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Une équipe d'aventuriers japonais a affirmé lundi avoir découvert des empreintes de pas attribuées au mythique yéti qui rôderait dans les montagnes de l'Himalaya entre le Népal et le Tibet.
"Les empreintes mesuraient environ 20 centimètres de long et ressemblaient à celles d'un être humain", a déclaré à l'AFP à Katmandou Yoshiteru Takahashi, chef du Programme Yéti du Japon.
M. Takahashi était de retour avec ses sept comparses de leur troisième mission longue de 42 jours sur le Dhaulagiri IV (7.661 mètres d'altitude) à la recherche de la légendaire créature. Ils n'ont cependant pas réussi à filmer le yéti, ce qui était normalement leur objectif.
"Nous nous rendons dans l'Himalaya depuis des années et nous sommes capables de reconnaître des empreintes d'ours, de daim, de loup ou de léopard des neiges et ce que nous avons vu n'était rien de toute cela", a assuré le Japonais.
Cette bête, mi-homme, mi-singe, excite depuis des décennies l'imaginaire d'aventuriers étrangers, surtout occidentaux: en décembre dernier une équipe de télévision américaine était aussi redescendue des pentes de l'Everest, entre le Népal et le Tibet, en annonçant avoir trouvé des traces de pas du yéti.
"Nous restons convaincus qu'il existe. Grâce aux empreintes et aux histoires que les habitants nous racontent, nous sommes sûrs que ce n'est pas de l'imagination", a insisté M. Takahashi.
L'alpiniste Reinhold Messner, qui a gravi à de nombreuses reprises des sommets de l'Himalaya et a cru en 1986 avoir aperçu la bête, a conclu en 1998 dans son livre "Ma quête du yéti" que l'animal n'existait que dans l'imagination des gens qui le confondent avec l'ours brun de l'Himalaya.
AFP
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H²O. La présence de cette molécule, si commune sur Terre, a été une fois pour toute confirmée à la surface de Mars par les analyses réalisées sur place par l'atterrisseur Phoenix, a annoncé la Nasa.
«Nous avons (trouvé) de l'eau», a déclaré William Boynton, responsable des opérations d'un des détecteurs qui bardent la sonde envoyée sur le sol martien par la Nasa. «Nous avions déjà vu des preuves de cette eau gelée grâce aux observations de l'orbiteur Mars Odyssey et à la disparition des morceaux de glace observée le mois dernier (voir ce phénomène en image). Mais c'est la première fois que de l'eau martienne a été touchée et analysée» directement.
Les scientifiques cherchent désormais à « comprendre l'histoire de la glace (martienne), en essayant de savoir si elle a déjà fondu, et en fondant a créé un environnement liquide qui modifie le sol, en change la chimie », a souligné Peter Smith, chef des chercheurs scientifiques de la mission. Selon lui, deux précédentes analyses ont montré la présence dans le sol martien de nutriments comme «du sodium, du potassium, du magnésium, des chlorures, toutes ces choses que nous trouvons dans notre propres corps et qui sont importantes pour (que se développe) la vie».
«Toutefois, nous n'avons pas encore mis en évidence de matières organiques», qui établiraient formellement la présence de vie sur Mars, a-t-il souligné. «A travers cela, nous espérons aussi apporter des réponses à la question de savoir s'il y a une zone habitable sur mars, où il y aurait de l'eau (sous forme liquide) de temps en temps et des matières qui sont les ingrédients de base de formes de vie», a-t-il ajouté.
«La mission a déjà atteint ses objectifs minimaux, et nous sommes tout près d'atteindre tous les objectifs», selon la Nasa. Phoenix est jugée « très fructueuse » par l'agence spatiale américaine. La sonde fonctionne « parfaitement » et dispose de suffisamment d'énergie pour s'offrir un supplément de séjour sur la planète rouge. En conséquence, sa mission vient d'être prolongée jusqu'au 30 septembre, soit une rallonge de cinq semaines.
»EN IMAGES : Mars vu par la sonde Phoenix
Le Figaro
L’Europe a de la fuite dans les idées. Des inquiétudes s’expriment fréquemment sur l’expatriation des « cerveaux » vers l’étranger, en particulier les Etats-Unis. Le Vieux continent ne saurait pas retenir ses meilleurs talents alors qu’il supporte le coût de leurs formations.
Une étude du Centre d’études prospectives et d’informations internationales (CEPII) vient de nouveau accréditer ce phénomène. En observant les statistiques des recensements américains, elle constate que l’expatriation européenne, bien que faible, est en augmentation. Les expatriés sont, en outre, plus instruits que la moyenne et cette sur-représentation des plus diplômés est-elle aussi en progression.
Pourtant, en Europe, comme aux Etats-Unis, la principale source de création de richesse réside désormais « dans les savoirs et les compétences, davantage que dans les ressources matérielles », rappelle l’auteur de l’étude, Ahmed Tritah . A l’instar des biens et des services, la demande pour ces compétences et ces talents s’adresse à un marché de plus en plus globalisé et concurrentiel. L’enjeu est d’importance. Aussi suscite-il fréquemment des mises en garde.
En France, un rapport de la commission économique du Sénat s’était penché sur la question. A l’échelle du continent, le troisième rapport européen sur les sciences et les technologies observait déjà que l’Europe forme un grand nombre de diplômés de l’université, de docteurs et d’étudiants en formation post-doctorale, mais qu’un nombre important d’entre eux allaient exercer leurs talents ailleurs. Au risque de compromettre l’objectif, fixé par le Conseil européen de Lisbonne, de faire de l’Europe l’économie fondée sur le savoir la plus compétitive au monde.
L’étude du CEPII a exploité les données des quatre recensements américains effectués entre 1980 et 2006. Que constate-t-elle précisément ? Dans tous les grands pays européens, à l’exception de l’Italie, les taux d’expatriation augmentent. Plus de la moitié des expatriés européens sont d’origine allemande ou anglaise. Avec respectivement 0,3% et 0,4% des 25-64 ans expatriés aux Etats-Unis en 2006, l’Espagne et la France ont les taux les plus faibles d’Europe, dont la moyenne est de 1,1%. Mais ce sont ces deux pays qui connaissent la plus forte progression relative. Entre la cohorte de 1981-1990 et celle arrivée aux Etats-Unis entre 1996 et 2006, le taux d’expatriés français a augmenté de 77%.
En outre, cette émigration est de plus en sélective, concernant davantage les plus diplômés. La sélectivité est d’autant plus grande que le niveau moyen d’études de la population est faible. Ainsi, au Portugal, les expatriés aux Etats-Unis ont suivi un nombre d’années d’études près de deux fois plus élevé que leurs compatriotes. Et la sur-représentation des plus diplômés est systématiquemet plus forte pour les cohortes d’émigrants les plus récentes, Royaume-Uni excepté.
Concernant les seuls chercheurs, leur taux d’expatriation est partout sensiblement plus élevé pour la cohorte 1991-2000 que pour la cohorte précédente. Mais c’est en France que ce ratio reste le plus faible : seul 1,5% des chercheurs ont émigré aux Etats-Unis entre 1991 et 2000.
Cette étude du CEPII invite à mettre en perspective cette fuite des cerveaux européens et les objectifs non tenus de la stratégie de Lisbonne. En mars 2000, le Conseil européen, réuni dans la capitale portugaise, avait appelé à augmenter les dépenses de recherche et développement au sein de l’Union. A la fin des années 90, celles-ci atteignaient en moyenne 1,8% du PIB dans l’UE à 15. L’objectif était de les porter à 3% du PIB en 2010. Or dans la majeure partie des Etats membres, ce ratio n’a guère augmenté et reste inférieur à 2%.
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Des restes d'enfants-guerriers celtes viennent d'être étudiés par Yannick Ricard, chirurgien paléopathologiste (CHU d'Amiens), dans le
cadre de recherches menées sur le site de Ribemont-sur-Ancre, dans la Somme. Une dizaine de milliers de Gaulois Ambiens et Armoricains s'y sont affrontés en 260 avant J.-G, (lire
Sciences et Avenir n° 662 avril 2002). 10% des vestiges humains retrouvés dans un enclos rituel de 40 mètres de diamètre se sont révélés être des os d'adolescents âgés de 12 à 15 ans.
«Nous avions déjà des soupçons sur la participation de très jeunes hommes dans les batailles, mais ces résultats nous en apportent la preuve. Une dépouille d'enfant-guerrier, inhumé avec des
armes adaptées à sa taille, avait déjà été exhumée en Seine-et-Marne, a Barbey, en 2000», précise Jean-Louis Brunaux, archéologue du CNRS en charge du gisement de Ribemont. Si cette
estimation ne concerne pour l'instant que l'étude limitée d'un sanctuaire sacré d'une quarantaine de corps, les travaux d'analyses doivent être prochainement étendus à l'ensemble du site «où
ont été mis au jour des constructions macabres de tibias, d'os iliaques et autres témoignages de démembrements violents». D'après Plutarque et Xénophon, à Sparte, jusqu'au
IIeobéir, supporter, vaincre» était le mot d'ordre selon lequel les enfants mâles étaient éduqués. Entrés à 7 ans dans la vie militaire, ils étaient envoyés à 12 ans au
combat. Cette pratique aurait donc été aussi en usage chez les Celtes. siècle avant J.-C., «
Bernadette Arnaud
Morte il y a 2500 ans, cette femme aux traits «europoïdes» fait partie d'un ensemble de momies découvertes en Chine sur le site de Djoumboulak Koum (ci-contre). Le visage, à l'origine enveloppé d'un suaire de laine rouge, est surmonté d'un diadème de cuivre. A gauche, une reconstitution de ses riches vêtements.
L'Homme aux pantalons brodés
Cet homme à la pelisse ornée d'appliques en cuir teint portait un pantalon paré de médaillons brodés. Le motif est issu de la tradition de la steppe. Le visage était, comme celui des autres momies, recouvert d'un suaire rouge.
Le Xinjiang, «nouvelle frontière» de l'archéologie
L'actuelle province du Xinjiang a été baptisée la «Nouvelle Frontière» en 1884 sous la dynastie Qing (1644-1911), la dernière à avoir régné sur la Chine. Elle a été incorporée à la Chine populaire en 1949 après une brève période d'indépendance sous le nom de république du Turkestan oriental. Peuplée majoritairement d'Ouïgours, une ethnie turcophone arrivée au XIe siècle depuis la Mongolie, elle a toujours été à la croisée des grands Empires sédentaires (Chine, Inde, Perse)... C'est par ses multiples voies d'accès que passaient au début de notre ère les différentes routes de la soie, et, bien avant elles, d'autres demeurées sans nom, empruntées par des populations dont on commence à retrouver les traces.
Vaisseaux du désert
Les caravanes de chameaux sont le seul moyen de transport dans la vallée de la Keriya. Et comme ici, en décembre 2001, à proximité de Djoumboulak Koum, elles ont servi à rapporter les momies sorties des sables vers l'Institut archéologique d'Urumqi.
Le Supplicié
Plusieurs sujets «suppliciés» ont fait l'objet d'une étude médico-légale permettant de restituer en partie le processus de leur mise à mort. En haut, à gauche, Eric Crubezy (université Paul-Sabatier, Toulouse) procède à l'examen d'une momie. Dans le cas de ce jeune homme d'environ 14 ans, à droite, des lésions ont été provoquées par des coups de pique, de hache... Ses jambes fracturées ont aussi subi des coups.
Sur la piste des anciennes oasis
Quand la Chine ouvre ses portes au début des années 1990, Corinne Debaine-Francfort, venue dès 1986 dans le cadre d'un échange franco-chinois, se retrouve propulsée à la tête de la première mission archéologique étrangère autorisée à travailler dans le pays. Objectif, l'exploration du Xinjiang longtemps fermée aux étrangers et page blanche sur la carte archéologique. Il s'agit de comprendre les mécanismes de peuplement ancien de cette province grande comme trois fois la France.Corinne Debaine-Francfort sait grâce à des écrits chinois anciens, ceux d'explorateurs occidentaux de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, ou encore à des découvertes effectuées dans les années 1980, que le terrible désert n'a pas toujours été si aride. Que des populations y vivaient jadis. D'ailleurs, entre 1898 et 1930, les explorateurs et savants suédois Sven Hedin et Folke Bergmann avaient signalé la présence de sites archéologiques sous les sables, dans la région centrale du Xinjiang et la vallée de la Keriya (voir carte ci-contre). Corinne Debaine- Francfort et ses collègues décident donc d'explorer le réseau hydrographique ancien de cette rivière à deltas endoréiques - dont les eaux se perdent dans les sables, et qui autrefois reliait les oasis du sud à celles du nord du Takla- Makan. Dès 1991, avec l'aide du CNRS, du ministère des Affaires étrangères et du Bureau du patrimoine chinois, des missions d'exploration conjointes se mettent en place le long du fleuve fossile pour y retrouver d'antiques oasis. L'expérience va se révéler éprouvante. Les températures sont extrêmes. Les chercheurs doivent apprendre à lire les paysages, à deviner au milieu des dunes gigantesques les traces des anciens cours fossiles, les restes de terrasses, les vestiges de forêts mortes. Heureusement, ils disposent d'images satellite... Après de longs efforts, la cité de Karadong signalée par Sven Hedin et deux sanctuaires bouddhiques du IIIe siècle sont exhumés entre 1993 et 1994. Toutefois, si la méthode porte ses fruits, les sites sont récents et appartiennent aux périodes historiques. «Ce qu'on voulait trouver, c'était les occupations plus anciennes. Il nous fallait comprendre la façon dont la désertification avait évolué. On voyait bien sur les images satellites que les deltas avaient régressé et qu'ils s'étaient déplacés du nord-ouest vers le sud-est, chassés par le lent soulèvement tectonique du Pamir. En fait, pour aller vers l'ancien, il fallait s'enfoncer dans le désert.» Ainsi, plusieurs années durant, explorations et prospections vont se succéder le long des antiques deltas. A dos de chameau ou à pied, car les véhicules ne passent pas. C'est ainsi qu'en 1994, 41 km plus avant dans le désert, surgissent des dunes les premiers v e s tig e s d'un e ci té en fouie . Elle s er a b aptis é e du nom ouïgour de Djoumboulak Koum, «les sables ronds». C'est de là que sortiront, après sept années de fouilles, les premières momies.
Bernadette Arnaud

Etoile de la mort à 8000 années-lumière
L’étoile double WR104, située à 8000 années-lumière de la Terre, dans la constellation du Sagittaire, est constituée de deux étoiles massives en rotation l’une autour de l’autre. Ces deux étoiles ont atteint le dernier stade d’évolution avant leur explosion, qui se manifestera par l’émission d’une gigantesque bouffée de rayons gamma. Le phénomène peut se produire à n’importe quel moment lors des 100 000 prochaines années.
Pire, en observant WR104 pendant prés de 6 ans à l’aide du télescope Keck de Hawaii (Etats-Unis), les astronomes australiens viennent de s’apercevoir que la trajectoire de ce rayon de la mort a de fortes chances de croiser celle de notre planète.
Découvertes dans les années 60, les bouffées de rayons gamma sont parmi les phénomènes cosmiques les plus destructeurs. Certains chercheurs pensent même qu’ils sont responsable de la deuxième extinction de masse qui a touché la Terre il y a 450 millions d’années. En fait, si un sursaut gamma frôlait la Terre, il ne nous tuerait pas forcément immédiatement, mais, en ionisant les gaz de l’atmosphère, il provoquerait une destruction étendue de la couche d’ozone qui nous protège des UV et une acidification des pluies destructrice pour les végétaux.
"Il n'y a rien qui nous permet de nier l'existence d'Objets volants non identifiés (Ovni) et d'une forme de vie qui les contrôle", a déclaré à la presse Shigeru Ishiba (Parti Libéral Démocrate, droite), précisant qu'il s'agissait d'une opinion personnelle.
Le ministre a déclaré vouloir étudier comment les Forces d'auto-défense (FAD) pourraient réagir au cas où des soucoupes volantes apparaîtraient. Au nom de la constitution pacifiste du Japon, ces troupes ne sont autorisées à intervenir que si le pays est menacé d'invasion par un Etat étranger ou pour des opérations limitées à l'extérieur.
"Dans les films Godzilla, les FAD sont mobilisées", a-t-il remarqué, s'étonnant que rien n'ai été fait jusque-là pour fixer un "cadre légal" en cas d'invasion extra-terrestre.
Ces commentaires du ministre sont intervenus deux jours après une sortie surprenante du numéro deux et porte-parole du gouvernement, Nobutaka Machimura, qui s'est dit "absolument persuadé" de l'existence des Ovni.
M. Machimura contredisait, "à titre personnel", une résolution officielle adoptée dans la journée en Conseil des ministres, et dans laquelle le gouvernement ne "confirmait pas l'existence d'+objets volants non identifiés qui seraient venus de l'espace+", à la suite d'une question d'un sénateur.
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