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Tribune libre



Député du Front National de 1986 à 1988, j’avais décidé de quitter ce parti en 1989 pour créer le mouvement régionaliste Alsace d’Abord. Je l’ai quitté car j’étais en désaccord avec une dérive (déjà) jacobine et aussi parce que je n’acceptais pas le mode de fonctionnement de ce mouvement.

J’ai bien connu Jean-Marie Le Pen. Formidable orateur, courageux et doué souvent d’intuitions fulgurantes, doté d’un charisme exceptionnel, il sut rassembler, avec à ses côtés Jean-Pierre Stirbois, en 1984, toutes les forces nationales et identitaires. Ses défauts sont à la hauteur de ses qualités : Jugeant les hommes à l’aune de leur servilité à son égard, écartant ceux qui ont l’audace d’exprimer des désaccords, pratiquant le népotisme et le clanisme, incapable de prendre de la hauteur quand les circonstances l’exigeaient, il refusa de construire un parti structuré et rassembleur, doté d’un vrai centre de formation de cadres, organisé sur le terrain, condition sine qua non d’une implantation durable.

Je lui conserve, malgré tout, mon respect. Mais j’exprime aussi mes regrets quant au rôle historique qu’il aurait pu jouer et qu’il n’a pas su jouer. J’ai, depuis 1989, observé un devoir de réserve. Par respect pour des amis qui sont restés au FN, et aussi parce que je ne fais pas partie de ceux qui « crachent dans la soupe » et qui croient se faire pardonner par l’adversaire en insultant ceux qu’ils ont soutenu hier.

Les cinq raisons de l’échec de Le Pen :

Je vous propose mon analyse de la chute programmée du Front National et de Le Pen.

Marine Le Pen, Louis Aliot (Secrétaire général) et un petit clan, dont Alain Soral qui se définit comme marxiste, avait pris le contrôle de la campagne présidentielle de Le Pen. Ils portent une responsabilité majeure dans cet effondrement. Certes, Sarkozy a mené une excellente campagne, certes il a su faire un hold-up sur certains thèmes du Front National que Le Pen abandonnait au même moment... Certes…

1- L’absurde positionnement « républicain »…

Je n’évoque évidemment pas la République comme mode d’organisation institutionnelle, que peu de citoyens contestent, mais la République issue de la Révolution et qui fut responsable notamment du génocide vendéen. Lancer sa campagne présidentielle à Valmy, c’était pour le moins rendre hommage à une Révolution massacreuse qui fut à l’origine des Etats-Nations et de toutes les guerres civiles européennes qsui ensanglantèrent les XIXème et XXème siècle, entraînant des dizaines de millions de morts et l’affaiblissement peut-être définitif de l’Europe.

Rendre hommage à Clemenceau, que j’ai qualifié dans un récent article sur mon blog, de « géniteur d’Hitler », était une faute. Clemenceau, en refusant en 1916, les offres de paix de l’Autriche-Hongrie, mena au massacre plusieurs centaines de milliers d’Européens avec les conséquences désastreuses que l’on connaît. Le Pen, prenant à son compte ces symboles, tant de la gauche que de la droite dite « républicaine », il ne fallait pas s’étonner que les électeurs appliquent l’adage qu’il affectionne et préfèrent l’original à la copie.

Quitte à voter « républicain », un quart des électeurs du FN ont voté Sarkozy.

2 - Chercher les voix chez les immigrés : une stratégie suicidaire…

L’erreur majeure de le Pen fut de tenter d’aller chercher ses voix dans les banlieues. Pas auprès des « petits blancs » qui lui ont toujours apporté massivement leurs suffrages. Non ! Il préféra s’adresser aux « jeunes » et aux personnes « issues de l’immigration » auxquelles il lança un appel sur la dalle d’Argenteuil, les qualifiant de « branche de l’arbre France ».

Quant à l’affiche avec la beurette, voilà encore un bel exemple d’erreur de communication. Croire que les jeunes issus de l’immigration se précipiteraient dans les bras de Le Pen procédait  d’une suicidaire illusion. Les électeurs du FN et les identitaires veulent une Alsace alsacienne, une France française et une Europe européenne. Ils ne veulent pas d’une Alsace turque, d’une France algérienne ni d’une Europe africaine. C’est même le fondement de leur combat et de leur engagement, le plus grand dénominateur commun de toutes les sensibilités identitaires, fussent-elles nationalistes, régionalistes, européennes, chrétiennes, royalistes, etc…

Il était suicidaire de prendre ainsi son électorat à contre-pied, et de nombreux électeurs ont préféré voter Sarkozy, interdit de séjour à Argenteuil pour cause de propos « kärchérisateurs » que Le Pen qui recueillait sans sourciller les youyous des femmes maghrébines.

A ceux qui, au bureau politique du FN réuni au lendemain du premier tour, formulaient quelques critiques quant à la stratégie menée, Farid Smahi, proche de Marine Le Pen,  rétorqua « Vous êtes des fascistes, vous êtes des racistes »… Cherchez l’erreur…

3 - Marine, l’adversaire du régionalisme…

La troisième erreur majeure de Le Pen fut de tolérer que sa fille Marine tienne des propos insultants à l’encontre de ceux qui défendent des identités régionales. « Le bilinguisme, un danger pour l’unité de la République ! » et son secrétaire général, Louis Alliot, qui n’hésita pas à comparer le « communautarisme musulman » au « communautarisme » alsacien. Les alsaciens ont apprécié : le FN s’effondre de 10 points.

On n’insulte pas impunément une identité enracinée, d’autant que, comme je l’ai démontré dans un article paru dans la revue Synthèse Nationale « Europe, Etats, Nations, quel avenir ? » (N°3, printemps 2007) à consulter sur mon blog, il n’y a pas contradiction entre l’attachement à sa Petite Patrie, à la nation France et à l’espérance d’une Europe de la puissance.

4 - L’insincérité de l’Union Patriotique…

La quatrième raison de cet échec réside dans le bluff que fut l’appel à l’Union Patriotique. L’idée était au demeurant excellente : rassembler toutes les forces nationales et identitaires en pratiquant le pardon des offenses, même si les offenses étaient partagées. Ce qui n’était, dans l’esprit de ses auteurs, qu’un piège destiné à Philippe de Villiers, recueillit un vrai écho.

Bruno Mégret, entre autres, y répondit favorablement. Etait-il sincère, était-il cynique et voyait-il là un moyen de revenir dans le « jeu politique », peu importe. Des associations, des responsables et des militants s’enthousiasmèrent pour une démarche qui aurait pu donner une vraie dynamique à Le Pen. Celle-ci fut torpillée par Marine Le Pen et Louis Alliot. Mégret fut une nouvelle fois humilié et interdit d’assister à la convention présidentielle de Lille.

Diviser pour mieux régner et mieux perdre…

5 - Le FN paye des années d’incurie.

La cinquième raison de cet échec réside dans l’état lamentable du FN. Une partie des meilleurs cadres et des meilleurs militants a quitté le mouvement au fil des années, écoeurée par le népotisme, le fonctionnement non démocratique du mouvement, poussée vers la sortie à force de vexations. Le FN ressemble aujourd’hui davantage à une boutique familiale qu’à un parti organisé : une boutique où règne Marine Le Pen et un petit clan qui ne tolère pas la moindre contestation. J’ai déjà eu l’occasion de l’exprimer. Il est impossible pour une femme ou un homme de qualité et de caractère, refusant la soumission, d’accepter sur la durée ce type de fonctionnement qui ressemble plus à celui d’une cour orientale qu’à celui d’un parti moderne, démocratique et conquérant.

Ils ont tout cassé. Et bien, il nous faudra tout reconstruire. Partisans de l’idée nationale, régionalistes, militants de l’Europe de la puissance, nous devons faire front ensemble pour la victoire de nos idées et que vive notre civilisation.


Espérance et Résistance.

Robert Spieler

Président d’Alsace d’abord


Jean-Marie Le Pen se réjouit que les thèmes de l'immigration et de l'identité nationale soient au coeur de la campagne présidentielle. « Sarkozy, Royal et Bayrou ont été obligés de me rejoindre sur mes positions » affirme le candidat du FN.



Photo R. Mouillaud

>> Les thèmes de l'insécurité, l'immigration ou l'identité nationale sont pris par d'autres. Que vous reste-t-il dans cette campagne ?
Ces thèmes ont fait mon succès parce qu'ils répondaient à une réalité, il y a déjà trente ans. Je n'ai pas attendu Nicolas Sarkozy ou Ségolène Royal pour me déterminer. Je constate que l'esprit public a évolué de telle manière que, pour ne pas se faire larguer en vol, Sarkozy, Royal et Bayrou sont obligés de me rejoindre sur mes positions. Je m'en félicite. Mais je suis persuadé qu'au final les citoyens préféreront l'original à la copie et voteront pour moi.

>> Nicolas Sarkozy a, le premier, brandi des sujets qui vous étaient chers. N'avez-vous pas une certaine affection pour lui ?
Son attitude eût été constructive quand cela figurait dans le programme du RPR en 1986, mais vite abandonné par Jacques Chirac, après avoir fait élire François Mitterrand à la place de son ami Valéry Giscard d'Estaing, comme il fera élire ensuite, Lionel Jospin comme Premier ministre. Nicolas Sarkozy, je ne le déteste pas. Je conteste sa politique et ses choix. Je ne le vois pas stable dans ses positions et je le crois surtout démagogue. Pourquoi ferait-il demain ce qu'il n'a pas fait hier, ni avant-hier ?

>> Sur les sans-papiers, fallait-il arrêter ce grand-père chinois à la sortie d'une école ?
Ce n'était peut-être pas très adroit, mais un grand-père chinois n'a pas plus de droits que quiconque. Où on respecte la loi ou on ne la respecte pas.

>> Faut-il poursuivre les enseignants ou chefs d'établissement qui s'opposent à la police ?
Bien sûr. Ils ne sont pas au-dessus des lois. Ils sont là pour enseigner, pas pour faire la police des frontières ni s'opposer aux forces de l'ordre dans leur travail. Les enfants suivent le sort de leurs parents. Ils les ont emmenés là, ils doivent les ramener avec eux s'ils doivent partir. La France n'a pas de devoir particulier à cet égard.

>> Que signifie pour vous la devise « Liberté, Égalité, Fraternité ?
Elle dit un certain nombre d'objectifs et de vertus qu'elle propose d'observer. Il y a la liberté, puis, presque son contraire, l'égalité et pour arranger les choses, on a ajouté la fraternité. C'est une devise qui en vaut une autre. C'est honneur et patrie ; valeurs et discipline, tiens voilà du boudin, etc.

>> Faut-il re-nationaliser des entreprises pour lutter contre la mondialisation ?
Je ne le crois pas. Mais il faut établir des frontières douanières de façon à ce que nos entreprises ne soient pas obérées par une concurrence déloyale. Les pays qui exportent vers la France ont des coûts salariaux, fiscaux et sociaux bien différents des nôtres. Ils ont aussi des avantages monétaires, comme la faiblesse du yuan et du dollar. Et nous n'avons pas la possibilité de nous défendre parce que nous n'avons plus de souveraineté ni de frontières ; et parce que l'Europe ne fait rien. Elle est une grande méduse molle à la dérive dans les courants du mondialisme.

>> Le smic doit-il être augmenté ?
Moi je propose que jusqu'à 1,4 fois le smic, l'Etat se substitue aux 8 millions de salariés concernés pour prendre en charge les prélèvements sociaux sur les salaires. De façon à ce que, pour le salarié, le salaire net soit l'équivalent du salaire brut. On ne touche pas au smic, mais on encourage ceux qui travaillent en créant une différence avec ceux qui se contentent de l'assistanat.

>> En un mot, comment définissez-vous vos trois principaux adversaires ?
Royal est la fille spirituelle de Mitterrand ; Sarkozy le fils de Chirac et Bayrou celui de Giscard.
Ils sont tous les trois représentatifs des trois partis responsables du déclin de la France depuis 30 ans. Des responsabilités qu'ils essaient d'esquiver, or, ils sont depuis 30 ans dans la vie politique française.

>> Lequel des trois aurait-il le plus de qualités pour diriger la France ?
C'est au pied du mur qu'on voit le maçon. Mais je trouve Madame Royal un peu « gisquette ». Elle manque de fibre, de dimension pour un chef d'État qui aurait à faire face à des événements graves. Les autres, ce sont des politiciens, des Daladier
Sarkozy a peut-être plus de métier que Bayrou. Mais je ne les vois pas en mesure de redresser la France et d'entraîner les Français dans des réformes décisives qui l'arracherait au marasme.

>> Cette élection marque un changement de génération. Vous êtes toujours là. Ce n'est pas un handicap ?
Pas du tout. Adenauer a gouverné de 77 à 87 ans, et je ne crois pas que les Allemands aient eu à s'en plaindre.
Mon âge n'est donc pas un handicap, bien au contraire, les gens tiennent compte du fait que j'ai une grande expérience et une connaissance des problèmes nationaux et internationaux.

>> Vous pourriez donc encore être là en 2012 ?
C'est une question que je ne me pose pas. Si j'étais élu, peut-être estimerais-je devoir me représenter.
Tout dépend de la conjoncture. Si je savais pouvoir rendre service à mon pays en restant plus longtemps, je le ferais.

>> Si vous n'êtes pas au 2e tour, aurez-vous l'impression d'avoir fait le combat de trop ? Pourquoi cela ?
Dans un match de foot on perd ou on gagne. En politique c'est pareil. Il n'y a pas de combat de trop, d'autant qu'on ne sait jamais à quel moment il s'arrête. Et ce n'est pas moi qui siffle la fin de la partie


Propos recueillis par Manuel da Fonseca




Vos trois premières mesures, si vous êtes élu ?

Il faudra d'abord régler le problème de l'immigration et de la nationalité.
Il y a une voie d'eau largement ouverte dans la coque du bateau qui le fait se remplir jusqu'au naufrage, je souhaite qu'elle soit obstruée avant qu'il ne soit trop tard. Il faudra pour cela couper les pompes aspirantes, c'est-à-dire établir la préférence nationale et faire en sorte que le monde sache que la France ne peut plus assurer la subsistance des étrangers.
Pour faire avancer le bateau, il faudra relever le gréement. C'est-à-dire fournir du travail à ses concitoyens.
Pour cela il faudra que les instruments de formation, les écoles, les universités, soient suffisamment performants pour tenir leur rang dans la compétition internationale.
Cela suppose de reconquérir sa souveraineté ; celle de la gestion publique et de ses frontières, pour être maître chez soi.
C'est vrai que dans un pays où le président élu pourtant à plus de 80 % n'a pas été capable de baisser le taux de la TVA sur la restauration, les moyens d'agir sont limités.




Vu dans le courrier des lecteurs des 4 vérités hebdo (n°580 du 23 février 2007) :


"J'ai été scandalisé de voir publié dans vos colonnes (n°565 du 3 novembre 2006) un courrier de M. Laurent Pradel disant qu'il mettait un point d'honneur à travailler avec ses clients allemands le 11 novembre. Je dis à ce monsieur : "Vous insultez nos valeureux soldats qui ont risqué leur vie pour la France". Et je lui demande : "Avez-vous pensé que, certainement, dans votre famille, il y a eu des gens qui ont combattu dans l'armée française. que faites-vous dans notre belle France où, avec de nombreux amis, nous avons combattu au préil de notre vie. Vous insultez nos morts et nos blessés...""

Henry Reboulleau (Lain (89)


Quand cessera cette xénophobie stupide anti-allemands ?? On peut très bien honorer la mémoire de nos morts et respecter le combat qu'ils ont mené à une époque donnée tout en refusant à tout prix que cela recommence et ainsi nouer des liens de fortes amitiés avec un peuple frère. Arrêtons de vivre éternellement dans le passé et de vouloir raviver sans cesse les douloureuses plaies. Ces guerres européennes doivent cesser à tout jamais. De l'entente entre peuples européens dépendra notre survie.

Yanndarc

 

Le système au pouvoir en France est puissant, très puissant. Droite bidon ou vraie gauche,  qu’importe les acteurs du moment, il possède de toute façon toutes les clés. Il est au service d’une vision mondialiste et déracinée du monde, qui est systématiquement mise en œuvre au moyen de divers canaux, parmi lesquels les associations dites antiracistes, comme la LICRA, sont particulièrement actives et virulentes.

Pour bétonner ce système de connivence, tous les partenaires ont réussi à éliminer les dissidents en les diabolisant très efficacement, étouffant du même coup la voix d’un peuple qui n’a plus de choix réel et qui, grâce à la complicité des médias, ne  s’en rend même plus compte.

 

Voilà près de trente ans qu’elle dure, cette diabolisation, et même qu’elle s’accentue, car une certaine inquiétude s’insinue malgré tout dans le cerveau des princes qui nous gouvernent. La France va mal et quand l’heure du bilan sonnera, ils savent que les responsabilités ne seront pas partagées. Le pouvoir ne l’ayant pas été, ils seront tous responsables et tous coupables.

 

En dépit de ce bilan calamiteux, une chose est en tout cas certaine : jamais l’ « extrême-droite » ne sera admise au banquet de la république. Le nœud coulant a été serré trop fort pour qu’il puisse jamais être desserré. Il faut être naïf pour croire à une « dédiabolisation » qui est  totalement impossible car, outre qu’elle ne lui procurerait aucun avantage, le système ne pourrait même pas y procéder s’il le voulait. « Dédiaboliser » équivaudrait en effet à reconnaître qu’il a fait fausse route depuis trente ans, trompé les Français et piétiné la démocratie en vain. Il est donc condamné à poursuivre sa fuite en avant et à rejeter encore et toujours les mouvements nationaux et/ou identitaires dans les ténèbres extérieures.

Il est d’ailleurs symptomatique que Sarkozy prônant la « rupture » - avec qui, avec quoi ? - n’ait même pas songé un quart de seconde que la seule et vraie rupture aurait consisté à faire l’équivalent de ce que Mitterrand avait réalisé en 1981 pour l’emporter, à savoir l’union de la gauche. Réaliser l’union de la droite, rassembler tout son camp, voilà qui aurait été une vraie rupture. Mais elle est impossible. Impensable pour le système. Et tout d’abord parce qu’il n’y a plus de « droite », mais à la place, un vague clone de la gauche. Le système y a veillé.

 

Tout cela pour dire que lorsqu’on est face à de pareils ennemis, c’est l’union sacrée qui devrait prévaloir sur toute autre considération. Union sacrée en tout lieu, en tout temps, et au-delà des divergences, des mesquineries et des ambitions personnelles. Car c’est dans le rassemblement complet, sans exclusive et sans arrière-pensée de toutes les énergies que réside, en l’état actuel des choses, la seule et unique chance d’espérer peser sur le cours des choses.

Tant mieux pour lui si, dans le camp des « hors système »,  le Front national est pour l’instant le plus fort. Il ne l’est cependant – à supposer qu’il obtienne ses signatures - que dans la mesure où il fera le plein des suffrages. Et il aura bien besoin de rassembler, sans exclusive, tous les suffrages des exclus du système pour espérer figurer au second tour.

Cette considération devrait l’amener à essayer de ne pas les désespérer. Car il faut bien reconnaître que si l’union des patriotes a suscité un vrai espoir de réconciliation nationale – enfin ! - les derniers avatars connus viennent de sérieusement doucher cet espoir. Ce qui risque fort d’être extrêmement dommageable pour tout le monde. Sauf pour le système, bien sûr.


Anne Kling


http://france-licratisee.hautetfort.com


« Les morts sont tous de braves types », chantait Brassens ironiquement. Mais il arrive que ce soit vrai. Et Henri Grouès, dit l’Abbé Pierre, était non seulement un brave type mais aussi un type brave, n’hésitant pas à houspiller l’État, et même l’Église.

Certains de nos lecteurs s’imaginent que « je bouffe du curé ». Grosse erreur. J’ai toujours considéré les prêtres comme les premières victimes de la religion, et comme tels ayant droit à toute ma compassion, ce que je dis sans la moindre ironie. (Je parle des curés de paroisse, bien sûr, et non des cardinaux). J’ai très bien connu un vieux curé de 80 ans passés (j’en avais 18 à l’époque), qui m’accordait son affection et nous plaisantions ensemble volontiers. Il avait renoncé à me convertir, car je lui disais toujours : « Si Dieu existe, il n’a qu’à me téléphoner. » - « Il le fera à son heure », me répondait-il avec un bon sourire. Et nous parlions d’autre chose. J’attends toujours ce coup de fil, évidemment, Dieu étant de toute éternité aux abonnés absents.

Ceci pour vous dire que je ne suis pas indifférent à la disparition de l’Abbé Pierre, qui s’est efforcé toute sa vie de mettre l’Évangile en pratique. (Que l’Église catholique n’ait pu accoucher au xxe siècle que d’un seul et unique Abbé Pierre a de quoi laisser songeur…) Si estimable qu’ait été son engagement sur le plan de la sincérité, nous devons objectivement examiner les conséquences auxquelles aboutirait une « politique de l’Abbé Pierre », si d’aventure elle était appliquée.
Car ce chrétien authentique n’a pas seulement pris fait et cause pour les sans-abri, mais aussi pour les sans-papiers, ce qui revient à tenter de se mettre en selle en sautant par-dessus le cheval. Supposons en effet qu’un miracle fasse soudainement sortir de terre tous les logements qui manquent aux démunis, lesquels comportent une proportion considérable de sans-papiers, c’est-à-dire d’immigrés clandestins, et les échos de ce miracle se répercutant aussitôt jusqu’au fin fond de l’Afrique et de l’Asie, nous aurions sur les bras, trois semaines plus tard, exactement autant de sans-abri, et plutôt davantage, que si ce miracle n’avait pas eu lieu.

L’Abbé Pierre aimait son pays, au point qu’il fut un résistant à l’invasion allemande durant la dernière guerre. Cela lui sembla naturel, parce qu’il s’agissait d’une invasion armée. Mais, désarmé par le christianisme comme d’autres le sont par le socialisme (qui sont les deux formes cousines de l’altruisme aveugle, systématique et autodestructeur), il ne pouvait envisager de résister à l’invasion des faméliques. Tant il est vrai qu’il est plus facile de résister à ceux qui abusent de leur force qu’à ceux qui abusent de leur faiblesse, surtout si l’on est sincèrement chrétien.

Comment l’Abbé Pierre aurait-il pu faire une différence entre un Français malheureux et un Ivoirien malheureux ? Jésus-Christ n’a-t-il point parlé pour tous les hommes ? Sans doute, sauf qu’à l’époque de Jésus il y avait 300 millions d’humains sur la planète et qu’il y en a aujourd’hui 6 500 millions, c’est-à-dire vingt fois plus. Car le monde change, et ceux qui ne changent pas de doctrine deviennent des dinosaures. Je vous parie que si Jésus revenait aujourd’hui, il vous dirait qu’il faut, pour assurer la paix au monde, loger les Français en France et les Africains en Afrique, les Turcs en Turquie et les Mexicains au Mexique... De sorte qu’il risquerait d’être crucifié de nouveau par les bien-pensants du jour. (Je n’ose pas dire « diabolisé »…)

Une étrange coïncidence a voulu que le jour même où nous perdîmes l’Abbé Pierre, nous perdîmes un candidat potentiel à l’Élysée : Nicolas Hulot, qui nous annonça qu’il renonçait à se présenter. Ces deux hommes avaient un souci en commun : celui de l’avenir de l’humanité. Tandis que le premier aurait voulu qu’on puisse nourrir tout le monde, le second se préoccupe de sauvegarder la terre nourricière. Ne serait-ce point complémentaire ?

Je regrette que Nicolas Hulot n’ait pas attendu le tout dernier moment pour se désister. Il bénéficiait de 11 % d’intentions de vote, ce qui flanquait la pétoche aux candidats stars de la droigauche. Il aurait pu exiger des garanties quant au pacte écologique, que les politiciens risquent fort d’oublier très vite, même s’ils l’ont signé. Qui verra vivra…




Source


Je commence à avoir vraiment pitié de George « Deubleiou » Bush, dont la persévérance dans l’erreur est proprement sidérante. Et je crains fort que les historiens du prochain siècle ne le considèrent comme le Président le plus calamiteux que le peuple américain ait jamais eu à sa tête.
Pourtant, au lendemain du 11 septembre, il disposait d’un immense capital de confiance auprès de ses concitoyens, majoritairement prêts à le suivre dans la lutte contre le terrorisme. Les opérations en Afghanistan contre les talibans, complices et protecteurs de Ben Laden, furent approuvées par son opinion publique et par l’opinion internationale. Le gouvernement de la France s’y associa et des soldats français combattent aujourd’hui encore dans les montagnes afghanes auprès de nos alliés américains. (Mais plus pour très longtemps, semble-t-il…)

Et puis ce fut la stupide invasion de l’Irak, désapprouvée par le monde entier, y compris par les peuples anglais, italien, espagnol, entraînés malgré eux dans cette aventure par des gouvernants égarés reniant tous les principes démocratiques, tels Tony Blair, Sergio Berlusconi, José-Maria Aznar. Il fallut pourtant près de six années pour que les citoyens américains commencent à comprendre que l’expédition irakienne était une absurdité, que non seulement elle ne permettait en aucune manière de combattre le terrorisme, mais que tout au contraire elle lui offrait le meilleur prétexte pour recruter et se développer.

Car si, dans l’esprit des Américains, leur armée ne visait qu’à abattre un odieux dictateur nourrissant les pires intentions à leur égard, il en allait tout autrement dans l’esprit des Arabes : Eux voyaient seulement que plusieurs États occidentaux coalisés sous commandement américain envahissaient un pays musulman. Pour ces populations, que Saddam Hussein ait été un despote est tout à fait secondaire, pour la simple raison qu’elles n’ont, pour la plupart, aucune expérience de la démocratie.

Le beau résultat de ce gâchis, en plus de 3 000 soldats américains morts pour rien, c’est pour les Républicains la perte de la majorité au Congrès et au Sénat et très probablement un Président démocrate à l’issue des prochaines présidentielles. Car à la déception en Irak est venue s’ajouter l’indignation devant l’imprévoyance et la passivité de l’administration Bush lors de l’ouragan Catrina qui ravagea la Nouvelle-Orléans. La prétendue “efficacité” des Républicains s’est alors trouvée gravement prise en défaut et cela a pesé lourd dans l’opinion américaine.
Ont pesé lourd également la non-signature des accords de Kyoto et le refus de prendre des mesures écologistes pour rendre l’industrie américaine moins polluante, alors que le public américain a pris conscience, lui aussi, que nous étions en train de détruire notre berceau planétaire. De sorte que l’administration américaine va repasser de la droite à la gauche, ce dont aucun libéral ne peut se réjouir, même si la gauche américaine est moins socialiste que la française. Car, sur le plan de l’économie, le gouvernement Bush avait pris un certain nombre de mesures positives, mais dont le bénéfice a été annulé par le coût exorbitant de la guerre irakienne.

Or, pour couronner le tout, voilà que Bush-la-Bévue envoie 20 000 soldats supplémentaires en Irak, ce qui est complètement idiot, car, de l’avis même de ses généraux, c’est 200 000 au moins qu’il faudrait pour avoir la moindre chance de redresser la situation. C’est donc un coup d’épée dans l’eau, que Bush et ses conseillers croient peut-être symbolique d’un refus de plier, mais qui en fait ne symbolise qu’un profond désarroi.

Bien sûr, comme je l’écrivais dans notre N° 571, les Américains ne peuvent pas quitter soudainement l’Irak en laissant derrière eux la guerre civile qu’ils ont allumée, avec en outre le risque de voir l’Iran s’annexer purement et simplement toutes les régions chiites de l’Irak. Il faut donc trouver une solution politique, et celle-ci ne peut être que la partition de l’Irak en trois républiques autonomes aussitôt reconnues par la communauté internationale. Mais il faudrait se dépêcher de mettre cette organisation en place avant que le chaos n’emporte tout.


Pierre Lance


Source


Je crois que l’on est porté, surtout en France, à surestimer l’intelligence. Lorsqu’on dit de quelqu’un : « Il est intelligent », on croit avoir tout dit. Grave erreur. Car un homme n’est pas dirigé par son intelligence ; tout au contraire, c’est lui qui la dirige. Elle n’est, comme le muscle, qu’un instrument au service de ses instincts. L’intelligence est une capacité ; ce n’est pas une vertu. Et je crois qu’on peut dire, en parodiant une célèbre sentence : « Intelligence sans vertu n’est que ruine de l’âme ».

 

Nos hommes politiques « présidentiables » sont tous intelligents, très intelligents, de quelque bord qu’ils soient. Mais le drame de l’homme politique, s’il est ambitieux - et comment ne le serait-il pas ? -, c’est que toute son intelligence est mobilisée dans un seul but : conquérir le pouvoir, puis le conserver le plus longtemps possible. Élaborer des stratégies, concocter des tactiques, éliminer des concurrents, désinformer, intoxiquer, tromper, mentir, trahir, telles sont les voies dans lesquelles il s’engage malgré lui, comme aspiré par l’obsession du pouvoir. Peut-il encore être propre en arrivant au but ? À l’issue d’une course semée d’embûches et parsemée de coups tordus, que reste-t-il de sa grandeur d’âme, s’il en avait une ? Que reste-t-il de son idéal, s’il en avait un ? Tout dépend de l’homme, me direz-vous. Sans doute. Eh bien voyons ce qu’il en fut.

Au cours du dernier quart de siècle, la France a eu deux Présidents : François Mitterrand et Jacques Chirac. Le premier ne fut sympathique à personne, le second le fut à tout le monde. Champions de deux camps opposés, ces deux hommes furent, du moins en apparence, aussi dissemblables que possible. Et si l’on demandait quel fut le plus hypocrite, le plus calculateur et le plus fourbe des deux, je crois qu’une écrasante majorité désignerait Mitterrand. Or, ce serait une erreur. Mais le pire, c’est que le plus fourbe des deux a fait la courte échelle à l’autre, de sorte que nous avons subi deux tricheurs en 25 ans. Triste France !


Un allié « objectif » de la gauche collectiviste


Car c’est Jacques Chirac qui fit délibérément élire François Mitterrand le 10 mai 1981. (Ce qui a été révélé dans le 3e tome des mémoires de Valéry Giscard d’Estaing récemment paru, mais aussi dans le remarquable documentaire de Patrick Rotman sur Chirac, diffusé sur FR2 les 23 et 24 octobre 2006.) Et Chirac fit cela dans le but d’éliminer Giscard d’Estaing et de rester ainsi le seul chef de la droite, en espérant sans doute faire tomber Mitterrand à l’élection suivante ou en comptant le paralyser avec une victoire du RPR aux législatives. Le résultat de ce beau calcul, c’est que nous avons eu quatorze ans de gabegie socialiste. Merci Monsieur Chirac !

Le 15 décembre 1995, Mitterrand, très malade, reçoit Giscard. Au cours de la conversation, Giscard lui pose une question au sujet du dîner secret qu’il eut avec Chirac, sur la demande de ce dernier, en octobre 1980, chez Édith Cresson. Et Mitterrand relate que Chirac lui a dit « Il faut nous débarrasser de Giscard ! ». Il ajoute : « Et je n’ai été élu que grâce aux 550 000 voix que m’a apportées Jacques Chirac au deuxième tour ». De fait, tous les militants du RPR avaient reçu la consigne de voter Mitterrand. Ce qui ne démontre pas seulement la duplicité de Chirac, mais aussi l’incroyable soumission de
ces militants-zombies, vrais godillots de la politique politicienne.

En 1965, De Gaulle avait dit à VGE : « Je n’ai pas l’intention de laisser la France entre les mains de François Mitterrand ». En 1973, Pompidou, très malade, confie à VGE qu’il ne compte pas briguer un second mandat et ajoute : « Mais il y a un cas où je suis décidé à me représenter : c’est s’il apparaissait que je sois le seul capable de battre Mitterrand ».

Ainsi, Jacques Chirac a trahi tour à tour : De Gaulle, dont il se réclame, Pompidou, dont il se dit le fils spirituel, Giscard, son allié politique, la droite tout entière, dont il se veut le champion, et enfin, ce qui est plus grave, la France elle-même, abandonnée durant des années aux divagations de la gauche collectiviste.
Cinq trahisons ! M’est avis que c’est beaucoup pour un seul homme, ainsi devenu le premier des Français, mais en éthique… le dernier.


Lance Pierre - mercredi 08 novembre 2006


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Il y a peu, « Le Monde », journal de gauche, consacrait deux pages aux affrontements entre « Rebeus » et « Renois », ce qui, traduit en français, veut dire affrontements entre maghrébins et Noirs.

À Marseille, des « Rebeus », selon toute vraisemblance, c’est-à-dire des maghrébins, ont aspergé d’essence enflammée une « Renoi », Mama Galledou, sénégalaise naturalisée française qui, dans la meilleure hypothèse, restera handicapée toute sa vie. Indignation générale justifiée. Je note cependant, à ce sujet, que l’assassinat, le 27 octobre 2005 de Jean-Claude Irvoas, en pleine rue et devant sa fille par des immigrés, « rebeus » et « renois », trafiquants de drogue, n’a donné lieu qu’à des manifestations du souvenir très discrètes. Monsieur Irvoas n’était ni « rebeu » ni « renoi ». Il était Français !

Ces drames, qui se succèdent, s’inscrivent dans un contexte de guerre civile qui fait que plusieurs départements échappent désormais à toute autorité. « Certains quartiers sont devenus des bantoustans, soumis aux lois des tribus, des mafieux, des barbus », écrit Yvan Rioufol dans « Le Figaro » du 27 octobre. Après les guets-apens tendus aux forces de l’ordre par les « rebeus » et les « renois », il faut savoir que lesdits « rebeus » et « renois » ne se contentent plus de brûler, chaque jour, des douzaines de voitures, ils veulent tuer. Les toits des immeubles des « quartiers sensibles », c’est-à-dire consacrés aux immigrés, sont surchargés d’objets lourds : plaques d’égout de 30 kg, vieilles machines à laver de 50 kg, parpaings de 15 kg pour jeter sur les forces de l’ordre qui, de plus, ont fait l’objet de tirs de chevrotines au calibre 12. Il faut savoir également qu’il ne serait pas difficile aux « jeunes » de se procurer des armes de guerres, fusils-mitrailleurs, lance-roquettes et explosifs pour voitures piégées. Parmi les six millions de musulmans de France, on compte pas mal d’islamistes ! Toujours est-il que le nombre des violences urbaines – celles qui ont été enregistrées – s’élève à 76 900 depuis le début de l’année, chiffre officiel. On devrait arriver en décembre à 100 000.

« C’est assurément intolérable », entend-t-on dire au plus haut niveau. « Les délinquants seront recherchés, trouvés et punis avec la plus grande sévérité ». Ce ne sont-là, hélas ! que des mots. C’est en réalité, le plus souvent, le contraire qui est recherché, tant les responsables politiques vivent dans la terreur d’une « bavure » qui mettrait le feu aux barils de poudre qui ne demandent qu’à exploser, et qui compromettrait les jeux électoraux en cours.

Les forces de l’ordre le savent bien. Elles savent que si l’un des policiers attaqués s’aventurait à utiliser son arme de service pour se défendre, il serait sanctionné par sa hiérarchie, risquerait d’être traîné devant les tribunaux et, à tout le moins, d’être révoqué. À vrai dire, policiers et CRS tiennent le plus souvent le rôle des quilles dans un bowling. D’où le mot d’ordre : surtout ne rien faire. J’ajoute qu’il n’est pas dans la vocation de la police de participer à des combats de rue. Elle n’est pas équipée pour cela.

Autre facteur inquiétant : l’analyse au sommet de l’État, où l’on s’entend dire que les « incidents » dans les quartiers « défavorisés » sont amplifiés par la presse, que l’immigration est maîtrisée. Tout au plus, regrette-t-on la « sous-représentation » des populations immigrées dans les arènes politiques. L’Afrique, d’où vient cette immigration à 80 %, reste un continent « prometteur », dont les peuples amis et francophones « font honneur à la France ». Aussi est-il souhaitable de leur expédier, à jet continu, les milliards d’euros soutirés sans vergogne de la poche des contribuables dont le nom, hélas ! commence bien mal !
Si vous vous insurgez contre cette formidable malhonnêteté officielle, et cette impuissance voulue, vous êtes taxé de « déclinologue », défaitiste et agent de l’étranger – l’étranger ne pouvant être que les États-Unis et non pas l’ex-grande Union Soviétique (dont le chef, ex-officier supérieur du KGB, vient d’être fait grand officier de la Légion d’honneur par Jacques Chirac en personne. Pourquoi ? Au nom des Droits de l’homme ?).

Comme ce même Président de la République espère bien obtenir un troisième mandat en 2007 – il ne pense qu’à cela – et qu’il n’est pas absolument exclu qu’il y parvienne, attendons-nous, car les mêmes causes produisent les mêmes effets, à une aggravation de la guerre civile, donc de l’insécurité, de la fiscalité et… de la méthode Coué.


Lambert Christian - mercredi 08 novembre 2006


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