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Education

Quatre personnes ont menacé mercredi avec des couteaux et racketté une trentaine d'étudiants qui étaient en cours dans un amphithéâtre de l'université Paris XIII-Villetaneuse en Seine-Saint-Denis, sans faire de blessés, a-t-on appris de sources concordantes.

Les faits se sont produits vers 15 heures. Neuf téléphones portables et 40 euros ont été volés, selon une source policière, qui précise qu'il n'y a pas eu d'interpellation. "Quatre jeunes ont pénétré dans l'amphithéâtre, où une trentaine d'étudiants suivaient un cours d'anglais, par l'entrée réservée aux handicapés, qui n'est pas visible par les gardiens de l'université", a expliqué à l'AFP le président de Paris XIII Jean-Loup Salzmann. "Les jeunes, cachés par des capuches et des foulards, ont sorti des couteaux et une réplique d'arme à feu, menacé les étudiants et l'enseignante, puis les ont rackettés", a-t-il poursuivi. "Les faits ont duré quelques minutes, puis les agresseurs sont partis en courant, ont été poursuivis par les gardiens, mais n'ont pu être rattrapés", a ajouté Jean-Loup Salzmann.

Des étudiants et l'enseignante ont été bousculés, mais il n'y a pas eu de blessé, selon le président de l'université. Les psychologues ainsi que la brigade anti-criminalité sont ensuite intervenus. L'enseignante et les étudiants ont déposé plainte au commissariat d'Épinay. La ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse a exprimé jeudi "sa profonde indignation" .

Mi-décembre, un étudiant avait été blessé par arme blanche alors qu'il assistait à un cours dans un amphithéâtre de Paris XIII. L'auteur présumé, qui ne faisait pas partie des effectifs de l'université, avait été interpellé. "Après cette agression, des contrôles d'entrée ont été mis en place dans une partie de l'université, mais trois amphithéâtres isolés n'ont pas de contrôle d'accès. Le racket s'est produit dans l'un des trois", a expliqué Jean-Loup Salzmann. "On avait prévu de clôturer le campus après cette agression en décembre, mais on n'en a pas eu le temps", a-t-il ajouté. "À la rentrée de septembre, ce genre de choses ne pourra plus arriver puisque les clôtures auront été installées", a assuré le président de Paris XIII.


Le Point.fr

Ambiance rentrée des classes, ce mercredi 17 février, au lycée Adolphe-Chérioux de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), après deux semaines d'une intense mobilisation liée à l'agression au couteau d'un jeune de 14 ans. Par grappes, sous une fine pluie, les lycéens regagnent leur établissement. Calmement.


A quelques kilomètres de là, toujours dans le Val-de-Marne, le lycée Guillaume-Apollinaire, 1 500 élèves, prend la relève de la contestation. Les enseignants font jouer leur droit de retrait, pour la deuxième journée consécutive, après l'agression au cutter d'un élève, lundi 15 février. Devant l'entrée principale, des lycéens brandissent des banderoles : "Les caméras ne nous protègent pas", ou encore "Faut-il mourir pour faire réagir ?" Pas de caméras, pas de micros, comme si la situation était normale. Classique.

L'académie de Créteil vit des jours difficiles. Les mêmes mots reviennent, les mêmes rengaines. Le même sentiment d'incompréhension, aussi. De rancoeur. La violence, encore, mouvante, palpable. Au lycée Apollinaire, les enseignants ont tous un mail en tête. C'était la semaine dernière, quand les faits de violences, de déprédations, semblaient s'intensifier. Et donc, ce courriel de la direction qui les enjoignait alors de ne pas renvoyer d'élèves de leur classe, "sauf danger imminent". Colère, sentiment de démission.

C'est lundi 15 février que la violence s'est vraiment invitée. Un lycéen de 17 ans est agressé au cutter par six personnes pendant un cours de sport, dans un gymnase attenant à l'établissement. Karim Abderrazak, en terminale technologique, est témoin de la scène. Grave, il raconte : "Il était 11 heures 50. Des mecs de la cité d'en face ont sauté par-dessus le grillage. Six au total, cagoulés, armés. Ils sont rentrés dans le gymnase avec leurs bombes lacrymogènes. Ils ont coursé leur cible qui s'enfuyait dans le jardin. A coups de matraques et de cutters, ils l'ont défoncée."


"Règlement de comptes"


Le grand gaillard est sous le choc. Mardi 16 février, il n'ira pas rejoindre ses camarades et professeurs de l'académie de Créteil, partis à la manifestation, à Paris, contre la "dégradation des conditions de travail" dans l'éducation nationale. Pour lui, l'incident est un "règlement de comptes" entre deux bandes rivales, celle de la cité Gabriel d'un côté du lycée, et celle de Grignon, de l'autre. Des rixes comme il s'en produit souvent, dans le voisinage. Mais d'habitude, c'est hors de l'enceinte du lycée.

Dans le cortège, les pancartes classiques des syndicats, CGT, FSU, SUD. Non à la réforme du lycée, non à la mastérisation. L'école asphyxiée. Les élèves crient "Rendez-nous nos profs", les profs hurlent "Rendez-nous nos postes". Parmi les 2 000 manifestants (selon les organisateurs), les quelque 20 professeurs du lycée Guillaume-Apollinaire se font discrets. Eux n'ont ni pancarte ni slogan. Ils n'ont qu'une demande, martelée par Marianne Boucheret, professeure d'histoire-géographie. On l'a désignée, le matin même, porte-parole des professeurs de l'établissement. Ils veulent "plus de moyens humains : des surveillants et des professeurs qualifiés !". Le lycée compte douze assistants d'éducation à mi-temps, soit un pour 300 élèves.

Pour Mme Boucheret, l'agression de lundi "n'était pas imprévisible, elle est arrivée après un cortège de signes avant-coureurs", tels les insultes, menaces, bombes lacrymogènes, bagarres entre bandes, cambriolages, dégradations matérielles... Toute cette violence ordinaire qui empoisonne la vie, certes, mais dont on finit par s'accommoder tant bien que mal.

Et puis, début janvier, un professeur est agressé au tournevis devant l'établissement par trois jeunes, dont un élève du lycée. Début février, des élèves saccagent la salle 205. "Ils ont même été jusqu'à déclouer le bureau !", s'étonne encore Danielle Torres, professeure d'anglais. Cette même semaine, des murs de l'établissement sont tagués. Le système électronique, - portail, caméras de surveillance -, est arraché.


"Un traumatisme pour les élèves"


L'agression d'un élève par une bande armée, en revanche, ça reste une première. "C'est un traumatisme pour les élèves, rapporte Guillaume Denizo, professeur d'histoire-géographie. On ne s'imaginait pas que l'on puisse en arriver là." Margot Miossec, en terminale littéraire, ne s'en remet pas. "Dans le lycée, on se sentait en sécurité, comme dans un cocon. Ce qui vient de se produire est monumental !" Cette intrusion dans un espace dévolu aux savoirs, elle ne l'accepte pas. Avec quarante de ses camarades, elle a filé à la manifestation pour réclamer, comme ses professeurs, "plus de surveillants".

Les "états généraux de la sécurité à l'école", annoncés sur France 2 par Luc Chatel, ministre de l'éducation nationale, le matin même, ne semblent guère remonter le moral. Les enseignants du lycée Guillaume-Apollinaire n'en attendent rien. Pas plus que des équipes mobiles de sécurité, mesure phare du "plan de sécurisation des établissements scolaires" en cours.

"On ne résout pas les problèmes de violence en amont, s'énerve Laurent Gilbert, professeur de mathématiques. On donne aux élèves une impression d'impunité totale jusqu'à ce qu'une sanction pénale tombe. C'est une catastrophe éducative !" A Guillaume-Apollinaire, on voudrait pouvoir enseigner, certes, mais aussi éduquer. Trouver cette difficile alchimie qui permette de travailler sans basculer dans le sécuritaire.

Du haut de ses 17 ans, Margot Miossec affiche une ferme opposition à l'intervention de la police en milieu scolaire. "Leur présence ne ferait qu'aggraver un peu plus les tensions. Les élèves se sentiraient fliqués, harcelés." Face à cette violence qui monte chez eux, les enseignants se sentent tellement seuls, alors, pour exorciser ce malaise, ils racontent. Ils racontent, le mail qui les a tant énervés, et aussi l'hésitation du proviseur à porter plainte, après l'agression au tournevis. "Nous n'avons aucun soutien du chef d'établissement. La communication est rompue", conclut M. Denizo. Jeudi 18 février, il ira manifester, à Paris. Pour réclamer plus de personnels d'encadrement. Et un peu d'écoute.

 

Le Monde

Les enseignants du lycée Adolphe-Chérioux à Vitry-sur-Seine restent mobilisés après l'agression d'un élève de 14 ans mardi. Après avoir exercé leur droit de retrait mercredi, ils ont de nouveau refusé de reprendre les jeudi pour protester contre l'insécurité dans leur établissement.

Ils ont rencontré le recteur de Créteil et se réunissent en assemblée générale à 15 heures pour décider de poursuivre ou non leur mouvement. 

Mardi, sept personnes se sont introduites dans l'établissement et ont projeté l'élève au sol, l'ont roué de coups et lui ont donné un coup de couteau. L'élève a été hospitalisé au Kremlin-Bicêtre. Son état n'est pas jugé préoccupant. Au , six personnes, donc cinq mineurs, ont été arrêtées et placées en garde à vue. Selon le parquet, l'agression serait liée à des «affrontements» et à un «règlement de comptes» entre deux bandes rivales de Thiais et de l'Hay-les-Roses, deux communes du Val-de-Marne. 

A grands maux grands moyens. Deux cars ont été affrétés par le conseil général du Val-de-Marne et la mairie de Vitry-sur-Seine, tous deux dirigés par le pour conduire 200 lycéens et enseignants devant le rectorat de Créteil. Une délégation a ensuite été reçue par le recteur William Marois pour demander le doublement du nombre de surveillants.


Plus de surveillants et de médiateurs


Le recteur leur a proposé de porter ce chiffre de 11 à 14 pour 1500 élèves et d'affecter de manière permanente six médiateurs de la vie scolaire dans l'établissement. Il a également jugé qu'il était «urgent» d'édifier une clôture de sécurité autour du lycée situé dans un parc public de 36 hectares dont toutes les entrées ne peuvent être surveillées.

«C'est une première avancée mais c'est encore loin de nos propositions», a déclaré Guy Contrepois, professeur d'histoire géographie.

Auparavant, réunis en assemblée générale, les enseignants avaient «décidé de maintenir leur droit de retrait en raison de l'absence de réponse adaptée à la gravité de la situation dans laquelle se trouve leur lycée», estiment-ils dans un communiqué.

Les enseignants, qui ont cessé les cours depuis mercredi et en appelaient jeudi au ministre de l'Education nationale Luc Chatel, Réclamant «la sécurité dans les lycées», les élèves ont entonné sur l'air de la Marseillaise une chanson dans laquelle ils se disent «en danger». «Faut-il vraiment tout ça, des blessés, pour en arriver là?», ont-ils chanté en choeur. Au total, six personnes, donc cinq mineurs, ont été arrêtées dans le cadre de l'enquête sur cette affaire et placées en garde à vue.

 

Leparisien.fr

Un élève de 14 ans a été légèrement blessé après un coup de couteau hier dans un collège de Rillieux-la-Pape, dans le  Rhône, lors d'un "jeu qui a mal tourné", tandis que l'auteur des faits a été interpellé puis placé en garde à vue.

Les faits se sont déroulés en milieu d'après-midi dans l'enceinte du collège Maria-Casarès, classé en zone d'éducation prioritaire (ZEP), a précisé la gendarmerie, confirmant une information du Progrès.

"C'est un jeu ridicule qui a mal tourné entre deux gosses qui se connaissaient. On s'insulte, on joue les caïds et après, ça se termine mal. Les gamins n'ont pas conscience de ce qu'ils font", a précisé la gendarmerie.

Légèrement blessée à une cuisse et soignée à la polyclinique de la ville, la victime a bénéficié de deux jours d'arrêt maladie.


AFP

Nicolas Sarkozy a réaffirmé lundi à Gif-sur-Yvette sa détermination à imposer plus de diversité à des grandes écoles circonspectes et a agité le spectre de mesures contraignantes, écartant toutefois l'idée de quotas "autoritaires" de boursiers.

 

Le président Français Nicolas Sarkozy présente ses voeux au monde de l'enseignement et de la recherche à Saclay, le 11 janvier 2010

En présentant ses voeux au monde de l'enseignement et de la recherche dans le cadre de l'école Supelec sur le plateau de Saclay, le chef de l'Etat a jugé "invraisemblables" et "parfaitement déplacées" les réticences exprimées par les grandes écoles à accueillir 30% d'élèves boursiers, ainsi que le leur a demandé récemment le gouvernement.

"Les grandes écoles, ce n'est pas réservé à quelques initiés, ni à quelques enfants de la grande bourgeoisie. Les grandes écoles, c'est pour tout le monde, pourvu que l'on travaille, pourvu que l'on ait du talent", a-t-il plaidé.

Le chef de l'Etat a donc demandé à ses ministres de l'Enseignement supérieur et de l'Education, Valérie Pécresse et Luc Chatel, et au commissaire à la diversité Yazid Sabeg "de conduire dans les semaines qui viennent un dialogue fructueux avec l'ensemble des parties concernées".

"J'attends des résultats concrets et rapides. Si on les a, le dialogue suffira. Si on ne les a pas, il faudra utiliser un autre moyen. Mais l'objectif de la diversité sociale de nos élites, cet objectif-là, je ne peux pas y renoncer", a-t-il menacé.

Le président s'est toutefois refusé à "l'instauration autoritaire de quotas de boursiers à l'entrée de chaque institution". "Je n'accepterai jamais un système où certains candidats seraient reçus à un concours pour la seule raison qu'ils sont boursiers", a-t-il assuré.

A la place, il a proposé "que l'on diversifie les modes d'accès aux grandes écoles", préconisant notamment "d'augmenter les places pour les bacheliers technologiques dans les écoles d'ingénieurs" ou de "développer de façon significative les admissions parallèles" pour les étudiants qui ne suivent pas de classes préparatoires.

Lors d'un discours devant la prestigieuse école polytechnique de Palaiseau fin 2008, Nicolas Sarkozy avait fixé un objectif de 30% d'élèves boursiers dans les classes préparatoires aux grandes écoles.

"L'étape suivante est de parvenir à ce même taux de 30% dans chaque grande école, je dis bien dans chaque grande école", a-t-il insisté lundi.

Réagissant la semaine dernière à ces objectifs réitérés par Mme Pécresse, la la Conférence des grandes écoles (CGE) avait refusé, par la voix de son délégué général Pierre Aliphat, que chaque école ait 30% d'étudiants boursiers mais accepte d'en faire un objectif moyen pour l'ensemble de ces établissements.

Les grandes écoles, qui forment l'élite des entreprises et de la fonction publique, les plus prestigieuses, comme Polytechnique ou HEC, ne comptent encore qu'entre 10 et 14% de boursiers.

 

AFP

 Lorsqu'on sait que le petit Louis (dernier de SarkoZy) est scolarisé depuis septembre à Dubaï l'article s'éclaire d'un jour  nouveau !  C'est intéressant.
> Pendant que le gouvernement ratiboise les effectifs des profs, Sarkozy veut imposer une réforme géniale. Il a décidé d'offrir aux expatriés la gratuité des écoles et lycées français de l'étranger. Un cadeau sympa, non ? Sauf qu'il va surtout profiter aux plus aisés, et que l'addition, pour l'Etat, s'annonce carabinée. Ces écoles, très cotées  étaient jusqu'à présent payantes. Certains lycées sont des établissements publics, d'autres, privés sous contrat. En tout 160  000 élèves y sont scolarisés, dont 80 000 français. Sous la tutelle du Quai d'Orsay, chaque établissement fixe assez librement ses tarifs et ça atteint des sommets: 5 500 euros l'année à Tokyo, 6 500 à Londres, 15 000 à New York et 17 000 euros -le record- à San Francisco. Au diable l'avarice! Pour les expatriés modestes, un système de bourses plutôt généreux est déjà en place  :
>
-  A New York, par exemple, il faut gagner moins de 65 000 euros par an -pas vraiment le smic- pour décrocher 4500 euros d'aide. Environ un quart des élèves français bénéficient d'une bourse. Mais pour Sarko, ce n'était pas assez. Depuis l'an dernier et à la demande express de l'Elysée, l'Etat prend en charge l'intégralité des frais de scolarité des élèves français de terminale... quels que soient les revenus des parents. Plus besoin de bourse ! A la rentrée de septembre, ce sera le tour des premières, puis des secondes l'an prochain, et ainsi de suite. " J'aurais pu commencer la gratuité par la maternelle, a expliqué Sarko,  le 20 juin dernier, devant la communauté française d'Athènes. Mais  j'ai voulu commencer par l'année la plus chère pour que vous puissiez constater la générosité des pouvoirs publics français." Encore merci ! Mais générosité pour qui ?
> - A Londres, l'une des familles concernées par ce généreux cadeau déclare plus de 2 millions d'euros de revenus annuels. Et deux autres gagnent plus d'un million. Jusqu'alors, une partie du financement était assurée par des grandes entreprises françaises désireuses d'attirer leurs cadres vers l'étranger. Ces boites, comme Darty ou Auchan, rentrent déjà leur chéquier : pourquoi  payer les frais de leurs expat' si l'Etat régale ? Un coût qui fait boum Au Quai d'Orsay, l'Agence française de l'enseignement à  l'étranger a simulé le coût de cette plaisanterie mais s'est bien gardé d'en publier le résultat. Lequel est tout de même tombé dans les palmes du "Canard". D'ici dix ans, appliquée du lycée jusqu'au CP  (sans parler de la maternelle), la gratuité coûterait à l'Etat la  bagatelle de 713 millions d'euros par an ! 
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Intenable ! La vraie priorité, c'est l'ouverture de nouveaux établissements, pas la gratuité.. Mais pourquoi Nicolas Sarkozy s'est lancé la dedans ? Peut-être parce qu'il se sent personnellement concerné par la question : après avoir été annoncé à New York puis à  Londres, petit Louis est finalement inscrit au lycée français de Doha... Et il va falloir payer ! Auditionné par le Sénat à la fin juin, Bernard Kouchner n'a pas nié ces menus "inconvénients". Son  cabinet songe d'ailleurs à couper la poire en deux : une gratuité  partielle... mais toujours sans conditions de revenus. Sauf que, pour  le moment, Sarko n'en veut pas. "Je tiens beaucoup à la gratuité", s'entête-t-il à chaque déclaration à l'étranger. Sans prendre le temps de préciser comment sera financée cette très généreuse gratuité !

Un communiqué du Parti de la France :


Le Parti de la France réprouve la décision de rendre optionnel l’enseignement de l’histoire et de la géographie en terminale scientifique par le ministre de l’Éducation nationale, Luc Chatel.

Si cette réforme entrait en application, en supprimant l’enseignement de l’histoire depuis 1945 et l’étude de « l’espace mondial » en géographie, les futurs bacheliers scientifiques seraient privés des moyens d’intégrer les clefs d’explication du monde contemporain

Mais la réforme du lycée dépasse le simple cadre de cette question. En effet, si, sur la base de trois années de lycée, un élève de section S perdra 54 heures d'histoire et de géographie, il devrait perdre également 198 heures d’enseignements scientifiques. Toujours sur la base de trois années de lycée, un élève de la section L perdra 54 heures d'enseignements littéraires et les mathématiques se verront sacrifiées en première.

Dans les faits, le ministre de l’Éducation nationale du gouvernement Sarkozy ne fait que poursuivre la politique éducative lancée par le socialiste Lionel Jospin, dont le but était d’utiliser l’Éducation nationale comme un outil politique de réduction des inégalités sociales en y supprimant, dans la mesure du possible, toute sélection, ce qui a entraîné un arasement du niveau et un accroissement des inégalités sociales, les classes les plus aisées remédiant à la baisse du niveau collectif par des cours particuliers en faveur de leurs enfants. L’objectif du gouvernement et de la gauche est évidemment de parvenir au lycée unique comme ils ont imposé le collège unique sans souci de niveaux, ce qui a abouti à créer des classes fourre-tout ingérables par les professeurs et à obtenir des élèves d’un niveau catastrophique à leur sortie du collège. Il est assez comique de constater que le ban et l’arrière ban des socialistes signent une pétition contre cette mesure alors qu’elle se situe dans le droit fil de ce qu’ils souhaitent faire, l’élimination de tout « élitisme » dans l’Éducation nationale, sauf pour leurs enfants, évidemment, qui se retrouveront dans les meilleures écoles privées, comme l’école alsacienne.

Si cette politique éducative promue par la gauche et la droite, depuis trente-quatre ans (réforme Haby), est poursuivie, l’Éducation nationale produira de plus en plus de citoyens sous développés intellectuellement, incapables de comprendre le monde dans lequel ils vivent et surtout dénués de tout esprit critique, bref des individus interchangeables, malléables et sans identité qui s’intégreront parfaitement au sein d’une économie globalisée.

Le Parti de la France rappelle que le rôle de l’Éducation nationale est avant tout de transmettre des savoirs et des méthodes de travail, que le but d’une véritable politique éducative est de faire progresser le niveau des élèves et non le contraire. Nous demandons par conséquent que l’enseignement de l’histoire et de la géographie soit maintenu dans les terminales scientifiques et que le gouvernement revienne sur la diminution programmée des heures de cours au lycée et, qu’avant tout, il mette fin au collège unique.

En plein débat sur l'identité nationale, la disparition de l'histoire-géo des programmes de terminale S a été critiquée lundi par les politiques de tous bords, alors que le ministre de l'Education Luc Chatel se félicitait d'un "bon compromis".

Une salle de classe.

 

"Nous avons trouvé un bon compromis sans sacrifier aucune discipline", a déclaré le ministre, au lendemain de la publication dans le JDD d'une pétition de vingt universitaires de renom s'insurgeant contre cette disparition.

Un appel signé aussi par de nombreuses personnalités du PS, dont Martine Aubry, Ségolène Royal, Laurent Fabius et Manuel Valls, ainsi que la secrétaire nationale des Verts Cécile Duflot.

Pour défendre cette mesure, M. Chatel a rappelé qu'il avait consulté "pendant des mois" et fait "un tour de France".

Mais, à la veille du débat prévu à l'Assemblée nationale sur l'identité nationale, la classe politique, y compris dans les rangs de l'UMP, a critiqué ce projet.

Le député UMP Hervé Gaymard a demandé "l'annulation de cette décision (...) +qui se trouve en contradiction avec les objectifs proclamés du système éducatif français+".

Quant au député UMP Jacques Myard, il a qualifié de "faute" cette décision prise "au moment où l'on constate qu'il est urgent de transmettre aux générations montantes les principes et les valeurs qui fondent le socle du vouloir vivre ensemble".

"Sans culture générale, pas de réelle citoyenneté", a estimé pour sa part le député et porte-parole du Nouveau Centre pour les régionales, Philippe Vigier.

"A l?heure où on lance un débat sur l?identité nationale, faire fi du caractère fondamental" de ces enseignements "est absurde et dangereux", a renchéri Marianne Gallo, porte-parole de la Gauche moderne (alliée à l'UMP).

Le président du MoDem François Bayrou a fustigé "une des décisions les plus graves qui aient été prises dans l'Education nationale ces dernières années".

L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a affirmé mardi sur France Info qu'il était "déterminé à mener un combat pour l'histoire et la géographie".

Le président de Debout la République, Nicolas Dupont-Aignan, a dénoncé lui un "double langage" du gouvernement. "Comment, dans ces conditions, prétendre vivifier et remettre à l'honneur une identité nationale qu'on s'empresse dans les faits, pour des raisons purement comptables, d'amputer au lycée ? ", a-t-il demandé.

La vice-présidente du Front national (FN), Marine Le Pen, a elle aussi critiqué cette "mauvaise photocopie des méthodes américaines" qui "tombe particulièrement mal en plein débat sur l'identité nationale".

A gauche, le secrétaire national du PS à l'éducation, Bruno Julliard, avait demandé dimanche au gouvernement de renoncer à son projet "irresponsable et dangereux".

Le PRG a demandé l'intervention de Nicolas Sarkozy pour "affirmer la place de cet enseignement essentiel dans toutes les filières" afin que "tous les jeunes (...) aient cette nécessaire conscience qui donne sens à leur action et à leur vie".

Pour le PCF, "non seulement il faut garder ces matières dans le programme d'enseignement des terminales mais il est nécessaire d'en revaloriser les contenus".

Le directeur de Sciences Po Richard Descoings, qui a inspiré la réforme du lycée, a en revanche estimé mardi sur France Info que les nombreuses personnes critiquant la suppression de l'histoire-géographie faisaient un "mauvais procès au gouvernement".

"On fait un mauvais procès au gouvernement en disant: +on va supprimer l'histoire de terminale+, alors qu'il s'agit de renforcer la formation des jeunes en histoire en première", a-t-il affirmé.

"Ce que propose le gouvernement, c'est un programme de la classe de première beaucoup plus généraliste pour les trois séries (littéraire, économique et sociale, scientifique) avec beaucoup d'histoire-géographie et puis des programmes de terminale plus spécialisés", car "la terminale est essentielle pour préparer la spécialisation des jeunes dans l'enseignement supérieur", a ajouté M. Descoings, qui a qualifié la filière S actuelle d'"élitiste et généraliste".

AFP

La célèbre pédiatre va déposer une proposition de loi visant à interdire ce chatiment corporel, jugeant la France «à la traîne» de nombreux pays européens.

A quelques jours du vingtème anniversaire la Convention internationale des droits de l'enfant, la députée UMP et célèbre pédiatre Edwige Antier a annoncé dimanche qu'elle allait déposer une proposition de loi visant à interdire les châtiments corporels, dont la fessée, jugeant la France «à la traîne» de nombreux pays européens.

Loin de corriger ou d'éduquer l' «enfant roi», explique-t-elle, la petite claque sur les fesses ne contribue qu'à la banalisation de la violence. «Plus on lève la main sur un enfant, plus il devient sournois, agressif et menteur».

La pédiatre affirme, en se fondant sur ses «38 ans de pratique professionnelle», que les enfants «qui n'ont jamais reçu de fessée sont les mieux élevés, plus à l'écoute des adultes et de leur autorité». «La seule chose que l'on fait passer à l'enfant» en lui donnant une fessée, «c'est qu'un conflit peut se résoudre par la violence» et «que le fort a le droit de frapper le faible». «On ne peut plus laisser entendre que ce n'est pas grave ou, même pire, que ça a une vertu éducative alors que c'est exactement le contraire», dénonce-t-elle.

«Faire changer les mentalités»

Edwige Antier appelle de ses voeux une loi, davantage dans l'objectif de «faire changer les mentalités», que de sanctionner. A l'image de la Suède : «Quand (ce pays) a interdit la fessée en 1979, 70% des parents y étaient opposés. Aujourd'hui, ils ne sont plus que 10%», fait-elle valoir. «Il ne s'agit pas d'envoyer les parents en prison ni de les en menacer», rassure -t-elle. Elle ne propose donc pas d'inscrire l'interdiction de la fessée dans le Code pénal mais, «comme en Allemagne», dans le Code civil. «L'article serait lu aux parents lors du mariage».

En 2008, le Conseil de l'Europe avait appelé ses Etats membres à interdire la fessée, avec la campagne «Levez la main contre la fessée !». Une campagne qui avait provoquée une levée de bouclier de plusieurs associations. Jusqu'à présent, dix-huit Etats sur les quarante-sept du Conseil de l'Europe ont interdit tout châtiment corporel. Un expert des Nations-Unis avait de son côté fixé l'échéance de 2009, pour abolir dans les différents états les châtiments corporels sur les enfants.

Une fois sa proposition de loi officiellement déposée sur le bureau de l'Assemblée nationale, rien ne garantit qu'elle soit débattue en séance publique et, a fortiori, votée. «Je n'ai aucune garantie que le gouvernement la reprenne, mais je serai entêtée», assure-elle. «Si la France est à la traîne, c'est qu'on s'y refuse à prendre une décision impopulaire». De fait, en France, 87% des parents déclarent avoir déjà donné une fessée et plus de la moitié sont contre une interdiction, selon une enquête de l'association L'Union des familles en Europe publiée en 2007.

 

Le Figaro

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