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Dans un communiqué, l'association Retina France rappelle que la fumée de la cigarette n'est pas seulement irritante pour les yeux. En agissant sur la microcirculation cellulaire, elle active le vieillissement de la rétine. En fait, fumer favorise la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA), une maladie de la partie centrale de la rétine qui touche en France plus d'un million de personnes. Plusieurs études françaises et britanniques portant sur la relation entre le tabac et la DMLA et publiées dans des revues scientifiques confirment ce danger, souligne l'association.
Le risque pour un fumeur de développer la DMLA est, selon elle, jusqu'à cinq fois plus important que celui d'un non-fumeur. Et pourtant, seules 10 % des personnes interrogées savent que le tabagisme menace leur vision.
La DMLA est une maladie de la macula, la partie centrale de la rétine, la région qui permet de lire. Les gens atteints ne peuvent ni lire ni reconnaître les autres, puisque la DMLA ne laisse intacte que la vision périphérique ou latérale. Ils ne deviennent pas totalement aveugles, mais perdent tout le champ de vision utile pour la lecture, la conduite et la vision fine.
Le tabac favorise aussi la cataracte, qui se traduit par une opacification du cristallin. Le cristallin sert de lentille réglable, faisant converger la lumière sur la rétine. Lorsqu'il s'opacifie, la vision baisse. On doit alors avoir recours à la chirurgie : le cristallin est extrait et remplacé par un implant artificiel. Il est maintenant reconnu que le tabagisme augmente le risque de cataracte.
Alors cet été, jetez vos cigarettes et mettez aussi de bonnes lunettes de soleil qui doivent protéger les yeux de la luminosité, filtrer les UV et respecter les couleurs. Depuis 1995, elles sont soumises à une réglementation européenne. Elles sont classées en catégories (de 0 à 4 suivant le degré de protection contre les UV) et portent le marquage CE. Elles peuvent être en verre minéral (il se raye peu mais est sensible aux chocs) ou organique (il résiste aux chocs mais se raye facilement). Méfiance donc avec les lunettes de soleil non estampillées CE et les copies à vil prix. AP

Opposé à l'instauration d'une franchise sur les soins médicaux qui figurait au programme de Nicolas Sarkozy, le Haut commissaire aux solidarités actives Martin Hirsch a formulé quelques contre-propositions dans une note transmise aux ministères de la Santé et des Comptes publics.
Le texte propose d'abord la non prise en charge par l'assurance maladie ou les complémentaires santé des indemnités journalières versées en cas d'arrêts de travail. Pour l'ancien président d'Emmaüs France ces indemnités journalières seraient la première source d'abus et d'inégalités, plus que le remboursement des consultations et médicaments.
Actuellement, les trois premiers jours ne sont pas indemnisés par la Sécu. Le délai de carence serait ramené à un jour mais celui-ci ne serait pas indemnisé, ni par l'employeur ni par les conventions collectives ou assurances. Les salariés pourraient cependant poser un jour de RTT.
Selon Martin Hirsch, cette lutte contre les arrêts de travail abusifs permettrait de réaliser jusqu'à 180 millions d'euros d'économies.
Une taxe nutritionelle
Hirsch propose en outre l'instauration d'une "taxe nutritionnelle", déjà en vigueur au Canada et dans "18 Etats américains" sur des aliments jugés non satisfaisants sur le plan nutritionnel (boissons sucrées, gazéfiées, snacks salés ou sucrés)". Bénéfice escompté : entre 200 millions d'euros et 1 milliard d'euros.
Un bouclier sanitaire
Enfin, Martin Hirsch propose l'instauration d'un "bouclier sanitaire" qui permettrait que les sommes restant à la charge du patient ne puissent dépasser de 3 à 5% de son revenu brut. Un dispositif semblable est déjà mis en oeuvre depuis 2004 en Allemagne où le reste à charge est plafonné à 2% du revenu.
4,8 millions de bénéficiaires en 2006
NOUVELOBS.COM | 01.03.2007 | 12:55
Le chiffre des bénéficiaires de la Couverture maladie universelle complémentaire est en hausse de 1%. Les concernés sont surtout les jeunes et les femmes.

L’improbable débat fumeurs/non-fumeurs qui agite actuellement la France est aussi pénible que fatiguant.
Bien sûr il est navrant qu’une loi (une énième loi !) soit nécessaire pour régler une situation que la courtoisie et la prévenance, dans une société normale, devraient amplement suffire à résoudre. Mais dans un monde où nul ne soucie plus de son prochain à moins d’y être contraint on ne peut malheureusement pas s’étonner de ce genre de dérive.
Et ce qui est encore plus navrant que cette « judiciarisation » excessive des rapports humains c’est la grotesque disproportion du débat qu’elle suscite, créant de véritables déchirements dignes de l’Affaire Dreyfus.
Dans un camp comme dans l’autre les superlatifs, les invectives et les anathèmes volent bas… Il ne s’agit plus d’un aménagement de la réglementation des lieux publics, c’est une véritable croisade !
On n’interdit nullement aux fumeurs de s’adonner à leur, visiblement fondamentale, activité tabagique mais on leur demande de ne pas le faire dans des lieux clos fréquentés par certains de leurs semblables qui ne souhaitent pas respirer ces si délicieuses volutes… Cela pourrait paraître une simple civilité, ce n’est pas le cas… C’est la liberté qu’on assassine ! Aux barricades amis fumeurs devenus glorieux paladins de la résistance à l’oppression !
Vous qui, pendant tant d’années, ne vous êtes jamais souciés un seul instant des non-fumeurs sous prétexte que vous « n’avez pas vu de panneau d’interdiction et que donc rien ne vous oblige à éteindre votre clope… » vous accablez désormais leur « égoïsme », leur « esprit procédurier » et leur « intolérance» !
Rien de plus atterrant que de voir ce peuple bovinement résigné à tous les diktats du temps, dépouillé passivement chaque jour un peu plus des derniers vestiges de liberté de pensée et d’expression, applaudissant à chaque nouveau décret muselant la recherche historique ou l’expression politique, se draper tout à coup dans l’étendard de l’insoumission et se révolter avec frénésie contre l’atroce atteinte à sa petite manie tabagique !
Pas un de ces doctes libertaires ne bougera une oreille pour protester contre l’interdiction de fait du porc dans les cantines scolaires (sans parler des soupes populaires !), la disparition des sapins de Noël des établissements publics, l’uniformisation de l’information, l’excommunication de penseurs et d’écrivains non-conformes ou la révocation de professeurs mal-pensants… mais que l’on prétende leur interdire de fumer en mangeant sans se préoccuper de la table voisine et ils sont prêts à se mobiliser farouchement, à descendre dans la rue et à lutter jusqu’à la mort !
Leur histoire, leur culture, leurs traditions… peu importe ! Mais encadrer leurs petits plaisirs toxicologiques, voilà qui est intolérable ! Aux armes citoyens, la démocratie est menacée !
On a les causes qu’on mérite.
Car ne nous y trompons pas, l’interdiction de la tabagie publique c’est la porte ouverte au nazisme et à Auschwitz… rien de moins !
Et il n’est pas sans saveur de constater que beaucoup de ceux qui habituellement dénoncent avec énergie, et à juste titre, cette ignoble monomanie consistant à ramener tout débat ou toute question de société à cette période tragique de l’histoire n’hésitent pas en l’occurrence à arguer de cet argument de la menace « fââââsciste » pour stigmatiser leurs abjectes « adversaires » liberticides qui prétendent pouvoir aller au café ou au restaurant en famille sans profiter d’émanations marlboroesques, c’est-à-dire réclamer simplement une situation qui prévaut depuis des années en Italie ou en Irlande, terres sur lesquelles il faut beaucoup de mauvaise foi pour prétendre que règne l’horrible tyrannie « hygiéniste ».
Bien sûr il convient de se garder des excès nord-américains qui aboutissent à montrer du doigt celui qui a osé fumer AVANT de monter dans un bus et foutre la paix aux fumeurs dans l’espace privé ou public de plein air, mais on peut légitimement s’inquiéter de la santé et de l’avenir d’un peuple qui ne place plus sa « liberté » que dans son droit à enfumer ses voisins, à conduire ivre et à dépasser les limitations de vitesse sans être sanctionné…
Pierre Chatov pour Novopress
La contravention forfaitaire pour l'employeur est de 135 euros" |
Si ces fumoirs, qui ne sont pas obligatoires, ne sont pas mis en place, les salariés, et toute autre personne, devront donc aller fumer à l'extérieur des locaux de l'entreprise. Dans ce cas précis, la protection du salarié à l'extérieur de l'entreprise n'est pas bien définie. En effet, il n'est pas précisé si un accident en dehors de l'enceinte de l'entreprise est considéré comme relevant du travail. Néanmoins, il pourrait être assimilé à un accident du trajet - couvrant les trajets aller-retour domicile bureau mais aussi les déplacements pour se restaurer à l'extérieur de l'entreprise - assimilable à un accident du travail en ce qui concerne le régime.
Comment faire constater les infractions ?
Les agents de l'Inspection du Travail, éventuellement alertés par les salariés, pourront constater les contraventions et immédiatement dresser un procès verbal (L. 611-1 du code du travail). Le ministère de la santé a annoncé, le 23 janvier 2007, que d'autres agents seraient susceptibles de contrôler l'application de l'interdiction de fumer (agents de police judiciaire, médecins inspecteurs de santé publique, ingénieurs du génie sanitaire, inspecteurs de l'action sanitaire et sociale - un décret à paraître précisera en principe les catégories d'agents habilités à exercer ces contrôles).
Les sanctions pour l'employeur
Les agents assermentés seront munis de carnets de contraventions forfaitaires. Selon l'article R. 3512-2 du code de la santé publique, est passible d'une contravention de la 4ème classe (base minimum de 135 euros forfaitaire dans le cas présent)*, le responsable des lieux qui :
ne met pas en place la signalisation apparente rappelant l'interdiction de fumer,
met à la disposition des fumeurs un emplacement non-conforme,
favorise sciemment, par quelque moyen que ce soit, la violation de cette interdiction (encouragements oraux à fumer, mise à disposition de cendriers hors du fumoir…).
Certaines actions en justice sont en outre envisageables. Ainsi, en cas d'atteinte à la santé physique des personnels, les délégués du personnel, après avoir engagé la procédure d'alerte dans l'entreprise (Article L. 422-1-1 al.3 du code du travail), pourront saisir, en cas de carence de l'employeur, le Conseil de Prud'hommes pour faire cesser cette atteinte. Un salarié pourrait également introduire un référé prud'homal pour faire cesser le trouble manifestement illicite causé par le non respect de la législation par le chef d'entreprise.
Si l'attitude fautive de l'employeur cause un préjudice aux salariés, ils pourront engager la responsabilité contractuelle de l'employeur (1147 du code civil), faire valoir qu'il n'a pas exécuté de bonne foi le contrat de travail (L.120-4 du code du travail) ou qu'il a failli à la préservation de leur santé (L. 230-2 dudit code).
Enfin, l'employeur qui n'a pas de fumoir dans l'entreprise, n'a pas l'obligation d'installer des cendriers à l'extérieur de celle-ci. Il pourrait cependant être sanctionné à l'avenir par certaines municipalités en cas de pollution de la voie publique (projet d'arrêté municipal à Paris qui viendrait punir par une amende de 38 euros l'entreprise qui ne ramasse pas les mégots de cigarettes devant son pas de porte). S'il veut aménager des cendriers sur la voie publique, il lui faudra une autorisation de la municipalité.
Les sanctions pour le salarié
De la même manière pour le salarié, le fait de fumer dans un lieu à usage collectif est une contravention de 3ème classe selon l'article R. 3512-1 (un minimum de 68 euros forfaitaires)*. Le salarié peut donc être sanctionné pénalement.
L'employeur pourra licencier le salarié fautif dans les cas les plus graves" |
Permettez-moi de poser cette question à chacun d’entre vous : Pouvez-vous me dire si vos petits-enfants ou vos arrière-petits-enfants seront de droite ou de gauche ? Non, bien sûr, vous ne pouvez pas me le dire. En revanche, moi je peux vous affirmer ceci : Si nous ne changeons rien à notre manière de produire, de manger et de consommer, vos petits-enfants et arrière-petits-enfants seront tous cancéreux, qu’ils soient de gauche ou de droite. Et ne me dites pas que la médecine les guérira de mieux en mieux, parce que même si c’était vrai, notre chimie industrielle fabrique des cancéreux à un rythme deux fois plus rapide que la médecine ne peut en traiter. Je vous livre ci-après une liste très incomplète de faits avérés dont il vous appartient de tirer toutes les conséquences :
- 35 % des cancers sont dus à notre alimentation. Elle est la première cause de la maladie, avant le tabac. (Institut national du cancer, 15 décembre 2004.) 280 000 cas de cancers apparaissent chaque année en France, provoquant 150 000 décès.
- Les agriculteurs conventionnels ont six fois plus de cancers, tumeurs au cerveau et leucémies que les autres catégories de citoyens. (Institut de Bethesda, État de New York.)
- La France est sillonnée quotidiennement par 1 500 000 tracteurs. L’agriculture est responsable de 18 % des émissions de GES (gaz à effet de serre). Depuis 1950, l’emploi d’engrais a été multiplié par six. L’érosion des sols, sans cesse aggravée par la disparition de 800 000 kilomètres de haies, concerne actuellement 10 millions d’hectares.
- Avec un tiers de la consommation totale européenne, la France est le premier utilisateur européen de pesticides. La peste chimique a contaminé 90 % de ses rivières et les 2/3 de ses nappes phréatiques. Tout Français qui ne se nourrit pas en « bio » absorbe chaque année dans son alimentation 1 500 grammes de pesticides. On retrouve des résidus de pesticides jusque dans le cordon ombilical des nouveau-nés !
- La production de spermatozoïdes humains aurait baissé de moitié en 50 ans. Les pesticides sont jugés responsables de cette baisse de la fertilité masculine. La Société canadienne du cancer a demandé d’urgence au gouvernement canadien l’interdiction totale des pesticides.
- La chimie européenne occupe la première place mondiale devant les États-Unis, avec un marché de 556 milliards d’euros. 3 % seulement des 100 000 produits chimiques commercialisés ont vu leur impact sur la santé et l’environnement évalué scientifiquement.
- L’agriculture biologique, la seule qui soit préservatrice de notre santé, représente à peine 2 % de la production agricole totale de notre pays (8 % en Italie, 10 % en Suisse), alors qu’elle est plébiscitée par 83 % de nos concitoyens. Jean-Pierre Coffe rédige des menus « bio » capables de nourrir une personne pendant un mois pour 100 euros.
- L’agriculture industrielle absorbe 73 % de la consommation mondiale d’eau potable. L’agriculture biologique en utilise 10 fois moins. En période de sécheresse, le rendement des maïs de l’agriculture biologique se révèle supérieur de 30 % à celui de l’agriculture conventionnelle. Si nous ne sommes pas capables de recréer une agriculture 100 % « bio », nous n’aurons pas d’avenir.
- Le 7 mai 2004, à l’UNESCO, a été lancé « L’Appel de Paris », qui déclare notamment : « Le développement de nombreuses maladies actuelles est consécutif à la dégradation de l’environnement. (…) Notre santé, celle de nos enfants et celle des générations futures étant en péril, c’est l’espèce humaine qui est elle-même en danger ». (Appel signé par plus de 500 personnalités scientifiques internationales ainsi que par l’ensemble des Conseils nationaux de l’Ordre des médecins et des syndicats médicaux des 25 États membres de l’Union européenne.)
La plupart des informations données ci-dessus sont tirées du livre « Objectif 2007, l’élection de la dernière chance », de Pierre-Yves Le Mazou et Daniel Mallerin (Éditions H-50 <www.objectif2007.fr>) que je vous conseille de lire, toutes affaires cessantes.
À part ça, que pouvez-vous faire, si vous tenez à votre santé et à la survie de vos descendants ? Je vous le dirai dans une prochaine chronique.
Lance Pierre - mercredi 25 octobre 2006
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