AFP/Archives
Dans un communiqué reçu à Belgrade, l'Organisation pour les Médias d'Europe du sud-est (SEEMO) a invité "les autorités à mener jusqu'au bout l'enquête sur les menaces proférées à l'encontre de Brankica Stankovic et son équipe de reporters, en particulier les menaces diffusées sur internet, qui sont susceptibes d'atteindre un nombre considérable de personnes".
La SEEMO est basée à Vienne et affiliée à l'Institut international de la presse (IPI).
Brankica Stankovic, une journaliste de renom de la chaîne de télévision B92, avait révélé le week-end dernier avoir reçu des menaces de mort depuis la diffusion, le 3 décembre, du premier volet d'une enquête sur les milieux des hooligans dans le football serbe.
Cette enquête présentait des hooligans soupçonnés d'être impliqués dans de nombreuses violences, notamment celles qui ont coûté la vie en septembre à un supporteur français, Brice Taton, venu à Belgrade soutenir l'équipe de football de Toulouse.
Dans un communiqué conjoint, la Mission de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) à Belgrade, ainsi que la délégation de la Commission européenne et le bureau du Conseil de l'Europe dans la capitale serbe ont également exprimé leur "profonde inquiétude".
"Nous encourageons vivement les autorités serbes à poursuivre leurs efforts pour créer un environnement sûr pour les journalistes en identifiant et en déférant devant la justice ceux qui menacent les journalistes professionnels", ajoute le communiqué conjont.
"Nous appelons les autorités (serbes) à prendre des mesures supplémentaires pour protéger les médias serbes, et tout particulièrement les journalistes d'investigation qui ont un rôle capital dans une société démocratique", a souligné pour sa part le secrétaire général de la SEEMO, Oliver Vujovic.
Les autorités serbes, le président Boris Tadic en tête, avaient vivement réagi, en assurant que l'Etat "ne tolèrerait pas" les menaces "de la part de hooligans et de criminels" à l'encontre de journalistes "dans l'exercice de leur métier".
La Serbie a été confrontée ces derniers mois à plusieurs débordements lors de rencontres sportives.
AFP
L'Américaine
LYON — Au lendemain de la nuit de fête après la première qualification de l'Algérie
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