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La lecture solennelle de la lettre de Guy Môquet dans les lycées de France à la demande de Nicolas Sarkozy, il y a deux ans tout juste, n'est désormais plus obligatoire. Une note de service adressée à la rentrée aux établissements scolaires par l'Education nationale incite à bien étudier cette lettre ou, d'ailleurs, d'autres «lettres de jeunes condamnés à mort ou d'autres textes » mais elle n'impose plus sa lecture solennelle, comme le révélait ce matin la radio RTL.
Peu après son élection, le président Sarkozy avait demandé à ce que les lycées généraux, technologiques et professionnels s'associent à la commémoration du souvenir du jeune résistant Guy Môquet et de ses 26 compagnons fusillés le 22 octobre 1941. En clair, que «soit lue en début d'année à tous les lycéens de France la lettre de Guy Môquet», chaque 22 octobre. Une obligation fixée dans un bulletin officiel de l'Education nationale qui, à l'époque, avait fait polémique.
Dans une note de service, datée du 16 septembre et parue au bulletin officiel de l'Education nationale le 24 septembre 2009, le ministère de l'Education nationale demande toujours aux recteurs et chefs d'établissement de «mobiliser les équipes éducatives autour de la commémoration de la lettre de Guy Môquet». Mais les lectures de lettres sont désormais «laissées à l'initiative de chacun».
Par ailleurs, la commémoration ne sera plus forcément le 22 octobre, date anniversaire de l'exécution du jeune résistant.
leparisien.fr
Le Sénat a interdit mercredi l'usage des téléphones portables dans les écoles maternelles, primaires et collèges, dans le cadre du projet de loi sur le Grenelle 2 de l'Environnement, par mesure de précaution pour la santé des enfants.
"Dans les écoles maternelles, les écoles élémentaires et les collèges, l'utilisation par un élève d'un téléphone portable est interdite", stipule la mesure votée.
Le Sénat a également relevé à 14 ans le seuil d'interdiction de la publicité pour les portables à destination des enfants que le projet de loi du gouvernement avait fixé à 12 ans.
Il a en outre prévu d'"assurer une plus grande protection des travailleurs amenés à utiliser quotidiennement des téléphones portables".
Outre ces apports spécifiques du Sénat au Grenelle 2, la Haute Assemblée --qui devrait examiner ce texte jusqu'à jeudi avant sa transmission à l'Assemblée nationale-- a adopté les autres dispositions de l'article 72 du texte visant à renforcer l'encadrement en matière d'ondes électromagnétique.
L'équipement des portables en kits mains libres ou oreillette, qui limitent l'exposition du cerveaux aux ondes, sera obligatoire. Les résultats des mesures sur les champs électromagnétiques émis par les équipements de télécommunications électroniques seront rendus publics.
Les distributeurs d'électricité devront réaliser des mesures des champs induits par les lignes à haute et très haute tension dont les résultats devront être transmis annuellement à l'AFSSET qui les rendra publics.
Les élus ont souligné les "inquiétudes grandissantes et les doutes au sein de la population sur les effets des champs électromagnétiques sur la santé".
AFP
Onze lycéens ont été violemment agressés par des bandes de jeunes depuis le début de l'année scolaire en se rendant au lycée René Cassin à Gonesse (Val-d'Oise). Neuf plaintes ont été déposées par des parents d'élèves.
A chaque fois il s'agit de rackets suivis de violences. Certaines victimes garderont des séquelles à vie (voir reportage ci-contre réalisé par Tania Watine et Géraldine Bénit).
Trois personnes auraient été interpellées. Les familles réclament des moyens policiers devant le lycée. Le maire PS de Gonesse, Jean-Pierre Blazi, souhaite que la police nationale "soit réellement présente".
France3.fr
Depuis 2007, le nombre d'élèves aux lycée Al-Kindi ne cessent de croître. Il compte cette année 335 inscrits répartis en 19 classes. Ce qui fait d'Al-Kindi le plus grand établissement musulman de France, devant le lycée Averroès de Lille et le collège-lycée d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis).
Face aux milliers de demandes que reçoit l'établissement, asurent ses responsables, des travaux d'extension deviennent inévitables. Les élèves viennent de toute l'agglomération lyonnaise, et certains parents ont déménagé de Paris ou Strasbourg pour inscrire leur enfant ici.
Ce sont des parents "déçus par les écoles publiques" qui inscrivent leurs enfants à Al-Kindi. L’Islam tient une place prépondérante dans l’éducation des jeunes même si le programme reste calqué sur celui de l'Education nationale. L’enseignement de l’arabe ou du turc sont suivis par plus de la moitié des élèves. Cette rentrée est également marquée par la création des classes de terminales, avec trois filières générales et une filière technologique.
Lyon Plus
Orthographe ? Zéro. L'entourage de Luc Chatel ne peut prétendre à meilleure note. Dans le dossier de presse du ministère de l'Education nationale, distribué à l'occasion de la conférence de rentrée de Luc Châtel, lundi 31 août, on trouve un florilège de fautes d'orthographe. Comme si le dossier n'avait pas été relu ainsi qu'on l'enseigne aux enfants.
Le site lexpress.fr s'est amusé à les pointer en rouge. Première copie défaillante, la page sur l'aide personnalisée : «La réforme de l'enseignement primaire, qui est entré en application à la rentrée 2008 s'appuie sur des horaires et des», peut-on lire, avec la mission d'imaginer la suite de la phrase.
Plus drôle, à la page des «stages de remise à niveau pendant les vacances scolaires» apparaît une autre faute classique, qui ferait se retourner dans sa tombe monsieur Bescherelle : «En 2009 se sont 214 289 élèves qui ont suivi...». Idem au paragraphe sur le plan de formation des enseignants des écoles maternelles. Il est écrit: "Ces formations concerneront prioritairement les enseignants qui exercent pour la première fois en école maternelles». N'en jetez plus.
leparisien.fr
L'illettrisme touche, en France, 8% des personnes qui travaillent, mais si le sujet a longtemps été tabou dans les entreprises, ces dernières prennent peu à peu conscience du problème, devenu un enjeu de formation professionnelle.
9% des 18-65 ans, qui ont été scolarisés en France, sont illettrés, selon une enquête Insee de 20O5. Soit ils n'ont pas acquis la maîtrise suffisante de la lecture, de l'écriture et du calcul, soit ils ont désappris. Parmi ces personnes, "57% sont en situation d'emploi", explique Hervé Fernandez, de l'Agence nationale de lutte contre l'illettrisme (ANLCI).
Un fléau que veut combattre la future loi sur la formation professionnelle, qui doit créer un Fonds de sécurisation des parcours pour les salariés peu qualifiés, et un "socle de connaissances" indispensable pour tous.
Mais détecter l'illettrisme en entreprise est difficile. "Au départ, on a dû trouver des subtilités pour en parler aux employeurs", souligne Olivia Da Silva, de l'organisme de formation Agefos-PME.
"Les entreprises prennent conscience du problème en période de changement, lorqu'elles mettent en place de nouvelles procédures", et que certains salariés qui se débrouillaient se retrouvent en difficulté, ajoute M. Fernandez. Certains développent aussi "des techniques de contournement subtile" pour ne pas révéler leurs lacunes, explique Karima Hamaoui, de l'organisme de formation Opcalia.
On peut par exemple s'interroger quand un ouvrier note RAS (rien à signaler) alors que sa machine est en panne, où lorsque les accidents du travail augmentent malgré la présence de consignes de sécurité, souligne-t-elle.
Ainsi, chez GTB Construction (groupe Bouygues), c'est un "impact amoindri" des messages de sécurité et plusieurs échecs de salariés à des tests théoriques pour conduire des engins de chantier qui ont alerté les dirigeants: "On a découvert que 20% de nos 350 compagnons avaient de graves difficultés en lecture et écriture", explique le DRH Luc Peteul.
Direction et syndicats ont conclu en 2008 un accord proposant aux volontaires 100 à 200 heures de cours de calcul, orthographe, etc. (dont 80% sur le temps de travail).
Chez Carrefour, la formation "Evolupro" lancée en 2008 a permis à une cinquantaine de volontaires de quatre magasins du nord de Paris de bénéficier de sept heures de cours par semaine, pendant six mois, sur leur temps de travail.
"Ca leur permet de comprendre les consignes et procédures, de s'exprimer clairement et d'écrire", par exemple sur les affichettes des fruits et légumes, explique Jérôme Gantin, directeur de la formation des hypermarchés.
Ils sont aussi désormais capables de "jeter un oeil sur les devoirs des enfants ou remplir un formulaire administratif", ajoute-t-il. La formation va être étendue cette rentrée à 20 magasins.
Pour ne pas stigmatiser les salariés, on parle de "maîtrise des compétences de base" ou de "formation aux écrits professionnels", comme à la Fédération des entreprises de propreté (FEP).
Cette dernière a formé depuis 10 ans plus de 1.600 agents d'entretien, s'appuyant sur une nécessité reconnue par tous: la formation doit être en lien avec des situations vécues au travail, comme se déplacer sur un site à partir d'un plan, lire des étiquettes ou des post-it, etc.".
Parfois, les résultats sont "remarquables". Comme pour ce salarié de GTB Construction qui a pu pour la première fois de sa vie rédiger un chèque, ou cet autre, qui se rend désormais seul sur les chantiers, sans avoir à repérer au préalable l'itinéraire avec sa femme.
AFP
AFP/MYCHELE DANIAU
L'enseignement bilingue existe depuis 1995 en Alsace et en Moselle. Mis en place dans les maternelles, il s'étend à l'enseignement secondaire en 2003, lorsque les enfants des petites sections de maternelles de 1995 ont l'âge d'entrer au collège.
En Alsace, une association de défense du bilinguisme déplore le non-respect du principe des classes bilingues promises par l'Etat en 2007. Deux recours déposés par cette association ont été examinés par le tribunal administratif de Strasbourg. En attendant le délibéré, qui devrait être connu dans une dizaine jours, la controverse enfle.
"Pourquoi vouloir ouvrir des classes bilingues alors que la demande est quasi-inexistante?", se demande le proviseur d'un lycée alsacien. Pour lui, le sujet est bien plus politique qu'ancré dans la réalité.
La question n'a pas lieu d'être pour Maître Pierre-Etienne Rosenstiehl, l'avocat du Comité fédéral pour le bilinguisme, l'association à l'origine des recours contre le rectorat examinés mercredi matin au tribunal administratif de Strasbourg: "Peu importe que les élèves ne soient pas nombreux, ils existent. Le rectorat doit respecter le devoir de continuité du service public."
L'association demande l'ouverture d'une classe bilingue en bonne et due forme dans le lycée de Barr. La convention sur le bilinguisme, signée en 2007 par l'Etat et les collectivités locales, prévoit le doublement des effectifs scolarisés dans les sections bilingues avant 2013.
L'enseignement bilingue existe depuis 1995 en Alsace et en Moselle. Mis en place dans les maternelles, il s'étend à l'enseignement secondaire en 2003, lorsque les enfants des petites sections de maternelles de 1995 ont l'âge d'entrer au collège.
"Le collège de Barr fait alors partie des établissements chargés d'assurer cette continuité, explique Maître Rosenstiehl. Mais en 2007, lors du passage de ces collégiens au lycée, le proviseur a informé les parents que l'enseignement bilingue n'existerait pas au lycée de Barr."
A l'époque, le rectorat propose aux élèves de s'inscrire au lycée Henry Meck, à Molsheim (situé à environ 20 kilomètres du collège de Barr), pour suivre un enseignement bilingue. Ce lycée, à l'entrée très sélective, refuse les dossiers de plusieurs élèves.
Les parents décident donc de déposer un premier recours contre le rectorat: "Ils ont eu gain de cause le 24 février 2009. La décision du recteur de transférer la classe bilingue d'un lycée à un autre a été annulée, commente l'avocat de l'association. Malheureusement, le 26 juin dernier, ils apprenaient que la classe bilingue du lycée de Barr serait une supercherie, d'où les deux derniers recours examinés ce mercredi."
Le lycée de Barr a en effet choisi d'intégrer les anciens collégiens de la classe bilingue à la section européenne du lycée (voir encadré), en ajoutant simplement
deux heures d'allemand supplémentaires au programme. "Rien à voir avec du bilinguisme!", s'exclame Maître Rosenstiehl.
Du bricolage
L'enseignement bilingue existe-t-il réellement en Alsace? La réponse du proviseur du lycée alsacien est sans détours: "Il n'existe absolument pas! Certains lycées se targuent de posséder une classe bilingue mais, en réalité, c'est du bricolage! On n'a de toute façon pas les moyens de concrétiser ce genre d'enseignement."
Aux yeux du proviseur, trois problèmes majeurs empêchent la mise en place du bilinguisme dans les lycées: la pénurie de moyens, alors que le rectorat subit de nombreuses restrictions budgétaires; un nombre insuffisant de professeurs capables de dispenser des cours bilingues; mais aussi trop peu d'élèves intéressés par la filière.
"On ne peut pas créer une classe bilingue pour 8 élèves alors qu'ils sont 35 dans les sections classiques", argue-t-il. Ces arguments ont composé la défense du rectorat mercredi matin devant le tribunal administratif de Strasbourg. "Le rectorat a également assuré que le Comité fédéral pour le bilinguisme n'était pas habilité à poser un recours", s'amuse Maître Rosenstiehl. Le délibéré sera rendu sous une dizaine de jours.
Le coût de la rentrée étudiante est cette année en hausse de 3 % par rapport à 2008, dont 4,1 % à Paris et 1,95 % en province, selon l'organisation étudiante Fage, qui réclame une allocation de rentrée étudiante de 400 euros sur le modèle de l'allocation de rentrée scolaire.
Un étudiant en licence devra débourser en moyenne 3.054,36 euros à Paris et 2.472,63 euros en province pour la rentrée, selon cet indicateur publié pour la septième année consécutive par la Fédération des associations générales étudiantes (Fage) et révélé mardi dans le Parisien.
Ce budget correspond au coût de la vie que l'étudiant devra supporter tous les mois, auquel s'ajoutent les frais d'inscription et d'installation.
Principal responsable de cette hausse: le logement, dont le coût représente 50 % du budget de rentrée étudiante. Surtout à Paris, où le prix, charges et électricité comprises, a augmenté d'un peu plus de 10 % en un an, selon la Fage.
"Ceci s'explique par le manque crucial de logement étudiant, notamment Crous, en région parisienne. Cette situation n'est pas prête de s'améliorer notamment avec la destruction de 550 logements en région parisienne", estime la deuxième organisation étudiante après l'Unef.
En cause aussi la hausse des frais d'inscription (1,2 % pour la licence et 2,2 % en master et doctorat), la sécurité sociale étudiante et les transports.
En revanche, le budget de l'alimentation est en baisse et ceux des loisirs et des fournitures stagnent, "du fait de l'inflation négative". Mais "ces lignes de dépenses minoritaires ne compensent pas les autres hausses", regrette la Fage.
En conséquence, l'organisation juge que "cette année encore, le coût de la rentrée devient un élément de sélection des étudiants", surtout de classes moyennes, qui n'ont droit à aucune aide, type bourse étudiante.
Aussi la Fage continue-t-elle de réclamer l'instauration d'une "allocation de rentrée étudiante", dont le montant devrait être selon elle de 400 euros, sur le modèle de l'allocation de rentrée scolaire.
Sur l'année entière, le coût moyen pour un étudiant non boursier dans l'enseignement supérieur est de 14.000 euros, "soit des frais mensuels de l'ordre d'un Smic, notamment en région parisienne", estime aussi la Fage.
"L'enseignement supérieur français devient un luxe que beaucoup ne peuvent plus se payer", conclut-elle.
AFP
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