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Psa n'entend pas rester à l'écart de la course à l'électrique. Le constructeur français a annoncé ce vendredi un renforcement de sa coopération dans ce domaine avec Mitsubishi. Il lancera comme prévu, fin 2010 en Europe, une Peugeot électrique dérivée de l'i-Miev du japonais, commercialisée dans l'Archipel depuis juin. Fait nouveau, Citroën aussi vendra un modèle électrique au même horizon. L'i-Miev est une voiture électrique d'une autonomie de 160 kilomètres. Au Japon, elle est pour l'instant destinée aux flottes professionnelles. Seul hic, son prix actuel, 4,6 millions de yens (près de 35 000 euros), est très élevé pour un modèle de cette taille.
Les modèles de PSA, qui disposeront de leur propre style, devraient entrer en production en octobre 2010. Le groupe souhaite en vendre, sous ses deux marques, environ 25 000 par an à partir de 2012. Dans un premier temps, ils seront surtout destinés aux entreprises.
Grâce à cet accord avec Mitsubishi, PSA comble son retard. Mieux, il pourrait être l'un des premiers constructeurs à lancer un véhicule électrique de nouvelle génération en Europe. De son côté, Renault commercialisera trois voitures « 100 % propres » en 2011, qui seront suivis par un quatrième modèle en 2012.
Cette petite avance de PSA peut sembler paradoxale, tant le groupe - contrairement à Renault - n'a pas fait de la voiture électrique sa priorité. Pionnier dans les années 1990, il a été échaudé par l'échec de ses 106 et Saxo électriques. Le futur véhicule électrique de PSA, destiné à un usage strictement urbain, ne constituera qu'une partie de son catalogue de voitures à faibles émissions de CO2. Le groupe mise aussi sur des petits modèles diesels ainsi que des hybrides diesels - prévus pour 2011.
Il s'agit du troisième partenariat entre PSA et Mitsubishi. Le japonais fabrique déjà les 4 × 4 du français, et les deux constructeurs construisent une usine commune en Russie. D'autres collaborations seraient à l'étude, comme le développement de minivoitures destinées à l'Europe, dont le japonais est l'un des spécialistes.
En juillet, Philippe Varin, le nouveau patron de PSA, avait déclaré au Figaro que le groupe « commencerait par approfondir ses coopérations technique » avec ses partenaires actuels. Et qu'il étudierait des opportunités d'alliances « dans les pays émergents », PSA étant trop dépendant du Vieux Continent. Une alliance plus poussée avec Mitsubishi (déjà sérieusement envisagée du temps de son prédécesseur, Christian Streiff) offrirait à la fois une complémentarité technologique et géographique aux deux groupes : le japonais est surtout présent en Asie et aux États-Unis ; le français en Europe. PSA étant à court de cash, une telle opération pourrait être financée par échange d'actions. Elle serait facilitée par le fait que lors de sa dernière assemblée générale, le groupe a fait voter une résolution lui permettant d'accorder, via une augmentation de capital, 20 % de ses parts à un partenaire, sans avoir à consulter ses actionnaires.
Le Figaro
Selon ces chercheurs cités par The Sun, il n'est pas difficile, avec un matériel élémentaire et des connaissances équivalentes à celles d'un étudiant de première année en faculté de biologie, de fabriquer artificiellement des échantillons d'ADN qui peuvent être incorporés dans la salive et le sang humain. On peut ainsi disséminer directement de l'ADN faux sur le lieu d'un crime. "Aujourd'hui, les méthodes d'identification ne permettent pas de distinguer entre des prélèvements de sang, de salive ou des surfaces en contact avec de l'ADN artificiel", écrit M. Frumkin.
LE FBI N'Y A VU QUE DU FEU
"Pour fabriquer de grandes quantités d'ADN artificiel, il suffit d'envoyer une tasse de café sale ou un mégot de cigarette à un laboratoire, et pour une somme relativement modique, l'échantillon d'ADN collecté peut être identifié, puis reproduit et réexpédié dans une éprouvette", explique à l'AFP Elon Ganor, PDG et co-fondateur avec M. Frumkin de Nucleix, une start-up israélienne spécialisée dans l'analyse d'ADN. Il suffit alors d'implanter ces échantillons d'ADN, ainsi produits selon la technique dite de "l'amplification globale du génome", sur le lieu de n'importe quel crime. En conséquence, assure M. Frumkin dans Haaretz, "ce n'est qu'une question de temps avant que les criminels ne commencent à produire de l'ADN contrefait".
Les chercheurs de Nucleix sont aussi capables de modifier l'ADN du sang par centrifugeuse en séparant les cellules rouges des blanches qui contiennent l'ADN d'un individu. L'ADN artificiel est alors ajouté aux cellules rouges, ce qui lui confère un nouveau profil. Un procédé des plus efficaces puisque un laboratoire aux Etats-Unis, qui coopère avec les médecins légistes du FBI (police fédérale américaine), n'a pas réussi à identifier la contrefaçon, raconte M. Ganor.
LA PREUVE PRESQUE PARFAITE
Pour contrecarrer cette possibilité de fraude, Nucleix a développé une méthode scientifique d'authentification de l'ADN qui distingue entre faux et vrais échantillons d'ADN ou même d'identifier de l'ADN "contaminé" par mélange de plusieurs ADN, et qui permettrait de lutter contre le vol d'identité génétique.
Le recours à l'analyse ADN constitue actuellement un des outils les plus performants, sinon le plus efficace, pour les enquêtes criminelles.
"Dans beaucoup de procès, l'ADN permet de confondre ou d'acquitter un accusé au-delà de tout doute raisonnable", souligne Adam Friedmann, un spécialiste israélien de l'analyse ADN, du centre universitaire Ruppin. "Le profil ADN est une excellente
technique en constante amélioration qui permet une identification sûre à pratiquement 100 %", insiste M. Friedmann. Selon lui, grâce à cette méthode, il est désormais de moins en moins
nécessaire d'apporter d'autres types de preuves pour établir la responsabilité criminelle d'un suspect.
Tout au long de l'instruction du juge Jean-Christophe Riboulet, Michelin a fait valoir qu'il avait échappé au pire. Parmi les secrets qui auraient pu tomber entre les mains de son rival figurait un nouveau procédé de fabrication de pneus de poids lourds, destiné à leur assurer une plus grande longévité. Connu d'une dizaine de personnes, il est considéré comme une technologie majeure de Michelin pour les cinq prochaines années. Sa divulgation aurait permis à Bridgestone de gagner dix ans de recherches. "Dans un contexte concurrentiel, la maîtrise des technologies qui confère à Michelin une longueur d'avance est primordiale", explique une porte-parole du groupe.
PIÉGÉ
Avant de démissionner, en mars 2007, du groupe Michelin où il avait passé sept ans, M. Abache, agrégé de physique, a copié de très nombreux fichiers informatiques. Décidé à les monnayer, il a pris contact par courriel avec Bridgestone le 3 juillet 2007 sous le pseudonyme d'Alexander Pablo de Santiago. Le groupe nippon a alors prévenu Michelin.
Sous le nom de Fukuda, les responsables de la sécurité de Michelin se sont substitués aux Japonais pour tendre un piège. Pendant que Pablo de Santiago appâtait ses interlocuteurs en envoyant des extraits de documents, Fukuda s'employait à cerner son identité. Jusqu'à un dépôt de plainte, suivi d'une enquête éclair et de l'interpellation de M. Arbache le 9 janvier 2008.
"Michelin n'a subi aucun préjudice", tempère Me Renaud Portejoie, l'avocat de M. Arbache. Aucun document n'est tombé entre des mains étrangères, ce qui lui évite de comparaître devant une cour d'assises. "Il dit qu'il ne serait pas allé jusqu'au bout. C'était pour lui une sorte de jeu pervers", précise l'avocat qui fait valoir la somme demandée pour les documents qualifiés de "hautement stratégique" par Michelin : seulement 100 000 livres sterling (117 000 euros).
La société fait grand cas de ses secrets. Le général Bernard Fesquet prendra, le 1er septembre, la tête de la direction de la sûreté du groupe. Ex-adjoint au directeur technique de la DGSE - le service extérieur de renseignement français - c'est un spécialiste... des systèmes informatiques.
Le Monde
Ils étaient au coeur du dispositif de la dissuasion nucléaire française: les anciens sites de production de matières fissiles militaires de Pierrelatte (Drôme) et Marcoule (Gard) ont entrouvert leurs portes à une trentaine de journalistes.
Une première, présentée comme un signe de la "transparence" désormais prônée par Paris alors qu'une relance du processus de désarmement nucléaire est espérée à la faveur de l'élection de Barack Obama et malgré les menaces que l'Iran ou la Corée du Nord feraient peser sur le régime de non-prolifération.
Dans le vaste débat planétaire qui s'ouvre, la France, qui se veut "exemplaire", entend avoir son mot à dire et prône une approche pragmatique, fondée sur trois principes: transparence, réciprocité et confiance.
En conviant vendredi des journalistes, pour la plupart correspondants étrangers, dans ce qui fut le saint des saints de la production de plutonium et d'uranium à usage militaire, elle entendait joindre le geste à la parole.
D'autant qu'avant la presse, ces sites en cours de démantèlement, avec des usines vastes comme la place de la Concorde et trois gigantesques réacteurs nucléaires, ont été ouverts à des représentants d'une quarantaine de pays membres de la Conférence de désarmement de l'ONU et à des experts.
Le président Nicolas Sarkozy avait lancé publiquement cette invitation dès le 21 mars 2008 à Cherbourg dans un discours sur la dissuasion et le désarmement qui vantait le "bilan exemplaire et unique au monde (de la France) en matière de désarmement nucléaire".
Membre de son état-major particulier, le capitaine de vaisseau Antoine Beaussant l'a encore souligné vendredi: "c'est la première fois qu'un Etat doté d'armes nucléaires consent un tel geste".
Pendant 30 ans, de 1966 à 1996, l'uranium hautement enrichi des missiles nucléaires français a été produit sur le site de Pierrelatte, dans la vallée du Rhône. A quelques kilomètres de là, du milieu des années 50 à 1984, trois réacteurs nucléaires spécialisés ont produit l'autre composant indispensable à la fabrication de ces armes, le plutonium.
En 1996, lorsque la France a renoncé définitivement à conduire des essais nucléaires après une ultime campagne en Polynésie, les stocks de plutonium et d'uranium "de qualité militaire", réutilisables quasiment à l'infini dans les différentes générations de missiles, étaient suffisants pour assurer la pérennité de l'arsenal nucléaire français.
Dès lors, le démantèlement des sites de production pouvait commencer. Désormais "irréversible", comme l'ont martelé les responsables du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) tout au long de la visite, il ne devrait s'achever qu'en 2010 à Pierrelatte et en 2035 à Marcoule.
Coût de l'opération: près de 6 milliards d'euros, le prix de deux porte-avions.
Les usines "s'autodigèrent", l'ensemble représentant 47.000 tonnes de déchets.
A Pierrelatte, ce sont des milliers de "big bags" blancs remplis de déchets faiblement radioactifs, qui attendent leur évacuation. Une puissante presse fonctionnant en milieu confiné compacte consciencieusement les 4.000 compresseurs et les 1.200 km de tuyauteries que comptait l'usine.
Sur le site de Marcoule, les trois réacteurs, gigantesques cylindres de béton de 20 mètres de diamètre et 34 mètres de long, ont déjà été débarrassés de la plupart de leurs structures périphériques. Ils seront à leur tour démantelés à l'horizon de 2020.
AFP
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