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Ecologie/Environnement/Nature


Des traces et odeurs d'hydrocarbure ont été détectés dans la Combe de Favas, un ruisseau en contrebas d'un dépôt de la raffinerie Total de Feyzin, situé à Luzinay

Jeudi en fin de journée, une fuite sur le réseau d'eau servant à lutter contre l'incendie, au sein de l'annexe de la raffinerie de Feyzin, est détectée, à Luzinay (Isère). Trop d'eau, porteuse de traces d'hydrocarbures, est déversée dans la nature. « Les normes imposées par la direction régionale des installations classées ne sont pas dépassées, les analyses effectuées tous les mois le prouvent » assure Philippe Guichard, chef du département « environnement-sécurité-inspection-qualité » de la firme pétrolière, basée dans le Rhône. C'est la quantité d'eau, anormale, qui a entraîné la pollution. Car elle est chargée, dans la limite de ce qu'autorise la Drire, de quelques particules d'hydrocarbures. Qui n'ont que peu d'impact quand le filet dans la Combe de Favas est mince, mais qui commencent à être gênants quand le débit s'accélère comme c'est le cas du fait de la fuite sur le réseau d'incendie.
Dès l'anomalie détectée, les responsables de Total ont décidé de stopper tout rejet d'eau en provenance du dépôt. Depuis vendredi, des camions-citernes viennent pomper le surplus, trois à quatre fois par jour.
Dans le cours d'eau, des pompages ont été entrepris pour retirer l'eau souillée au plus vite. Mais le mal était déjà fait : l'essence s'est infiltrée dans les sédiments. « Nous allons proposer à la direction de l'agriculture et de la forêt de curer là où s'est possible » indique le spécialiste. « Ces travaux devront être entrepris le plus vite possible. Car s'il pleut, l'eau va à nouveau être polluée » ajoute Nathalie Lardière, la technicienne du syndicat des quatre vallées qui a, en collaboration avec deux associations, organisé la mobilisation en lien avec Total. Avec un objectif : éviter la propagation. Ce qui n'a pas empêché que samedi soir, la Sévenne dans laquelle se jette le ruisseau sali soit atteinte. Fin mai, les associations « Sévenne environnement » et les pêcheurs Gère-Rhône avaient adressé un courrier au géant du pétrole pour se plaindre des pollutions chroniques et des mauvaises odeurs d'essence.
« Le signalement était très flou » raconte Nathalie Lardière. Mercredi, c'est lors d'une réunion sur le terrain pour faire suite à cette lettre, que la réalité lui a sauté aux yeux. « Plus nous remontions vers les cuves, plus l'odeur était forte ». Jeudi, gendarmes, pompiers, élus et représentants de Total se sont retrouvés pour mettre en place les premiers barrages filtrants. Des prélèvements d'eau ont été effectués par les militaires et par Total.
« À titre personnel, parce que je suis technicienne de rivière chargée de protéger l'eau, mais aussi en tant que citoyenne », Nathalie Lardière dépose plainte. Même si elle salue « la prise de responsabilité de Total ».


Le Progrès.fr


Les pompiers grecs tentaient samedi pour la troisième journée consécutive de maîtriser l'incendie qui a ravagé le parc naturel du Mont Parnès, aux portes d'Athènes, et restaient mobilisés sur une dizaine de fronts à travers le pays, chauffé à blanc par une longue canicule.
Sur le Mont Parnès, un massif boisé à une trentaine de kilomètres au nord-ouest d'Athènes, "la situation est stabilisée mais il y a encore des fronts ouverts, il faut espérer que le vent, qui pour le moment souffle assez fort, va se calmer", a déclaré un porte-parole des pompiers.
Le ministre de l'Ordre public, Vyron Polydoras, a lui fait part d'une amélioration de la situation à l'issue d'une réunion dans la matinée avec le Premier ministre Costas Caramanlis.
"Nous espérons pouvoir placer le feu sous contrôle partiel", a-t-il affirmé, sous un ciel redevenu bleu, après avoir été la veille obscurci par un nuage de fumée accompagné d'une prégnante odeur de brûlé.
Cinq avions, deux hélicoptères, 210 pompiers et 300 soldats étaient mobilisés sur ce sinistre.
Selon un premier bilan de la télévision publique Net, quelque 2.500 hectares de forêts de pins sont partis en fumée depuis jeudi dans la zone, un des derniers poumons verts d'une capitale bétonnée et polluée.
Le parc, de 3.816 hectares, a été en grande partie détruit avait affirmé vendredi le chef des gardiens du site, George Amorgianiotis sur une autre télévision, tandis que la section grecque de WWF s'émeuvait d'un désastre écologique.
Les quotidiens estimaient samedi qu'il s'agissait d'un des pires sinistres de la dernière décennie, sous des photos en une de cadavres carbonisés de daims rouges, une des espèces abritées par le parc.
Accusé par l'opposition de n'avoir pas organisé une riposte assez rapide et efficace, M. Polydoras a affirmé que les autorités entameraient sans tarder la reforestation, et empêcheraient toute spéculation immobilière sauvage sur les zones sinistrées, une pratique très répandue en Grèce.
Le ministre a également fait état d'une stabilisation des fronts en Thessalie, au centre du pays, où deux hommes avaient péri piégés par les flammes mercredi, et dans la région touristique et boisée du Pilion, dans le nord-est de la Grèce.
Au total, 210 pompiers et 200 soldats, assistés de trois avions et deux hélicoptères, luttaient contre ces feux.
D'importantes forces restaient également mobilisées pour prévenir toute reprise sur 11 autres incendies à travers le pays, placés "sous contrôle" selon la cellule de coordination des pompiers.
Dans l'immédiat, aucun des sinistres ne menaçaient de zones habitées, a précisé ce service.
La vigilance était aussi de mise sur plus de la moitié sud-orientale du territoire, notamment en Crète et dans les îles du Dodécannèse, au vu d'une montée en puissance locale des vents annoncée par la météo, ont indiqué les services de la Protection civile.
Le pays avait commencé à flamber mercredi, alors qu'il suffoquait sous une canicule d'une durée exceptionnelle, qui a fait monter le mercure à plus de 45° et provoqué la mort de douze personnes.
Selon le gouvernement, plus de 300 foyers ont été enregistrés jusqu'à vendredi, en dépit d'un retour progressif des températures aux normes saisonnières, avec des maximales samedi autour de 30°.

Selon un rapport publié hier, la fonte des glaces, phénomène alarmant qui témoigne du réchauffement de l'atmosphère, s'est accélérée ces dernières décennies

La situation est désormais critique. La banquise de l'Arctique a rétréci de 6 à 7 % en hiver et de 10 à 12 % en été au cours des 30 dernières années, a indiqué hier le rapport présenté par le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) à Tromsoe (nord de la Norvège), à la veille d e la Journée mondiale de l'environnement.
La superficie des surfaces terrestres enneigées a également fondu de 7 à 10 % dans l'hémisphère Nord dans la période mars-avril au cours des trois ou quatre dernières décennies. Conséquence du réchauffement de l'atmosphère, la fonte des glaces a aussi pour effet d'accélérer le changement climatique. « La neige et la glace réfléchissent 70 à 80 % de l'énergie solaire tandis que l'eau l'absorbe. Si la neige et la glace continuent de fondre, cela va amplifier le réchauffement climatique », a expliqué Paal Prestrud, un des auteurs.
« Quelque 6,5 milliards de personnes sur cette planète ont opté pour un mode de vie basé sur une certaine réalité. Cette réalité est en train de changer encore plus rapidement que prévu », a affirmé le directeur du PNUE, Achim Steiner.

« Notre capacité à prédire le futur est diminuée »

L'accélération du réchauffement climatique rend les évolutions futures plus imprévisibles. Ce processus « est d'une telle ampleur que notre capacité à prédire le futur est sérieusement diminuée, a-t-il ajouté. Cela signifie que le besoin de nous adapter au changement climatique est si considérable en termes de conséquences et de coûts économiques que nous devons agir dès maintenant ». Selon les chercheurs, environ 40 % de la population mondiale pourrait être affectée par le recul des surfaces enneigées et des glaciers en Asie. L'élévation du niveau des océans, liée à la fonte des glaces terrestres, engloutirait aussi des régions côtières et des îles entières, au Bangladesh et en Indonésie par exemple.


Himalaya : glaciers en danger

Les glaciers de l'Himalaya pourraient avoir disparu dans 50 ans, ont averti hier des experts internationaux réunis au Népal pour une conférence sur le réchauffement climatique.
Les glaciers de la chaîne, qui s'étend sur 2 400 km à travers le Pakistan, l'Inde, la Chine, le Népal et le Bhoutan, alimentent neuf des plus grands cours d'eau d'Asie, dont dépendent 1,3 milliard d'habitants. Les températures dans cette région ont crû dans une fourchette de ,15 degré à ,6 degré tous les dix ans au cours des trente dernières années. Sous l'effet de la fonte des glaces, les lacs de montagne gonflent, menaçant de déborder. Pour preuve, en 1950, il n'y avait qu'une douzaine de lacs répertoriés au Népal. Selon un recensement récent, il y en a désormais 2 400.

Le Progrès.fr


« Voici venir le temps des victimes. » Les parties civiles ont entamé hier leurs plaidoiries au procès du naufrage du pétrolier Erika, alignant les demandes de millions d'euros de dommages-intérêts.

Pour cette marée noire survenue en décembre 1999 sur les côtes atlantiques, la justice française a retenu quinze prévenus : l'affréteur Total et ses filiales, l'armateur du bateau, le gestionnaire, le capitaine, des membres des secours, et la société de classification, seule habilitée à délivrer les certificats de navigabilité.

Alexandre Varaut, avocat de la Vendée et d'une trentaine de communes sinistrées, s'est attaché à démontrer « la responsabilité de Total ». Jusqu'à présent, le géant pétrolier réfute toute implication, rejetant la sécurité de l'Erika sur la société de classification. Le défenseur a demandé dix millions d'euros pour la Vendée au titre de « dommage écologique », notion encore inconnue dans le droit français. Son confrère Xavier Delplanque a fait de même au nom du Morbihan. Les deux avocats ont dénoncé le monde du transport maritime international et son « brouillard de normes ». Les plaidoiries continuent aujourd'hui.


©2007 20 minut
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La stratégie de la pastèque est bien connue. Elle a été expliquée des dizaines de fois au travers du monde. J’ai envisagé, voici quelques années, de lui consacrer un livre qui serait venu prolonger « Écologie et liberté », le recueil que j’ai élaboré autrefois avec Max Falque, conseiller international en environnement.

C’eût été une façon d’enfoncer le clou : Max et moi avions tout dit à l’époque, et il était inutile d’y revenir en détails. C’eût été une façon de dire aussi qu’un clou n’est jamais enfoncé dans un contexte où rumeurs et superstitions prennent le pas sur la connaissance. J’ai renoncé provisoirement à écrire le livre, mais il est évident que la stratégie de la pastèque se poursuit. On se dit vert, mais le rouge totalitaire est juste en dessous de la surface. Souvenez-vous.

Voici trente ans, on nous disait d’un air grave et catastrophé que la population mondiale allait exploser et que l’explosion entraînerait des famines jusque dans les banlieues de Paris, de Londres et de New York, que toutes les matières premières allaient disparaître au cours des années 1980, ce qui nous conduirait à une pénurie abominable, et que les dérèglements climatiques allaient créer un « refroidissement global » dont les conséquences seraient que, la Côte d’Azur ressemblerait à la Laponie. Ceux qui disaient tout cela nous demandaient de consommer et de produire très peu, et de nous soumettre à un grand ordre planiste.

Depuis, la population n’a pas explosé, les famines prévues n’ont pas eu lieu, les matières premières n’ont pas disparu, le refroidissement global n’est pas survenu, mais cela n’a eu aucune importance : les mémoires sont très courtes, la connaissance est plus que jamais vaine. Il est donc possible de repartir pour un tour.

Quand bien même on parle encore ici ou là de famines, de surpopulation, de pénuries, quand bien même, le temps d’un film fantastique, on montre New York sous la glace, on évite de trop se répéter. On renouvelle le stock d’inquiétudes. On parle donc de menaces pour la « biodiversité », de « trou dans la couche d’ozone », et, d’une façon de plus en plus lancinante, du fameux réchauffement global dû aux activités polluantes de l’abominable espèce à laquelle nous appartenons. Dans la foulée (comme c’est étrange), on nous demande de moins consommer, de moins produire, et on nous propose un grand ordre planiste où se mêlent taxes supplémentaires, propagande dès l’école primaire et à la télévision, restrictions de la liberté de parole, de décision, d’entreprise, abolition totale ou partielle du droit de propriété. On réunit à grands frais des « sommets » tels celui de Nairobi, voici peu. On rémunère des scientifiques domestiqués pour qu’ils tiennent le discours qu’on attend d’eux, quitte à leur demander au passage d’occulter des données gênantes que le grand public ne saurait voir.

Il est fort vraisemblable qu’il ne restera rien de tout cela dans quelques décennies, comme il ne reste rien aujourd’hui des inquiétudes précédentes. Il est à craindre que s’il reste quelque chose de tout cela, ce soit des décisions ineptes qui auront conduit l’Europe davantage encore sur la voie du suicide. Le fait que Monsieur Hulot et sa cohorte poussent les Français vers l’auto-flagellation peut détériorer l’économie française. Que le rapport Stern puisse conduire la Grande Bretagne dans la même direction que la France me paraît moins probable. Que les inepties débitées par Al Gore dans un film puissent pousser les États-Unis vers la destruction me paraît moins probable encore.

Ce qui me paraît totalement exclu est que la Chine ou l’Inde cassent leur avancée vers le développement.
Ce qui me semble absolument criminel est que les bobos européens semblent dire à tous ceux qui crèvent sans électricité et sans technologies qu’ils n’ont qu’à crever, au nom de la « nature ».

Ceux qui veulent savoir comment le climat fluctue et en quoi cela n‘a fondamentalement rien à voir avec les activités humaines peuvent lire les analyses détaillées de Dennis Avery et Fred Singer (« Unstoppable Global Warming : Every 1500 Years », Rowman & Littlefield, 2006).
Les autres peuvent écouter Nicolas Hulot, acheter un vélo, et faire leurs provisions de riz complet.


Guy Millière


Source


Qu'en pensez-vous ? Le débat est ouvert.

ENVIRONNEMENT 30/01/06

 

Reportage : Châlon-sur-Saône plus forte que Kyoto.- C.Laporte-Many

 

Invité de RTL soir, le maire UMP de Chalon-sur-Saône, Michel Alex : "La sensibilisation a beaucoup fonctionné".- H. Béroud

 

Châlon-sur-Saône, ville modèle en matière d'écologie

 

Châlon-sur-Saône plus forte que Kyoto. Le protocole du même nom, conclu en 1997 et entré en vigueur l'an passé, impose aux 34 pays signataires de réduire de 5,2% leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2010. Un objectif atteignable beaucoup plus rapidement, selon l'association écologique WWF, qui a opéré un test grandeur nature dans la ville bourguignonne pour le prouver. Verdict : en deux ans seulement, les émissions de gaz à effet de serre y ont chuté de 11%. Explications.

 

Moins 11 % d'émissions en deux ans

 

Châlon-sur-Saône, ou l'exemple d'une ville qui a mis en place des mesures pour aller au-delà des objectifs de Kyoto, en matière de protection de l'environnement. Engagée depuis 2002 dans un programme européen nommé Privilèges (Projet d'initiative des villes pour la réduction des gaz à effet de serre) avec le soutien de la Commission européenne, de l'Agence de développement et de maîtrise de l'énergie (Ademe) et du WWF-France, la cité bourguignonne a réussi à les diminuer de 11% en seulement deux ans. Et pourrait même atteindre les 20% en trois ans.

 

Des résultats largement supérieurs aux objectifs fixés par le protocole de Kyoto, conclu en 1997 par 34 pays industriels et entré en vigueur l'an passé : réduire de 5,2% les émissions de gaz à effet de serre, responsables du changement climatique, d'ici à 2010. Les résultats ont été certifiés par un cabinet privé indépendant, ICE, qui a effectué régulièrement les mesures.

 

Economies d'énergies dans de nombreux domaines

 

Pour afficher ces résultats, la ville de Châlon-sur-Saône, 52.000 habitants, s'est attaquée à de nombreux domaines. A commencer par l'éclairage : les ampoules des feux tricolores ont été remplacées par des diodes, donc de la lumière froide. Résultat : 80% d'économie d'énergie. Autre exemple : la ville a modernisé une partie de son réseau de chaleur urbain. 1.000 logements sont ainsi désormais chauffés grâce à une chaufferie à bois. Dans le domaine des transports, la mairie modernise son parc automobile. Elle remplace les véhicules essence et gazole qui arrivent en fin de vie par des voitures roulant au GPL et au gaz naturel. Et puis pour désengorger le centre-ville, un grand parking gratuit a été construit. De là, un petit bus électrique sillonne la ville. Il suffit de lever le pouce pour l'arrêter. Coût total du programme, près de 700.000 euros sur trois ans. La ville, elle, n'en débourse que 100.000.

 

Châlon, plusieurs fois primée pour ses efforts, échange aujourd'hui son expérience avec ses villes jumelles et d'autres en Europe, comme prochainement Göteborg, en Suède, et entend en 2006 étendre l'expérience à l'agglomération du Grand Châlon (38 communes, 108.000 habitants). Rappelons que l'Europe des Quinze, dont la France, doit réduire ses émissions de 8% d'ici 2012 par rapport à 1990, donc diminuer l'usage des énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz) qui représentent 75% de ces rejets réchauffant l'atmosphère.

 

G.F. avec C. Laporte-Many

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