Un braqueur, qui venait d'être mis en examen pour un vol à
main armée, a réussi à s'évader jeudi soir d'une des cellules du tribunal de grande instance de Bordeaux, a-t-on appris samedi de sources concordantes, confirmant une information de
Sud-Ouest.
"Une enquête est en cours afin de déterminer dans quelles circonstances cela s'est produit et d'établir des responsabilités
éventuelles", a indiqué samedi le parquet de Bordeaux.
"Cela s'est déroulé dans les geôles de transition du dépôt de sûreté du palais de justice dans lesquelles les justiciables, condamnés ou pas encore, arrivent" afin
de comparaître devant différents magistrats, a indiqué à l'AFP Eric Marrocq, secrétaire départemental du syndicat de police Alliance.
Vers 18H15, la présence du braqueur a été notée par un fonctionnaire du dépôt "et à 20H00, lors du contrôle de l'ensemble des geôles, ils se sont aperçus de sa
disparition", a expliqué M. Marrocq.
Pour lui, "il ne fait aucun doute qu'il a bénéficié d'une complicité extérieure car dans le dépôt, il a croisé des connaissances qui étaient également conduites
dans les différents services" et qui auraient pu, lors d'un transfert, faire glisser un des loquets de la porte de sa cellule.
"Après, en tapant dans la porte, avec les vibrations, c'est très facile de faire sauter la chaîne et, une fois que la cellule est ouverte, cela donne immédiatement
sur un couloir qui mène au palais et en moins de deux minutes il était dans la rue", a ajouté le syndicaliste.
L'homme, âgé de 24 ans, "avait été interpellé mardi en compagnie de deux autres suspects" qui seraient comme lui "impliqués dans des braquages de tabacs-presse" à
Bordeaux, selon Sud Ouest.
M. Marrocq dénonce l'absence de moyens au sein de ce dépôt dans lequel transitent 4 à 6.000 personnes par an.
"Il n'y a aucune caméra de surveillance, aucun digicode sécurisé et les fermetures des portes sont en trois points mais elles sont toutes dégradées, les gardés à
vue donnant des coups dans les serrures", a-t-il expliqué.
"Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions", a pour sa part estimé le parquet.
Selon Alliance, il ne s'agit pas de la première évasion à se produire dans le tribunal de grande instance de Bordeaux.
AFP 10.12.2011
Onze anciens élèves de l'Ecole en bateau, qui dénoncent des abus sexuels commis dans les années 1980 à bord du voilier le "Karrek Ven", réclament un demi-million d'euros à l'Etat pour avoir trop tardé à enquêter, une lenteur assimilable à leurs yeux à un "déni de justice".
L'audience se tiendra le 14 décembre à 14HOO devant la première chambre civile du tribunal de grande instance de Paris.
Ceux qui ont vu il y a 30 ans les reportages diffusés à la télévision sur "L'Ecole en bateau" se souviennent d'un magnifique projet.
L'idée du fondateur de l'association, Léonide Kameneff, était d'emmener sur le "Karrek Ven" et le "Paladin" des adolescents naviguer au bout du monde, afin de leur apporter "un épanouissement intellectuel, psychologique, affectif et social".
Entre 1969 et 2002, 400 garçons et 60 filles ont séjourné sur les trois bateaux-écoles de l'association.
Mais en 1994, la belle histoire s'arrête.
Une première plainte pour viol et agression sexuelle égratigne la réputation de Léonide Kameneff.
Depuis, une trentaine de jeunes ayant navigué sur le bateau-école ont dénoncé à la police des abus sexuels et 14 se sont constitués parties civiles, les faits dénoncés par les autres étant prescrits.
L'enquête a établi que les mineurs se retrouvaient à vivre à mille lieues de leur domicile, dans un huis clos où des adultes référents pouvaient librement exercer sur eux une emprise psychologique, jusqu'à leur imposer des actes de viols et d'agressions sexuelles.
Selon une source proche du dossier, si une majorité d'enfants ont déclaré à la justice avoir "passé un séjour formidable" à bord du thonier, d'autres ont dénoncé un aspect sectaire de l'éducation pratiquée, décrivant des séances d'autocritique et d'accusation publiques, des séances de massage ou de masturbation collective.
Il faudra attendre mai 2011 pour qu'un juge d'instruction renvoie Léonide Kameneff et quatre de ses comparses devant la cour d'assises pour des viols et agressions sexuelles "sur mineurs de 15 ans par personne ayant autorité" entre 1979 et 1995.
Ce renvoi a été confirmé il y a un mois par la cour d'appel, mais deux mis en examen, dont Léonide Kameneff, ont formé un pourvoi en cassation.
Celui-ci ne devrait pas être examiné avant un an. S'il était rejeté, un procès pourrait enfin avoir lieu.
Dix-sept ans après la première plainte, les parties civiles n'en peuvent plus et désespèrent de pouvoir un jour "classer" cette affaire.
Onze d'entre elles, défendues par Me Eric Morain, ont donc assigné l'Etat français en déni de justice. Elles lui reprochent la perte d'une plainte, une inertie du juge d'instruction de Fort-de-France, qui durant quatre ans a délaissé l'enquête, ou encore des lenteurs du parquet de Paris.
Pour Me Morain, un tel retard leur a fait perdre toute confiance en l'institution judiciaire et craindre de voir Léonide Kameneff, 74 ans, mourir avant d'être jugé.
"La procédure qu'ils ont entrepris (...) leur coûte tant psychologiquement que financièrement", dénonce le conseil dans son assignation. "Les années qui s'écoulent sont autant de frais de procédure en plus et d'investissement personnel dans quelque chose qu'ils souhaiteraient voir enfin classé, disparu de leurs vies, pour enfin pouvoir avancer vers autre chose".
Il réclame 50.000 euros de dommages et intérêts pour chacun de ses clients.
Dans ses conclusions, le ministère public lui-même reconnaît un incontestable "déni de justice", qui "a causé aux demandeurs un préjudice moral résultant de la tension psychologique subie du fait de la durée excessive de la procédure".
AFP 7 décembre 2011
Islamiste, Merouane Benhamed a été condamné en 2002 à 10 ans de prison pour avoir projeté des attentats contre les ambassades américaines et russes à Paris. En juin dernier, Il a été libéré et placé d'office dans ce village depuis le mois de juin et n'a pas le droit de le quitter.
La suite sur http://alpes.france3.fr/info/aiguebelle-73--un-islamiste-mis-au-vert-70591199.html
Sous l’effet d’un mélange « drogues – alcool », peut-être celui qui incarne la tête d’un trafic de drogue, démantelé au Puy-en-Velay durant l’été 2010, et son agent chargé du recouvrement, s’imaginaient-ils plongés dans une ambiance à la Martin Scorsese avec ses Affranchis. On peut le croire, en tout cas, en découvrant les procédés utilisés afin de convaincre les toxicomanes mauvais payeurs : aux coups s’ajoutait la menace d’une amputation à la scie à bois. L’un d’eux, jugé bavard avec la police, a même connu un début d’exécution au niveau du mollet après être tombé dans un guet-apens. À en croire son conseil, Christian Bellut, les coups de poings, de manche à balai et de planche qui précédaient, s’apparentaient presque à des caresses en comparaison. « On me disait que mon nom ressortait tout le temps dans cette affaire. J’ai pété les plombs. Je lui ai donné des coups, mais je n’ai jamais voulu lui couper la jambe », se défend Gaétan Reymond-Seguin, un Stéphanois présenté comme l’animateur du trafic par l’instruction. « C’est vrai que je lui ai mis un coup de scie. Mais je ne peux pas vous raconter exactement comment ça s’est passé, je ne m’en souviens pas. J’étais plein d’héroïne et d’alcool à ce moment-là », admet le Ponot Abdellatif Glaiba, son lieutenant. Les violences, la scie, le début d’un charcutage forment un volet de l’affaire que le défenseur ponot, Anne-Marie Teyssier, écarte d’un revers de manche : « Nous n’avons aucun élément médical, juste les dépositions de la victime et d’un témoin deux mois après les faits. Sur ce point, vous n’avez pas les éléments permettant de condamner. »
La suite sur http://www.leprogres.fr/haute-loire/2011/12/07/un-trafic-de-drogue-au-puy-avec-des-methodes-d-intimidation-tranchees
Deux hommes jugés depuis mardi par la Cour d'assises de la Seine-Saint-Denis pour avoir tenté de cambrioler un magasin Lidl à Sevran en 2009 et pris en otage six employés ont été condamnés jeudi à 6 et 8 ans de prison ferme.
Le 21 octobre 2009, peu avant 06H00, Sofianne Elakel et Djamel Amara menaçaient avec une arme trois employées du magasin pour se faire remettre la clé du coffre, afin d'en dérober le contenu. Ils apprenaient alors que la salariée qui détenait cette clé n'arrivait qu'après 08H00.
En l'attendant, trois autres employés s'étaient présentés au magasin, et avaient également été séquestrés.
La police était arrivée à 08H00, le Raid était intervenu peu avant 10H00. A 11H25 tous les otages étaient libérés sains et saufs, et vingt minutes après, les malfaiteurs étaient arrêtés par la police.
Aujourd'hui âgés de 32 et 33 ans, Sofianne Elakel et Djamel Amara ont répété pendant le procès qu'ils avaient dû faire ce cambriolage afin de rembourser des dettes à un trafiquant de drogue.
Le parquet a requis 10 ans de prison pour le premier, finalement condamné à 8 ans. Il a déjà été condamné 26 fois par la justice, notamment à un an de prison pour une affaire de stupéfiants. M. Elakel a été présenté lors du procès comme le meneur. M. Amara aurait suivi son ami par solidarité et pour rembourser la dette.
Lui a été condamné à 6 ans de prison, alors que le parquet avait requis 8 ans. Tous deux étaient en récidive.
Pendant les trois jours d'audience, la Cour d'assises s'est penchée sur le "traumatisme" des victimes ainsi que sur le déroulé du hold-up.
Si un expert l'a comparé à "une histoire des Pieds nickelés", le parquet a vivement rejeté cette approche.
"Les faits ont été spontanément reconnus mais largement minimisés", pour le parquet, qui a insisté sur "la détermination (des accusés) à aller jusqu'au bout".
Les otages ont été fouillés, séparés, menacés avec une arme mais aussi verbalement et l'un d'eux a été ligoté, a souligné le parquet.
Sofianne Elakel avait décidé de prendre une arme factice, pour que "le pire soit impossible", a rétorqué Me Thomas Bidnic, avocat de la défense. Il a répété aux otages qu'il ne leur voulait pas de mal, a-t-il plaidé.
Les accusés ont eux présenté leurs "regrets" et "excuses" aux victimes, toujours traumatisées, deux ans après les faits.
AFP 24/11/11
Condamné à un an de prison ferme au mois de juin dernier, Stéphane Alzraa, présent à l'audience ce jeudi, restera donc en prison en attendant la décision du
tribunan dans deux semaines.
L'avocat général a pour sa part demandé la confirmation de la peine.
Âgé de 31 ans, boxeur thaï de haut niveau, il se dit « agent immobilier » au revenu de 100 000 euros par an, issus de transactions dans le monde entier. Il dit avoir ses bases en Israël. Il a été interpellé dans une luxueuse villa près de Cannes, mise à disposition par un Indonésien qui avait payé d’avance un an de loyer. Il disposait d’un parc automobile constitué de Rolls, Mercedes MacLaren et autres Lamborghini, en phase avec un train de vie de très haut vol. Originaire de Lyon, il est furtivement cité dans l’énorme escroquerie à la taxe carbone, actuellement jugée à Paris. Il connaît Michel Neyret depuis six mois environ, qui lui a été présenté par son cousin, Gilles Bénichou.
Le Progrès 24/11/2011
Un geste mûri, abouti. Isabelle Rey n’est pas morte mardi soir des suites d’une dispute qui aurait dégénéré comme on le voit trop souvent dans les conflits conjugaux. Une lame de couteau qui a malencontreusement glissé ? Non, mardi soir, les coups étaient portés. Avec une extrême violence. Nombreux, ils étaient dirigés sur le haut du corps. Selon les premières constatations, Isabelle Rey a été la victime d’un acte prémédité. C’est ce que laisse supposer le comportement de l’auteur présumé des coups. Mardi soir, Ismaël Oubda s’est rendu à la maison du chemin de Parenty, une petite rue à proximité du centre de Neuville. De nationalité burkinabé, il travaille en intérim comme préparateur de commandes. Marié à la victime depuis quelques années, il n’acceptait pas la séparation. Profondément blessé, le jeune homme de 26 ans avait dû quitter le domicile conjugal et vivait à Caluire. Mardi soir, il est revenu après une énième dispute téléphonique. Muni d’un couteau, il n’est pas passé par la porte mais par le jardin. Il a escaladé le balcon, est rentré par effraction puis s’est jeté sur son épouse. Les deux enfants de la victime ont assisté à la scène. L’adolescent de 17 ans a tenté de s’interposer et de protéger sa mère mais il a été blessé. C’est ensuite que lui et sa petite sœur de 8 ans, ont fui pour chercher du secours. De source judiciaire, on apprenait hier, que le meurtrier présumé a été déféré au juge d’instruction qui a ouvert une information judiciaire pour assassinat et violence volontaire avec arme. Ismaël Oubda a été mis en examen et placé en détention provisoire. Très choqué, il a regretté son geste, ne se reconnaissant pas dans ce meurtre sanglant. Les investigations menées par la brigade de recherches de Lyon vont se poursuivre dans le cadre d’une commission rogatoire pour éclaircir ce drame de la séparation qui laisse une famille dans la douleur.
Le Progrès 25/11/2011
Le comédien chouchou des Français vit des heures difficiles, soupçonné d'avoir sa part de responsabilité dans l'affaire du Carlton de Lille, aux côtés de politicien.
Les multiples scandales dont fait l'objet la seule personne de DSK continuent de faire des remous, jusqu'au sein de notre showbiz national. Ainsi, selon le magazine « Closer », Dany Boon serait impliqué dans l'affaire du Carlton de Lille. Présenté comme un ami d'enfance du politicien, le comédien voit son nom cité aux côtés de célébrités du proxénétisme nordiste. De graves accusations dont le réalisateur de « Bienvenue chez les ch'ti » ne se remet pas, épinglant la rédaction dudit média dans une interview accordée au quotidien « La Voix du Nord ». « Je suis très choqué et scandalisé. C'est immonde (…) Je ne suis pas cité dans cette affaire. Je ne connais aucun des protagonistes de cette histoire sordide (…) Je ne laisserai aucun journal people salir ma réputation d'artiste et salir mon honneur d'homme et de père de famille sous prétexte de vendre des journaux ».
http://cine-serie-tv.portail.free.fr/actu-cine/22-11-2011/dany-boon-implique-dans-lrsquoaffaire-dsk/
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