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Santé

PARIS - C'est l'été et le temps des bonnes résolutions: sport, régime, repos et arrêt de la cigarette qui, on le sait, provoque le cancer. Mais sait-on assez que la cigarette est tout aussi dangereuse pour la vision ?

Dans un communiqué, l'association Retina France rappelle que la fumée de la cigarette n'est pas seulement irritante pour les yeux. En agissant sur la microcirculation cellulaire, elle active le vieillissement de la rétine. En fait, fumer favorise la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA), une maladie de la partie centrale de la rétine qui touche en France plus d'un million de personnes. Plusieurs études françaises et britanniques portant sur la relation entre le tabac et la DMLA et publiées dans des revues scientifiques confirment ce danger, souligne l'association.

Le risque pour un fumeur de développer la DMLA est, selon elle, jusqu'à cinq fois plus important que celui d'un non-fumeur. Et pourtant, seules 10 % des personnes interrogées savent que le tabagisme menace leur vision.

La DMLA est une maladie de la macula, la partie centrale de la rétine, la région qui permet de lire. Les gens atteints ne peuvent ni lire ni reconnaître les autres, puisque la DMLA ne laisse intacte que la vision périphérique ou latérale. Ils ne deviennent pas totalement aveugles, mais perdent tout le champ de vision utile pour la lecture, la conduite et la vision fine.

Le tabac favorise aussi la cataracte, qui se traduit par une opacification du cristallin. Le cristallin sert de lentille réglable, faisant converger la lumière sur la rétine. Lorsqu'il s'opacifie, la vision baisse. On doit alors avoir recours à la chirurgie : le cristallin est extrait et remplacé par un implant artificiel. Il est maintenant reconnu que le tabagisme augmente le risque de cataracte.

Alors cet été, jetez vos cigarettes et mettez aussi de bonnes lunettes de soleil qui doivent protéger les yeux de la luminosité, filtrer les UV et respecter les couleurs. Depuis 1995, elles sont soumises à une réglementation européenne. Elles sont classées en catégories (de 0 à 4 suivant le degré de protection contre les UV) et portent le marquage CE. Elles peuvent être en verre minéral (il se raye peu mais est sensible aux chocs) ou organique (il résiste aux chocs mais se raye facilement). Méfiance donc avec les lunettes de soleil non estampillées CE et les copies à vil prix. AP



Une employée du fabricant de cigarettes BAT fume sur la terrasse du siège du groupe à Londres le 25 juin 2007
A partir de dimanche, il sera interdit de fumer dans les lieux publics en Angleterre, une décision généralement bien acceptée par des Britanniques qui achètent de plus en plus de produits pour arrêter de fumer.
Cette interdiction entre en vigueur dimanche à 06H00 (05H00 GMT): tous les lieux publics, les bureaux et autres lieux de travail fermés ou partiellement fermés, et la plupart des véhicules professionnels sont concernés.
Il sera en revanche possible de fumer à l'extérieur des bâtiments, dans les jardins et arrières cours des établissements.
L'Irlande a été le premier pays européen à emprunter cette voie en mars 2004. Depuis, la Norvège, l'Italie, Malte, la Suède, la Lettonie, la Lituanie, la France, la Finlande et l'Islande ont également franchi le pas, avec des variantes.
Au Royaume-Uni, les lieux publics sont non fumeurs en Ecosse depuis 2006, et au Pays de Galles et en Irlande du nord depuis avril 2007.
La Commission européenne est favorable à une interdiction générale de fumer dans les espaces publics fermés, sans exception pour les restaurants.
La cigarette est responsable de 650.000 décès par an dans l'UE, auxquels s'ajouteraient 80.000 morts par tabagie passive.
Le ministère britannique de la Santé a chiffré le coût annuel du tabagisme pour le NHS, système public de santé, entre 1,4 et 1,7 milliard de livres (2,07 à 2,52 milliards d'euros).
Ces législations antitabac visent à limiter les effets nocifs sur les non fumeurs exposés à d'importants risques de maladies graves (cancer du poumon, maladies cardiaques et respiratoires).
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé le tabagisme passif parmi les cancérigènes.
La perspective de cette interdiction a déjà incité de nombreux Britanniques à éteindre leur dernière cigarette, ou en tout cas à essayer.
Le marché des produits pour arrêter de fumer franchira cette année au Royaume-Uni la barre des 100 millions de livres (148 millions d'euros), soit un bond de 40% depuis 2002, selon le groupe de recherche Mintel, tablant sur 140 millions (207 millions d'euros) en 2011.
A côté des traditionnels patches et chewing-gums, la gamme de substitution comprend un spray bucal qui donne la nausée en cas de rechute, du gel pour les mains à l'extrait de tabac ou encore une boisson à la nicotine. Il existe même un kit pour abandonner la cigarette en deux semaines.
Selon une étude réalisée par un syndicat médical, 70% des généralistes anglais ont constaté l'an dernier une augmentation des consultations pour arrêter de fumer. Ce chiffre a atteint 95% en Irlande du nord, 83% en Ecosse et 79% au Pays de Galles.
Tout ce qui contient du tabac (cigare, pipe, narguilé) mais aussi les produits sans tabac (cigarette à l'eucalyptus, à la menthe) seront bannies des lieux publics, y compris les quais de gare, les pubs et les restaurants.
Et il en coûtera cher aux contrevenants: un fumeur pris sur le fait risque jusqu'à 200 livres d'amende (296 euros), et ceux chargés de faire respecter la loi dans leurs locaux risquent jusqu'à 2.500 livres d'amende (3.712 euros).
Si certaines activités comme les bars à chicha ou l'industrie du bingo (1,9 milliard de livres, 2,82 milliards d'euros) s'attendent à pâtir de cette nouvelle réglementation, l'Association britannique des pubs et de la bière (BBPA) se frotte les mains.
"L'interdiction de fumer va profiter aux pubs. Cela va nous permettre de faire revenir des gens qui ne venaient plus à cause de l'atmosphère enfumée, cela va nous permettre d'attirer les 75% de la population qui ne fument pas mais aussi de garder nos clients fumeurs avec nos espaces extérieurs", explique Mark Hastings, porte-parole de la BBPA qui représente la moitié des 60.000 pubs britanniques.
Le groupe de pubs Mitchells and Butlers a indiqué en septembre 2006 que son activité de restauration avait progressé de 11% seulement six mois après l'interdiction en Ecosse.


Le Haut commissaire aux solidarités actives, Martin Hirsch, a formulé plusieurs contre-propositions à l'instauration de franchises médicales, dont le non-remboursement de la première journée des arrêts de travail.

Opposé à l'instauration d'une franchise sur les soins médicaux qui figurait au programme de Nicolas Sarkozy, le Haut commissaire aux solidarités actives Martin Hirsch a formulé quelques contre-propositions dans une note transmise aux ministères de la Santé et des Comptes publics.

Le texte propose d'abord la non prise en charge par l'assurance maladie ou les complémentaires santé des indemnités journalières versées en cas d'arrêts de travail. Pour l'ancien président d'Emmaüs France ces indemnités journalières seraient la première source d'abus et d'inégalités, plus que le remboursement des consultations et médicaments.

Actuellement, les trois premiers jours ne sont pas indemnisés par la Sécu. Le délai de carence serait ramené à un jour mais celui-ci ne serait pas indemnisé, ni par l'employeur ni par les conventions collectives ou assurances. Les salariés pourraient cependant poser un jour de RTT.

Selon Martin Hirsch, cette lutte contre les arrêts de travail abusifs permettrait de réaliser jusqu'à 180 millions d'euros d'économies.

Une taxe nutritionelle


Hirsch propose en outre l'instauration d'une "taxe nutritionnelle", déjà en vigueur au Canada et dans "18 Etats américains" sur des aliments jugés non satisfaisants sur le plan nutritionnel (boissons sucrées, gazéfiées, snacks salés ou sucrés)". Bénéfice escompté : entre 200 millions d'euros et 1 milliard d'euros.

Un bouclier sanitaire


Enfin, Martin Hirsch propose l'instauration d'un "bouclier sanitaire" qui permettrait que les sommes restant à la charge du patient ne puissent dépasser de 3 à 5% de son revenu brut. Un dispositif semblable est déjà mis en oeuvre depuis 2004 en Allemagne où le reste à charge est plafonné à 2% du revenu.



PARIS (AFP) - Une nouvelle étude de l'Institut de veille sanitaire (InVS) publie des indicateurs inquiétants sur la santé des homosexuels, montrant une augmentation des comportements sexuels à risques, particulièrement chez les séropositifs, et une tendance renforcée au suicide chez les plus jeunes.
L'analyse des données montre que "la France s'inscrit dans les mêmes tendances constatées dans le monde occidental, comme aux Etats-unis, en Grande-Bretagne ou en Allemagne", explique à l'AFP Annie Velter, coordinatrice scientifique de l'enquête. L'InVS, avec le soutien de l'Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS), a renouvelé fin 2004 une "enquête presse gay" à laquelle ont participé volontairement 6.184 hommes par le biais de la presse et des sites internet identitaires, après les deux précédentes éditions de 1997 et 2000. Parmi les sujets d'inquiétude révélé par l'étude, la poursuite des comportements sexuels à risques, dont l'augmentation avait été constatée depuis 1997. L'utilisation, déjà marginale, du préservatif lors de la fellation ne cesse de diminuer, quel que soit le type de partenaire, et les rapports anaux non protégés avec un partenaire occasionnel sont en augmentation au fil des trois enquêtes: 19% des hommes ayant répondu au questionnaire affirmaient en avoir pratiqués en 1997, 26% en 2000 et 33% en 2004. Ces rapports sont "pour 60% pratiqués avec des partenaires" dont le répondant ignore s'il est porteur ou non du virus du sida. "A priori, la norme du préservatif est en bout de course. Il existe probablement une lassitude de son utilisation, notamment pour les quadras qui en sont à 20 ans de vie sexuelle avec", avance Annie Velter. Ce type de comportement concerne en premier chef les séropositifs qui "ont plus de partenaires, se protègent moins et fréquentent plus de lieux de rencontres". L'amélioration de leur espérance et qualité de vie, la meilleure tolérance aux médicaments pourrait peut-être expliquer cette "nouvelle envie de profiter de la vie", estime la chercheuse de l'InVS, qui ajoute: "Et le sida est envisagé comme une maladie chronique même chez les séronégatifs, il ne fait plus peur". Mme Velter a observé le développement de stratégies de "réduction des risques", qui consiste à choisir un partenaire du même statut sérologique pour avoir des rapports non protégés. "Cela se développe surtout chez les séronégatifs. C'est un véritable souci, car à un instant i, on ne peut pas être sûr de son statut ni de celui de son partenaire", argumente-t-elle. Quant à la "souffrance psychique" de cette population, "c'est la première fois en France que nous disposons d'indicateurs permettant de voir une prévalence 5 fois plus importante de tentative de suicide chez les homosexuels (19% au cours de la vie, en augmentation depuis 2000) que chez les hétérosexuels", souligne Mme Velter. "Chez les moins de 25 ans, c'est très, très important", déplore la chercheuse. 32% des moins de 20 ans ont déjà fait une tentative de suicide et plus de 23% des 20-25 ans. "Il est nécessaire de développer des actions ciblées auprès des médecins, de l'Education nationale pour détecter ce mal de vivre", estime-t-elle. Autre indicateur: 26% des moins de 25 ans déclarent avoir connu une dépression dans l'année écoulée. Un état qui s'accompagne souvent d'une consommation de médicaments anxiolytiques ou antidépresseurs 3 à 4 fois plus importante que la moyenne des hommes. Cette situation peut paraître "étonnante et paradoxale", reconnaît Annie Velter, alors qu'"on a l'impression que l'homosexualité est mieux acceptée et a une plus grande visibilité... enfin, à Paris".


4,8 millions de bénéficiaires en 2006

NOUVELOBS.COM | 01.03.2007 | 12:55

 

Le chiffre des bénéficiaires de la Couverture maladie universelle complémentaire est en hausse de 1%. Les concernés sont surtout les jeunes et les femmes.

 

4,84 millions. C'est le nombre exact de bénéficiaires de la Couverture maladie universelle complémentaire en 2006, en hausse de 1% par rapport à 2005, selon les chiffres du Fonds de financement de la CMU publiés mercredi 28 février.
Les assurés de moins de 20 ans et les femmes seraient majoritaires parmi les bénéficiaires.


L'outre-mer surreprésenté


Le dispositif, instauré par la loi du 27 juillet 1999, se décompose en deux volets: la CMU de base sur critère de résidence, sans cotisation pour les revenus inférieurs à 6.505 euros par an. Et la CMU complémentaire, qui dispense le bénéficiaire du ticket modérateur, et dépend de la composition du foyer.
Dans son 3e rapport sur l'application de la loi CMU, le Fonds relève que 13% des bénéficiaires se trouvent dans les départements d'outre-mer (Dom). Pourtant ces territoires ne comprennent que 3% de la population française.


Plus de femmes et d'enfants


"La population bénéficiaire comprend une proportion de femmes plus importante que dans la population nationale (entre 20 et 40 ans principalement)", précise le Fonds, qui remarque que "les enfants et les jeunes (les moins de 20 ans) bénéficiaires apparaissent en plus grand nombre que dans le reste de la population".
"Plus de 15% des enfants consommants du régime général (de la Sécurité social, ndlr) sont bénéficiaires de la CMU, alors que les bénéficiaires de la CMUC de plus de 65 ans ne représentent que 1,4% des consommants pour cette classe d'âge", indique le Fonds. "Les bénéficiaires âgés de 20 à 65 ans ne représentent que 9% des consommants, ce qui est proche de leur poids dans la population nationale", ajoute-t-il.



L’improbable débat fumeurs/non-fumeurs qui agite actuellement la France est aussi pénible que fatiguant.
Bien sûr il est navrant qu’une loi (une énième loi !) soit nécessaire pour régler une situation que la courtoisie et la prévenance, dans une société normale, devraient amplement suffire à résoudre. Mais dans un monde où nul ne soucie plus de son prochain à moins d’y être contraint on ne peut malheureusement pas s’étonner de ce genre de dérive.
Et ce qui est encore plus navrant que cette « judiciarisation » excessive des rapports humains c’est la grotesque disproportion du débat qu’elle suscite, créant de véritables déchirements dignes de l’Affaire Dreyfus.
Dans un camp comme dans l’autre les superlatifs, les invectives et les anathèmes volent bas… Il ne s’agit plus d’un aménagement de la réglementation des lieux publics, c’est une véritable croisade !
On n’interdit nullement aux fumeurs de s’adonner à leur, visiblement fondamentale, activité tabagique mais on leur demande de ne pas le faire dans des lieux clos fréquentés par certains de leurs semblables qui ne souhaitent pas respirer ces si délicieuses volutes… Cela pourrait paraître une simple civilité, ce n’est pas le cas… C’est la liberté qu’on assassine ! Aux barricades amis fumeurs devenus glorieux paladins de la résistance à l’oppression !
Vous qui, pendant tant d’années, ne vous êtes jamais souciés un seul instant des non-fumeurs sous prétexte que vous « n’avez pas vu de panneau d’interdiction et que donc rien ne vous oblige à éteindre votre clope… » vous accablez désormais leur « égoïsme », leur « esprit procédurier » et leur « intolérance» !


Rien de plus atterrant que de voir ce peuple bovinement résigné à tous les diktats du temps, dépouillé passivement chaque jour un peu plus des derniers vestiges de liberté de pensée et d’expression, applaudissant à chaque nouveau décret muselant la recherche historique ou l’expression politique, se draper tout à coup dans l’étendard de l’insoumission et se révolter avec frénésie contre l’atroce atteinte à sa petite manie tabagique !
Pas un de ces doctes libertaires ne bougera une oreille pour protester contre l’interdiction de fait du porc dans les cantines scolaires (sans parler des soupes populaires !), la disparition des sapins de Noël des établissements publics, l’uniformisation de l’information, l’excommunication de penseurs et d’écrivains non-conformes ou la révocation de professeurs mal-pensants… mais que l’on prétende leur interdire de fumer en mangeant sans se préoccuper de la table voisine et ils sont prêts à se mobiliser farouchement, à descendre dans la rue et à lutter jusqu’à la mort !
Leur histoire, leur culture, leurs traditions… peu importe ! Mais encadrer leurs petits plaisirs toxicologiques, voilà qui est intolérable ! Aux armes citoyens, la démocratie est menacée !
On a les causes qu’on mérite.


Car ne nous y trompons pas, l’interdiction de la tabagie publique c’est la porte ouverte au nazisme et à Auschwitz… rien de moins !
Et il n’est pas sans saveur de constater que beaucoup de ceux qui habituellement dénoncent avec énergie, et à juste titre, cette ignoble monomanie consistant à ramener tout débat ou toute question de société à cette période tragique de l’histoire n’hésitent pas en l’occurrence à arguer de cet argument de la menace « fââââsciste » pour stigmatiser leurs abjectes « adversaires » liberticides qui prétendent pouvoir aller au café ou au restaurant en famille sans profiter d’émanations marlboroesques, c’est-à-dire réclamer simplement une situation qui prévaut depuis des années en Italie ou en Irlande, terres sur lesquelles il faut beaucoup de mauvaise foi pour prétendre que règne l’horrible tyrannie « hygiéniste ».


Bien sûr il convient de se garder des excès nord-américains qui aboutissent à montrer du doigt celui qui a osé fumer AVANT de monter dans un bus et foutre la paix aux fumeurs dans l’espace privé ou public de plein air, mais on peut légitimement s’inquiéter de la santé et de l’avenir d’un peuple qui ne place plus sa « liberté » que dans son droit à enfumer ses voisins, à conduire ivre et à dépasser les limitations de vitesse sans être sanctionné…


Pierre Chatov pour Novopress


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Susana Lopes dos Santos (Ravisy & Associés)
Loi anti tabac : conséquences et sanctions pour les contrevenants

Le 1er février 2007, le décret instaurant l'interdiction de fumer en entreprise entre en vigueur. Comment faire constater les infractions ? Quelles sont les sanctions pour les contrevenants, salariés et employeurs ? Réponses. (30/01/2007)


L'interdiction de fumer s'applique dans tous les lieux fermés et couverts qui accueillent du public ou qui constituent des lieux de travail, sauf les emplacements mis à la disposition des fumeurs et créés, le cas échéant, par la personne ou l'organisme responsable des lieux (articles R.3511-1, R. 3511-2). Les bureaux occupés individuellement par les salariés sont donc concernés par cette interdiction.

Les emplacements destinés aux fumeurs sont des salles closes, ventilées, répondant à un cahier des charges drastique, affectées à la consommation de tabac et dans lesquelles aucune prestation de service n'est délivrée (article R. 3511-3). Leur installation est soumise à la consultation préalable du comité d'hygiène et de sécurité et des conditions de travail ou, à défaut, des délégués du personnel et du médecin du travail (article R. 3511-5). Le responsable de l'établissement est tenu de produire une attestation de conformité lors de tout contrôle et de faire procéder à l'entretien régulier des fumoirs.



La contravention forfaitaire pour l'employeur est de 135 euros"

Si ces fumoirs, qui ne sont pas obligatoires, ne sont pas mis en place, les salariés, et toute autre personne, devront donc aller fumer à l'extérieur des locaux de l'entreprise. Dans ce cas précis, la protection du salarié à l'extérieur de l'entreprise n'est pas bien définie. En effet, il n'est pas précisé si un accident en dehors de l'enceinte de l'entreprise est considéré comme relevant du travail. Néanmoins, il pourrait être assimilé à un accident du trajet - couvrant les trajets aller-retour domicile bureau mais aussi les déplacements pour se restaurer à l'extérieur de l'entreprise - assimilable à un accident du travail en ce qui concerne le régime.


Comment faire constater les infractions ?

 

Les agents de l'Inspection du Travail, éventuellement alertés par les salariés, pourront constater les contraventions et immédiatement dresser un procès verbal (L. 611-1 du code du travail). Le ministère de la santé a annoncé, le 23 janvier 2007, que d'autres agents seraient susceptibles de contrôler l'application de l'interdiction de fumer (agents de police judiciaire, médecins inspecteurs de santé publique, ingénieurs du génie sanitaire, inspecteurs de l'action sanitaire et sociale - un décret à paraître précisera en principe les catégories d'agents habilités à exercer ces contrôles).


Les sanctions pour l'employeur


Les agents assermentés seront munis de carnets de contraventions forfaitaires. Selon l'article R. 3512-2 du code de la santé publique, est passible d'une contravention de la 4ème classe (base minimum de 135 euros forfaitaire dans le cas présent)*, le responsable des lieux qui :
ne met pas en place la signalisation apparente rappelant l'interdiction de fumer,
met à la disposition des fumeurs un emplacement non-conforme,
favorise sciemment, par quelque moyen que ce soit, la violation de cette interdiction (encouragements oraux à fumer, mise à disposition de cendriers hors du fumoir…).


Certaines actions en justice sont en outre envisageables. Ainsi, en cas d'atteinte à la santé physique des personnels, les délégués du personnel, après avoir engagé la procédure d'alerte dans l'entreprise (Article L. 422-1-1 al.3 du code du travail), pourront saisir, en cas de carence de l'employeur, le Conseil de Prud'hommes pour faire cesser cette atteinte. Un salarié pourrait également introduire un référé prud'homal pour faire cesser le trouble manifestement illicite causé par le non respect de la législation par le chef d'entreprise.

Si l'attitude fautive de l'employeur cause un préjudice aux salariés, ils pourront engager la responsabilité contractuelle de l'employeur (1147 du code civil), faire valoir qu'il n'a pas exécuté de bonne foi le contrat de travail (L.120-4 du code du travail) ou qu'il a failli à la préservation de leur santé (L. 230-2 dudit code).

Enfin, l'employeur qui n'a pas de fumoir dans l'entreprise, n'a pas l'obligation d'installer des cendriers à l'extérieur de celle-ci. Il pourrait cependant être sanctionné à l'avenir par certaines municipalités en cas de pollution de la voie publique (projet d'arrêté municipal à Paris qui viendrait punir par une amende de 38 euros l'entreprise qui ne ramasse pas les mégots de cigarettes devant son pas de porte). S'il veut aménager des cendriers sur la voie publique, il lui faudra une autorisation de la municipalité.



Les sanctions pour le salarié



De la même manière pour le salarié, le fait de fumer dans un lieu à usage collectif est une contravention de 3ème classe selon l'article R. 3512-1 (un minimum de 68 euros forfaitaires)*. Le salarié peut donc être sanctionné pénalement.


L'employeur pourra licencier le salarié fautif dans les cas les plus graves"

De son côté, l'employeur doit faire respecter l'interdiction de fumer sur le lieu de travail. Il pourra faire figurer dans le règlement intérieur les dispositions portant sur l'interdiction de fumer sur le lieu de travail et devra sanctionner tout salarié fautif en usant de son pouvoir disciplinaire de manière adaptée (L.122-40 du code du travail). L'employeur pourra donc licencier le salarié fautif dans les cas les plus graves.

De plus, selon l'article L. 230-3 du code du travail, "Conformément aux instructions qui lui sont données par l'employeur ou le chef d'établissement (…), il incombe à chaque travailleur de prendre soin, en fonction de sa formation et selon ses possibilités, de sa sécurité et de sa santé ainsi que de celles des autres personnes concernées du fait de ses actes ou de ses omissions au travail." La Cour de cassation a validé, le 30 septembre 2005, le licenciement pour faute grave prononcé pour violation de ce texte lorsqu'un salarié, malgré des instructions précises et circonstanciées de son employeur, a persisté à ne pas respecter les consignes de sécurité.

Enfin, le salarié qui jette des mégots (comme d'ailleurs tout autre détritus) sur la voie publique est passible d'une amende (138 euros à Paris).



* Si l'amende n'est pas acquittée, des majorations sont prévues. De plus, selon la circulaire du 29 novembre 2006 d'application du décret anti-tabac, lorsque le contrevant a contesté le bien fondé de son amende et que le juge de proximité est saisi, le droit commun des contraventions s'applique.



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Permettez-moi de poser cette question à chacun d’entre vous : Pouvez-vous me dire si vos petits-enfants ou vos arrière-petits-enfants seront de droite ou de gauche ? Non, bien sûr, vous ne pouvez pas me le dire. En revanche, moi je peux vous affirmer ceci : Si nous ne changeons rien à notre manière de produire, de manger et de consommer, vos petits-enfants et arrière-petits-enfants seront tous cancéreux, qu’ils soient de gauche ou de droite. Et ne me dites pas que la médecine les guérira de mieux en mieux, parce que même si c’était vrai, notre chimie industrielle fabrique des cancéreux à un rythme deux fois plus rapide que la médecine ne peut en traiter. Je vous livre ci-après une liste très incomplète de faits avérés dont il vous appartient de tirer toutes les conséquences :

- 35 % des cancers sont dus à notre alimentation. Elle est la première cause de la maladie, avant le tabac. (Institut national du cancer, 15 décembre 2004.) 280 000 cas de cancers apparaissent chaque année en France, provoquant 150 000 décès.
- Les agriculteurs conventionnels ont six fois plus de cancers, tumeurs au cerveau et leucémies que les autres catégories de citoyens. (Institut de Bethesda, État de New York.)

- La France est sillonnée quotidiennement par 1 500 000 tracteurs. L’agriculture est responsable de 18 % des émissions de GES (gaz à effet de serre). Depuis 1950, l’emploi d’engrais a été multiplié par six. L’érosion des sols, sans cesse aggravée par la disparition de 800 000 kilomètres de haies, concerne actuellement 10 millions d’hectares.

- Avec un tiers de la consommation totale européenne, la France est le premier utilisateur européen de pesticides. La peste chimique a contaminé 90 % de ses rivières et les 2/3 de ses nappes phréatiques. Tout Français qui ne se nourrit pas en « bio » absorbe chaque année dans son alimentation 1 500 grammes de pesticides. On retrouve des résidus de pesticides jusque dans le cordon ombilical des nouveau-nés !

- La production de spermatozoïdes humains aurait baissé de moitié en 50 ans. Les pesticides sont jugés responsables de cette baisse de la fertilité masculine. La Société canadienne du cancer a demandé d’urgence au gouvernement canadien l’interdiction totale des pesticides.

- La chimie européenne occupe la première place mondiale devant les États-Unis, avec un marché de 556 milliards d’euros. 3 % seulement des 100 000 produits chimiques commercialisés ont vu leur impact sur la santé et l’environnement évalué scientifiquement.

- L’agriculture biologique, la seule qui soit préservatrice de notre santé, représente à peine 2 % de la production agricole totale de notre pays (8 % en Italie, 10 % en Suisse), alors qu’elle est plébiscitée par 83 % de nos concitoyens. Jean-Pierre Coffe rédige des menus « bio » capables de nourrir une personne pendant un mois pour 100 euros.

- L’agriculture industrielle absorbe 73 % de la consommation mondiale d’eau potable. L’agriculture biologique en utilise 10 fois moins. En période de sécheresse, le rendement des maïs de l’agriculture biologique se révèle supérieur de 30 % à celui de l’agriculture conventionnelle. Si nous ne sommes pas capables de recréer une agriculture 100 % « bio », nous n’aurons pas d’avenir.

- Le 7 mai 2004, à l’UNESCO, a été lancé « L’Appel de Paris », qui déclare notamment : « Le développement de nombreuses maladies actuelles est consécutif à la dégradation de l’environnement. (…) Notre santé, celle de nos enfants et celle des générations futures étant en péril, c’est l’espèce humaine qui est elle-même en danger ». (Appel signé par plus de 500 personnalités scientifiques internationales ainsi que par l’ensemble des Conseils nationaux de l’Ordre des médecins et des syndicats médicaux des 25 États membres de l’Union européenne.)

La plupart des informations données ci-dessus sont tirées du livre « Objectif 2007, l’élection de la dernière chance », de Pierre-Yves Le Mazou et Daniel Mallerin (Éditions H-50 <www.objectif2007.fr>) que je vous conseille de lire, toutes affaires cessantes.

À part ça, que pouvez-vous faire, si vous tenez à votre santé et à la survie de vos descendants ? Je vous le dirai dans une prochaine chronique.

 

Lance Pierre - mercredi 25 octobre 2006


 

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