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Soixante-trois pour cent des Français sont favorables à ce qu'un salarié puisse travailler après 65 ans s'il le souhaite, selon un sondage CSA publié mardi dans Le Parisien/Aujourd'hui en France.
36% sont contre et 1% est sans-opinion d'après le sondage.
Les cadres et les professions libérales sont 82% à souhaiter travailler au-delà de 65 ans, âge légal de la retraite, alors que les ouvriers et employés sont les plus mitigés sur la question (respectivement 56% et 53%), selon CSA.
Dans le secteur privé, 63% des personnes interrogées sont d'accord pour que les salariés puissent poursuivre leur carrière après 65 ans contre seulement 55% dans le secteur public.
Sondage réalisé par téléphone les 1er et 2 août auprès d'un échantillon de 1001 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas). Notice détaillée disponible auprès de la commission des sondages.
AFP


Le taux de rémunération du Livret A, détenu par quelque 46 millions de Français, montera de 2,75% à 3% à partir du 1er août, son plus haut niveau depuis quatre ans, selon un avis paru samedi au Journal officiel.
Dans le même temps, la plupart des autres produits d'épargne réglementée vont enregistrer une progression du même ordre. Le "Livret de développement durable" (ex-Codevi) et le Livret Bleu seront également rémunérés à 3%.
Le taux du Livret d'épargne populaire (LEP) passera de 3,75% à 4%.
Le Compte d'épargne logement (CEL), hors prime d'Etat, sera rétribué à hauteur de 2% et le Livret d'épargne-entreprise à 2,25%.
Seule la rémunération du Plan d'épargne logement (PEL) restera inchangé à 2,50%, hors prime d'Etat.
Afin de dépolitiser la fixation du taux d'intérêt de l'épargne réglementée, le gouvernement avait créé en août 2003 un dispositif automatique: la rémunération du Livret A résulte d'une moyenne entre l'inflation hors tabac et les taux d'intérêt à court terme (Euribor 3 mois), majorée de 0,25 point.
L'actualisation se fait désormais sur un rythme semestriel, au 1er août et au 1er février de chaque année.
Pour le mois de juin, l'Insee a annoncé une inflation hors tabac de 1,2% sur un an, tandis que la moyenne de l'Euribor s'établissait à 4,14%. Majoré de 0,25 point, le calcul fait ressortir un taux de 2,92%, qui est arrondi à 3,00%. Il va s'appliquer au moins jusqu'au 1er février 2008.
Depuis 1986, le taux du Livret A a connu six baisses et trois hausses (en juillet 2000, février et août 2006).
Le Livret A, dont le montant des dépôts est plafonné à 15.300 euros, affichait, à fin mars, un encours de 115,9 milliards d'euros.
Il est distribué exclusivement par la Banque Postale et les Caisses d'Epargne. Le Livret Bleu est vendu par le Crédit Mutuel.
La hausse du taux intervient alors que la France est engagée dans un bras de fer avec la Commission européenne qui demande la fin de cette exclusivité et l'extension de la distribution des deux livrets à toutes les banques.
La France a déposé lundi dernier un recours devant la Cour de justice européenne pour contester cette requête de Bruxelles.
Parallèlement, Paris envisage une réforme du système. Bercy a confié une mission à Michel Camdessus, gouverneur honoraire de la Banque de France. Il devrait remettre ses conclusions mi-décembre, soit deux mois environ avant la date limite fixée par Bruxelles pour l'ouverture de la distribution des Livrets A et Bleu.
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Les cours du blé s'envolent à travers la planète. Cette inflation spectaculaire n'est pourtant pas seule responsable de la hausse annoncée du prix du pain. Cette question n'est pas aussi simple
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| Sortez vos calculettes. Le prix du blé est passé, entre 2006 et 2007, de 100 euros à 200 euros la tonne. Sachant que l'on réalise, à partir d'une tonne de blé, une moyenne de 5 000 baguettes standards, la hausse du cours de cette céréale peut-elle être tenue pour seule responsable d'une augmenta-tion de cinq centimes du prix de ladite baguette en boulan-gerie ? Les méthodes de calcul sont nombreuses, les estimations divergent entre les acteurs de la filière, mais la réponse est toujours la même : non. L'idée que le moindre sou-bresaut dans les cours du blé peut, comme c'est le cas pour le pétrole, avoir un impact significatif sur le porte-monnaie des consommateurs a pourtant la vie dure. Et cela exaspère les céréaliers : « On entend beaucoup de bêtises à ce sujet mais la variation des prix des céréales ne peut pas avoir l'incidence qu'on lui prête. Les céréaliers ne font pas fortune et si le pain augmente c'est que d'autres que les paysans ont élevé leurs tarifs », résume Emmanuel Godard, conseiller céréalier à la chambre d'agri-culture du Rhône. La balle est dans le camp des boulangers : « Effectivement, ce n'est pas le prix de la farine qui fait, à lui tout seul, aug-menter le prix du pain. La farine, ce n'est que 12 à 14 % du prix de la baguette. En réalité, nous avons subi une hausse globale de toutes nos matières premiè-res. C'est valable pour les produits laitiers, par exemple, mais aussi sur l'emballage : lors de ma dernière commande, j'ai subi une augmentation de 12 % de la part de mon fournisseur. Je dois répercuter cette hausse et je vais augmenter mes prix à la rentrée », reconnaît Philippe Jocteur, qui gère une bou-langerie à l'Ile Barbe et à Paris. Jean Tardy, pour la chambre syndicale des boulangers du Rhône, va dans le même sens : « Nous nous étions engagés à ne pas augmenter nos prix lors du passage à l'euro. Cela fut fait mais il ne faut pas oublier l'effet 35 heures : les repos augmentent et nous devons faire appel à davantage de personnel. Cela joue beaucoup car pour ce qui est du prix de la farine, il ne faut pas croire que les meuniers aient profité de la situation ». Cette mesure dans la répercussion des hausses des cours, Joseph Nicot la confirme : « Pour l'instant, nous n'avons répercuté que 30 à 50 % de cette hausse historique du prix du blé. Elle est tellement importante qu'il est tout simplement impossible que nous ayons pu en profiter pour augmenter nos marges au passage, bien au contraire », se défend le président national des meuniers, poids lourd régional avec ses moulins de Saône-et-Loire, du Jura, de Savoie et de Isère, qui produisent 80 000 tonnes de farine chaque annnée. Boulangers, meuniers et céréaliers ne se renvoient pas la balle : ils constatent un phénomène qui leur échappe. Le marché du blé, en France, est une affaire mondiale depuis la réforme de la politique agricole commune. Une sécheresse en Australie, une demande qui explose en Chine et en Inde et voilà les cours qui s'envolent. La demande fait grimper, mécaniquement, les prix. Les paysans voient certes augmenter leurs revenus, mais pour « revenir à un prix rémunérateur qui évite de voir des céréaliers disparaître ou devoir se diversifier », témoigne l'un d'entre eux. Les meuniers répercutent, dans la mesure du possible. Et les boulangers font de même, en prenant en compte l'augmentation générale de leurs charges. Quant au consommateur, en bout de chaîne, il constate. Jean-Philippe Vigouroux jpvigouroux@leprogres.fr
Les raisons d'une hausse
Les cours s'affolent : 150 puis 200 euros la tonne ces derniers jours. La hausse du prix du blé est historique, mais quelles sont les raisons ? Le climat, d'abord, comme toujours en agriculture. Une sécheresse de grande ampleur en Australie l'année dernière, les pluies cette année : la météo a joué le rôle de déclencheur. Le catalyseur, ce fut l'explosion, en un rien de temps, de la demande de blé en Chine et en Inde. Il n'en fallait pas davantage pour épuiser les stocks et même voir la demande dépasser l'offre. Dernier élément, dont l'impact va aller crescendo, le développement des biocarburants. Le blé et le maïs sont les mieux placés pour produire de l'éthanol. L'année dernière, les Etats-Unis ont utilisé l'équivalent de la production européenne de maïs, simplement pour en faire de l'énergie verte. Le blé suit le même chemin, la raréfaction de cette céréale de base va donc s'amplifier pour l'industrie, au détriment de l'alimentation. Conclusion : il va falloir planter davantage de blé. Mais où ? |
La France figure parmi les pays les plus consommateurs de cannabis en Europe tant chez les jeunes adultes que les adolescents. En France métropolitaine, en 2005, 12,4 millions de personnes âgées de 12 à 75 ans déclarent avoir consommé du cannabis au moins une fois dans leur vie et 1,2 million sont des consommateurs réguliers. Ils sont d’ailleurs de plus en plus nombreux : ente 2000 et 2005, ils sont passés de 3,8 à 5,9%.
D'après AFP
Le ministère du Travail a confirmé hier qu’il entendait encadrer “par décret à l’automne” la gratification des stagiaires, confirmant une information donnée peu auparavant par le collectif de stagiaires Génération précaire, qu’il avait reçu lundi soir.
Pas contraignant
Cette disposition sur la gratification des stages était d’ailleurs prévue par la loi du 31 mars 2006. Ce texte sur l’égalité des chances prévoyait notamment de garantir aux jeunes une indemnisation lorsque le stage durait plus de trois mois. Seul problème : jusqu’ici, la charte censée sécuriser les stages en entreprise n’était pas contraignante. Concrètement, avec ce décret, les entreprises ne pourront plus faire travailler des stagiaires pour zéro euro.
Montant flou
Quant au montant des indemnisations, aucun engagement n’a été pris. Le collectif Génération précaires demande une gratification à hauteur de 50% du Smic pour les stages inférieurs à trois mois, et de plus de 80% du Smic pour les stages de plus de six mois.

Nicolas Sarkozy a fait samedi de nouvelles avances à la gauche, ciblant cette fois le sommet du PS: il soutient Dominique Strauss-Kahn pour diriger le FMI et propose à Jack Lang de réfléchir à la réforme des institutions, au risque de déboussoler un peu plus ce parti.
Dans un entretien au Journal de Dimanche le chef de l'Etat annonce qu'il va poursuivre "l'ouverture" et qu'il se situe dans le droit fil de ses engagements de "rupture". Il indique également qu'il n'accordera pas de grâces collectives aux détenus à l'occasion de la fête nationale du 14 juillet, confirmant ce qu'il avait dit pendant la campagne, à savoir son hostilité à cet héritage de l'Ancien Régime, qui avait permis en 2006 environ 3.500 sorties anticipées après remises de peine.
S'il reconnaît "l'utilité pour des raisons humanitaires ou exceptionnelles d'une grâce individuelle prononcée de façon transparente", le chef de l'Etat affirme: "mais la grâce collective pour réguler les prisons, je ne l'accepte pas".
Concernant l'ouverture, le chef de l'Etat avait prévenu il y a quelques jours à Strasbourg: "Dans les semaines et les mois qui viennent, j'irai encore plus loin". Après avoir placé six personnalités de gauche dans son gouvernement et commandé un rapport sur la mondialisation au socialiste Hubert Védrine, le président continue sur sa lancée: "Je veux que Dominique Strauss-Kahn soit le candidat de la France à la direction générale du FMI", a-t-il affirmé dans une interview au Journal du Dimanche.

Le président ne tarit pas d'éloges sur l'ancien ministre socialiste des Finances, "le plus apte pour ce poste" pour lequel il "faut avoir une forte crédibilité, une expérience incontestable, être polyglotte". M. Strauss-Kahn "a ces qualités. Lui et moi avons la même vision du fonctionnement du FMI". M. Sarkozy a déjà contacté à ce sujet les dirigeants espagnol, italien, britannique et le président américain et va défendre la candidature de "DSK" lors de la réunion de l'Eurogroupe lundi à Bruxelles.
Le président a aussi proposé à l'ancien ministre socialiste de la Culture Jack Lang, "agrégé de droit public", de "participer" à la commission chargée de faire des propositions pour réformer les institutions qui sera installée "dans les quinze jours". D'autres personnalités de gauche sont également sollicitées: le constitutionnaliste Guy Carcassonne, proche de Michel Rocard, et Olivier Schrameck, ex-directeur de cabinet de Lionel Jospin.
M. Sarkozy se défend d'agir par calcul politique et explique qu'il ne veut "pas priver" la France de personnalités compétentes. "Je n'ai pas demandé à Dominique Strauss-Kahn de ne plus être socialiste", dit-il. "Au nom de quoi devrais-je me priver" de la réflexion de Jack Lang, "sous le seul prétexte que cela déplaît à M. Ayrault?", président du groupe socialiste à l'Assemblée, s'exclame-t-il.

Les intéressés sont pour l'heure prudents: absent de Paris, M. Strauss-Kahn n'avait pas réagi samedi soir. M. Lang a affirmé à l'AFP qu'il était "honoré" par la proposition du chef de l'Etat et qu'il donnerait sa réponse "au cours des prochains jours". "Je dois y réfléchir et en parler à un certain nombre d'amis proches", a-t-il précisé sur RTL.
Le ton était monté cette semaine: Jean-Marc Ayrault avait interdit à Jack Lang d'accepter unilatéralement l'offre du président qui avait déjà fuité, et le député du Pas-de-Calais avait claqué la porte de son groupe. La méthode Sarkozy, qui consiste à choisir lui-même les personnalités qu'il veut associer à divers niveaux de responsabilité, est contestée par le PS: "il n'appartient pas au gouvernement ou au président de nommer des socialistes dans des commissions", avait affirmé récemment le premier secrétaire du PS François Hollande, mettant en garde contre toute "confusion".
"Si un Français peut diriger" le FMI, "tant mieux. Et si c'est Dominique, je sais qu'il en a tout à fait les compétences", a affirmé samedi Bertrand Delanoë. Mais le maire de Paris a mis en garde contre les "arrières pensées" de M. Sarkozy qui veut "diriger" l'opposition. "Le président de la République ne voit des compétences que chez les socialistes, c'est un hommage qu'il nous rend", a-t-il ironisé.
A l'approche des municipales, la confusion des lignes inquiète le PS. Des responsables de l'UMP, Jean-Claude Gaudin et Jean-Pierre Raffarin, ont évoqué samedi une possible "ouverture" des listes du parti majoritaire au centre et à la gauche à l'occasion des municipales.
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