| Juin 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | |||||
|
||||||||||
|
Selon un rapport publié hier, la fonte des glaces, phénomène alarmant qui témoigne du réchauffement de l'atmosphère, s'est accélérée ces dernières décennies |
| La situation est désormais critique. La banquise de l'Arctique a rétréci de 6 à 7 % en hiver et de 10 à 12 % en été au cours des 30 dernières années, a indiqué hier le rapport présenté par le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) à Tromsoe (nord de la Norvège), à la veille d e la Journée mondiale de l'environnement. La superficie des surfaces terrestres enneigées a également fondu de 7 à 10 % dans l'hémisphère Nord dans la période mars-avril au cours des trois ou quatre dernières décennies. Conséquence du réchauffement de l'atmosphère, la fonte des glaces a aussi pour effet d'accélérer le changement climatique. « La neige et la glace réfléchissent 70 à 80 % de l'énergie solaire tandis que l'eau l'absorbe. Si la neige et la glace continuent de fondre, cela va amplifier le réchauffement climatique », a expliqué Paal Prestrud, un des auteurs. « Quelque 6,5 milliards de personnes sur cette planète ont opté pour un mode de vie basé sur une certaine réalité. Cette réalité est en train de changer encore plus rapidement que prévu », a affirmé le directeur du PNUE, Achim Steiner. « Notre capacité à prédire le futur est diminuée » L'accélération du réchauffement climatique rend les évolutions futures plus imprévisibles. Ce processus « est d'une telle ampleur que notre capacité à prédire le futur est sérieusement diminuée, a-t-il ajouté. Cela signifie que le besoin de nous adapter au changement climatique est si considérable en termes de conséquences et de coûts économiques que nous devons agir dès maintenant ». Selon les chercheurs, environ 40 % de la population mondiale pourrait être affectée par le recul des surfaces enneigées et des glaciers en Asie. L'élévation du niveau des océans, liée à la fonte des glaces terrestres, engloutirait aussi des régions côtières et des îles entières, au Bangladesh et en Indonésie par exemple. Himalaya : glaciers en danger Les glaciers de l'Himalaya pourraient avoir disparu dans 50 ans, ont averti hier des experts internationaux réunis au Népal pour une conférence sur le réchauffement climatique. |
Le Progrès.fr
« Voici venir le temps des victimes. » Les parties civiles ont entamé hier leurs plaidoiries au procès du naufrage du pétrolier Erika, alignant les demandes de millions d'euros de dommages-intérêts.
Pour cette marée noire survenue en décembre 1999 sur les côtes atlantiques, la justice française a retenu quinze prévenus : l'affréteur Total et ses filiales, l'armateur du bateau, le gestionnaire, le capitaine, des membres des secours, et la société de classification, seule habilitée à délivrer les certificats de navigabilité.
Alexandre Varaut, avocat de la Vendée et d'une trentaine de communes sinistrées, s'est attaché à démontrer « la responsabilité de Total ». Jusqu'à présent, le géant pétrolier réfute toute implication, rejetant la sécurité de l'Erika sur la société de classification. Le défenseur a demandé dix millions d'euros pour la Vendée au titre de « dommage écologique », notion encore inconnue dans le droit français. Son confrère Xavier Delplanque a fait de même au nom du Morbihan. Les deux avocats ont dénoncé le monde du transport maritime international et son « brouillard de normes ». Les plaidoiries continuent aujourd'hui.
©2007 20 minutes
ENVIRONNEMENT 30/01/06
Reportage : Châlon-sur-Saône plus forte que Kyoto.- C.Laporte-Many
Invité de RTL soir, le maire UMP de Chalon-sur-Saône, Michel Alex : "La sensibilisation a beaucoup fonctionné".- H. Béroud
Châlon-sur-Saône, ville modèle en matière d'écologie
Châlon-sur-Saône plus forte que Kyoto. Le protocole du même nom, conclu en 1997 et entré en vigueur l'an passé, impose aux 34 pays signataires de réduire de 5,2% leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2010. Un objectif atteignable beaucoup plus rapidement, selon l'association écologique WWF, qui a opéré un test grandeur nature dans la ville bourguignonne pour le prouver. Verdict : en deux ans seulement, les émissions de gaz à effet de serre y ont chuté de 11%. Explications.
Moins 11 % d'émissions en deux ans
Châlon-sur-Saône, ou l'exemple d'une ville qui a mis en place des mesures pour aller au-delà des objectifs de Kyoto, en matière de protection de l'environnement. Engagée depuis 2002 dans un programme européen nommé Privilèges (Projet d'initiative des villes pour la réduction des gaz à effet de serre) avec le soutien de la Commission européenne, de l'Agence de développement et de maîtrise de l'énergie (Ademe) et du WWF-France, la cité bourguignonne a réussi à les diminuer de 11% en seulement deux ans. Et pourrait même atteindre les 20% en trois ans.
Des résultats largement supérieurs aux objectifs fixés par le protocole de Kyoto, conclu en 1997 par 34 pays industriels et entré en vigueur l'an passé : réduire de 5,2% les émissions de gaz à effet de serre, responsables du changement climatique, d'ici à 2010. Les résultats ont été certifiés par un cabinet privé indépendant, ICE, qui a effectué régulièrement les mesures.
Economies d'énergies dans de nombreux domaines
Pour afficher ces résultats, la ville de Châlon-sur-Saône, 52.000 habitants, s'est attaquée à de nombreux domaines. A commencer par l'éclairage : les ampoules des feux tricolores ont été remplacées par des diodes, donc de la lumière froide. Résultat : 80% d'économie d'énergie. Autre exemple : la ville a modernisé une partie de son réseau de chaleur urbain. 1.000 logements sont ainsi désormais chauffés grâce à une chaufferie à bois. Dans le domaine des transports, la mairie modernise son parc automobile. Elle remplace les véhicules essence et gazole qui arrivent en fin de vie par des voitures roulant au GPL et au gaz naturel. Et puis pour désengorger le centre-ville, un grand parking gratuit a été construit. De là, un petit bus électrique sillonne la ville. Il suffit de lever le pouce pour l'arrêter. Coût total du programme, près de 700.000 euros sur trois ans. La ville, elle, n'en débourse que 100.000.
Châlon, plusieurs fois primée pour ses efforts, échange aujourd'hui son expérience avec ses villes jumelles et d'autres en Europe, comme prochainement Göteborg, en Suède, et entend en 2006 étendre l'expérience à l'agglomération du Grand Châlon (38 communes, 108.000 habitants). Rappelons que l'Europe des Quinze, dont la France, doit réduire ses émissions de 8% d'ici 2012 par rapport à 1990, donc diminuer l'usage des énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz) qui représentent 75% de ces rejets réchauffant l'atmosphère.
G.F. avec C. Laporte-Many
Commentaires