REBONDS L’intrigue d’Inglourious Basterds est ornée par les oxymores. Le film de Tarantino bat en brèche le manichéisme primaire. Du début à la fin, le long métrage s’évertue à associer le mal avec le bien, le bon au méchant, le blanc est rapproché du noir. Les personnages, qu’ils soient allemands, français ou juifs, sont à la fois anges et démons.
Des personnages schizophrènes.
On y trouve, bien entendu, les Allemands nazis (le premier d’entre eux : Hitler), d’une part, et de l’autre, des Allemands pacifistes (Bridget Von Hammersmark et l’officier allemand
insubordonné en sont les illustrations parfaites). La délation est confrontée à l’hospitalité : les rumeurs en provenance de Vichy s’opposent, alors, à la plaidoirie en faveur de la famille
de Shosanna Dreyfus (Chapitre 1 - 1ère scène : particulièrement pesante, âmes sensibles s’abstenir). Les Basterds, tout aussi sanguinaires que les soldats du troisième Reich, prennent un
malin plaisir à se faire justice soi-même. Le génie de Quentin Tarantino est, donc, d’avoir réussi à mettre en scène des personnages schizophrènes et non moins humains : du côté pile,
diable, du côté face, Dieu. Vice-versa.
Le bien et le mal se confondent.
Hitler est, ainsi, humanisé de manière déconcertante. De même que le Colonel Landa, détective SS chargé d’éliminer toutes les familles juives de France. Christoph Waltz (prix d’interprétation masculine à Cannes 2009) fait preuve du même cynisme en assassinant la famille de Shosanna Dreyfus (Mélanie Laurent), que celui manifesté par le lieutenant Aldo Raine (Brad Pitt) lorsqu’il tue l’officier allemand et s’occupe ensuite de Landa, après l’avoir désarmé en tout bien tout au honneur. Les rôles de ces deux personnages sont interchangeables de la première scène à la dernière scène. Le premier pourrait être à la place du deuxième. Ça marche aussi dans le sens inverse.
Inglourious Basterds : vitrine artistique. Par conséquent, Inglourious Basterds fait office de vitrine artistique de Quentin Tarantino. Hormis ce mariage entre le noir et le blanc (d’où, d’ailleurs, le choix du genre : comédie dramatique), les conversations interminables, la soif de vengeance et le déferlement de violence caractérisent la signature tarantinesque. A l’instar de Reservoir Dogs, la première scène de violence d’Inglourious Basterds s’ouvre en musique. En comparaison avec Pulp fiction, la réplique de Brad Pitt (le lieutenant Aldo Raine) "tu vas le garder ton uniforme nazi ! Moi je veux que les nazis gardent leurs uniformes pour que je les reconnaisse." ressemble au monologue de Samuel Jackson (lors du premier coup de Vincent Vega et de Jules Winnfield). Enfin, en guise de clin d’œil à Jackie Brown, Shosanna Dreyfus ôte la vie de "son" bureau. Evidemment, ce nouveau film de Tarantino est parsemé d’une kyrielle de références en hommage à l’ensemble de son œuvre.
Pas le meilleur. Néanmoins, Inglourious Basterds est quelque peu en deçà de ses réalisations antérieures. Force est de constater que, ce long métrage est exagérément non linéaire. En d’autres termes, il manque cruellement de fil conducteur. Pour palier à cette lacune, il aurait peut-être fallu des dialogues poignants (pièce maîtresse de Tarantino). On passe, au quart de tour, du chaud au froid : des scènes dramaturgiques aux scènes d’action. Et ce, sans véritables transitions. En somme, une tache d’huile qui gâche l’aspect théâtral du film. Par exemple, le soulèvement anti-nazi est totalement partialisé. Un brin de rigueur historique n’aurait pas défiguré l’esprit du script. Tout au contraire. Ainsi, les alliés (les Basterds, Shosanna Dreyfus, Bridget Von Hammersmark, l’agent secret british démasqué, etc.) auraient tenu les mêmes lignes donnant droit à une scène commune. Inglourious Basterds se termine abruptement laissant le spectateur sur sa faim.
La magie selon Tarantino. Mais ceci est, vraisemblablement, l’astuce trouvée par Quentin Tarantino pour s’adresser aux spectateurs. Sa façon de dire : la vengeance est un plat qui se mange froid, ne procurant qu’un bonheur éphémère, aussi court que la durée de projection d’un long métrage. C’est, semble-t-il, la morale de l’histoire. Après tout, ce n’est que du cinéma. Et il y a que la performance artistique qui compte. Finalement, l’histoire racontée n’est qu’un prétexte propice à l’existence d’un film. Quoiqu’il en soit, c’est la conception de Tarantino. C’est pourquoi, il préfère parodier la seconde guerre mondiale au lieu de pleurer. Le moins que l’on puisse dire, Inglourious Basterds est une comédie très réussie. Ce qui fait de son réalisateur le génie du storytelling : l’art de raconter les histoires. Comme quoi, tout n’est pas noir dans l’Entertainment. Un mal nécessaire : on revient sur les oxymores. Inglourious Basterds n’est, sans doute, pas le meilleur mais c’est du Tarantino pure souche (désolé de reprendre l’expression des perdus en quête d’identité).
JDD
Les studios Marvel se sont enfin décidés. Natalie Portman sera Jane Foster, le premier amour de «Thor» dans une superproduction réalisée par l’Anglais Kenneth
Branagh.
De «Léon» à «Thor». Aujourd’hui âgée de 28 ans, la divine Natalie Portman a été choisie pour incarner le rôle de Jane Foster, une infirmière amoureuse de son Dieu viking déchu de l’Asgard, le fameux «Thor». De nombreuses actrices convoitaient le personnage, d’autant que la possibilité d’une suite, en cas de succès du premier épisode, laisse présager d’un cachet conséquent. Natalie Portman vient compléter un casting déjà bien établi. On retrouvera ainsi l’acteur-réalisateur anglais Kenneth Branagh («Hamlet») derrière la caméra, Chris Hemsworth («Star Trek») et le quasi-inconnu Tom Hiddleston, dans le rôle de Loki, demi-frère et ennemi juré de notre super-héros
Les studios Marvel ont annoncé une relecture contemporaine du comic-book créé au début des années 60 par Stan Lee et Jack Kirby. Dans celui-ci, on suivait le Dr Donald Blake, avatar humain de Thor, qui retrouvait peu à peu la mémoire et ses pouvoirs en découvrant son marteau Mjolnir. Tout en séduisant la belle Jane Foster, une infirmière qui ne sait rien de son statut divin, il intégrait les Vengeurs, une «équipe» de super-héros que Marvel veut porter sur grand écran. Le tournage du film débutera en effet au début de l’année 2010 pour une sortie déjà programmée au 20 mai 2011, soit quelques mois avant «Captain America», programmé pour le 22 juillet de la même année. Le 4 mai 2012 sortira enfin «The Avengers», («Les Vengeurs» en version française), avec Iron Man, Hulk, Captain America, Thor et quelques amis…
L'acteur australien Chris Hemsworth
L'acteur australien Chris Hemsworth incarnera le rôle titre dans le film "Thor", consacré au super-héros de la franchise Marvel Comics, sous la direction du réalisateur britannique Kenneth Branagh, a annoncé lundi le magazine spécialisé hollywoodien Variety.
Chris Hemsworth, 25 ans, est pour l'instant surtout connu pour sa brève apparition dans le "Star Trek" de J.J. Abrams, où il joue le père du capitaine James T. Kirk. Il a également joué dans plus de 170 épisodes du feuilleton australien "Home and away".
Selon Variety, les studios Marvel ont jeté leur dévolu sur l'acteur australien pour incarner le dieu nordique en raison de ses talents de comédien et de sa carrure athlétique.
Thor est un des nombreux personnages de Marvel finalement porté au grand écran, après Spiderman, Hulk et Iron Man notamment.
Le Point

LE FIGARO. - Quand avez-vous su exactement ce qui s'était passé à Katyn ?
Andrzej WAJDA.- Je l’ai appris comme tout le monde, au printemps 1943, quand les Allemands ont publié des listes d’officiers massacrés. Le nom de Wajda y figurait, mais le prénom
n’était pas celui de mon père, qu’on a retrouvé beaucoup plus tardivement. À aucun moment je ne me suis dit : mon père est mort. Il n’y a pas eu de choc, mais une longue période où l’espoir
alternait avec la disparition de l’espoir.
Sur quelles bases avez-vous écrit le scénario ?
Si le film avait été consacré à ce qui s'est passé dans la forêt de Katyn, on n'y aurait vu que des hommes. Et leur histoire aurait eu un sens si ces hommes avaient eu à faire des choix, s'il avait été question de patriotisme, de trahison, de responsabilité. Mais il n'y a rien eu de tel : on ne leur a donné aucun choix, et ils n'imaginaient pas ce qui les attendait. L'un des personnages, Andrzej, qui tient son journal jusqu'à la fin, écrit : « On nous emmène dans une forêt… »
Katyn reste-t-il un enjeu de mémoire nationale ?
Katyn a représenté une perte très lourde pour un pays déjà dépourvu d’élite. Beaucoup d’officiers n’étaient pas militaires de carrière, ils se trouvaient mobilisés à cause de la guerre. Cette
histoire s’est maintenue et renforcée dans la mémoire polonaise d’autant plus que c’était des familles qui écrivaient et qui ont laissé des traces, lettres, carnets…
Le film montre que ce crime s'est répercuté sur plusieurs générations.
Ce qui s’est perpétué, c’est le mensonge d’attribuer le massacre aux Allemands. J’ai connu des gens qui disaient à voix haute que c’était un crime soviétique. Une de mes
condisciples à l’école de cinéma de Lodz a été emprisonnée, et n’a jamais réintégré l’école. Il fallait vraiment faire des choix. Pour moi, je savais qu’on ne vivait pas dans un pays libre, et
j’ai toujours considéré qu’il fallait partir de cette réalité si on voulait la changer. Il fallait profiter des possibilités du moment (après Staline, il y a eu un certain dégel) pour raconter
quelque chose de vrai. Le scénario de L’Homme de marbre a attendu douze ans avant que je puisse le réaliser. Jusqu’en 1989, faire un film sur Katyn était hors de toute possibilité. À la fin, le
mensonge s’était transformé en silence complet sur le sujet.
Aujourd'hui, faut-il considérer que le dossier Katyn est clos ?
Oui d'après le Nouvel Obs...
On ne feindra pas de découvrir ici que les films anodins comme les comédies familiales peuvent se révéler d'excellentes tribunes pour promouvoir certaines valeurs
discutables. Ici, l'imbécillité promise par le titre («le Chihuahua de Beverly Hills», de Raja Gosnell), le pitch (une chienne huppée est kidnappée par des bandits mexicains suintants et
mal rasés) et l'affiche atteint des sommets insoupçonnés. Le plus grave est que cette odyssée difficultueuse ramenant la touffe de poils dans sa demeure luxueuse est l'occasion pour les
scénaristes de livrer une vision nauséabonde du Mexique, construite autour de clichés xénophobes. Une nation grouillante d'immigrés clandestins potentiels, réduite soit à un paradis bigarré où
tout s'achète, y compris la servilité des autochtones, soit à un enfer où chaque étranger risque sa peau à tout instant. A notre tour de montrer les crocs.
Xavier Leherpeur
Le Nouvel Observateur - 2316 - 26/03/2009

La chaîne du service public français France 3 a démenti jeudi que Justine Henin, ancienne numéro 1 mondial de tennis, ferait une apparition dans sa série à succès "Plus belle la vie", comme l'avait annoncé la presse belge.
"On en a parlé, mais les deux parties se sont rendu compte que ce n'était pas possible. Ce n'est pas dans la philosophie de la production d'adapter le scénario pour la venue d'une personnalité", a indiqué à l'AFP une attachée de presse de France 3, Fatima Boudaoud, jointe par téléphone.
L'équipe de production de "Plus belle la vie", qui connaît un succès phénoménal en France, était à Bruxelles il y a quelques jours pour recevoir un prix de la "meilleure série francophone".
Selon les journaux belges, il avait été convenu, notamment par l'entremise de la chaîne publique belge RTBF qui diffuse la série depuis le début, que Justine Henin joue son propre rôle lors d'une brève apparition dans un épisode qui serait prochainement tourné à Marseille.
Interrogé sur le fait que France 3 démente cet accord, un responsable de la RTBF a assuré qu'il avait bien été convenu que l'ex-championne, quatre fois victorieuse à Roland-Garros, devait faire une apparition dans le feuilleton.
"A ma connaissance, ce projet est toujours en cours, mais peut-être ne veulent-ils pas trop que cela se sache à l'avance", a-t-il expliqué.
Si elle n'apparaît pas dans la série marseillaise, Justine Henin ne sera pas absente de la télévision, belge tout au moins. En mai, elle sera l'invitée des "12 travaux de Justine", une nouvelle émission de la RTBF.
A 26 ans, la jeune retraitée belge du tennis -elle a annoncé son retrait de la compétition en mai 2008- devra y relever une série de défis: participer à l'entraînement des footballeurs du club d'Anderlecht (1ère division belge), prendre part à un défilé de mode, tourner une caméra cachée, préparer un repas pour un invité surprise, etc.
AFP
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