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Droit Penal - Civil - du travail - International


Attention, explicit lyrics. Le parquet a réclamé hier 2000 euros d'amende à Tipikal, l'un des deux rappeurs de Bellevue à l'origine du clip Colt 44. « Le colt à bout portant (...) / j'extermine les MC's / comme Hitler faisait avec ceux qui n'étaient pas blonds ou blancs », clamait notamment Yohann dans la chanson mise sur internet à l'été 2006.« C'était une métaphore de la rivalité entre les rappeurs », a justifié hier K-P ster, frère du prévenu et co-parolier de Colt 44. « Il s'agissait de montrer qu'on était plus fort que nos con­currents, musicalement parlant. » Autres paroles incriminées : « Je remplis Waldeck de gaz moutarde, je fais ça à la russe » et « J'enfile les BACqueux, et leurs mères me sucent ». « Ce n'est peut-être pas très élégant, mais vous n'êtes pas juge du goût », a lancé Yvan Trebern, l'avocat de Tipikal, au président du tribunal. « 90 % des textes de rap sont dix fois plus assassins que cela. Quand Brassens (c'est marrant de voir qu'à chaque fois ils nous ressortent l'exemple de Brassens pour justifier des appels aux meurtres !) chantait qu'il aimait les gendarmes sous forme de macchabées, cela n'en faisait pas pour autant un tueur de gendarmes. » Côté parties civiles, deux syndicats de policiers réclament 1 euros de dommages et intérêts. « Si un poète policier avait dit " Ils font chier les rebeus / On va gazer Bellevue " (mdr), tout le monde lui serait tombé dessus », est convaincu Laurent Maldelar (Unsa Police). « Nos relations avec les jeunes ne sont déjà pas faciles, et ce clip est de nature à les faire encore monter d'un cran », se désole Yves Monard, directeur départemental de la sécurité publique. Jugement le 14 novembre.


20 minutes

Assises du Rhône. Les jurés ont pris en compte le contexte particulier de ce drame commis dans le quartier Bel-Air sur fond de trafic de drogue


Même si en matière criminelle aucune affaire ne se ressemble, la peine infligée hier à Elouafi Bouhlal qui avait poignardé de onze coups de couteau une de ses connaissances dans une cave du quartier Bel Air de Villeurbanne est largement en dessous de la moyenne des affaires de sang.

Douze années c'est généralement le « tarif » appliqué à un braquage sans violence extrême. D'ailleurs en réclamant 16 à 18 de réclusion pour ce qu'il a appelé « un meurtre sauvage commis sous l'effet de surprise » l'avocat général Christian Roussel a voulu « dépolluer ce dossier où l'on parle plus de drogue et d'argent que la crudité de l'acte ».

Et pourtant c'est bien de ce contexte dont il a été question au cours de ces deux journées de débats avec l'héroïne en guise de fil rouge. Pour la défense représentée par Mes Del Vecchio et Bruschi, il convenait de « cesser de parler à demi-mot. Pour en arriver là il y a trois éléments déterminants : la drogue, l'argent et la loi du silence ». Bénédicte del Vecchio est allée plus loin dans l'analyse : « ce matin, Bouhlal était possédé par la peur et mu par un instinct de survie ».


Le temps de prendre un croissant


Une thèse venant en contrepoint des plaidoiries très charpentées de Mes Sauvayre et Guyenard. Pour les avocats représentant les 14 parties civiles de la famille de Nouredine Saïd, les accusations de trafic supposé ne reposent que sur les déclarations de l'accusé et ne résultent aucunement de l'enquête de police. Un accusé qui a tout même pris le soin au comble de la fureur de traîner le corps de sa victime sur une bâche en plastique, de cacher son téléphone portable, éloigner sa voiture, se changer et »  de prendre un café et un croissant à la boulangerie du coin ». Yves Sauvayre s'est insurgé contre un procédé qui « oblige la famille Saïd à se justifier et à laver la mémoire de leur fils alors qu'il s'agit d'un acte gratuit ou pour un motif futile ».

Même si personne n'en parle ouvertement, il semble que le quartier n'ait pas oublié Nouredine. Sa grande famille qui reste soudée dans le malheur et le souvenir mais aussi celles du meurtrier et d'un de ses plus proches copains qui ont préféré rapidement déménager.


Le Progrès

Les vingt-deux prévenus, jugés depuis lundi dans le cadre d'un trafic de cannabis, ont écopé hier de trois mois de prison avec sursis jusqu'à un an de prison ferme. Environ 140 kg de résine et 35 kg d'herbe auraient été vendus entre 2004 et 2006, selon l'accusation, qui avait réclamé de quatre à trente mois de prison. Michel K., 34 ans, parmi les plus lourdement condamnés, revendait sa marchandise au sein de la communauté malgache de la région.


Le tribunal correctionnel d'Aix a annulé hier, pour vice de forme, les poursuites engagées contre un élu (divers droite) de Marignane, accusé d'avoir tenu des propos racistes en conseil municipal, a-t-on appris hier auprès du Mrap. L'association avait porté plainte contre René Ainardi. Lors d'un conseil municipal en mai 2006, l'élu avait accusé les immigrés algériens d'être des délinquants. Selon le PV du conseil, son intervention avait été « saluée par des applaudissements » et les félicitations du maire (ex-FN), Daniel Simonpieri.


F. L. - ©2007 20 minutes

La gérante d'une agence immobilière située dans le XIIe arrondissement de Paris a été condamnée jeudi à 8.000 euros d'amende avec sursis pour complicité de discrimination au logement dans une affaire de listings d'appartements à louer portant des mentions discriminatoires.

La 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris a reconnu cette gérante coupable du délit de "complicité du délit de discrimination dans la fourniture d'un bien ou d'un service" et l'a également condamnée à verser 1.000 euros de dommages et intérêts à SOS Racisme, partie civile.

L'association de lutte contre le racisme avait déposé plainte en 2003 après avoir été alertée par un salarié de l'agence dénonçant l'existence d'un listing interne de novembre 2002 accolant des mentions discriminatoires à la mise en location de deux appartements : "pas d'étudiants et pas de gens de couleur" et "le propriétaire ne veut pas louer à des immigrés". SOS Racisme avait effectué un testing permettant de vérifier ces dires.

Le tribunal correctionnel a estimé pour sa part que "les témoignages recueillis auprès des employés durant l'enquête accréditent l'existence de pratiques discriminatoires, l'agence s'étant fait le relais des exigences des propriétaires à cet égard".

Considérant toutefois que la prévenue travaillait "sur mandat" et n'était "pas à l'initiative des exigences exprimées par les propriétaires", le tribunal a requalifié les faits en "complicité" de discrimination.

La gérante a réfuté toute pratique discriminatoire et déposé plainte pour faux au sujet des listings. Une instruction est en cours.

Son avocat, Me Jean-Marc Delas, a jugé jeudi "surprenante" la décision qui "jette l'opprobre" sur sa cliente alors que "les éléments objectifs de discrimination n'étaient pas réunis". La gérante devrait "selon toute vraisemblance" faire appel, a-t-il précisé.

La responsable du pôle discrimination de SOS Racisme, Barbara Boamah, a exprimé pour sa part sa "grande joie qu'un signal fort ait été envoyé" aux professionnels de l'immobilier, appelant ces derniers à "exclure leurs brebis galeuses".


© 2007 AFP


Samy Naceri à Cannes en mai 2006

L'acteur Samy Naceri a été condamné lundi par le tribunal correctionnel de Paris à 10 mois d'emprisonnement ferme pour avoir agressé en novembre 2005 un styliste dans un restaurant parisien, une peine susceptible d'aménagement selon son avocate Me Françoise Cotta.
Le jugement reconnaissant l'acteur coupable de cette agression a été rendu dans la foulée de l'audience, qui s'est tenue à huis clos à la demande de Me Cotta invoquant le respect de la vie privée.
Ni le comédien, actuellement hospitalisé dans le sud de la France, ni sa victime, qui s'est désistée de sa constitution de partie civile, ne s'étaient présentés à l'audience.
Le jeune styliste, contre lequel Samy Naceri s'était emporté en lui jetant un objet lourd au visage lors d'un rendez-vous professionnel dans un restaurant, avait subi une incapacité totale de travail (ITT) de 15 jours.
Samy Naceri, 45 ans, comédien révélé au cinéma par son rôle dans la série des "Taxi" et habitué des prétoires, devait répondre de "violence avec usage ou menace d'une arme suivie d'une incapacité supérieure à huit jours en récidive".
Selon l'avocate de l'acteur, qui avait demandé le procès à huis clos pour que sa vie ne soit pas à nouveau "étalée dans les journaux", la condamnation, inférieure à un an de prison, est "susceptible d'aménagement par le juge d'application des peines qui suit son dossier à Montpellier".
"Il a déjà effectué deux mois de détention provisoire dans ce dossier (fin 2005-début 2006, ndlr) et devrait pouvoir bénéficier d'une remise de peine", a précisé Me Cotta.
Samy Naceri, soigné à l'hôpital pour une grave maladie du foie selon un de ses proches, fait l'objet actuellement d'une suspension de peine pour raisons médicales.
Condamné à quatre reprises pour des faits de violences, d'outrages, de conduite en état d'ivresse et d'excès de vitesse entre 2000 et 2003, il a aussi écopé de six mois de prison ferme en décembre 2006 pour avoir injurié des policiers dans les Hauts-de-Seine, puis à la mi-février 2007 de trois mois ferme pour violences contre les employés d'une boîte de nuit d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône).
Son procès pour l'agression parisienne de fin 2005 avait déjà été renvoyé deux fois. Il n'avait pu se tenir le 18 décembre 2006 en raison d'une grève d'avocats, puis avait à nouveau été renvoyé le 25 avril, date à laquelle Me Cotta avait annoncé pour la première fois l'hospitalisation de son client "pour une pathologie extrêmement lourde".
Lundi Me Cotta n'a pas dit si elle comptait faire appel de la nouvelle condamnation de son client, préférant insister sur la possibilité d'aménager cette peine comme les précédentes le sont actuellement.
Pour Samy Naceri, a-t-elle affirmé, "la préoccupation principale est aujourd'hui de se soigner, de retrouver sa santé et son travail et puis aussi de retrouver son fils".

Deux hommes impliqués dans des trafics de stupéfiants ont été libérés cette semaine. Satisfaction des avocats, appel du parquet

Un homme mis en examen dans un copieux trafic de stupéfiants, écroué depuis huit mois, a été remis en liberté sous contrôle judiciaire, hier, par le juge des libertés et de la détention (JLD) du tribunal de grande instance de Lyon, à l'issue d'un débat sur le renouvellement de la détention provisoire.
Le parquet avait demandé le huis clos de l'audience, invoquant un dossier d'importance instruit par la juridiction inter-régionale spécialisée (JIRS) dans lequel figure une dizaine de prévenus. Refus du JLD et décision qualifiée de « surprenante » du côté de l'accusation qui devrait faire appel. Le prévenu originaire de la région lyonnaise avait été interpellé près d'Orange en possession de 40 kilos de haschich remonté d'Espagne. « Le magistrat a analysé le dossier de manière classique en retenant des garanties de représentation, ce qui évite de céder à une justice d'exception » estime l'avocat David Metaxas qui a obtenu la remise en liberté.
Un autre détenu a été libéré dans des conditions similaires, mercredi, dans un autre de dossier de stupéfiants où un million d'euros avait été trouvé enterré dans un jardin. Les demandes pourraient dès lors se multiplier. Ce qui nourrit un peu plus les tensions, après le verdict de la cour d'assises spéciale cette semaine, bien inférieur aux réquisitions.

Le Progrès


L'élu FN a fait appel de la décision qui l'a condamné pour «contestation de crime contre l'humanité». Mais, pour des raisons médicales, les débats, prévus aujourd'hui, sont reportés

Numéro 2 du Front national et député européen, Bruno Gollnisch devait être jugé aujourd'hui devant la cour d'appel de Lyon, pour « contestation de crime contre l'humanité ». Il avait, en effet, fait appel de sa condamnation par le tribunal de grande instance de Lyon, en janvier dernier. Mais le procès prévu ce vendredi sera renvoyé. Bruno Gollnisch a subi une lourde intervention chirurgicale et il ne sera pas en mesure d'être présent à l'audience. L'affaire sera examinée à une date ultérieure.
Pour des déclarations équivoques à propos des chambres à gaz des camps nazis, l'élu a été condamné, par le TGI de Lyon, à 3 mois de prison avec sursis, une amende de 10 000 euros et 55 000 euros de dommages-intérêts à verser aux neuf associations constituées parties civiles.
Son avocat, Me Walleyrand de Saint-Just, avait vu dans cette décision, un « viol de la liberté d'expression ». Tandis que M. Gollnisch, lui, dénonçait la « police de la pensée ». D'où son appel du jugement rendu en début d'année.


Le Progrès

À certaines conditions, un employeur peut obtenir en justice l'enregistrement des mails personnels qu'échange un salarié avec des personnes extérieures à l'entreprise.

Cassation sociale, 23 mai 2007, n° 05-17818 FS-PBRI.

Un employeur suspecte un de ses salariés, responsable du marketing et du recrutement, de commettre des actes de concurrence déloyale avec deux personnes extérieures à l'entreprise par le biais de messages électroniques. Avant d'entamer un procès, l'employeur souhaite établir avec certitude la réalité de ces actes de concurrence déloyale en effectuant une copie de la correspondance électronique entretenue par le responsable marketing et ses deux complices. Mais, connaissant la réglementation en vigueur, il sait bien qu'il lui est interdit de consulter lui-même les messages électroniques personnels que son salarié envoie ou reçoit au travail, au risque de commettre un délit pénal. Rappel : depuis son célèbre arrêt Nikon du 2 octobre 2001, la Cour de Cassation empêche formellement tout employeur de prendre connaissance de messages électroniques personnels d'un salarié, car ceux-ci sont couverts par le secret des correspondances. Qu'à cela ne tienne, il décide donc de procéder différemment en demandant au président du tribunal de grande instance d'autoriser un huissier à enregistrer les messages électroniques personnels du salarié concerné. A-t-il eu raison de procéder de la sorte ?

À l'évidence oui, puisque la Cour de cassation vient de valider sa manière de faire dans un arrêt récent. Mais attention, car pour qu'un juge accepte une demande de ce genre, trois conditions doivent toutefois être respectées :
- l'employeur doit d'abord justifier d'un motif légitime de conserver ou d'établir des éléments de preuve nécessaires à un procès futur. En l'occurrence, le juge saisi a admis que l'employeur avait de sérieuses raisons de croire que son salarié avait commis des actes de concurrence déloyale ;
- l'intervention de l'huissier, sur autorisation d'un juge, doit ensuite s'avérer nécessaire à la protection des droits de l'employeur. En conséquence, si l'employeur peut obtenir valablement des preuves sans avoir à passer par une ordonnance d'un juge (en obtenant directement des témoignages attestant du délit, par exemple), l'intervention d'un huissier lui sera vraisemblablement refusée ;
- le salarié doit enfin être présent lors de l'exécution de la mesure par l'huissier. Remarque : dans cette affaire, la Cour de cassation a relevé que l'huissier avait procédé au constat en présence du salarié sans dire si cette présence était indispensable au bon déroulement de la procédure. En attendant une clarification sur ce point, il est préférable de considérer que la présence du salarié lors du constat d'huissier est nécessaire.

Source

La loi sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres réguliers de voyageurs a été publiée au Journal officiel du mercredi 22 août 2007.

Elle prévoit d’assurer aux usagers des entreprises de transports un service minimum en cas de perturbation prévisible du trafic (notamment en cas de grève, plans de travaux, incidents techniques ou aléas climatiques). Des dessertes prioritaires et des niveaux de service sont définis par l’autorité organisatrice des transports. Un plan d’information des usagers décrit le plan de transport adopté. Les usagers ont le droit de disposer d’une information gratuite, précise et fiable sur le service assuré. Celle-ci doit être délivrée par l’entreprise de transport au plus tard 24 heures avant le début de la perturbation.

Le texte prévoit également :
- la mise en place d’un accord-cadre organisant une procédure de prévention des conflits et tendant à développer le dialogue social,
- l’établissement d’un accord collectif de prévisibilité du service applicable en cas de perturbation,
- les conditions permettant la mise en grève des salariés, et leur consultation durant le conflit.

La loi doit entrer en vigueur à partir du 1er janvier 2008.

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