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Militaire


Un article de la presse israélienne mentionnant que le président américain George W. Bush prévoit déclencher une attaque militaire contre l'Iran avant de se retirer en début d'année prochaine a été vivement contesté par la Maison-Blanche mardi.



Selon la presse israélienne les Etats-Unis promettent une guerre contre l'Iran : Bush prépare-t-il une « surprise d'octobre » ?
Par Bill Van Auken


L'article, paru mardi dans le Jerusalem Post, a fait référence à un reportage diffusé sur la radio militaire israélienne citant des responsables israéliens qui avaient rencontré Bush et sa délégation lors de leur visite en Israël la semaine dernière.

« Un membre important de l'entourage du président aurait affirmé lors d'une rencontre privée que Bush et le vice-président Dick Cheney sont d'avis qu'une intervention militaire est nécessaire », selon les dires d'un responsable israélien cité par l'article.

L'article a cité de plus le responsable américain selon qui « l'hésitation du secrétaire à la Défense Robert Gates et de la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice » avait retardé la décision d'une intervention militaire contre l'Iran.

La crise récente au Liban et l'évidente facilité avec laquelle le mouvement Hezbollah, qui est soutenu par l'Iran, a pris contrôle de Beyrouth ont, selon l'article, ramené à l'avant-plan la question d'une attaque des Etats-Unis contre la république islamique.

Selon des officiels israéliens, Bush aurait dit que « la maladie doit être traitée, et non les symptômes ».

Le démenti de la Maison-Blanche, émis quelques heures seulement après la parution de l'article sur le site internet du Jerusalem Post, a pris un ton particulièrement acerbe. « Un article paru aujourd'hui dans le Jerusalem Post sur la position du président vis-à-vis de l'Iran qui cite diverses sources anonymes ne vaut pas le papier sur lequel il est écrit », a-t-on déclaré.

Cependant, plus tard dans la journée de mardi, la porte-parole de Bush, Dana Perino, fut questionnée par plusieurs journalistes qui doutaient de la validité de ce démenti. « Est-ce le président et le vice-président croient qu'une attaque est nécessaire, qu'une personne d'Israël l'ait affirmé ou non ? » a demandé un journaliste.

Dana Perino a refusé de répondre, répétant la position officielle selon laquelle Washington tente de résoudre son conflit avec l'Iran « diplomatiquement », mais que toutes les options demeurent « sur la table ».

En fait, l'article du Jerusalem Post est loin d'être le seul indice que l'administration Bush se prépare à une attaque militaire contre l'Iran.

Les déploiements militaires américains accrus dans la région constituent une preuve physique suffisante, alors que la Marine possède à nouveau deux groupes de combat de porte-avions à distance de frappe de l'Iran, soit le USS Lincoln et le USS Harry S. Truman.

Pendant ce temps, le vaisseau amiral de la 6e flotte, le USS Mount Whitney, a été déployé le long de la côte du Liban, dans ce que la marine a décrit comme étant une « mission non prévue ». Le navire est le vaisseau le plus avancé de la marine pour commander, contrôler et recueillir du renseignement. Il peut coordonner une attaque majeure sur une vaste région. Il s'est joint au USS Cole, un contre-torpilleur, qui était déjà sur place.

A Washington, l'amiral Michael Mullen, le secrétaire des chefs d'état-major, a paru devant le comité du Sénat mardi pour réitérer l'accusation non fondée du Pentagone selon laquelle l'Iran serait responsable des violences en Irak. L'absence de réponse de la part de l'armée américaine jusqu'ici, a-t-il insisté, « ne signifie pas une absence de fermeté ou de capacité à nous défendre contre des menaces ».

Dans son discours devant la Knesset d'Israël la semaine dernière, Bush a placé l'Iran au centre de son engagement de soutien inconditionnel envers Israël. « L'Amérique se tient avec vous dans une opposition ferme aux ambitions d'armes nucléaires de l'Iran », a-t-il dit. « Permettre au plus grand supporteur mondial de la terreur de posséder l'arme la plus mortelle du monde serait une trahison impardonnable des générations futures. Pour l'amour de la paix, le monde ne doit pas laisser l'Iran obtenir une arme nucléaire. »

Après la visite de Bush, un porte-parole du premier ministre israélien Ehoud Olmert a dit à la presse qu'Olmert et Bush s'étaient entendus sur la nécessité d'une « action tangible » dans le but de contrecarrer la supposée tentative de l'Iran de développer une arme nucléaire.

« Nous sommes sur la même longueur d'onde. Nous voyons tous les deux la menace… et nous comprenons tous les deux qu'une action tangible est requise pour empêcher les Iraniens d'aller de l'avant avec leur arme nucléaire », a dit le porte-parole d'Olmert, Mark Regev, au quotidien israélien Ha'aretz.

Faisant référence aux efforts diplomatiques destinés à mettre de la pression sur l'Iran, Regev ajouta : « C'est clairement insuffisant et c'est évident que de nouvelles mesures devront être prises. »

Même pendant que les Etats-Unis et Israël accentuaient le roulement de tambour concernant la menace nucléaire iranienne, Mohamed ElBaradei, le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), s'adressait à une session du Forum économique mondial en Égypte lundi, déclarant que l'agence d'inspection nucléaire de l'ONU n'a aucune preuve que l'Iran est en train de construire une bombe.

Bien avant que l'histoire ne paraisse dans le Jerusalem Post, Ha'aretz a rapporté que « le programme nucléaire iranien avait été au centre » des pourparlers entre Bush et Olmert. Des responsables israéliens, a rapporté le journal, ont présenté à Bush des renseignements qui contredisaient supposément l'Estimation nationale de renseignements (NIE) produite par des agences américaines d'espionnage l'année dernière et qui en venaient à la conclusion que l'Iran avait mis un terme à son programme d'armes nucléaires en 2003.

« Cela sera-t-il suffisant pour modifier la position de l'administration sur la possibilité d'une attaque américaine sur les installations nucléaires de l'Iran ? Ce n'est pas clair », peut-on lire dans le quotidien. Il a ajouté, toutefois, que le gouvernement israélien insiste que l'Iran approche du « point de non-retour » et qu'il faut agir immédiatement.

Quant à Bush, dit l'article, alors qu'« il approche de la fin de son mandat, il pense certainement à l'héritage de sa présidence, en plus de la guerre en Irak qui a été très critiquée ».

Il est suggéré ici qu'une façon de faire oublier l'héritage catastrophique incarné dans les guerres continues contre l'Irak et l'Afghanistan est de lancer une autre agression militaire qui va jeter sans l'ombre d'un doute toute la région dans le chaos.

Un enregistrement sonore nous a donné une indication de la façon dont la politique est conçue au sein des plus hauts échelons de l'administration Bush. Cet enregistrement fait partie du matériel que le Pentagone a fait parvenir récemment au New York Times en réponse à une requête faite en vertu de la Loi d'accès à l'information. Cette requête avait été faite pour l'écriture d'un article exposant les rapports étroits entre le département de la Défense américain et des officiers à la retraite qui étaient régulièrement invités aux émissions d'information télévisées et qui étaient en fait des porte-parole de l'administration Bush sur la question de l'Irak.

L'enregistrement a été fait en décembre 2006 lors d'une réunion sur l'heure du dîner du secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, et d'un groupe de ses « analystes militaires », que le Pentagone lui-même nomme « multiplicateurs de la force du message ».

L'atmosphère à cette réunion en était une de désarroi et même de colère envers les résultats des élections de mi-mandat en 2006 au cours desquelles une vague de sentiment anti-guerre dans la population avait donné les deux chambres du Congrès aux démocrates.

On entend le lieutenant-général Michael Delong, un marine à la retraite, signaler à Rumsfeld qu'avec le nouvel arrangement politique au gouvernement, « vous n'allez pas y trouver beaucoup d'oreilles sympathiques tant qu'il n'y en aura pas une [une attaque terroriste] ».

Rumsfeld acquiesce, répondant « Nous n'avons pas eu d'attaques au cours des cinq dernières années. La perception de la menace est si faible dans cette société qu'il n'est pas surprenant que les comportements reflètent cette conception d'une faible menace… La solution à ce problème, je suppose, est une attaque. Et lorsque cela arrivera, alors tout le monde sera enthousiasmé pour une autre [inaudible] et c'est une honte que nous n'ayons pas la maturité de reconnaître combien sérieuses sont les menaces… le nombre de morts, le carnage qui peut être imposé à notre société est si réel et si présent et si sérieux qu'on pourrait croire que nous pourrions le comprendre… »

La « solution » au fait que le peuple américain ne soutient pas la guerre en Irak ni l'éruption mondiale du militarisme américain au nom de la « guerre au terrorisme » est, selon Rumsfeld, une autre « attaque » semblable aux événements du 11 septembre 2001. Clairement, la conception est qu'une autre ronde de « morts » et de « carnage » pourrait abasourdir la population et créer les conditions pour que l'administration puisse imposer sa volonté par des moyens extraordinaires.

Assurément, une façon d'augmenter la probabilité d'une telle attaque est de lancer une attaque militaire contre l'Iran.

Les reportages d'Israël et la mobilisation militaire dans la région soulèvent immédiatement la question : alors que les élections de 2008 approchent, est-ce que des éléments de l'administration Bush préparent une « surprise d'octobre » sous la forme d'une attaque sans provocation contre l'Iran ? »

Par Melanie Phillips, The Spectator, 20 avril 2007 http://www.melaniephillips.com/articles-new/?p=502, traduction drzz http://leblogdrzz.over-blog.com/article-6429543.html


Il est probable que vous n'ayez jamais entendu parler d'un type du nom de Dave Gaubatz. Il est tout aussi probable que vous pensiez que les recherches d'Armes de Destruction Massive en Irak n'ont rien donné, non, niet, nada ; et que, par conséquence, il n'y a jamais eu de programmes d'Armes de Destruction Massive dans l'Irak de Saddam Hussein pour justifier la guerre menée pour protéger le monde des vélléités de Saddam Hussein dans l'utilisation d'armes biologiques, chimiques ou nucléaires. Pourtant, Dave Gaubatz affirme que vous ne pourriez pas être plus dans l'erreur. Les Armes de Destructions Massives de Saddam existaient. Il devrait le savoir parce qu'il clame avoir trouvé les sites là où elles étaient stockées. Et la raison pour laquelle vous ne connaissez pas cette information est que l'administration américaine n'a pas agi en conséquence, a "perdu" les rapports classifiés et cherche à prévenir le fait qu'à cause de son incompétence, elle a permis aux Armes de Destruction Massive de Saddam de finir dans les mains des Etats terroristes avec lesquels elle est en guerre.

A VOIR : les sites d'ADM en Syrie : http://maps.google.fr/maps?layer=&ie=UTF8&t=k&om=1&q=http://bbs.keyhole.com/ubb/download.php%3FNumber%3D728349&ftid=26B5926090EA0B2F&hl=fr&z=7/
le quartier-général de la CIA à Langley, Virginie : http://cryptome.org/cia-dc-cia-hq-south.jpg

Vous pourriez être tenté de juger cette affirmation comme une nouvelle tentative de la conspiration judéo-néconservatrice pour fabriquer de la propagande américaine. Si c'est le cas, vous devriez faire une pause et ne pas jeter cet article à la poubelle. M. Gaubatz n'est pas n'importe qui. C'est plutôt l'une des sources les plus crédibles que vous pourriez trouver. Après 12 ans de service comme inspecteur spécial dans l'US Air Force, M. Gaubatz, qui parle l'arabe couramment, a été envoyé en 2003, tout d'abord en Arabie Saoudite puis à Nasariyah, en Irak. Sa mission était de localiser des sites d'ADM suspects, de découvrir des menaces que pourraient rencontrer ultérieurement les forces américaines et de comptabiliser les forces loyales à Saddam sur place pour ensuite envoyer ces informations à l'Iraq Survey Group [groupe d'experts formé par le Congrès pour trouver les ADM] et d'autres agences du renseignement. A ses dires, entre mars et juillet 2003, il a été amené à quatre sites dans le sud de l'Irak, deux d'entre eux à l'intérieur de Nasariyah, un 35 kilomètres au sud et un près de Bassora - qui d'après ses indics contenaient de nombreuses armes chomiques, du matériel nucléaire et des armes prohibées par l'ONU. Il était, dit-il, convaincu que ces informations étaient justes. Les Irakiens lui avaient indiqué ces sites parce qu'ils étaient immenses et particulièrement éloignés. Trois d'entre eux étaient des bunkers enterrés 10 à 15 mètres sous terre, sous l'Euphrate. Le complexe avaient été bâti dans des ruines de maisons, avec des parois en béton de 2 mètres et demi d'épaisseur. "J'étais convaincu que quelque chose était caché là, vu l'étendu des travaux", se souvient M. Gaubatz. En parlant avec des Irakiens, dont certains risquaient leur vie pour lui adresser la parole et en ayant pris soin de les interroger séparément, Gaubatz a commencé à avoir une idée précise du matériel nucléaire, chimique et biologique qui était enterré en-dessous. "Ils m'ont expliqué en détails pourquoi les ADM se trouvaient à cet endroit et ont demandé que les Etats-Unis les enlèvent. La majorité de ce matériel se trouvait dans des soutes étanches, caché dans le système d'égoûts. Il y avait aussi des restes de missiles et des signes d'activités chimiques - des masques à gaz, des kits de décontamination et des seringues d'atropine. Que ce soient les Irakiens ou mon équipe d'investigation, aucun de nous n'avait le moindre de doute que des ADM étaient cachées là." Il y avait d'autres signes : le rapport médical de Gaubatz et ses hommes montrait qu'ils avaient été soumis à un haut niveau de radiation durant leurs recherches. Mr Gaubatz a informé verbalement l'ISG de ses trouvailles, et a demandé que l'on vienne ouvrir une brèche dans les bunkers avec de l'équipement lourd. Mais à sa consternation, l'ISG lui a répondu qu'il n'avait ni les moyens humains ni le matériel pour le faire, et a déclaré qu'il n'était "pas prudent" d'essayer. "Le problème, continue-t-il, est que l'ISG concentrait ses efforts de recherches d'ADM dans le nord de l'Irak, et c'était au sud. Ils croulaient sous les rapports de sites d'ADM dans tant de directions. Mais nous les avons avertis que s'ils ne vidaient pas les lieux que nous avions trouvés, d'autres le feraient." Et c'est exactement ce qui est arrivé. Plus tard, Gaubatz a appris par la CIA et le MI6 que les ADM avaient été déterrées par des Irakiens et des Syriens, avec l'aide des Russes, et transférées en Syrie. A ses dires, l'endroit où elles ont été enterrées en Syrie est connu parmi les réseaux de renseignement.
http://maps.google.fr/maps?layer=&ie=UTF8&t=k&om=1&q=http://bbs.keyhole.com/ubb/download.php%3FNumber%3D728349&ftid=26B5926090EA0B2F&hl=fr&z=7

Le scénario-cauchermar avait eu lieu. Le matériel chimique, nucléaire et biologique était passé entre les mains d'un Etat terroriste - et celui qui avait les liens les plus forts avec l'Iran. Quand M. Gaubatz est retourné aux Etats-Unis, il a tenté de clarifier l'affaire. Deux représentants au Congrès, Peter Hoekstra, le président du comité des renseignements de la Chambre des Représentants et Curt Weldon, ont suivi ses indications. Mais à sa grande horreur, quand ils ont tenté de retrouver ses rapports de renseignement confidenfiels, ils ont appris que la totalité d'entre eux - soit près de 60, envoyés régulièrement en 2003 depuis son ordinateur sécurisé à sa base en Arabie Saoudite - avaient mystérieusement disparu. Et ces rapport n'avaient jamais été envoyés à l'ISG. Une théorie veut qu'ils aient été accidentellement détruit suite à l'évacuation de la base aérienne par le personnel de l'US Army. Mais M. Gaubatz pense lui que son travail a été détruit à dessein.
http://www.frontpagemag.com/Articles/ReadArticle.asp?ID=21924

Il n'est pas normal, dit-il, que ses renseignements n'aient pas fait l'objet de copies. Et lorsque les membres du Congrès Weldon et Heokstra ont tenté d'avoir de plus amples informations de la part de la CIA et du Département de la Défense, leurs lettres n'ont pas reçu de réponses. En 2005, la CIA a conduit une enquête interne à ce propos. Ce n'est qu'à cette période que ses agents ont visité les sites indiqués par Gaubatz - pour conclure qu'ils avaient été vidés de leur contenu. Les affirmations de M. Gaubatz restent, à ce jour, largement sous-médiatisées. Le New York Times l'a présenté comme un défenseur obsédé que l'Irak détenait des ADM. Le New York Sun a produit un compte-rendu plus objectif, mais l'histoire a fini tout de même par mourir. D'après M. Gaubatz, cet état de fait serait le résultat des efforts concertés de la communauté du renseignement et du monde politique pour enterrer ces révélations qui leur seraient dommageables. Lorsque M. Gaubatz a rencontré ses indics irakiens à un congrès du renseignement en Floride en 2006, une rencontre annuelle des agences de renseignement du monde entier, ils ont été interwievés pendant deux heures par un show télévisuel américain - mais l'interview a été interdit de diffusion à la télévision par le FBI. Le problème cornélien des officiels américains c'est qu'ils ne peuvent pas accuser M. Gaubatz d'être un charlatan. Ils l'ont décoré plusieurs fois pour son travail sur le terrain. En 2003, il a reçu une médaille pour son "courage, son dévoument à sauver des vies et ses capacités critiques dans le renseignement." En 2001, il a été décoré pour être
"l'agent le plus compétent dans l'investigation secrète et l'enquêteur le plus doué actuellement en place au Département de la Défense".
Vu la qualité de ses rapports, plusieurs d'entre eux ont été reproduits dans les revues réservées aux plus hauts gradés de l'US Air Force et transmis à tous les agents de renseignement des agences du gouvernement américain. L'Organisateur du congrès du renseignement, John Loftus - lui-même un ancien juge expert du monde du renseignement - a envoyé un memo au Congrès pour lui demander d'enquêter sur les révélations de M. Gaubatz. Sans succès. Et pour cause.

A LIRE, EN ANGLAIS, LA LETTRE DE JOHN LOFTUS AU CONGRES AMERICAIN :
"Une vidéo de Saddam Hussein, qui est restée des années dans une base koweitienne [du renseignement américain] avec d'autres documents trouvés après la chute du régime, a été diffusée lors du Sommet du Renseignement et montre Saddam Hussein en train de discuter d'un programme de laser d'uranium, le système le plus perfectionné pour produire du nucléaire."
http://www.melaniephillips.com/diary/?p=1503
http://leblogdrzz.over-blog.com/article-6189720.html

Les Républicains ne vont toucher à cette question parce que cela pourrait révéler l'incompétence de l'administration Bush dans sa lutte contre les ADM irakiennes. Les Démocrates ne vont pas y accorder le moindre intérêt non plus, parce que cela démontrerait que le Président Bush a eu raison d'envahir l'Irak. C'est l'axe de l'embarras. M. Loftus va plus loin. Le matériel de recherches nucléaires, les scientifiques et l'équipement du régime irakien ont tous été relocalisés en Syrie, où les satellites du renseignement américain confirment que des centrifugeuses d'uranium marchent à plein régime - dans un pays qui n'est pas censé avoir de programme nucléaire. Il existe aujourd'hui un axe composé de puissances nucléaires émergentes entre l'Iran, la Syrie et la Corée du Nord - avec la Chine et la Russie aidant à construire une bombe islamiste capable de détruire l'Occident. Avec, bien sûr, l'aide involontaire de l'incompétence américaine. "Apparemment, Saddam a eu le fin mot de l'histoire. Il a transféré son arsenal pour qu'il enrichisse celui de l'Iran. Avec le minimum de conseils de Pékin, la Syrie enrichit aujourd'hui de l'uranium, l'Iran fabrique les missiles et la Corée du Nord teste les ogives - et la Maison Blanche se cache la tête dans le sable." Bien sûr, nous ne savons pas si cela est vrai. Mais pourquoi n'y a-t-il pas d'enquête sur le témoigage de Dave Gaubatz ? Serons-nous toujours en train d'entonner le chant "il n'y avait pas d'ADM en Irak" quand la bombe des islamistes explosera ?

IRAK : le dossier complet (plus de 150 articles)
D'autres articles sur le même sujet : La réalité irakienne
http://leblogdrzz.over-blog.com/article-5660166.html


Merci à Hunden pour l'article

« Le premier ministre israélien Ehud Olmert a proposé aux Etats-Unis de mettre en place un blocus aérien et maritime destiné à isoler l’Iran du reste du monde, annonce mercredi le quotidien israélien Haaretz. » Olmert ne peut méconnaitre la portée symbolique d’une telle mesure. En 1967, c’est à la suite du blocus du Golfe d’Akaba décidé par l’Egypte, qu’Israël a déclenché la guerre des six jours.

Novosti, 21 mai 2008

Lors d’une rencontre avec une délégation constituée de membres du Congrès américain conduite par la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi, M. Olmert a laissé entendre que de son point de vue, les sanctions économiques décrétées contre l’Iran étaient épuisées, et a appelé les Américains à envisager des mesures plus "agressives" afin de faire face au problème iranien, considéré comme la menace numéro 1 par l’Etat hébreu.

"Mesures agressives ne riment pas forcément avec violentes", s’est cependant repris le premier ministre, cité par le Haaretz.

M. Olmert a notamment évoqué l’idée d’un blocus maritime mené par le biais de l’US Navy et de l’US Air Force, afin de restreindre les possibilités de mouvement de la flotte commerciale iranienne.

Le premier ministre israélien a en outre proposé de limiter les vols de l’aviation civile iranienne et les voyages à l’étranger d’hommes d’affaires iraniens influents et d’hommes politiques haut placés.

"Les hommes d’affaires iraniens, empêchés de voyager à l’étranger, feront pression sur le régime", a assuré le chef du gouvernement, actuellement éclaboussé par une affaire de corruption.

Le Haaretz n’a pas transmis la réaction de la délégation américaine à cette proposition. Mme Pelosi a cependant déclaré au cours de sa visite en Israël que les Etats-Unis mettaient actuellement au point une série de mesures complémentaires destinées à empêcher l’Iran de devenir une puissance nucléaire.

L’administration américaine et le gouvernement israélien donnent traditionnellement la préférence à la pression économique et diplomatique contre la République islamique, mais n’excluent pas de recourir à un scénario plus musclé, le premier ministre iranien Mahmoud Ahmadinejad ayant à plusieurs reprises menacé de "rayer Israël de la surface du globe" [1].

Lire aussi : Haaretz - Olmert to U.S. : Impose naval blockade on Iran

Prime Minister Ehud Olmert has proposed in discussions with the speaker of the U.S. House of Representatives, Nancy Pelosi, that a naval blockade be imposed on Iran as one of several ways to pressure Iran into stopping its uranium enrichment program. (...)

Olmert’s suggestions mainly involved continued efforts to isolate the Iranian regime. Olmert proposed two possible courses of action : first, a naval blockade of Iran using the U.S. fleet to limit the movement in and out of Iran of its merchant ships.

The second option Olmert proposed was to place limitations on Iranian aircraft, business people and senior members of the regime at airports throughout the world. "Iranian businesspeople who would not be able to land anywhere in the world would pressure the regime," Olmert said.


Publication originale Novosti

[1] Ndlr : il faut rappeller, encore et toujours, que le président iranien n’a jamais utilisé cette formulation, pourtant reprise en boucle par la presse et les politiques. Lire : Ahmadinejad n’a jamais dit « Israël doit être rayé de la carte »

Aurions nous trop de chars de combat pour décider de se séparer d’un tiers des 350 que nous pouvons aligner ?


Nous chercherions à vendre 120 chars Leclerc à l’étranger. Bon signe pour notre industrie de l’armement ? Pas vraiment, puisqu’il ne s’agirait pas d’une commande de matériels neufs mais d’une cession de chars actuellement en dotation dans nos armées.

Personne apparemment ne s’est vraiment posé la question de l’utilité de ce dessaisissement, et surtout, personne ne s’est présenté pour en expliquer la raison. Une affaire trop lourde (6000 tonnes d’acier tout de même) pour ne pas passer inaperçue. C’est dans la presse que nous avons appris la nouvelle, bien avant qu’elle n’arrive dans les popotes.

Par Jacques Trappler

En mettant les rumeurs bout à bout, ce serait une entreprise allemande qui bénéficierait du contrat de remotorisation de ces engins et de leur standardisation SX. Difficile d’obtenir des informations concordantes. Le Point, puisqu’il s’agit de lui, avance donc le chiffre de 120 Chars Leclerc en attente de cession, et soutient mordicus l’information alors qu’une source de l’armée de Terre évoque une cession de 82 chars - parmi les plus anciens.

Qui bénéficierait de la cession ?

Mystère. L’Arabie saoudite, approchée par nos vendeurs aurait déclinée l’offre. Le Point, toujours lui, décidemment bien informé, le confirme. Mais, concernant la volonté de dégarnir nos forces blindées, nous avions tout de même un indice puisque Hervé Morin, ministre des armées, a bien déclaré, il y a quelques mois, que 400 chars Leclerc ne représentaient pas forcément un axe prioritaire pour nos armées. C’était plutôt clair, non ? Les cavaliers sont quelque peu nerveux, on peut les comprendre. Traduction : trop de chars, trop de dépenses, on élague. C’est avec ces pensées que l’on a supprimé le service national, justifiant une professionnalisation plus opérationnelle et moins coûteuse.

Le jour ou il ne restera qu’une centaine de chars on pourra prétendre que c’est trop cher et de toute façon trop peu pour être crédible, alors on se passera de blindés.

Moins 120 chars Leclerc, OK, mais quelle en est la réelle motivation ? L’argent, bien sûr. Un parc de 400 chars ça coûte. Ça coûte tellement qu’il engloutit à lui seul près du tiers des sommes affectées au maintien en condition opérationnelles de nos forces terrestres. Une dépense annuelle de près de 150 millions d’euros, dont près de la moitié pour les 15 Leclerc projetés au Liban. On comprend mieux, que c’est avant tout une considération économique qui guide le décideur plutôt que l’aspect stratégique du dossier. On pourra toujours repenser l’emploi des forces blindées en justifiant le peu par l’artifice de la souplesse ou toute autre parade sortie de la caisse à sable, on ne trompera alors que nous mêmes.

En affaiblissant notre protection, nous affectons non seulement notre capacité de riposte, mais aussi notre politique étrangère en privant nos alliés de moyens hautement nécessaires à la défense de nos valeurs et à notre diplomatie une certaine crédibilité. Il ne nous restera plus que la parole à opposer à la menace, cette dernière s’exprimant alors sans risque.

Chantre de la défense européenne, la France aura bien du mal à justifier cette réduction et à maintenir ses engagements. Imaginons ; imaginons seulement qu’au cours d’un engagement futur, nous devions aligner impérativement 80 chars de combat et que nous en perdions 15. Quelles en seraient les conséquences ? Ça, c’est du terre à terre. Qui peut dire que ça n’arrivera jamais ? Qui peut nous certifier que le magasin de chars sera encore ouvert pour que nous puissions en acheter de nouveaux pour remplacer ceux qui auront été détruits ?

Le fruit de mon imagination me porte à penser qu’un jour nous aurons à défendre notre approvisionnement en gaz et que la route des gazoducs se confondra avec celle des forces blindées de pays décidés à conserver leurs valeurs et températures de chauffe. Si mon imagination est perverse, la réalité semble cependant lui ressembler. Mais je m’éloigne du sujet… nous n’en sommes pas (encore) là.

Rien ne peut, en zone de conflit, remplacer les chars de combat, même si, l’histoire récente de la guerre invalide quelque peu l’affirmation. En zone de combat, la riposte mobile et l’exploitation de l’avantage terrain est bien dévolue aux chars de combat (Irak, Liban…). C’est du moins ce que l’on apprenait encore récemment dans nos écoles militaires. La réponse française est avant tout budgétaire, elle trouvera, à n’en point douter, une réponse d’ordre stratégique pour en justifier le reformatage.

Revenons à aujourd’hui et considérons la nouvelle politique d’emploi opérationnelle des matériels de l’armée de Terre. Il est prévu 4 catégories d’emploi. Un parc d’entraînement pour les écoles et les camps de manœuvres (89 Leclerc). Un parc opérationnel dans les unités (117 Leclerc). Un parc pour les OPEX (15 Leclerc) et un parc d’engins conditionnés en mode réserve (175 Leclerc). La cession envisagée des 120 engins provenant du parc réserve.

Aujourd’hui : 141 chars disponibles sur un total de 346

C’est bien 205 chars qui seraient indisponibles ! Les 141 qui le restent disposeraient d’un potentiel annuel de 100 heures (chaque engin est doté d’un horodateur et ne peut théoriquement dépasser son potentiel). Un simple calcul nous permet donc d’affirmer que le commandement dispose de près de 15.000 heures par an – pas plus – pour assurer missions d’entraînement, manœuvres, sorties et autres contraintes de maintien opérationnel des hommes et matériels (soit 27 minutes par jour, en moyenne pour un équipage, passé à côté d’un moteur chaud). Seulement voilà, la répartition n’est pas homogène et c’est normal, des engins affectés en opération, au Liban par exemple, disposeront d’un potentiel différent de ceux restés à la maison ; la répartition n’étant alors pas favorable à ces derniers. Il est clair que la notion économique joue un rôle majeur et pervers dans ces affectations. Les états majors doivent jongler avec le « toujours moins » pour répartir ces potentiels dont la notion opérationnelle perd en crédibilité.

L’état-major a ventilé les heures selon le plan suivant :

• 5500 heures pour les chars du camp de Mourmelon (entraînement des équipages) • 400 heures pour l’école de Saumur • 3700 heures pour les chars du camp de Canjuers (entraînement au tir) • 2000 heures pour les 15 Leclerc en mission au Liban

A ces chiffres, théoriques, il convient de prendre en compte les diverses indisponibilités et spécificités des unités. Selon certaines sources, chaque régiment ne disposerait que de 10 Leclerc pour le maintien opérationnel des équipages avec un global horaire de 600 heures par an. Soit une soixantaine d’heures par an et par équipage. Pas suffisant pour les servants, trop peu pour le maintien opérationnel et très frustrant à tous points de vues.

En dépit des heures passées au simulateur, ce n’est pas assez et finit par entamer le moral. L’incompréhension de la guéguerre non dissimulée DGA/Nexter rajoute une note désagréable, les annulations de contrat des pièces détachées du Leclerc (pour 2006) ne sont pas de nature à arranger la situation. Je veux parler des promesses d’augmentation des potentiels suite aux reprises des livraisons des pièces détachées. Les chiffres seraient de 20.000 heures de potentiel dès 2009 pour atteindre 27.000 en 2010. L’ambiance, déjà tendue, risque de se détériorer si ces prévisions ne sont pas respectées

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