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Economie/Finance/Pouvoir d'achat


63% des Français favorables au travail après 65 ans


Soixante-trois pour cent des Français sont favorables à ce qu'un salarié puisse travailler après 65 ans s'il le souhaite, selon un sondage CSA publié mardi dans Le Parisien/Aujourd'hui en France.

36% sont contre et 1% est sans-opinion d'après le sondage.

Les cadres et les professions libérales sont 82% à souhaiter travailler au-delà de 65 ans, âge légal de la retraite, alors que les ouvriers et employés sont les plus mitigés sur la question (respectivement 56% et 53%), selon CSA.

Dans le secteur privé, 63% des personnes interrogées sont d'accord pour que les salariés puissent poursuivre leur carrière après 65 ans contre seulement 55% dans le secteur public.

Sondage réalisé par téléphone les 1er et 2 août auprès d'un échantillon de 1001 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas). Notice détaillée disponible auprès de la commission des sondages.

 

AFP




Chiffres de la Bourse de Hong Kong à la clôture, le 16 août 2007

Les places boursières mondiales ont de nouveau connu jeudi une journée chaude mais la Bourse de New York s'est reprise pour terminer quasiment stable après avoir perdu plusieurs centaines de points en cours de séance.
Son indice vedette, le DJIA, était passé sous les 12.600 points dans la journée, ce qui constituait un recul de plus de 10% par rapport à son plus haut historique du 19 juillet. Un recul de plus de 10% constitue en termes boursiers une "correction".
Selon les analystes, la préoccupation principale des investisseurs est pour le moment de réduire leur endettement et leur exposition au risque ce qui les amènent à se défaire de leurs positions les plus exposées.
"Le premier signe en est ce qui se passe sur les marchés des devises et notamment en ce qui concerne le carry-trade. Le yen s'est renforcé significativement face à plusieurs autres devises", a souligné Michael Malone de Cowen and Co.
Le carry-trade est l'opération qui consiste pour les acteurs des marchés financiers à emprunter au Japon où les taux sont très bas depuis plusieurs années pour placer l'argent ailleurs, où il est mieux rémunéré.
Face à la contraction du crédit en raison de la crise des prêts immobiliers hypothécaires à risque aux Etats-Unis, les investisseurs défont leurs positions et remboursent leurs emprunts en yen ce qui fait remonter la devise japonaise.
Celle-ci est remontée à son plus haut niveau depuis 2006 face au dollar et depuis mars contre l'euro.
A son plus bas, le DJIA est tombé à 12.517,94 points soit un recul de près de 2,7%. Mais grâce à un spectaculaire redressement dans la dernière heure d'échanges, il a pu terminer en baisse de seulement 0,12% à 12.845,78 points.
Les Bourses européennes n'ont pas eu cette chance et ont lourdement chuté. L'indice Eurostoxx a cédé 2,61% et Paris a terminé à son plus bas niveau de l'année en reculant de 3,26% à 5.265,47 points.
La Bourse de Londres a elle aussi fermé en très forte baisse, reculant de 4,10% et également à son plus bas niveau depuis le 26 septembre dernier. Après avoir résisté ces derniers jours au pessimisme ambiant, Francfort a à son tour chuté, perdant 2,36%.
Le président français Nicolas Sarkozy a écrit à la chancelière allemande Angela Merkel, qui assure la présidence du G7, pour demander aux dirigeants des sept pays les plus industrialisés d'adopter des mesures pour renforcer la "transparence du fonctionnement des marchés".
M. Sarkozy propose que les ministres des Finances du G7, "en liaison" avec les Banques centrales, le Forum de stabilité financière et le FMI, y travaillent et remettent un "rapport d'analyse et de propositions lors de leur réunion d'octobre prochain à Washington".
La Réserve fédérale américaine (Fed) est de nouveau intervenue et a injecté 17 milliards de dollars supplémentaires dans le circuit monétaire pour empêcher une contraction des sources de crédit découlant de la crise dans le secteur des prêts "subprimes". La Banque du Japon est elle aussi intervenue jeudi à hauteur de 400 milliards de yens (2,5 milliards d'euros).
Les places latino-américaines ont aussi été malmenées avec une perte de 4,72% à Buenos Aires, de 2,58% de Sao Paulo et de 1,24% de Mexico.
L'Asie a aussi connu une journée noire. A Tokyo, deuxième place financière mondiale, l'indice Nikkei a terminé en baisse de 1,99%, Sydney de 1,56%, Shangaï de 2,14% et Hong Kong de 3,3%.
Même si la plupart des banques d'Asie sont jugées relativement peu exposées aux mauvaises créances américaines, certains fonds d'investissements impuissants à recouvrer des prêts "subprimes" cherchent à compenser leurs pertes en vendant à tour de bras des actions en Bourse.

Selon une étude de l'Insee, le PDG d'une société anonyme employant au moins 50 salariés perçoit en moyenne un salaire annuel net de 127 400 €. Le salaire annuel net moyen des chefs d'entreprise salariés, qui est avant tout déterminé par la taille de leur entreprise, s'élève à 49 700 €. Deux postes différents, deux salaires différents, mais un point commun : les deux salaires ont progressé en moyenne de 1, 6% sur les 5 dernières années.
 
Des différences nettes apparaissent au sein même des chefs d'entreprise. Un PDG gagne en effet 3 fois plus qu'un chef d'entreprise de moins de 50 salariés, qui avec 49 700 euros en moyenne à un salaire qui se rapproche davantage de celui d'un cadre d'une grande entreprise. En outre, les 10 % les mieux payés ont des salaires près de 5 fois supérieurs aux 10 % les moins bien rétribués.
 
Les moins payés  : les PDG des entreprises de moins de 50 salariés
 
Cette différence de salaires résulte de plusieurs variables : les PDG de moyennes et grandes entreprises sont légèrement plus âgés que ceux des entreprises de moins de 50 salariés (51 ans en moyenne contre 48). En outre, les types de sociétés qu'ils dirigent ne sont pas les mêmes. Les PDG de moyennes et grandes entreprises sont à la tête de SA ou de SAS, tandis que les autres patrons salariés sont le plus souvent des gérants minoritaires de Sociétés à Responsabilité Limitée (SARL) - pour 65 % d'entre eux.
 
Le salaire varie en fonction de l'appartenance ou non à un groupe, mais aussi de la taille de l'entreprise dirigée. Il se monte en moyenne à près de 111 000 € quand le PDG est à la tête d'une société de 50 à 99 salariés et à environ 470 000 € pour le PDG d'une entreprise de 2 000 salariés ou plus.
 
L'écart salarial homme/femme se réduit
 
L'autre facteur discriminant est le secteur d'activité. Ainsi, dans les activités financières et immobilières, les PDG gagnent en moyenne 212 000 € contre seulement 96 000 € dans la construction.
 
Enfin, si le nombre de femmes PDG n'augmente que faiblement (+ 0,9 % par an), leur salaire en revanche s'accroît sensiblement (+ 2,5 % par an, contre + 1,2 % pour les hommes). L'écart salarial entre un homme PDG et une femme PDG passe de 45,7 % en 1995 à 28 % en 2005.


LCI.fr

2007-07-28 12:23:47
PARIS (AFP)

© AFP
Présentation d'un livret A
Présentation d'un livret A

Le taux de rémunération du Livret A, détenu par quelque 46 millions de Français, montera de 2,75% à 3% à partir du 1er août, son plus haut niveau depuis quatre ans, selon un avis paru samedi au Journal officiel.

Dans le même temps, la plupart des autres produits d'épargne réglementée vont enregistrer une progression du même ordre. Le "Livret de développement durable" (ex-Codevi) et le Livret Bleu seront également rémunérés à 3%.

Le taux du Livret d'épargne populaire (LEP) passera de 3,75% à 4%.

Le Compte d'épargne logement (CEL), hors prime d'Etat, sera rétribué à hauteur de 2% et le Livret d'épargne-entreprise à 2,25%.

Seule la rémunération du Plan d'épargne logement (PEL) restera inchangé à 2,50%, hors prime d'Etat.

Afin de dépolitiser la fixation du taux d'intérêt de l'épargne réglementée, le gouvernement avait créé en août 2003 un dispositif automatique: la rémunération du Livret A résulte d'une moyenne entre l'inflation hors tabac et les taux d'intérêt à court terme (Euribor 3 mois), majorée de 0,25 point.

L'actualisation se fait désormais sur un rythme semestriel, au 1er août et au 1er février de chaque année.

Pour le mois de juin, l'Insee a annoncé une inflation hors tabac de 1,2% sur un an, tandis que la moyenne de l'Euribor s'établissait à 4,14%. Majoré de 0,25 point, le calcul fait ressortir un taux de 2,92%, qui est arrondi à 3,00%. Il va s'appliquer au moins jusqu'au 1er février 2008.

Depuis 1986, le taux du Livret A a connu six baisses et trois hausses (en juillet 2000, février et août 2006).

Le Livret A, dont le montant des dépôts est plafonné à 15.300 euros, affichait, à fin mars, un encours de 115,9 milliards d'euros.

Il est distribué exclusivement par la Banque Postale et les Caisses d'Epargne. Le Livret Bleu est vendu par le Crédit Mutuel.

La hausse du taux intervient alors que la France est engagée dans un bras de fer avec la Commission européenne qui demande la fin de cette exclusivité et l'extension de la distribution des deux livrets à toutes les banques.

La France a déposé lundi dernier un recours devant la Cour de justice européenne pour contester cette requête de Bruxelles.

Parallèlement, Paris envisage une réforme du système. Bercy a confié une mission à Michel Camdessus, gouverneur honoraire de la Banque de France. Il devrait remettre ses conclusions mi-décembre, soit deux mois environ avant la date limite fixée par Bruxelles pour l'ouverture de la distribution des Livrets A et Bleu.

© AFP.

Les cours du blé s'envolent à travers la planète. Cette inflation spectaculaire n'est pourtant pas seule responsable de la hausse annoncée du prix du pain. Cette question n'est pas aussi simple


Sortez vos calculettes. Le prix du blé est passé, entre 2006 et 2007, de 100 euros à 200 euros la tonne.
Sachant que l'on réalise, à partir d'une tonne de blé, une moyenne de 5 000 baguettes standards, la hausse du cours de cette céréale peut-elle être tenue pour seule responsable d'une augmenta-tion de cinq centimes du prix de ladite baguette en boulan-gerie ? Les méthodes de calcul sont nombreuses, les estimations divergent entre les acteurs de la filière, mais la réponse est toujours la même : non.
L'idée que le moindre sou-bresaut dans les cours du blé peut, comme c'est le cas pour le pétrole, avoir un impact significatif sur le porte-monnaie des consommateurs a pourtant la vie dure. Et cela exaspère les céréaliers : « On entend beaucoup de bêtises à ce sujet mais la variation des prix des céréales ne peut pas avoir l'incidence qu'on lui prête. Les céréaliers ne font pas fortune et si le pain augmente c'est que d'autres que les paysans ont élevé leurs tarifs », résume Emmanuel Godard, conseiller céréalier à la chambre d'agri-culture du Rhône. La balle est dans le camp des boulangers : « Effectivement, ce n'est pas le prix de la farine qui fait, à lui tout seul, aug-menter le prix du pain. La farine, ce n'est que 12 à 14 % du prix de la baguette. En réalité, nous avons subi une hausse globale de toutes nos matières premiè-res. C'est valable pour les produits laitiers, par exemple, mais aussi sur l'emballage : lors de ma dernière commande, j'ai subi une augmentation de 12 % de la part de mon fournisseur. Je dois répercuter cette hausse et je vais augmenter mes prix à la rentrée », reconnaît Philippe Jocteur, qui gère une bou-langerie à l'Ile Barbe et à Paris.
Jean Tardy, pour la chambre syndicale des boulangers du Rhône, va dans le même sens : « Nous nous étions engagés à ne pas augmenter nos prix lors du passage à l'euro. Cela fut fait mais il ne faut pas oublier l'effet 35 heures : les repos augmentent et nous devons faire appel à davantage de personnel. Cela joue beaucoup car pour ce qui est du prix de la farine, il ne faut pas croire que les meuniers aient profité de la situation ». Cette mesure dans la répercussion des hausses des cours, Joseph Nicot la confirme : « Pour l'instant, nous n'avons répercuté que 30 à 50 % de cette hausse historique du prix du blé. Elle est tellement importante qu'il est tout simplement impossible que nous ayons pu en profiter pour augmenter nos marges au passage, bien au contraire », se défend le président national des meuniers, poids lourd régional avec ses moulins de Saône-et-Loire, du Jura, de Savoie et de Isère, qui produisent 80 000 tonnes de farine chaque annnée.
Boulangers, meuniers et céréaliers ne se renvoient pas la balle : ils constatent un phénomène qui leur échappe. Le marché du blé, en France, est une affaire mondiale depuis la réforme de la politique agricole commune. Une sécheresse en Australie, une demande qui explose en Chine et en Inde et voilà les cours qui s'envolent. La demande fait grimper, mécaniquement, les prix. Les paysans voient certes augmenter leurs revenus, mais pour « revenir à un prix rémunérateur qui évite de voir des céréaliers disparaître ou devoir se diversifier », témoigne l'un d'entre eux. Les meuniers répercutent, dans la mesure du possible. Et les boulangers font de même, en prenant en compte l'augmentation générale de leurs charges. Quant au consommateur, en bout de chaîne, il constate.

Jean-Philippe Vigouroux
jpvigouroux@leprogres.fr

 


Les raisons d'une hausse

 

Les cours s'affolent : 150 puis 200 euros la tonne ces derniers jours. La hausse du prix du blé est historique, mais quelles sont les raisons ? Le climat, d'abord, comme toujours en agriculture. Une sécheresse de grande ampleur en Australie l'année dernière, les pluies cette année : la météo a joué le rôle de déclencheur. Le catalyseur, ce fut l'explosion, en un rien de temps, de la demande de blé en Chine et en Inde. Il n'en fallait pas davantage pour épuiser les stocks et même voir la demande dépasser l'offre. Dernier élément, dont l'impact va aller crescendo, le développement des biocarburants. Le blé et le maïs sont les mieux placés pour produire de l'éthanol. L'année dernière, les Etats-Unis ont utilisé l'équivalent de la production européenne de maïs, simplement pour en faire de l'énergie verte. Le blé suit le même chemin, la raréfaction de cette céréale de base va donc s'amplifier pour l'industrie, au détriment de l'alimentation. Conclusion : il va falloir planter davantage de blé. Mais où ?

J.-Ph. V.

20060505-PAR-CANNABIS
 
20060505-PAR-CANNABISLa France figure parmi les pays les plus consommateurs de cannabis en Europe tant chez les jeunes adultes que les adolescents. En France métropolitaine, en 2005, 12,4 millions de personnes âgées de 12 à 75 ans déclarent avoir consommé du cannabis au moins une fois dans leur vie et 1,2 million sont des consommateurs réguliers. Ils sont d’ailleurs de plus en plus nombreux : ente 2000 et 2005, ils sont passés de 3,8 à 5,9%.

A venir, un membre de l’OFDT décrypte les principaux points de cette synthèse…

Dans cet ouvrage pédagogique et scientifique de 230 pages intitulé «Cannabis, données essentielles», disponible sur l’Internet, l'ODFT, créé en 1993, répond à différentes questions sur cette drogue, notamment les niveaux d'évolution, la géographie de la consommation, les usages réguliers et problématiques ou enfin les enjeux du marché du cannabis en France.

Le cannabis représente également le 1er produit stupéfiant saisi en France (9 saisies sur 10, 87 tonnes en 2005). Par ailleurs, l'OFDT estime, à partir de données déclaratives, à 832 millions d'euros le chiffre d'affaires annuel issu de la vente de cannabis en France. Le coût social du cannabis peut être estimé à 919 millions d'euros. Le prix moyen d'un gramme de cannabis se situe aujourd'hui autour de 4 euros: en dix ans, il a baissé de 30 %.


D'après AFP


Un décret doit être publié à l’automne pour encadrer l’indemnisation des stages

Xavier Bertrand, le ministre du Travail, devrait publier un décret sur la gratification des stages en octobre prochain.
 
Xavier Bertrand, le ministre du Travail, devrait publier un décret sur la gratification des stages en octobre prochain. Photo: Sipa
 

Le ministère du Travail a confirmé hier qu’il entendait encadrer “par décret à l’automne” la gratification des stagiaires, confirmant une information donnée peu auparavant par le collectif de stagiaires Génération précaire, qu’il avait reçu lundi soir.

Pas contraignant


Cette disposition sur la gratification des stages était d’ailleurs prévue par la loi du 31 mars 2006. Ce texte sur l’égalité des chances prévoyait notamment de garantir aux jeunes une indemnisation lorsque le stage durait plus de trois mois. Seul problème : jusqu’ici, la charte censée sécuriser les stages en entreprise n’était pas contraignante. Concrètement, avec ce décret, les entreprises ne pourront plus faire travailler des stagiaires pour zéro euro.

Montant flou


Quant au montant des indemnisations, aucun engagement n’a été pris. Le collectif Génération précaires demande une gratification à hauteur de 50% du Smic pour les stages inférieurs à trois mois, et de plus de 80% du Smic pour les stages de plus de six mois.

“On n’est pas totalement satisfaits. Le gouvernement a compris qu’il fallait travailler à plusieurs, mais on nous impose un rythme lent alors qu’il y a urgence”, explique Laurence, membre de Génération précaire. Au collectif, on rappelle que, si beaucoup d’entreprises donnent à leurs stagiaires 30% du Smic, certains ne reçoivent rien. Laurence s’indigne : “C’est grave à l’heure où on nous parle de la valeur travail !”


Dans un rapport, l'association de consommateurs UFC-Que Choisir estime que les opérateurs mobiles, loin de dynamiser la concurrence, verrouillent le marché et l'empêchent d'évoluer.
 
L'UFC-Que Choisir publie un rapport d'analyse qui risque de fortement tempérer l'optimisme des opérateurs mobiles. L'association, qui réagit au bilan publié fin mars par les opérateurs au sein de l'AFOM, estime que les professionnels du mobile restreignent le développement du secteur. "Manifestement, le secteur souffre encore d'une absence de concurrence qui limite son développement et pénalise fortement les consommateurs", souligne l'association, qui en appelle à l'Arcep pour réguler la situation.
 
Un écart important entre le trafic mobile et le prix des communications
 
Selon l'association, le taux de pénétration du téléphone mobile en France, estimé à 82,6%, est inférieur au taux moyen européen (104%). Principale raison invoquée: le prix, élevé, des communications et des SMS. Depuis 2000, la baisse du prix par minute s'est située entre 21 à 28% en France, contre 57% au Royaume-Uni entre 2001 et 2005. En parallèle, le trafic mobile a connu une importante croissance, puisqu'il a augmenté de 106% entre 2000 et 2006. Voilà de quoi assurer des revenus confortables aux opérateurs...
 
Des offres peu adaptées
 
L'UFC dénonce également une faiblesse de l'offre, notamment prépayée, dans l'Hexagone. Cette insuffisance rend "une proportion non négligeable des consommateurs dans l'incapacité de trouver l'offre, en termes de services et de prix, qui lui convient". Pour l'association, il est impossible de ne pas détecter la faiblesse de l'intensité concurrentielle sur ce marché. Cette faiblesse se retrouve également sur le secteur des SMS: avec 29 SMS par client et par mois, la France est encore en queue de peloton. A titre d'exemple, les Britanniques envoient environ 55 SMS par mois. Cet écart, important, se traduit par la prise d'initiatives commerciales de la part des opérateurs britanniques, pour proposer des messages textes peu onéreux. En France, les offres tarifaires sont restées moins adaptées aux populations qu'elles souhaitaient atteindre.
 
Un marché verrouillé hostile aux opérateurs émergents
 
Face à cette stagnation de la situation, maintenue, selon l'UFC, par les opérateurs, la concurrence a du mal à se faire sa place. Les douze MVNO (Mobile Virtual Network Operator) apparus récemment sur le marché ne représentent que 3,5% du marché. Le plus important d'entre eux n'en concentre que 1%. Difficile pour ces opérateurs virtuels de peser dans la balance, et d'agir pour une baisse du prix des appels. Enfin, l'UFC insiste sur les licences UMTS, accordées pour le moment aux seuls trois principaux opérateurs, ce qui est loin de dynamiser la concurrence.
"Le marché français est le seul grand marché européen à ne pas avoir au moins quatre licences UMTS pour animer la concurrence", annonce-t-elle. C'est pourquoi elle souhaite que les conditions d'attribution de la quatrième licence à un opérateur ne bénéficiant d'un réseau et d'un parc d'abonnés existant soit réestimées pour faire émerger un véritable quatrième acteur.


(Atelier groupe BNP Paribas – 11/07/2007)
Qui se ressemble s'assemble !

2007-07-08 15:34:54
PARIS (AFP)

© AFP
Nicolas Sarkozy et Dominique Strauss-Kahn, en février 2006 à l'Assemblée nationale
Nicolas Sarkozy et Dominique Strauss-Kahn, en février 2006 à l'Assemblée nationale

Nicolas Sarkozy a fait samedi de nouvelles avances à la gauche, ciblant cette fois le sommet du PS: il soutient Dominique Strauss-Kahn pour diriger le FMI et propose à Jack Lang de réfléchir à la réforme des institutions, au risque de déboussoler un peu plus ce parti.

Dans un entretien au Journal de Dimanche le chef de l'Etat annonce qu'il va poursuivre "l'ouverture" et qu'il se situe dans le droit fil de ses engagements de "rupture". Il indique également qu'il n'accordera pas de grâces collectives aux détenus à l'occasion de la fête nationale du 14 juillet, confirmant ce qu'il avait dit pendant la campagne, à savoir son hostilité à cet héritage de l'Ancien Régime, qui avait permis en 2006 environ 3.500 sorties anticipées après remises de peine.

S'il reconnaît "l'utilité pour des raisons humanitaires ou exceptionnelles d'une grâce individuelle prononcée de façon transparente", le chef de l'Etat affirme: "mais la grâce collective pour réguler les prisons, je ne l'accepte pas".

Concernant l'ouverture, le chef de l'Etat avait prévenu il y a quelques jours à Strasbourg: "Dans les semaines et les mois qui viennent, j'irai encore plus loin". Après avoir placé six personnalités de gauche dans son gouvernement et commandé un rapport sur la mondialisation au socialiste Hubert Védrine, le président continue sur sa lancée: "Je veux que Dominique Strauss-Kahn soit le candidat de la France à la direction générale du FMI", a-t-il affirmé dans une interview au Journal du Dimanche.

© AFP
Dominique Strauss-Kahn le 17 juin 2007 à Sarcelles
Dominique Strauss-Kahn le 17 juin 2007 à Sarcelles

Le président ne tarit pas d'éloges sur l'ancien ministre socialiste des Finances, "le plus apte pour ce poste" pour lequel il "faut avoir une forte crédibilité, une expérience incontestable, être polyglotte". M. Strauss-Kahn "a ces qualités. Lui et moi avons la même vision du fonctionnement du FMI". M. Sarkozy a déjà contacté à ce sujet les dirigeants espagnol, italien, britannique et le président américain et va défendre la candidature de "DSK" lors de la réunion de l'Eurogroupe lundi à Bruxelles.

Le président a aussi proposé à l'ancien ministre socialiste de la Culture Jack Lang, "agrégé de droit public", de "participer" à la commission chargée de faire des propositions pour réformer les institutions qui sera installée "dans les quinze jours". D'autres personnalités de gauche sont également sollicitées: le constitutionnaliste Guy Carcassonne, proche de Michel Rocard, et Olivier Schrameck, ex-directeur de cabinet de Lionel Jospin.

M. Sarkozy se défend d'agir par calcul politique et explique qu'il ne veut "pas priver" la France de personnalités compétentes. "Je n'ai pas demandé à Dominique Strauss-Kahn de ne plus être socialiste", dit-il. "Au nom de quoi devrais-je me priver" de la réflexion de Jack Lang, "sous le seul prétexte que cela déplaît à M. Ayrault?", président du groupe socialiste à l'Assemblée, s'exclame-t-il.

© AFP
Jack Lang le 20 juin 2007 à New York
Jack Lang le 20 juin 2007 à New York

Les intéressés sont pour l'heure prudents: absent de Paris, M. Strauss-Kahn n'avait pas réagi samedi soir. M. Lang a affirmé à l'AFP qu'il était "honoré" par la proposition du chef de l'Etat et qu'il donnerait sa réponse "au cours des prochains jours". "Je dois y réfléchir et en parler à un certain nombre d'amis proches", a-t-il précisé sur RTL.

Le ton était monté cette semaine: Jean-Marc Ayrault avait interdit à Jack Lang d'accepter unilatéralement l'offre du président qui avait déjà fuité, et le député du Pas-de-Calais avait claqué la porte de son groupe. La méthode Sarkozy, qui consiste à choisir lui-même les personnalités qu'il veut associer à divers niveaux de responsabilité, est contestée par le PS: "il n'appartient pas au gouvernement ou au président de nommer des socialistes dans des commissions", avait affirmé récemment le premier secrétaire du PS François Hollande, mettant en garde contre toute "confusion".

"Si un Français peut diriger" le FMI, "tant mieux. Et si c'est Dominique, je sais qu'il en a tout à fait les compétences", a affirmé samedi Bertrand Delanoë. Mais le maire de Paris a mis en garde contre les "arrières pensées" de M. Sarkozy qui veut "diriger" l'opposition. "Le président de la République ne voit des compétences que chez les socialistes, c'est un hommage qu'il nous rend", a-t-il ironisé.

A l'approche des municipales, la confusion des lignes inquiète le PS. Des responsables de l'UMP, Jean-Claude Gaudin et Jean-Pierre Raffarin, ont évoqué samedi une possible "ouverture" des listes du parti majoritaire au centre et à la gauche à l'occasion des municipales.

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