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Education

Des élèves écoutent leur nouveau professeur, le 4 septembre 2007 dans un collège de Lyon
Jeff Pachoud AFP/Archives ¦ Des élèves écoutent leur nouveau professeur, le 4 septembre 2007 dans un collège de Lyon

La mise en garde à vue d’un enseignant
après une gifle donnée à l’un de ses élèves a suscité une vive émotion dans le monde enseignant. Cette affaire met en évidence le malaise de nombreux profs, souvent seuls face à la défiance de leur classe. Sophie, jeune professeur d’anglais dans un collège de Sevran, en Seine-Saint-Denis, témoigne.

Etes-vous souvent confrontés aux injures, à la violence verbale, comme le professeur qui a giflé un de ses élèves? Comprenez-vous cette réaction?


Honnêtement, les injures ne sont pas quotidiennes, mais l’indiscipline et le rapport de force sont permanents. Il faut sans cesse supporter le tutoiement, les écarts de langage, demander le silence toutes les deux minutes, c’est usant. Pour certains élèves, on a souvent l’impression qu’il n’y a pas de solution, ils n’écoutent pas, les punitions, les mesures disciplinaires ne font plus effet. Alors oui, c’est usant, c’est décourageant. Je peux comprendre le geste de cet enseignant, mais je ne peux pas le cautionner.

Dans les difficultés que vous rencontrez avec vos élèves, vous sentez-vous soutenue par votre hiérarchie?

La hiérarchie nous soutient dans une certaine mesure. Mais une fois qu’on a épuisé toutes les punitions possibles, devoirs à rendre, mots aux parents, heures de retenue, on en vient à ne plus accepter les élèves qui posent problème en classe. Et c’est là que ça se complique. Le principal nous reproche très vite de ne pas faire correctement notre travail et de ne pas assumer notre rôle d’éducateur. C’est arrivé à l’un de mes collègues qui avait refusé d’admettre plusieurs retardataires en cours. Il a été convoqué par le chef d’établissement qui l’a menacé d’un rapport devant l’inspecteur d’Académie. Dans ces conditions, c’est vrai que l’on hésite à prendre certaines mesures disciplinaires et également à se confier sur nos difficultés.

Pensez-vous avoir été suffisamment formée pour réagir à ce type de comportement?


A l’IUFM (Institut universitaire de formation des maîtres), on nous apprend à enseigner à des enfants parfaits, or dans les faits, il y a une infinité de publics et personne ne nous dit comment réagir, comment s’adapter. Quand j’étais encore en formation, je suivais un module de cours intitulé «gérer les conflits, la violence, le stress en classe», mais parce que je l’avais choisi. C’était une option parmi d’autres, qui n’était pas obligatoire. Je pense effectivement qu’il y a des lacunes de ce côté-là, ces enseignements mériteraient à être généralisés.

Comment gérer vous le stress des cours et ce rapport de forces permanent?
On se parle beaucoup entre collègues. Quand je suis arrivée au collège l’an dernier, on m’a prévenu dès le départ que ça pouvait m’arriver de sortir d’une heure de cours en pleurant, que ce n’était pas grave et que ça arrivait à tout le monde. On peut vraiment compter les uns sur les autres, c’est ça qui nous fait tenir. Mais il y a des gens qui n’arrivent pas à évoquer leurs difficultés. Dans ces cas-là, si on n’évacue pas la tension, une gifle peut vite partir. D’autres sombrent dans la dépression. Je m’étais préparée psychologiquement à vivre des moments difficiles. Si jamais j’ai un jour de gros problèmes avec certains élèves, je pourrais en parler au pédopsychiatre qui vient une fois par mois. Même s’il vient pour évoquer le comportement des jeunes et pas l’état psychologique des profs.


Des propos recueillis par Emilie Gavoille pour 20 minutes




CATALOGUE AUCHAN

Toujours plus vers la décadence...

Deux homosexuelles, chacune mère d'un enfant et vivant ensemble à Tourcoing (Nord), ont obtenu fin décembre d'un juge du tribunal de grande instance de Lille l'autorité parentale sur l'enfant de l'autre, a-t-on appris mardi auprès de leur avocat.

«Première juridique en France»

«L'objectif était de "légaliser" la situation pour qu'elles aient chacune l'autorité parentale partagée sur les deux enfants et deviennent légalement co-responsables des deux enfants comme dans une vie de famille classique», a déclaré Pascal Cobert, confirmant une information du quotidien «Nord-Eclair».

La décision a été rendue fin décembre par un juge aux affaires familiales du TGI de Lille. Selon l'avocat des deux mères «c'est une première juridique en France, je ne connais pas d'autres cas de délégation parentale croisée».

Les deux femmes, vivant ensemble depuis une quinzaine d'années et «pacsées» depuis 2002, ont chacune fait appel à une procréation médicale assistée réalisée en Belgique. Un fils est né en 1998, une fille en 2003 qu'elles élèvent ensemble.

L'adoption n'étant pas possible en France pour les couples homosexuels, les deux femmes avaient déposé une requête pour obtenir l'autorité parentale conjointe, mettant en avant la nécessité de prendre des dispositions en cas de maladie du parent, de décès, d'absence ou d'indisponibilité momentanée.

Procèdure de tutelle en cas de décès

La requête «conjointe et croisée» a été jugée recevable par le juge aux affaires familiales en ce qui concerne les nécessités de la vie courante, scolarité, soins médicaux, démarches administratives... Par contre, en cas de mort de la mère biologique, la délégation d'autorité parentale n'existe plus et une procédure de tutelle s'imposera, selon le jugement dont l'AFP a obtenu copie.


Une étudiante lors d'une manifestation à Paris, le 16 novembre 2007

Le mouvement étudiant de contestation de la loi Pécresse, qui a pris de l'ampleur ces derniers jours, touchait vendredi 43 sites universitaires à l'approche d'une semaine charnière, la journée de grève des fonctionnaires mardi s'annonçant décisive pour la suite de la mobilisation.
Vendredi sur le terrain, 43 sites universitaires étaient "perturbés", dont 28 étaient bloqués pour tout ou partie, selon des informations recueillies auprès des bureaux de l'AFP et de l'Unef.
Selon Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur, 32 universités sur 85, étaient touchées "à des degrés divers", dont "deux bloquées".
C'est environ trois fois plus que vendredi 9 novembre, où seuls 13 sites étaient bloqués, à des degrés divers.
Des étudiants se sont aussi joints à des manifestations de cheminots, par exemple à Lille et Amiens.
Les initiateurs du mouvement, qui exigent l'abrogation de la loi Pécresse sur l'autonomie des universités, votée cet été, se réunissent en coordination nationale étudiante samedi et dimanche à Tours, troisième réunion depuis le début de la contestation.
De son côté, le syndicat étudiant Unef, qui souhaite des "modifications" de la loi et des "moyens" pour l'accompagner, continue d'appeler à une "amplification" de la contestation. Une rencontre avec Valérie Pécresse jeudi n'a "pas du tout été concluante" au regard de ses attentes.
Ces deux tendances appellent à se joindre mardi à la journée de grèves et de manifestations lancée par les fonctionnaires - dont les enseignants - pour les salaires et l'emploi.
Tous les acteurs du mouvement s'accordent à dire que c'est au lendemain de cette journée cruciale qu'on saura si oui ou non le mouvement doit encore s'amplifier.
La question de la poursuite du blocage des universités fera l'objet du vote des nombreuses assemblées générales qui doivent à nouveau se tenir toute la semaine prochaine, notamment lundi à Toulouse III, Reims, Rennes I et II.
Certaines, comme Nantes, veulent organiser un vote à bulletin secret sur le blocage du campus.
Entrave selon eux à leur action, les étudiants contestataires devront faire avec les fermetures administratives de sites universitaires. Celles-ci se sont multipliées dans la nuit de jeudi à vendredi: les directions de Montpellier III, Nantes, Lyon II ou Saint-Etienne ont fait évacuer par la police les locaux occupés par les étudiants et décidé d'une fermeture administrative.
Strasbourg II, qui n'a jamais été bloquée, été fermée à la suite d'un incendie qui s'est déclaré vendredi matin dans une salle alors que se tenait à proximité une assemblée générale des étudiants.
Par ailleurs, vendredi, quelque 600 personnes se sont rassemblées à Paris devant l'Assemblée nationale pour protester contre l'"insuffisance", selon plusieurs organisations de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, du budget pour 2008, le jour de son adoption.
A noter encore qu'enseignants et personnels non enseignants de l'université Toulouse III ont voté vendredi à la quasi-unanimité la grève en assemblée générale pour protester contre la loi Pécresse, selon la CGT.
Des anti-bloqueurs devraient de leur côté continuer à donner de la voix. Dimanche, un rassemblement est organisé à Paris, entre autres, par l'UNI (droite universitaire).
Quant à l'université d'Aix-Marseille I, dont le site aixois est fermé depuis une semaine, elle a mis en place une cellule d'écoute pour les étudiants, apprentis et stagiaires, afin notamment de les renseigner sur les enseignements non assurés.

AFP

2007-10-23 19:36:42
PARIS (AFP)

© AFP
Manifestation d'enseignants le 20 mars 2007 à Paris
Manifestation d'enseignants le 20 mars 2007 à Paris

Les cinq fédérations de l'Education - FAEN, FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA-Education - ont appelé mardi à la grève le 20 novembre pour "dénoncer la politique gouvernementale des 11.200 suppressions de postes" dans l'Education, ont déclaré la FSU et l'Unsa-Education à l'AFP.

Les cinq fédérations, réunies ce mardi au siège du Snes-FSU, "appellent à une journée de grève le 20 novembre", ont indiqué Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, et Patrick Gonthier, son homologue de l'Unsa-Education.

Les cinq fédérations "dénoncent une politique gouvernementale qui va à l'encontre de la réussite de tous les jeunes. Avec 11.200 suppressions de postes à la rentrée 2008, s'ajoutant aux milliers de suppressions de ces dernières années et au chômage croissant des précaires, une nouvelle étape est franchie dans la dégradation du service public d'éducation", écrivent-elles dans un communiqué commun.

"Les conditions d'encadrement et d'enseignement vont atteindre un point critique. Les écoles, les établissements et les services les plus fragiles verront leurs difficultés accrues, les inégalités s'accentueront", estiment-elles.

"L'offre de formation sera réduite, l'objectif de la réussite de tous les élèves compromis. Les personnels verront leurs conditions de travail se détériorer davantage. La précarité s'accentuera encore. Le pouvoir d'achat continuera de se dégrader et les garanties statutaires sont menacées", poursuivent-elles.

"Face à cette politique", les fédérations "estiment que l'heure est venue d'une riposte d'envergure pour obtenir un nouveau budget et donner un nouvel élan au système éducatif. Elles appellent les personnels à participer massivement à la grève et aux manifestations du 20 novembre dans le cadre de l'action Fonction publique".

Cet appel intervient en effet au lendemain de l'appel lancé lundi soir par les sept fédérations de fonctionnaires (CGT, CFDT, FO, FSU, Unsa, Solidaires et CFTC) pour une journée de grève dans la fonction publique le 20 novembre pour les salaires, l'emploi et le service public.

"La mobilisation espérée nous semble aujourd'hui beaucoup plus importante qu'il y a un mois du fait de l'appel des fonctionnaires", a affirmé à l'AFP M. Gonthier.

"On sent monter une mobilisation au sein de l'Education et l'appel unitaire de lundi renforce la mobilisation", a renchéri Gérard Aschieri.

L'annonce au début de l'été de la suppression de milliers d'emplois dans l'Education avait été sévèrement accueillie par les syndicats, qui avaient appelé à réunir les "conditions d'une mobilisation de grande ampleur au premier trimestre" de l'année scolaire mais n'avait jusqu'ici fixé aucune date pour un mouvement.


Le président du Snalc-Csen Bernard Kuntz a annoncé hier que son syndicat allait lancer une pétition demandant « l'abrogation du collège unique » afin d'« aboutir à une reconstruction du système scolaire ». « Cela signifie que les élèves pas à l'aise au collège puissent aller vers des voies pro- fessionnelles, qui ne sont pas à nos yeux des voies de garage », a précisé Bernard Kuntz.
Mis en place en 1975, le collège unique a pour objectif d'accueillir dans un même type d'établissement tous les élèves de la 6e à la 3e, sans filière différenciée.


Source : Direct soir


En complément de l’excellent article de Pierre Barrucand (la semaine dernière) sur la carte scolaire, j’aimerais aborder l’aspect monopolistique intolérable de l’Éducation nationale.

Au nom de la justice sociale, la France a créé l’Éducation nationale. Une même entreprise diffuse « gratuitement » dans toute la France le même enseignement. De ce fait riches ou pauvres, Français de souche ou immigrés, fils de professeur ou fils de balayeur, surdoués ou débiles auront, théoriquement, les mêmes chances dans la vie.

Bien des Français ont cru avoir trouvé le meilleur système d’éducation. À tel point que Lionel Jospin, alors ministre de l’Éducation nationale, avait voulu supprimer l’école dite libre, qui était selon lui un résidu inégalitaire insupportable. Il a échoué.
Mais un tel système n’a pas que des avantages.

D’abord, il retire à tous les parents un choix essentiel, celui de faire donner à leur enfant un enseignement qui leur convient. Les Français sont heureux de pouvoir choisir leur fromage, leur chandail ou leur journal. Imaginons comme notre vie serait merveilleuse si, au nom de la justice sociale, nous étions tous obligés de manger le même yaourt gratuit, de mettre le même chandail rouge gratuit ou de lire le même journal gratuit, l’Humanité par exemple. Même si l’État nous affirme que tous ces produits sont garantis les meilleurs du monde.

Notre Éducation nationale, inspirée par le système totalitaire national-socialiste allemand « formant » la jeunesse hitlérienne ou par le système totalitaire soviétique « formant » la jeunesse communiste, est dangereux, car il donne à l’appareil éducatif un immense pouvoir. Celui de « former » dans un certain sens notre jeunesse. Il suffit, par exemple, de lire les livres mis à la disposition de nos enfants, pour comprendre qu’à l’Éducation nationale française, on n’apprend que les inconvénients de l’économie de marché, et l’on n’enseigne que les avantages de l’économie mise sous la tutelle de l’État.


Choisir l’école de ses enfants


Les enseignants rassemblés dans une même école, même s’ils possèdent les diplômes nécessaires, forment des équipes totalement différentes les unes des autres. Certaines, menées par de bons responsables, savent assurer la discipline dans leur établissement et sont très performantes. Les élèves qui en sortent sont bien plus avancés que ceux qui sortent de l’école voisine.
De leur côté, les élèves qui fréquentent une école sont tous différents les uns des autres. Les enfants d’immigrés issus de familles ne parlant pas le français ont besoin d’un enseignement différent de celui qui est donné à des enfants issus de familles parlant le français. Certains élèves perdront leur temps à l’école ; tandis que d’autres en sortiront sans savoir ni lire, ni écrire. La carte scolaire a été instituée, en 1963, pour retirer tout choix aux parents. Leur domicile détermine l’école de leur enfant. Même si l’école où doit aller leur enfant est notoirement médiocre. C’est insupportable.

Selon certaines statistiques, plus de 30 % des parents contourneraient la loi en arrivant à envoyer leur enfant dans une école qu’ils jugent meilleure. Les écoles dites libres refusent des élèves, l’État leur interdisant de recruter des professeurs en nombre suffisant.

Dernier avatar en cours du monopole d’État : l’Éducation nationale serait favorable à une notation des écoles. Savoir que la carte scolaire vous contraint à envoyer votre enfant dans l’école la moins bien notée du pays n’est pas très stimulant…
Le monopole de l’Éducation nationale est le pire des monopoles d’État. Il maintient en vie des écoles dangereuses pour nos enfants. Il ne faut pas supprimer ou « aménager » la carte scolaire. Il faut supprimer le monopole d’État qui introduit une nouvelle et grave injustice sociale.


Trémeau Bernard - mercredi 27 septembre 2006


Source



Gilles de Robien veut réhabiliter la méthode de lecture syllabique, fondée sur le déchiffrage des lettres (le b.a.-ba) et non sur la photographie des mots (méthode globale). Enfin une bonne résolution de la part d’un gouvernement qui n’a pas arrêté de céder devant la Gauche. Il faut soutenir cette initiative même si l’on n’aime pas la majorité en place et même si Gilles de Robien nous insupporte (c’est ce personnage qui avait découpé aux ciseaux sa carte de membre de l’UDF à la télévision à l’époque où certains présidents de Régions avaient été élu avec les voix du Front National).

 

Les enseignants ont mal réagi (on s’en serait douté…), s’estimant mis en cause. Et ils ont raison de se sentir coupable ! N’est-ce pas en grande partie à cause d’eux que le nombre d’analphabètes et surtout d’illettrés a fortement augmenté en France ?? (Dans notre pays, plus de trois millions de personnes vivent en situation d’illettrisme, soit près d'une personne sur dix, âgée de 18 à 65 ans et ayant été scolarisée en France, selon les derniers chiffres rendus publics, début juin, par l'Agence nationale de lutte contre l'illettrisme (ANLCI)). Si la majorité de ces enseignants n’avait pas épousé les thèses marxistes aberrantes issues des soixante-huitards attardés de Mai 68, on n’en serait sans doute pas là !

Et croyez-vous que c’est par hasard si de plus en plus de parents achètent pour leurs enfants des livres leur apprenant la méthode Boscher (méthode syllabique, bien entendu. Entre 70 000 et 110 000 exemplaires vendus chaque année) ??

 

Si jamais la méthode syllabique est réintégrée dans les programmes du C.P., ça fera un gros pied de nez à tous ces gauchistes dégénérés !

 

Yanndarc

 

Le 02/09/2006

 

 

Pour plus d’informations :

 

http://www.education.gouv.fr/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Apprentissage_de_la_lecture

http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9thode_globale

http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9thode_syllabique

http://fr.wikipedia.org/wiki/Analphab%C3%A9tisme

http://fr.wikipedia.org/wiki/Illettrisme

http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2701105390


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