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Solidarité Européenne

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Déclaration des représentants de peuples et nations européens, présents à Moscou les 8 et 9 juin 2006 à la Conférence Internationale sur "L'avenir du Monde blanc".

 

Se fondant sur la conscience d'une origine commune de nos peuples, de la parenté de leurs langues et cultures et de leur volonté de préserver leur identité ;

 

conscients du danger de mort qui menace les peuples européens qui ne risquent pas seulement de perdre leur identité mais dont l'existence historique est également menacée ;

 

constatant que les gouvernements des Etats ainsi que les structures internationales existantes, OTAN compris, non seulement ne sont pas en mesure de garantir l'avenir des peuples d'origine européenne mais, pire, renforcent ce danger et n'entreprennent rien qui puisse favoriser un rapprochement de la CE et de la Russie,

 

nous,

 

les participants à cette conférence, avons pris les décisions suivantes :

 

1) – création d'un Conseil international alternatif dont le but essentiel est de garantir l'avenir des peuples européens et la préservation de leur identité ; ce Conseil prend le nom de « Conseil des peuples d’origine européenne »

 

 2) – il s'agit bien d'un Conseil et non d'une administration qui dicte et qui ordonne ;

 

 3) – notre objectif premier : transformer en procédure régulière l'échange encore sporadique d'informations ;

 

 4) – le Conseil publiera régulièrement et dans les cas d'urgence des déclarations coordonnées concernant les problèmes actuels ainsi que les mesures à prendre pour la protection des personnes victimes de représailles dans leur combat  pour la vie et l'identité de leur peuple ;

 

 5) – le Conseil est constitué aussi par les délégations de tous les pays et peuples concernés qui ne disposent pas d'Etat (Bretons, Flamands, Basques etc.) ;

 

 6) – le Conseil choisira un groupe de personnes habilitées à rédiger les documents coordonnés ;

 

 7) – le Conseil doit mettre au point une structure de coordination qui se passe d'un centre permanent ;

 

 8) – Il est impératif de prévoir si nécessaire le remplacement immédiat d'un membre du groupe des personnes habilitées par un autre ;

 

 9) – le moyen de communication est nécessairement Internet ;

 

 10) – Nous appelons les représentants de tous les pays et peuples n'ayant pas participé à notre conférence à se joindre sous les mêmes conditions à notre communauté ;

 

 11) – Il est prévu d'étendre notre organisation/communauté à tous les continents où vivent les peuples blancs et de constituer parallèlement à l'ONU une ONI (Organisation des Nations Identitaires) ;

 

Blancs du monde entier unissez-vous !

 

 

Moscou, le 10 juin 2006

 

Anatoli Ivanov, Synergies Européennes, Russie

Pierre Vial, Terre et Peuple, France

Pierre Krebs, Thule Seminar, Allemagne

Enrique Ravello, Tierra y Pueblo, Espagne

Guillaume Faye, France

Yann-Ber Tillenon, Breizh

Pavel Tulaev, Atheneum, Russie

Elephterios Ballas, Arma, Grèce

Galina Lozko, Ukraine

Vladimir Ardeyev, Russie

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C E P E
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Communiqué du 21 juin 2006 du Comité d’Entraide des Prisonniers Européens


:: L'“Appel des 25" pour une grâce présidentielle de Michel Lajoye ! ::



Michel Lajoye qui avait déposé en début d’année une demande de remise en
liberté conditionnelle restera pour l’instant en prison. Le Tribunal
d’Application des Peines, à la demande du ministère public et sous la
pression des parties civiles a considéré que le compte n’y était pas et a
balayé d’un revers de manche tous les éléments objectifs d’un dossier « en
béton » : une qualification acquise en détention, un emploi en CDI, un
logement avec loyer réglé d’avance et une volonté farouche d’insertion dans
la société. Michel Lajoye venait d’achever la période incompressible de 18
ans au delà de laquelle il pouvait espérer une remise en liberté
conditionnelle. Pour n’avoir pas de sang sur les mains dans une affaire
rocambolesque, alors qu’il n’était qu’un adolescent de 20 ans, Michel Lajoye
aura déjà passé plus de 6500 jours derrière les barreaux.

Deux poids deux mesures

En tout état de cause, des faits similaires commis par d’autres « jeunes »
auraient été correctionnalisés et se seraient soldés par une ou deux années
de prison. On a vu lors des évènements de novembre 2005, des émeutiers
commettre des actes au moins aussi graves (attentats contre des véhicules de
transport public, des voitures de police, des magasins ou des habitations
avec comme circonstances aggravantes d’avoir blessé des occupants… sans
parler de l’assassinat de Jean Claude Irvoas…) et l’on aimerait savoir quel
traitement leur a été réservé.
A l’heure où l’on apprend que l’assassin de Sohane et celui de Romain
passeront bien moins de temps en détention -pour des crimes gratuits et
barbares- que Michel Lajoye, nous sommes en droit de nous demander si ce
dernier ne « bénéficie » pas à rebours de cette fameuse politique de «
discrimination positive » qui fait de lui, comme il nous l’a récemment écrit
« le record absolu de détention pour une tentative d’attentat qui n’a causé
aucune victime ».
Les soussignés ne songent pas une seule seconde à minimiser ou justifier
l’acte insensé qui a conduit ce garçon derrière les barreaux, mais on n’a
pas le droit de confondre punition et acharnement. C’est en raison de ce «
deux poids, deux mesures », qu’ils soutiennent Michel Lajoye dont le
traitement judiciaire et carcéral est hors de proportion avec les faits
allégués et qui devrait révolter tous les hommes soucieux de l’égalité des
citoyens et de l’honneur de la justice.

Appel au Président de la République

La défense vient de faire appel de ce jugement inique mais l’affaire est
loin d’être gagnée et de toute façon Michel Lajoye passera l’été en prison.
En cas de nouvelle décision négative, Michel Lajoye ne pourra pas déposer
une nouvelle demande de libération avant 3 ans.
Afin de sortir de cet impasse, le président de la république nous a montré
la voie en usant de son pouvoir régalien qui lui a permis de prendre une
mesure d’amnistie individuelle à l’égard de Guy Drut. Il serait paradoxal et
injuste que Michel Lajoye ne bénéficie pas d’une mesure similaire. En
conséquence, les soussignés demandent au chef de l’état de faire Bénéficier
Michel Lajoye d’une mesure de grâce présidentielle.

-----

Richard Roudier (Président du CEPE), Olivier Pichon (Monde et Vie), Roger
Bonnivard (Solidarité des Français), Dominique Lescure (Soulidariéta), Serge
De Beketch (Le Libre Journal), Fernand Cortes (Le Pilori), Philippe Vardon
(Jeunesses Identitaires), Chantal Spieler (Solidarité Alsacienne), Gilles
Soulas (Librairie nationale), Georges Hupin (Renaissance Sociale -
Bruxelles), Denis Greslin (Occidentalis), Christian Chaton (Alsace d’abord),
Fabrice Robert (Bloc Identitaire), François d’Usclat (Revue Montségur),
Laurent Martin Desmaretz de Maillebois (Professeur d’Economie Politique),
Pierre Gillieth et Eugène Krampon (Réfléchir & Agir), Philippe Randa
(Editions Dualpha), Alain Soral (Ecrivain), Martin Peltier (journaliste),
Christian Pérez (Parti Populiste), Jean-Michel Tuchscherer (Professeur d’
Université - Montréal Québec), Pierre Descaves (Front National), Marc
Laudelout (Bull. Célinien), Alexandre Del Valle (Géo- politologue/Ecrivain).


---

Pour soutenir la demande de grâce présidentielle pour Michel Lajoye,
téléchargez le texte de l'Appel sur :
http://www.cepe-liberte.com
Retourner à ESE/CEPE : BP 4-7187, 30914 – Nîmes Cedex ou par E-mail :
contact@cepe-liberte.com

-----------------------------------------------------------
CEPE
Email : contact@cepe-liberte.com / cepe_liberte@yahoo.fr Adresse postale :
CEPE - BP 4-7187 - 30914 Nîmes cédex 2

Communiqué du Comité d'Entraide aux Prisonniers Européens

19 ans, ça suffit

Justice pour Michel Lajoye



La décision que nous redoutions tant vient de tomber : Michel Lajoye qui avait déposé en début d’année une demande de remise en liberté conditionnelle restera en prison. Le Tribunal d’Application des Peines, à la demande du ministère public et sous la pression de la partie civile a considéré que le compte n’y était pas et a balayé d’un revers de manche tous les éléments objectifs d’un dossier en béton: une qualification acquise en détention, un emploi en CDI, un logement avec un loyer réglé d’avance et une volonté farouche d’insertion dans la société.

Michel Lajoye venait d’achever la période incompressible de 18 ans au delà de laquelle il pouvait espérer une remise en liberté conditionnelle. Pour n’avoir blessé ni tué personne dans une affaire rocambolesque alors qu’il n’était qu’un adolescent de 20 ans, Michel Lajoye a déjà passé plus de 6500 jours derrière les barreaux. On a même évoqué à l’époque de son procès la possibilité d’une manipulation par des services barbouzards de l’état. En tout état de cause, des faits similaires commis par d’autres « paroissiens » auraient été correctionnalisés et se seraient soldés par une ou deux années de prison. On a vu lors des récentes émeutes de novembre 2005, des « jeunes » commettre des actes criminels au moins aussi graves (attentats contre des véhicules de transport public, des voitures de police, des magasins ou des habitations avec comme circonstances aggravantes d’avoir blessé des occupants… sans parler de l’assassinat de Jean Claude Irvoas…) et l’on aimerait savoir quel traitement leur a été réservé.

Le CEPE en tant qu’organisation caritative et humanitaire n’a pas à prendre position sur la nature des faits qui ont conduit un jeune européen derrière les barreaux, mais c’est en raison de ce « deux poids, deux mesures », que nous soutenons depuis des années Michel Lajoye dont le traitement judiciaire et carcéral est hors de proportion avec les faits allégués. Quand on sait que l’assassin de Sohane et celui de Romain ont été moins lourdement condamnés que Michel Lajoye, on est en droit de se demander si ce dernier ne « bénéficie » pas à rebours de cette fameuse politique de « discrimination positive » qui fait de lui, comme il nous l’a récemment écrit « le record absolu de détention pour une tentative d’attentat qui n’a causé aucune victime ».

Bien sûr, son avocat Me Delcroix vient d’ interjeter appel, mais c’est une procédure qui va durer plusieurs mois et Michel passera l’été en prison. Pour que cesse cette ignominie, nous devons d’ores et déjà nous mobiliser afin d’exiger

« justice et liberté pour Michel Lajoye »

et réunir les fonds nécessaires à sa défense et au paiement de son logement.

Le CEPE lancera dans les prochains jours un appel à pétition pour appuyer sa nouvelle campagne.




CEPE (préciser dans vos courriers : justice et liberté pour Lajoye)

BP 4-7187

30914 – NÎMES Cedex

www.cepe-liberte.com




Clairvaux sur Aube, le lundi 22 mai 2006.

Chers amis,

Par ce présent courrier, je vous fais connaître la décision qui a été rendue le 18 mai par le Tribunal de l’application des peines de Troyes, devant lequel j’ai comparu le 30 mars dernier, et cela dans le cadre de ma demande de libération déposée en novembre 2005.

Alors, sans surprise, puisque la Licra était contre, le Tribunal de l’application des peines de Troyes (présidé par Céline Deshayes, ayant Bertrand Pagès et Caroline Kuhnmunch pour assesseurs) a rejeté ma requête. Il a en outre été stipulé dans le jugement que je ne pourrai pas déposer de nouvelle demande avant un délai de deux ans à compter de la date de rejet. Je rappelle que je suis incarcéré depuis le 12 décembre 1987, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour tentative d’assassinat, acte qui n’a causé aucune victime, pas le moindre blessé, et causé des dégâts tellement insignifiants qu’ils ne purent être chiffrés/pris en compte par un assureur…

La décision que le Tribunal de l’application des peines de Troyes vient de rendre, a été mûrement réfléchie. Cette fois, rien à voir avec une décision prise dans l’urgence comme ce fut le cas en juin 1990, lors de ma comparution devant les Assises du Calvados. Car à l’époque, après deux ans et demi de préventive, le procès n’était pas encore prévu, puis il fut inscrit précipitamment au rôle des Assises, au point que ce n’est que quatorze jours avant l’ouverture de l’audience que j’ai reçu ma convocation. La raison en était la manipulation de Carpentras et l’hystérie collective qui en a suivi. Au moins, en 1990, ceux qui m’ont condamné à perpétuité avaient l’excuse de l’atmosphère qui a suivi la carpentrasserie, mon procès avait été expéditif et le vedict rendu dans l’heure, à chaud, dans un Palais de justice « cerné » par des manifestants « antifascistes »… Cette fois, ce fut différent, car à l’issue de ma comparution devant le Tribunal de l’application des peines le 30 mars 2006, les trois juges ont eu un délibéré de sept semaines pour consulter le dossier. Par conséquent, la décision qui vient d’être rendue l’a été après consultations (reste à savoir de qui…).

Bien entendu, une procédure d’appel est engagée. Dans quelques mois l’affaire sera examinée par la Chambre de l’application des peines de la Cour d’appel de Reims. Mais je ne vois pas ce que cela changera puisque la Licra est contre l’idée même de ma libération… Dans ces conditions, le rejet par la Chambre de l’application des peines de la Cour d’appel semble assuré ! La seule chose qui risque de changer en appel, c’est le délai durant lequel je serai empêché de déposer tout nouvelle demande de libération. Il faut savoir que le détenu qui a l’outrecuidance d’interjeter un appel se voit ajouter un an d’irrecevabilité de plus pour lui apprendre à oser contester le bien-fondé d’une décision du Tribunal de l’application des peines. Ce qui veut dire qu’en cas de rejet de mon appel, le délai d’irrecevabilité sera porté de deux à trois ans et je ne pourrai pas espérer une libération avant fin 2009, mais plus sûrement début 2010 compte tenu des délais de procédure en appel. Je serai alors dans ma 23° année de détention, et serai âgé de 43 ans.

Quoiqu’il en soit, ce jugement rendu le 18 mai n’est pas une surprise. A l’issue de l’audience du 30 mars, je savais déjà à quoi m’en tenir. Depuis l’entrée en vigueur d’un article de la Loi Perben II, il est d’usage de demander l’avis des victimes avant toute libération d’un détenu en conditionnelle. Dans mon cas, il n’y a aucune victime physique, et la justice n’a pas estimé utile de demander leur avis aux présents dans le bar que j’ai « plastiqué ». Mais en revanche, la même justice a consulté la Ligue des droits de l’Homme, ainsi que la Licra (pourquoi le MRAP a-t-il été snobé ?). La première a répondu qu’elle n’avait pas d’observation à formuler, mais la seconde s’est déclarée contre ma libération au motif qu’elle me dénonçait comme antisémite.

Je rappelle que je suis condamné à perpétuité pour avoir plastiqué un bar à fréquentation maghrébine, par pour « antisémitisme », du moins officiellement, car officieusement j’ai un doute… En effet, lors de l’audience du 30 mars devant le Tribunal de l’application des peine, il a surtout été question des juifs en général, et non des maghrébins que j’ai « plastiqué ». D’où mon interrogation sur les vrais raisons de ma condamnation, de cet acharnement rabique à mon encontre… D’ailleurs, un observateur qui aurait assisté à l’audience du 30 mars, aux vues de ce qui se disait, aurait pu penser que ce que l’on me reprochait c’était surtout d’avoir « gravement offensé » la « Communauté » à travers divers articles de presse et un lettre écrite en… 1991 !

Dès lors, puisque la Licra est contre ma libération, et que l’on sait qui gouverne nos territoires occupés, madame More substitut du procureur auprès du TGI de Troyes, qui représentait le ministère public, s’est déclarée elle aussi contre. Tout en prenant soin de ne jamais regarder mon avocat ou moi-même lors de l’audience du 30 mars, elle a repris les propos tenus lors de ma condamnation devant la Cour d’assises du Calvados en juin 1990, savoir que je devais être condamné comme si la bombe avait tué, c’est-à-dire en l’état être maintenu en prison comme si il y avait eu mort. Les naïfs qui pesaient qu’en France les peines étaient individualisées, sauront avec cette affaire qu’il n’en est rien. Que l’on ne blesse personne, ou que l’on tue des dizaines de gens : c’est le même tarif, réclusion criminelle à perpétuité. Certes, il arrive parfois, et même souvent que l’assassinat soit puni de vingt ans de prisons, la tentative de dix ans et qu’il y ait libération à mi-peine. Mais il faut comparer ce qui est comparable : ne pas mélanger les auteurs de crimes crapuleux avec les gens dénoncés comme « antisémites » par la Licra.

Je dois aussi préciser que lors de l’audience du 30 mars, avant l’intervention du ministère public, la parole fut donnée à l’administration pénitentiaire à qui il a été demandé ce qu’elle pensait de l’idée de ma libération. Francis Gervais, le nouveau directeur-adjoint du Centre pénitentiaire de Clairvaux, après avoir dit que le personnel n’avait rien à me reprocher dans mon attitude et mon comportement en détention, a indiqué que l’avis de la Pénitentiaire était que ma libération serait très prématurée. Or, personne, ces dernières décennies, n’a été condamné comme j’ai été condamné, et absolument personne, n’a accompli plus de dix ans pleins de détention pour une tentative d’assassinat qui n’a causé aucune victime. Dire que c’est prématuré, alors que j’en suis à ma dix-neuvième année de détention, il fallait oser ! Et dans ce cas, si c’est « prématuré » alors que je n’ai tué ni blessé personne, comment se fait-il que ces mêmes fonctionnaires donnent des avis favorables à une libération après 15/18 ans de détention pour des violeurs assassins multirécidivistes, eux aussi condamnés à perpétuité ? Là encore, le deux poids deux mesures est flagrant, selon que l’on est un « droit commun », ou un « antisémite » dénoncé par la Licra…

Mon avocat, maître Delcroix, va continuer, via les fonds recueillis grâce à une collecte, à payer le loyer de mon logement. Cela jusqu’à la décision de la Chambre de l’application des peines de la Cour d’appel de Reims qui confirmera ou infirmera ce refus de me libérer.

Je vous adresse mes meilleures salutations,

Michel Lajoye


Soutenez les associations d'entraide européenne !!!




Montage vidéo :


http://www.dailymotion.com/visited/Yanndarc/video/165558




Petit rappel de liens :


http://www.association-sdf.com/


http://www.soulidarieta.org/


http://solidarite-alsacienne.hautetfort.com/


http://www.renaissancesociale.be/index.php


http://solidariteit.blogspot.com/



Venez en aide à nos compatriotes désemparés en faisant un don à ces associations. Cela nous concerne tous... Merci pour eux.

 


 

Lyon le 8 mai 2006,


Pourquoi faire la commémoration du 9 mai un 8 mai ?? Le choix de la date était simple. Non pas pour faire les intéressants qui ne veulent pas faire comme tous les autres mais tout simplement parce que le lundi 8 mai correspondait à une « journée rouge » sur les routes d'après Bison futé : c'était le retour de vacances des habitants de la région lyonnaise. Donc bon moment pour afficher notre slogan. Ajoutons que cela arrangeait tout le monde par rapport aux emplois du temps. Et pis, de quoi je me mèle...


La pluie accueillit le groupe de camarades sur le lieu de rdv. Seuls les plus vaillants ne firent pas défauts. Il y eut – comme toujours – le lot de lâcheurs... Mais cela n'entama pas la motivation de la troupe. Nous étions encore assez nombreux pour faire cette action tant espérée. Nous attendîmes seulement le dernier camarade qui se faisait un peu désirer...

Le voilà enfin arrivé avec le véhicule. Nous montâmes à bord et filâmes directement jusqu'au premier objectif qui ne se trouvait pas très loin. J'ai quand même pris le temps de passer un petit « savon » au camarade retardataire :

_ « Ptin, faudra pas compter sur toi le jour de la Révolution (petit clin d'oeil à tous les mythos sympathiques dont je fais parti !), car t'es toujours à la bourre !! »

Il sourit mais ne dit mot. Que peut-il bien dire de toute façon ?? Vu que j'ai toujours raison !!! ;)


Nous arrivâmes à l'objectif. Le conducteur se gara en position « fuite rapide ». Nous sortâmes de la voiture et nous nous dirigeâmes vers le pont. Je fit le « tour du propriétaire » à mes camarades qui ne connaissaient pas encore le lieu. J'indiquai l'endroit où le photographe devait se placer. Je demandis un volontaire. Un camarade accepta de jouer les accrobates. L'endroit avait l'air parfait pour prendre de bonnes photos. Mais c'était sans compter sur la pluie qui nous mis des bâtons dans les pieds... Le sol – très pentu - était devenu fort glissant et de plus en plus boueux...

Notre photographe suicidaire s'en alla donc faire quelques cadrages pour voir si la position que j'avais indiquée était la bonne.

Après quelques glissades malencontreuses, il arriva vers le rail de sécurité de l'autoroute. Il prit quelques photos qui montrèrent que j'avais effectivement trouvé l'endroit PARFAIT pour prendre de magnifiques clichés qui feront le tour du monde ! (ben quoi, faut bien se lancer des fleurs de temps en temps !! non mais...)


Pendant ce temps, un groupe de jeunes maghrébins, qui squattaient un peu plus loin, nous observa avec des jumelles (si si je vous jure !). Cela me permet de faire une petite parenthèse pour dire que, franchement, ils n'ont vraiment rien d'autre à foutre que de venir rouiller sous la pluie et de matter tout ce qui se passe !! Bon, mon coup de gueule étant passé, j'en reviens à notre action...


J'espèrais que la pluie cesserait un moment de nous embêter pour nous permettre de déployer la banderole. Mais elle (la pluie) n'en fit rien. Nous décidâmes quand même de la sortir (la banderole, faut suivre un peu !). Nous nous apprêtâmes donc à décorer ce modeste pont qui manquait sincèrement de couleur. Il se mit donc à rougir d'un bel éclat.





Mais à peine 10 minutes que nous étions installés, la grêle se joignit à la fête et nous força à nous replier vers la voiture. Par Toutatis, Les Dieux étaient vraiment contre nous !! Je fis signe de remonter à notre photographe malchanceux qui dût se retaper toute la montée sous les grêlons. Après avoir un peu galèré, il arriva au sommet d'où je l'attendais et nous pûmes rejoindre le groupe qui s'était réfugié sous des arbres. Arrivés à la voiture, cette maudite grêle cessa... Nous étions tous trempés jusqu'au os. Ajoutez à cela ce maudit vent du nord qui n'arrangeait pas les choses et nos emmerdements furent presque complet ! Il ne manquait plus que les « cailles » viennent nous broncher ! Remarquez, cela aurait pu nous réchauffer un peu...


Mais comme ce n'était pas le jour pour aller titiller les rats des villes, nous nous installâmes dans la voiture, après avoir abandonné nos vestes et blousons dans le coffre. Comme nous étions un peu déçus de la tournure des évênements, nous décidâmes d'aller voir ailleurs si la pluie n'y était pas... Nous partîmes donc à la recherche d'un autre pont dégarni de toute ornementation fafesque ! Nous longeâmes l'autoroute pendant un certain temps. Puis le chauffeur eut l'idée d'un endroit assez éloigné de notre premier objectif mais qui pouvait être fort intéressant. Il se mit alors en route vers de nouvelles aventures... Une cassette de Rif et de Rac accompagnit notre voyage sans cesse pluvieux. Mais la flotte et la grêle n'avait pas entamé la détermination du groupe. Notre bonne humeur était le seul rayon de soleil de la journée !!


Enfin arrivé, nous repérâmes rapidement les lieux (toujours très très humides). Ni une, ni deux, la joyeuse troupe fit marche jusqu'au second objectif. Pendant que votre serviteur se dévoua pour aller faire le paparazzo de service.




 

Et bien sur – cela n'aurait pas été amusant sans – notre fidèle compagne, la pluie, nous encouragea de plus belle à déployer fièrement notre banderole qui n'en était plus à ça près... Et l'Histoire se répéta :








Ca en jète, vous ne trouvez pas ??? ;)


Nous restâmes le temps d'une vingtaine de photos. La pluie augmenta encore et encore. Après avoir mouillé notre dernier centimètre de tissu, nous décidâmes quand même de lever le camp pour éviter à tous d'attraper la crève. Nous repartîmes satisfait malgré les intempéries et nous regagnâmes tranquillement nos Pénates en écoutant « C9M » d'In Memoriam...


La section Lyon du Comité du 9 Mai était née...

 

Yanndarc


Vidéo :


 

 

P.S.: Et moi qui avait demandé aux militants d'avoir une tenue casual pour ne pas trop se faire remarquer, je pense que la prochaine fois, je demanderais au(x) photographe(s) volontaire(s) de venir en tenue camouflée !!! En voici la raison :




 


 



N'OUBLIEZ PAS LE
9 MAI !!!



 

 

SEBASTIEN PRESENT !!!!!


DOMINIQUE LESCURE
(SOULIDARIETÀ) :

 

« NOUS SERONS À NOUVEAU SUR LE PORT DE NICE LE 6 DÉCEMBRE 2006 ! » 
 

 

Le 29 mars l’association niçoise Soulidarietà a distribué la dernière « soupe au porc du port » de sa première « saison ». Une saison riche en évènements de toutes sortes et marquée par une médiatisation proprement mondiale des soupes identitaires niçoises, parisiennes et strasbourgeoises. Pour Novopress, Dominique Lescure, le président de Soulidarietà, revient sur les distributions passées, met « les points sur les i » à propos de certaines allégations parues dans la presse et aborde les perspectives d’avenir.

 

 

 

 

 

Comment l’aventure de Soulidarietà a-t-elle commencé ?

 

 

 

L’aventure de Soulidarietà a commencé parce que quelqu’un m’a montré l’exemple : c’est Odile Bonnivard et son association Solidarité Des Français, qui depuis 2003 sert de façon hebdomadaire à Paris une soupe identitaire à nos compatriotes dans la misère. Ce qu’elle m’a surtout montré, c’est que s’il y a un endroit à reconquérir, c’est avant tout la rue, parce qu’on n’y est plus. Et tant qu’on n’y sera pas à nouveau, on ne pourra pas être écouté et entendu par les nôtres.
 

 

 

 

Quels sont les modèles, les « grands ancêtres », les exemples passé ou présents qui inspirent votre engagement ?

 

 

 

Au risque d’étonner voire de choquer certains, je vais évoquer la figure de Coluche. Evidemment, il avait sa propre façon de faire de la politique, mais je pense que c’était une façon qui était tout à fait honorable par rapport à la politique telle qu’elle est faite par les tenants du Système. Bien évidemment, je ne me reconnais nullement dans les Restos du Cœur tels qu’ils sont devenus, c’est-à-dire une machine de promotion médiatique pour toute une série de chanteurs qui font leur propre publicité sous couvert d’action sociale. De plus, les Restos pratiquent eux aussi la « discrimination anti gauloise » puisqu’ils refusent les boîtes de cassoulet, de choucroute, la charcuterie, et ce afin de ne pas heurter les convictions religieuses de certains...
 

 

Et puis il y a une autre figure qui me tient à cœur, c’est celle d’Auguste Blanqui. Pour moi, c’est l’archétype du révolutionnaire qui a consacré sa vie à lutter pour ses idées, sans rien attendre pour lui-même, et qui en a payé le prix puisqu’il a passé une bonne partie de sa vie derrière des barreaux. Il aurait pu rendre les armes, cesser le combat, mais il a continué à lutter. Il est là pour nous rappeler que rien n’est jamais acquis.
 

 

 

 

On ne peut pas dire que l’accueil des tenants du Système ait été très chaleureux. La gauche a hurlé au retour de la bête immonde, mais des gens de droite lui ont emboîté le pas.

 

 

 

Certains, à droite, ont commencé par nous soutenir. C’est le cas du député Jérôme Rivière qui nous a adressé une lettre de félicitations à l’en-tête de l’Assemblée Nationale. Ensuite il est devenu beaucoup plus discret... Et puis surtout, il y a eu Bruno Gollnisch qui est venu soutenir la distribution de soupe « de la solidarité Européenne » (interdite par la préfecture)  à Paris. De nombreux cadres du FN  et du MNR ont fait de même, à Strasbourg comme à Nice.
 

 

En revanche, nous avons été surpris par l’attitude pour le moins distante de Philippe de Villiers lors de la journée sur les problèmes du secteur de la viticulture, à Orange, chez Monsieur Bompard ,maire de la localité et animateur en chef de « l’esprit publique » le Jeudi 09/02/2006.
 Il a tout fait pour nous éviter et a à peine daigné nous serrer la main. Visiblement, notre soupe n’est pas sa tasse de thé ! D’autres ont préféré hurler avec les loups. C’est le cas de Noël Ayraud (1) qui a cru bon d’intervenir en s’abstenant, sans doute, de s’enquérir auprès du maire ou des autres conseillers municipaux si sa prise de position était bien indispensable. Sur les premières soupes, il n’est pas venu pour empêcher un hypothétique affrontement avec la gauche mais pour joindre sa voix au chœur de la haine identitaire.
La gauche a été égale à elle-même. Les représentants du diocèse ont, comme il fallait s’en douter, joint leurs cris d’orfraies au concert des bonnes âmes effarouchées. Quant à l’Evêque de Nice, Louis Sankalé, j’ai envie de paraphraser Georges Brassens dans « Les trompettes de la renommée » et dire à ce catéchumène que nous entendons bien être les énergumènes de l’action sociale : on lui laisse dire Amen, alors qu’il nous laisse dire « merde ! » au Système et nourrir nos pauvres comme nous l’entendons.
 

 

 

 

Noël Ayraud, puisqu’on parle de lui, a été particulièrement virulent dans l’entretien qu’il a accordé à Novopress (2). Que vous inspirent ses propos lorsqu’il parle de « discrimination » ?

 

 

 

De la discrimination, il a été le premier à le constater et à le faire constater par ses espions, il n’y en a pas eu ! Nous avons servi toute personne, quelle que soit sa religion ou sa couleur de peau. Donc c’était bien un a priori de sa part. Dans l’entretien qu’il vous a accordé, il affirme que sa prise de position n’était pas personnelle mais reflétait au contraire celle de Jacques Peyrat, le sénateur-maire de Nice, et de sa majorité municipale. Or Jacques Peyrat n’a jamais déclaré à quiconque qu’il était opposé à cette distribution de soupe. Si monsieur Ayraud pense que le maire partage son aversion, c’est lui que ça regarde.
 

 

 

 

Autre remarque intéressante de Noël Ayraud : « l’extrême gauche s’est manifestée, l’opposition municipale de gauche s’est elle aussi manifestée - bien après nous ! Je crois qu’il y a pour une fois un consensus au niveau du Conseil municipal ». Que vous inspire cette union sacrée Droite-Gauche pour empêcher des français d’aider des compatriotes dans la misère ? A pensée Unique, action unique ?

 

 

 

Tout à fait ! Et puis union hypocrite de la carpe et du lapin. On voit bien, au fur et à mesure des articles parus dans Nice-Matin, que chacun a voulu dire la sienne. Nice-Matin, qui a sorti une dizaine d’articles fielleux à notre encontre, ne nous a d’ailleurs jamais accordé la moindre possibilité de nous exprimer
Un autre politicien local s’est particulièrement distingué, c’est le député UMP Lionnel Luca, vice-président du Conseil Général des Alpes Maritimes (3). Il a saisi Nicolas Sarkozy afin de faire interdire « ce menu ouvertement discriminatoire et provocateur, particulièrement révoltant... »

 

 

 

Lionnel Luca est complètement intégré au Système. Et il était de bon ton, au moment de notre distribution, de prononcer le nom de Sarkozy dans la perspective des élections à venir... Luca est le prototype du faux dur, du miroir aux alouettes que le Système met parfois en avant afin d'empêcher que les gens ne se mettent à "voter mal". Il essaye de jouer, dans les réunions de quartier, les anti-islamistes purs et durs afin séduire les électeurs de sa circonscription tentés par le vote national, mais dès qu’il s’agit d’actions concrètes, il révèle sa vraie nature : celle d’un fidèle serviteur de la pensée unique .

 

 

 

 

 

 

 

Et quid des autres associations « humanitaires » ?

 

 

 

Elles feraient bien de regarder comment nous préparons notre soupe et d’en prendre de la graine. Les SDF nous ont dit que la seule soupe qui contenant de la viande, c’était la nôtre. Tout individu, en particulier lorsqu’il se trouve dans une situation alimentaire et sanitaire précaire, a besoin de manger régulièrement de la viande. Or que servent les autres associations ? Un potage lyophilisé et de la Vache qui rit, ce qui, entre parenthèse, est ce que l’on sert aux gens en garde-à-vue. A tel point que même les plus affamés ne peuvent plus la voir en peinture cette Vache qui rit ! D’ailleurs il n’y a qu’elle qui rit et en GAV et dans la rue !
 

 

Je tiens aussi à rappeler les pressions qu’ont subi les SDF de la part de certaines associations. Certains SDF, par un sentiment de fidélité mal placé mais respectable, n’ont pas osé traverser la rue et venir nous voir. On leur a dit : « nous sommes là depuis toujours. Eux, ce sont des fachos qui veulent simplement faire un coup médiatique et ils ne seront pas là l’année prochaine. Donc vous ne devez pas y aller sinon ce serait nous trahir ». Eh bien c’est faux ! Je peux annoncer dès aujourd’hui que nous serons à nouveau sur le port de Nice le 6 décembre 2006. Et j’invite tous nos camarades identitaires à venir ce jour-là partager un moment de fraternité avec nos frères les plus démunis.
 

 

Et puis soyons clairs : un certain nombre de bénévoles des grandes structures caritatives recherchent avant tout une réalisation personnelle, à s’acheter une bonne conscience. C’est encore plus vrai pour ceux qui partent faire de l’humanitaire à l’autre bout du monde alors qu’il y a tant de gens qui souffrent à leur porte. Certains n’ont pas véritablement l’intention de ramener les SDF dans ce qu’on pourrait appeler la norme sociale (un logement, un travail, une vie familiale et sociale...) mais simplement de les entretenir dans leur misère, donc de les laisser mourir à petit feu. Alors c’est clair, entre un potage lyophilisé, de la poudre délayée dans vingt litres d’eau et une soupe patriote cuisinée à l’ancienne, il n’y a pas photo ! Chez nous il y avait de la chaleur humaine, de l’écoute, des rencontres qui se sont faites. Et cela, les grosses associations n’ont pas le temps de le donner, parce qu’elles n’envisagent pas leur mission de cette façon là mais se contentent de distribuer des repas. Or, aujourd’hui, le traitement social de la misère (CMU, RMI, etc.) permet aux pauvres de ne pas mourir de faim même s’ils ne mangent pas parfaitement bien. Donc, ce qu’il faut c’est améliorer leur quotidien d’un point de vue humain, pas simplement de se limiter à leur servir des repas.
 

 

Autre chose, dans les grandes associations de type Restos du Cœur ou Croix Rouge, on n’a pas toujours à faire à de véritables SDF, mais parfois à des gens qui, même en ayant des revenus modestes, ont un logement et qui viennent chercher le repas pour la famille. Je pense en particulier aux Roms qui ont fait la manche toute la journée aux feux rouges ou à la sortie des églises. Ils ont suffisamment d’argent pour s’acheter à manger, mais c’est d’une certaine manière leur journée de travail qui continue.
 

 

 

 

Ces soupes identitaires, celle de Nice comme celles de Paris et de Strasbourg, ont fait l’objet de reportages dans la presse du monde entier. C’est la première fois qu’une initiative identitaire a un tel impact médiatique. Que vous inspire cette médiatisation ?

 

 

 

Il est intéressant de constater la différence de traitement de l’information entre la presse française et étrangère. En France, il y a peut-être cinquante titres de journaux, il n’y a en fait qu’une seule Pravda : l’AFP. Nous sommes en train de nous enfoncer dans un système soviétique où bientôt on n’osera même plus regarder quelqu’un d’une couleur de peau différente de peur que ce regard puisse être considéré comme offensant, comme discriminatoire. Heureusement, pour des raisons que j’ignore, nos actions ont dépassé les frontières et les journalistes étrangers se sont montrés beaucoup plus objectifs que leurs homologues français. Ils ont pris en compte la globalité des faits et notamment l’immigration que subit notre pays. En fait, nos plus gros détracteurs n’ont été ni les juifs, ni les musulmans, ni les végétariens, mais des français de souche qui ont vraisemblablement oubliés leurs racines. On est encore une fois dans le système de l’auto-flagellation, du reniement de ses propres traditions, de l’expiation... Mais interdire une soupe parce qu’elle contient du cochon, c’est la porte ouverte à la fermeture des charcuteries, à la disparition de produits typiquement gaulois sous prétexte de ne pas heurter la sensibilité ou les convictions de certains.
 

 

 

 

Les deux maîtres mots, les deux formules magiques de l’indignation médiatique et politicienne qui sont revenus comme des leitmotivs ont été « provocation » et « discrimination ». Un commentaire sur chacun d’eux ?

 

 

 

« Provocation » ? Je serais enclin à répondre oui. Nous avons lancé cette soupe pour faire de la provocation, mais dans le bon sens du terme. Nous sommes dans une telle apathie, dans un tel endormissement, dans une telle lobotomisation de la population à cause des médias qu’il était nécessaire de mener une action permettant d’ouvrir les yeux de nos contemporains sur la dhimmitude des partis et des hommes politiques du Système. Et nous y sommes parvenus ! Nous avons pu constater quelle a été leur attitude. Nous avons vu des gens, qui d’ordinaire ne font rien, aboyer avec la meute. Effectivement, il s’agissait d’une provocation. Non pas à l’endroit des musulmans, des juifs ou des végétariens, mais destinée à confondre les menteurs qui nous gouvernent.
 

 

Pour ce qui est de la « discrimination », il me semble que si nous avions voulu être discriminant, nous aurions agi autrement. On nous a reproché le tract qui évoquait les « collabo-rat-eurs », mais il s’est avéré que ce tract a été inattaquable, y compris par Ciccolini (4), l’avocat de la Ligue des Droits de l’Homme, qui nous a comparé au Hezbollah. Comment, dans ce cas, accuser des gens de discrimination préméditée alors qu’à la sortie on ne trouve pas la moindre virgule qui permette d’attaquer en justice ? Et, comme on a pu le constater sur les photos parues dans la presse, des noirs ou des maghrébins sont venus manger notre soupe, en ayant été prévenus qu’elle contenait du porc. On a pris en compte le fait que c’était des êtres humains, qu’ils étaient dans la rue et qu’ils avaient faim. Et on les a servi. Il ne s’agissait nullement de dire à qui que ce soit : « toi, tu n’y a pas droit !» C’est pourtant ce dont on nous a accusé.
 

 

En revanche, il faut noter la présence, lors de notre première distribution, d’un pasteur protestant accompagné d’un maghrébin, visiblement venus mener une opération de testing. Nous avons servi ce soi-disant SDF maghrébin, lequel a jeté sa soupe par terre. Nous aurions pu réagir vivement à cette provocation, mais nous ne l’avons pas fait.
 

 

 

 

Parlons des principaux bénéficiaires de votre action, les SDF. Comment vous ont-ils accueillis ?

 

 

 

Avant que la soupe ne commence à être distribuée, nous avons travaillé en amont pendant près d’un mois et demi, en allant à la rencontre des SDF niçois. Nous leur avons expliqué sans ambiguïté qui nous étions et ce que nous comptions faire. Quand on annonce à quelqu’un qui vit dans la rue une distribution de soupe, l’accueil est généralement favorable, en particulier lorsque la soupe contient de la viande. Avant même de savoir si la soupe allait être bonne, ils ont su qu’il y avait une partie de leur peuple qui prenait en compte leur détresse et ce, hors des grandes structures hyper organisées. Ils ont su qu’outre la distribution de soupe, nous voulions recréer une espèce de lien social par l’appartenance identitaire.
 

 

J’ai évoqué plus haut les pressions exercées, et malheureusement elles ont parfois fonctionnées. Certains, qui avaient en tête à tête une attitude tout à fait favorable à notre égard, ont choisi le soir de ne pas traverser la rue qui nous séparait des autres organisations, quitte à moins bien manger, à être dans une ambiance moins conviviale, à être obligés de côtoyer ceux qui les agressent régulièrement. D’autres en revanche ont compris que notre slogan « les nôtres avant les autres » - que les tenants du Système nous ont tant reproché – traduisait notre volonté de nous engager pour eux et non pas contre les autres, que nous allions amener un plus que les autres associations ne pouvaient pas offrir : cette chaleur humaine, cette solidarité identitaire dont je parlais tout à l’heure.
 

 

Nous avons pu constater que les SDF qui ont goûté notre soupe non seulement se régalaient en terme gustatif, mais surtout qu’ils se régalaient des regards, des poignées de main, des écoutes dont ils ont bénéficié de la part de celles et ceux qui sont venus nous soutenir. Parce que nos bénévoles, contrairement à ce que la presse du Système a pu écrire, n’étaient pas une horde de brutes épaisses. Toutes les générations étaient là. Des mamans sont venues avec leurs bébés. Nos frères de galère ont pu parler à des jeunes – une jeunesse identitaire, saine, solidaire - alors qu’ils sont nombreux, suite aux aléas de l’existence (divorce...) à ne plus voir leurs enfants qui ont parfois le même âge. Et puis ils ont pu constater que des seniors de 60, 70, 80 ans ont pris sur eux pour venir apporter qui du chocolat, qui de la pissaladière, qui de la socca, qui de la tourte de blette, ce qui fait qu’on a amélioré le quotidien à chaque soupe. Ces denrées identitaires ont, elles aussi, été distribuées et c’était une façon de dire : « ici on en terre niçoise ! Il y a la soupe au cochon (adaptée de notre soupe au pistou), mais il y a aussi des plats traditionnels niçois, parce que ce sont nos plats et que nous luttons pour conserver nos traditions ».
 

 

 

 

Y a-t-il un « profil-type » ou bien chaque histoire, chaque parcours est-il différent ?
 

 

Moi je ne retiendrais pas la formule de profil-type. En revanche, il y a un « contexte-type », c’est le contexte actuel, celui de la mondialisation, de l’ultra-libéralisme, du piège du crédit généralisé, de l’immigration-invasion, de la paupérisation d’un nombre croissant de nos compatriotes qui en découle. Ce contexte amène dans la rue des profils très divers issus de toutes les couches de la société. Car avant de se retrouver dans la rue, ces personnes occupaient une place dans la société. N’importe qui peut basculer. La rue n’est pas réservée à certaines catégories de la population. J’ai rencontré des gens qui étaient fort bien éduqués, qui avaient un cursus professionnel tout à fait normal.
 

 

Souvent, quand on se retrouve dans la rue, on sombre dans l’alcoolisme. Mais beaucoup de SDF ne l’étaient pas auparavant. Ils le deviennent parce qu’ils n’ont pas accès aux soins, aux antidépresseurs, aux anti-douleur. Et puis l’alcool a un effet coupe-faim et il donne une fausse impression de chaleur, nécessaire pour parvenir à s’endormir dans le froid. Nous avons aussi rencontré des SDF qui ne buvaient pas, des SDF sereins, qui continuaient à avoir confiance en eux et qui jugeaient leur situation actuelle comme une mauvaise passe provisoire. Mais parfois, aussi curieux que cela puisse paraître, la rue est un choix, la volonté de tenter une expérience de dénuement, d’ascétisme social. Je pense notamment à un SDF de 65, 70 ans qui, ayant appris qu’il était porteur d’un cancer, et qui était probablement coupé de sa famille, a choisi de rajouter la rue à son cancer. Bien sûr, ce n’est pas la majorité !
 

 

Je crois que s’il y a un point commun, c’est le choix, à un moment de la vie, d’abandonner une situation que l’on estime ne plus être vivable. Il peut s’agir d’un chagrin d’amour, d’un divorce, de la perte d’un être cher, d’un chômage après quarante ans, d’un surendettement qui conduit à une insolvabilité puis à une expulsion. Il y a donc mille chemins pour se retrouver dans la rue.
 

 

 

 

Grâce à Soulidarietà, plusieurs SDF ont retrouvé un toit...

 

 

 

Sept SDF ont été relogés avec un bail nominatif. C’est-à-dire qu’ils sont sortis de la rue, du froid, de l’insécurité et qu’ils ont retrouvé des conditions d’hygiène acceptables. Ça veut dire qu’il y a des propriétaires qui ont répondu à notre appel, qui nous ont fait confiance et surtout qui ont fait confiance aux capacités de réinsertion de nos frères d’infortune. Je tiens aussi à remercier ce chef d’entreprise qui, à l’issue de l’intervention que j’ai faite à Nice dans le cadre d’une réunion du Club de la Cité, est venu spontanément vers moi en disant qu’il cherchait un maçon. Et parmi nos amis en galère il y avait un maçon !
 

 

 

 

Après une première saison hivernale passée à distribuer des soupes au porc, que compte faire Soulidarietà ? Allez-vous vous limiter à ce type d’actions ou, au contraire, envisagez-vous de diversifier l’aide que vous apportez à nos compatriotes les plus démunis ?

 

 

 

Dès le départ les statuts de Soulidarietà ont été rédigés de façon très large afin de pouvoir étendre et diversifier nos actions. Nous y avons inclus, bien sûr, la distribution de soupe identitaire, mais également la réinsertion professionnelle et l’hébergement. Ce qui est certain c’est que Soulidarietà ne va pas rester inactive jusqu’à la reprise des distributions de soupe. Et qu’elle va s’intéresser de plus en plus à la façon d’obtenir un toit pour les nôtres.
 

 

Début juin, nous allons rencontrer à Rome nos camarades Gabriele Adinolfi (5) et Gianluca Iannone (6), initiateurs notamment de Casapound (7), du « Prêt Social » (8) et des OSA (9), et ce afin de voir, d’entendre et d’apprendre. L’un des responsables de Soulidarietà est d’ailleurs membre de Polaris (10), un centre de réflexion créé par Gabriele Adinolfi. Nous suivons avec une attention toute particulière l’expérience des OSA, ces occupations d'édifices publics laissés à l’abandon, que nos camarades italiens réquisitionnent et rénovent afin de reloger des familles italiennes. Notre idée est que Soulidarietà investisse à terme ce champ-là. Bien sûr, la France n’est pas l’Italie, les réalités et les rapports de force politiques sont différents et il ne s’agit pas de tenter un copier-coller de ce qui se passe de l’autre côté des Alpes. Ce qui m’intéresse, c’est l’état d’esprit, c’est d’adapter les expériences italiennes à la réalité et aux spécificités françaises.
 

 

Je vais donner un exemple concret qui rejoint la démarche des OSA : il y a, dans la bourgade où j’habite, une maison assez vétuste divisée en deux appartements. L’un est occupé par une femme de cinquante ans, sa fille de vingt-deux ans et sa petite fille qui vient de naître il y a six mois. Et la mère de cette femme vient d’y mourir il y a deux semaines. L’autre appartement est occupé par une jeune femme d’une trentaine d’années qui élève, seule, ses trois enfants. Cette maison est en passe d’être vendue par son propriétaire et les occupantes sont sur le point d’être expulsées. Là où le bas blesse, c’est que la municipalité a construit un certain nombre de logements sociaux mais qu’elle n’entend pas pour autant reloger ces femmes - européennes, françaises - qui vivent pourtant dans la commune depuis quinze ou vingt ans et qui ont toujours participé à la vie de celle-ci. On leur a expliqué que ces logements sociaux tout neufs étaient réservés à « d’autres »... Inutile d’expliquer qui sont les « autres » ! Nous attendons l’accord de ces dames pour déclencher une action en direction du maire, afin que celui-ci les reloge. Cette action peut prendre différentes formes : responsabilisation de la municipalité (opération téléphone-courriels-fax), sensibilisation de la population, mais également, si nécessaire, occupation de la maison. Il s’agit bien d’une occupation à fin d’habitation. Mais rien n’impose que cette habitation se fasse dans les locaux occupés.
 

 

Sur un plus long terme, Soulidarietà a l’intention d’aborder les problèmes d’éducation et de santé. Mais nous ne voulons pas – parce que nous ne pouvons pas – tout faire en même temps. Nous préférons avancer pas à pas et bâtir du solide ayant vocation à s’inscrire dans la durée. Sans oublier certaines lutte sociales locales. Parce que je pense qu’il y a là matière à bousculer des certitudes et des schémas de pensée gravés dans les esprits depuis des décennies. Et c’est là que réside la grande force de la mouvance identitaire : nous avons compris que nous avons changé d’ère, que nous ne pouvons plus demeurer figés dans des schémas obsolètes. Pour reconquérir notre terre, pour réveiller et gagner le cœur de nos compatriotes lobotomisés par le Système, nous devons aller à leur rencontre, les écouter, les comprendre. C’est ce à quoi nous nous employons au sein de Soulidarietà.
 

 

 

 

Un dernier mot ?

 

 

 

Je remercie tous ceux qui nous ont accompagné au fil des semaines dans cette aventure. J’invite tous nos camarades à consulter régulièrement notre blog (11) afin de se tenir au courant des prochaines actions. Et, en attendant, je vous invite le dimanche 7 mai à La Gaude (Alpes maritimes), Place du Marronnier, à venir partager avec nous à partir de midi un buffet de victuailles et de cochonnailles en tous genres, sans oublier le vin du pays. Tout ça à l'ombre d'un Marronnier et à côté d'une belle fontaine d'eau de source, sur une petite place au cœur d'un de nos beaux villages du moyen pays Niçois. Musiques, chants et rires sont les bienvenus pour une journée de convivialité identitaire. Repas festif et familial à la campagne. Emmenez vos femmes et vos enfants !
 

 

 

 

 

 

Propos recueillis par Fabrice Bianco pour Novopress France.

 

 

 

 

 

(1) Adjoint au sénateur maire de Nice, chargé de la santé et de l’action humanitaire.
(3) Permanence Parlementaire : 14, rue Jean-Raimond Giacosa 06800 Cagnes sur Mer. Tél. : 04.93.22.94.44 - Fax : 04.93.22.96.66 http://www.lionnel-luca.org/
(4) Ancien maoïste, avocat de la Ligue des droits de l'homme, 12 rue du Marché, 06300 Nice. Tél. : 04 93 85 75 17 - Fax : 04 93 62 69 95.
(9) Occupazione a Scopo Abitativo - Occupations à fin d’habitation
 

 



Donner de la soupe aux lards à nos amis,mais rentrer dans le lard de nos ennemis !

 

Solidarité des Français (http://blog-identitaire.comhttp://www.association-sdf.com/

 

C’est à un véritable marathon que se sont livrés les organisateurs de la manifestation initiée par l’association Solidarité Des Français…

 

Mercredi 22 février

 

12h30
Odile Bonnivard, accompagnée du responsable de la sécurité des actions de l’association SDF, sort de la préfecture de police de Paris, autorisation du rassemblement en poche, tampon, signature, tout y est. Les moindres détails de la manifestation ont été réglés avec les autorités : après deux semaines de travail, que de soulagement pour les organisateurs…

18h00
Stupéfaction : par téléphone, Odile apprend que le préfet a finalement pris un arrêté : le rassemblement est interdit !

Jeudi 23 février

06h30
Alors qu’Odile sort de son domicile, deux policiers l’interpellent : « C’est pour la manifestation de ce soir, elle est interdite, signez là.»

08h00
Question : on fait quoi ?
Réponse : on maintient !

08h30
Branle-bas de combat : toute l’organisation est à revoir
Aspect juridique, trois avocats sympathisants sont mobilisés : un référé liberté est entrepris. Faute de temps, hélas, il n’aboutira pas.
Aspect intendance : on décide de faire une méga soupe, interdit pour interdit, autant « mettre le paquet » !
Aspect sécurité : plus question de compter sur la police, ils seront contre nous.
Un de nos soucis et pas le moindre : l’interdiction a été annoncée dans la presse du matin, l’information commence à circuler chez nos sympathisants et parmi les SDF, ils risquent de se démobiliser.

12h00
Le secteur est recouvert de plus de deux cents autocollants aux couleurs de Solidarité Des Français.

14h00
Une véritable organisation clandestine se met en place : Réquisition d’une voiture non repérée par la police
Prise de possession d’un téléphone inconnu des Renseignements Généraux
Remaniement de A à Z du plan de déroulement de la soirée, avec des militants gonflés à bloc

17h00
Le lieu initial du rassemblement, devant la Maison de la Mutualité, est entièrement quadrillé : on ne passe pas ! Les grands axes sont bouclés, les voitures sont fouillées, les passants contrôlés. Au total, entre la rue Saint-Jacques et la rue Monge, ce sont près de quatre cents policiers et gendarmes qui sont mobilisés. (??? L'argent des contribuables ne seraient pas mieux utilisé s'il servait à venir en aide à tous ces malheureux ? Cette démonstration de force est vraiment ridicule ! Commes si les gens de l'association étaient de dangereux criminels... On croit rêver...NDA)

17h30
La voiture contenant tout le matériel et la soupe arrive sur place, le matériel est discrètement déballé et réparti, au nez et à la barbe des policiers.

18h00
Les militants et bénévoles de l’association SDF sont rejoints par ceux de Solidarité Alsacienne, Renaissance Sociale, Antwerpse Solidariteit et Soulidariéta, sur le lieu de RDV bis.
Ce sont maintenant plus de quarante camarades qui attendent l’heure fatidique.

19h30
Début de l’action
Les informateurs ont rempli leur mission : bravant l’interdiction, près de trois cents personnes envahissent la place Maubert à deux cents mètres du lieu de rassemblement initial.
Surpris par le changement de lieu, le nombre de manifestants, leur rapidité de regroupement et aussi par la présence de Bruno Gollnisch, député européen, la police n’a d’autre choix que de nous laisser servir la soupe, nous laissant même assurer le service d’ordre.
Les bols circulent. Les cochonnailles, le vin de pays, tout est partagé.
Beaucoup de SDF nous ont rejoints, ambiance de soupe populaire géante…
Odile, juchée sur le toit d’une voiture, mégaphone à la main, entame une intervention musclée, dénonçant l’interdiction du préfet Mutz : « Vous savez, celui qui préfère un SDF mort de froid à un SDF nourri à la soupe au cochon ». Huées… « Je vous le dis, il n’a pas fini avec nous, on n’est pas encore en terre d’islam ».
L’intervention se poursuit : « Regardez dans la rue, sur les cartons, jamais un Asiatique ! Pourquoi ? Parce que leur esprit de communauté est fort et efficace et qu’ils n’ont aucun scrupule à s’aider entre eux. Eh bien nous, nous aidons les nôtres avant les autres. Si les politiciens nous persécutent, c’est qu’ils ont peur. Peur de cet esprit d’entraide communautaire que nous sommes en train de renouer. Nous voulons rester nous-mêmes : pas question de se laisser dissoudre dans une masse informe et homogène ! Voila ce qui les dérange, ils ont la folie destructrice de notre identité, mais on ne se laissera pas faire »…
Applaudissements, cris de soutien, la mobilisation est énorme, les drapeaux flottent, les banderoles sont tenues bien haut.
Le slogan de la soirée est lancé : Première, deuxième, troisième génération !
On est tous des mangeurs de cochon !!!

Chantal Spieler, pour Solidarité Alsacienne, rejoint Odile sur le toit de la voiture, son intervention est tout aussi ferme : « A Strasbourg, la police interdit chaque semaine la soupe au cochon. Et chaque semaine, la soupe est distribuée. On ne baissera pas les bras”.
Georges Hupin, pour Renaissance Sociale, continue, explique qu’en Belgique, la police n’est pas aussi hostile : “Ils nous protègent, ce n’est pas comme ci, en Belgique, la police est avec nous. À Charleroi et Bruxelles, les soupes au cochon font le bonheur de dizaines de SDF, chaque semaine et on continuera, parce que ça répond à un vrai besoin d’entraide européenne”.
Dominique Lescure, pour Nice, martèle à son tour cette volonté tenace d’aider les nôtres avant les autres.
Hilde de Lobe, député du Vlaams Belang et responsable de Antwerpse Solidariteit, prend la parole pour nous assurer qu’à Anvers, la soupe au cochon est distribuée tous les dimanches, parce que ce jour là, les associations officielles n’ont pas pensé que les SDF mangeaient aussi, elles sont fermées !
Bruno Gollnisch prend enfin la parole, pour dénoncer l’atteinte aux libertés que constituent ces persécutions contre des soupes populaires au cochon : «Je soutiens ces actions populaires, qui ne sont pourtant pas de ma propre initiative, en grande partie pour le simple fait qu’on voudrait les interdire. On veut ôter à des gens qui souffrent la liberté de manger du cochon »… Que Monsieur Gollnisch soit vivement remercié : par sa présence parmi nous, il a prouvé, si besoin était, qu’il est un vrai défenseur des libertés et un homme de terrain, mais aussi et surtout, que notre combat est légitime.
Les policiers en civil qui nous entourent à présent, se font discrets, obligés d’attendre que nous ayons fini et puis, comment disperser une telle foule de gens aussi soudés, bien remontés et bien décidés ? Ce ne sont plus vingt-cinq bénévoles autour d’une marmite, ce sont plusieurs centaines de personnes qui sont sur la place Maubert.

20h30
Direction le restaurant !
Grosse déception : Nous sommes victimes de notre énorme succès.
Pour cinquante couverts réservés, ce sont cent vingt personnes qui souhaitent dîner ensemble.
Esprit de solidarité immédiat : les amis et camarades parisiens cèdent tout de suite leur place à ceux venus de province et de Belgique…
Merci à eux, mais ce n’est que partie remise : le 20 mai, nous serons tous réunis pour une grande fête gauloise, autour du cochon grillé. Et là, sachez bien que nous nous rattraperons !!

Le dîner se déroule dans une ambiance « bien de chez nous », un ami du choeur Montjoie Saint-Denis nous entraîne en chantant ! Il a arrangé pour nous, sur l’air de « Au pas, camarade », une chanson spéciale “têtes de lard”, que nous entonnons avec un bel enthousiasme ; vous trouverez les paroles sur le site de SDF.
La discussion se prolonge, les responsables des différentes soupes au cochon en ont, des choses à se raconter et des projets communs, aussi, à ébaucher.

Bien au-delà de la marmite, un immense pas a été franchi, ce soir, pour la défense de notre identité.
Au-delà de cette fête tant réussie, nous nous réjouissons de l’unité réalisée autour du cochon.
En dépassant les clivages et les conflits d’intérêt, nous avons démontré ce soir que nous sommes capables de travailler tous ensemble et de parler d’une seule voix.

Un grand merci à tous, à jeudi prochain. Au menu : soupe au cochon !

 

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