PARIS (Reuters) - Le Suédois Daniel Berta a remporté dimanche le tournoi junior de Roland-Garros en battant le Français Gianni Mina (Un joueur bien de chez nous !), tête de série n°11, 6-1 3-6 6-3.
Pendant que son compatriote Robin Söderling s'échauffait sur le central avant de disputer la finale du "grand" tournoi face au Suisse Roger Federer, Berta, 16 ans, s'offrait son premier titre dans un tournoi junior du Grand Chelem en une heure et 31 minutes.
Le Français de 17 ans, qui pourrait passer pour le petit frère de Gaël Monfils, n'est pas parvenu à succéder à son compatriote, vainqueur du tournoi junior en 2004.
Pour son premier tournoi du Grand Chelem junior, il évitait de justesse l'humiliation d'un 6-0 dans la première manche, qu'il concédait en 25 minutes. Piqué au vif et soutenu par le public du court Suzanne-Lenglen, il renversait la tendance dans le deuxième set et reprenait espoir.
Mais il finissait par s'incliner à l'issue d'une troisième manche très accrochée face au Suédois qui s'emparait du service de Mina pour mener 5-3 avant de l'emporter.
Waldemar Kita en a assez. Assez qu'une «minorité de supporters prenne en otage» le FC Nantes. Assez aussi que les actions de ces mêmes fans ne soient pas condamnées par la justice. Le président des Canaris nous a confié avoir «déposé plusieurs plaintes» suite à l'invasion de la tribune officielle de la Beaujoire lors de la mi-temps du match contre Auxerre, samedi. A l'exception de trois supporters convoqués le 25 juin prochain pour «violences» contre des policiers, elles sont, selon lui, restées «sans suite». Face à cette situation délétère, il avoue un certain sentiment d'impuissance.

La championne olympique de snowboard Karine Ruby, 31 ans, a trouvé la mort ainsi qu'un autre alpiniste vendredi vers midi en chutant dans une crevasse à la Tour de Ronde, dans le massif du Mont-Blanc, a-t-on appris auprès de la gendarmerie de Haute-Savoie.
AFP


Cinq supporteurs de l'Olympique de Marseille (1re div. française) ont été mis en examen jeudi soir pour violences lors d'un match de Coupe d'Europe joué à domicile en avril et interdits de stade, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.
Rachid Zeroual, Youssef Zeroual, David Poggi, Pascal Navarro et Philippe Desroches, âgés de 23 à 36 ans, ont été mis en examen pour violences volontaires en réunion dans une enceinte sportive, a précisé cette source.
Le dernier d'entre eux a été écroué, les quatre autres ont été placés sous contrôle judiciaire et interdits de stade.
Les cinq hommes, placés en garde à vue mercredi, devaient être présentés en comparution immédiate jeudi devant la 7e chambre du tribunal correctionnel de Marseille, mais ont finalement été entendus par une juge d'instruction pour faire toute la lumière sur l'affaire.
Le 16 avril lors du quart de finale retour de Coupe de l'UEFA opposant l'Olympique de Marseille au club ukrainien de Shakhtar Donetsk, une bagarre avait éclaté dans le virage sud du Stade Vélodrome entre des membres de deux clubs de supporteurs olympiens, Cosa Ultra et les South Winners dont Rachid Zeroual est le leader.
Elle avait duré près d'un quart d'heure et fait deux blessés.
Le leader du club de supporteurs des Ultras, qui accueille Cosa Ultra dans sa tribune, avait également été placé en garde à vue mercredi dans le cadre de cette enquête, avant d'être relâché sans charge.
AFP
Et le racisme des immigrés de banlieue ???
Un joueur amateur évoluant dans un club de l'Ain est jugé ce mardi, par le tribunal correctionnel de Belley, pour injures à caractère raciste, proférées pendant un match. Selon la Licra, le sujet n'est plus tabou et les plaintes se multiplient.
"Oh, qu'est-ce que tu fais sale négro! Ta gueule, sale négro!" C'est pour répondre de ces propos qu'un joueur de football comparaît ce mardi après-midi devant le tribunal correctionnel de Belley (Ain). C'est une première en France. Ce joueur du CS Lagnieu (deuxième division de district) est jugé pour "injures publiques envers un particulier en raison de l'ethnie, la race, le handicap ou l'appartenance religieuse". Des injures qu'il aurait adressées le 25 janvier à un joueur noir de l'équipe adverse, Rossillon. La victime, Maka Traoré, a porté plainte à la gendarmerie.
"Aujourd'hui, face à cette situation, de plus en plus de joueurs engagent des poursuites. C'est une bonne chose, qu'il faut encourager", explique Carine Bloch, vice-présidente de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) - la Licra, qui a d'ailleurs délégué son avocat pour assister Makam Traoré. "La plainte du joueur professionnel de Valenciennes Abdeslam Ouaddou, en 2008, et la condamnation de l'auteur des propos raciste a servi d'exemple pour les amateurs", se félicite cette spécialiste du racisme dans le sport.
Dans des situations similaires, certaines victimes ont tendance à ignorer les propos xénophobes, voire à y répondre par la violence. "Il ne faut surtout pas réagir ainsi ou banaliser le phénomène, poursuit Carine Bloch. Le racisme est un délit, il doit être puni devant les tribunaux. D'ailleurs, dans cette affaire, l'intervention de l'arbitre, qui a interrompu le match, est exemplaire." Elle regrette en revanche l'attitude des dirigeants du district de l'Ain, responsables des compétitions départementales, qui "n'ont pas encore sanctionné le joueur incriminé".
Paul Michallet, le président du district, se défend pourtant de tout laxisme: "En deux ans, la Licra n'est intervenue que quatre fois sur des milliers de matches que nous organisons dans l'Ain, se défend-il. Pour ce match Lagnieu-Rossillon (5-0), nous avons donné match gagné à Rossillon et retiré 4 points au classement à Lagnieu. Concernant le joueur mis en cause, la commission de discipline attend le résultat de son procès."
L'arbitre a arrêté le match
Placé en garde à vue, l'auteur présumé des faits, joueur du club de Lagnieu, a dans un premier temps avoué être l'auteur des propos racistes avant de se rétracter. Durant la rencontre, l'arbitre
avait pris ses responsabilités. Fait exceptionnel, il avait immédiatement appliqué les récentes recommandations de la Fédération française de football en cas de comportement raciste dans un stade
et arrêté le match. Les faits et les propos du joueur de Lagnieu avaient ensuite été consignés dans son rapport qui doit être produit devant le tribunal. Ce rapport confirme les insultes racistes
sans pour autant les attribuer formellement au joueur poursuivi devant la justice. L'arbitre a été cité comme témoin. L'auteur risque jusqu'à six mois de prison et 22 000 euros
d'amende.
L'Express
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