AFP/Archives
Le 19 juin 2009, M. Millon avait été renvoyé devant le tribunal correctionnel par une décision de la chambre d'instruction de la cour d'appel de Lyon pour avoir embauché du personnel de maison dans son logement de fonctions alors qu'il était président de la région, de 1989 à 1998.
M. Millon s'est présenté à 10H00 à l'audience, mais celle-ci a été suspendue jusqu'en début d'après-midi, ses défenseurs ayant cité deux témoins, anciens hauts fonctionnaires du Conseil régional de Rhône-Alpes, le tribunal et les parties civiles s'accordant un peu de temps pour examiner ces citations.
En 2005, le tribunal administratif de Lyon avait validé l'obligation faite à l'ancien président de rembourser plus de 326.000 euros payés par la région Rhône-Alpes pour le logement de fonction et du personnel de maison.
Multipliant les recours, l'ancien ministre de la Défense jugeait la somme fixée par le Conseil régional trop élevée et soutenait qu'il avait utilisé son logement de fonction pour des réceptions officielles. Il faisait valoir qu'il avait ainsi fait économiser le coût d'une voiture avec chauffeur pour se rendre de son domicile à la région.
En 2004, la cour administrative d'appel avait donné raison à la région, estimant dans ses attendus que "la mise à disposition permanente de personnel de service au domicile privé du président de région, et dans son seul intérêt, ne présentait pas un intérêt régional".
En 2005, le tribunal administratif avait rejeté l'argument des réceptions officielles, estimant que "l'existence de ces réunions n'était pas établie".
M. Millon avait été contraint de quitter la présidence de la région Rhône-Alpes après avoir été réélu en 1998 dans des conditions controversées avec le soutien des élus régionaux du Front national.
AFP
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