur du SIEC, a précisé à l'AFP que les deux enseignantes avaient été remplacées l'une vendredi et l'autre lundi car "elles ne s'étaient pas présentées" au lycée Saint-André.

Concernant la présence de croix dans les salles d'examen, M. Kessler a dit "ne pas connaître de texte très précis là-dessus".

"La direction des affaires juridiques va être saisie dans les tout prochains jours car ce point de droit doit être éclairci mais j'ai de vrais doutes sur la gêne occasionnée pour les candidats", a ajouté le directeur du SIEC.

"C'est peut-être bien que cette question soit évoquée mais ce n'est pas à chacun de dire +j'y vais, j'y vais pas, ça me choque+. Le droit de retrait s'applique quand il y a un danger pour les personnes", a-t-il fustigé.

 

AFP

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