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Education

Aucun élève n'est inscrit pour la rentrée dans le collège catholique hors-contrat de Bordeaux qui avait fait l'objet, en avril, d'un reportage de l'émission de France 2 "Les Infiltrés" sur le milieu catholique traditionaliste, a-t-on appris vendredi auprès du rectorat.

"La directrice (du collège concerné) a écrit à l'inspecteur d'académie pour lui dire qu'elle avait radié tous les collégiens inscrits pour la rentrée", a indiqué à l'AFP Jean-Louis Nembrini, recteur de l'académie de Bordeaux.

Le collège Don Bosco-Saint-Projet, s'il n'accueillera aucun élève en cette rentrée 2010, n'est en revanche pas fermé, a-t-il précisé.

Une partie du documentaire "Les Infiltrés", diffusé le 27 avril, montrait des élèves du Cours Saint-Projet tenant des propos racistes et antisémites.

Après un contrôle effectué par l'Education nationale un mois plus tôt, le 26 mars, dans l'école primaire et le collège, seule l'école avait été mise en conformité au niveau des enseignements, selon le rectorat de Bordeaux.

En juin, le recteur avait mis en demeure les parents d'élèves du collège catholique hors-contrat, qui accueillait une vingtaine d'élèves l'an dernier, d'inscrire leurs enfants dans un autre établissement à cause des carences dans l'enseignement, notamment "en histoire et en sciences".

L'établissement n'a pu être joint vendredi. Après la diffusion de l'émission, 26 familles, parents d'élèves du Cours Saint-Projet, avaient déposé plainte contre les auteurs et diffuseurs du reportage.

 

AFP 27/08/2010

 

Une enseignante agacée par une consigne qui rappelle que des candidates voilées ont le droit de passer l'examen. 

Coup de colère d'une professeure de lettres dans un établissement public. Elle s'apprêtait comme chaque année à faire passer les épreuves de français du bac dans un lycée de l'Oise.

En milieu de semaine, elle assiste à une réunion technique préalable aux examens du baccalauréat. Comme elle, les examinateurs sont convoqués pour connaître les modalités, s'accorder sur des barèmes de notation. Du classique. Mais, lors de cette rencontre, le représentant de l'académie d'Amiens croit bon cette année de préciser le comportement à adopter si une candidate arrive voilée. «Elle sera acceptée, dit-il, mais devra soulever son voile pour que vous puissiez vérifier son identité. Ensuite, elle sera autorisée à remettre son voile pour toute la durée de l'examen.»

De quoi agacer l'enseignante qui estime que «cette directive de l'académie d'Amiens va à l'encontre de l'oral de français pour lequel l'expression et l'engagement physique du candidat sont très importants». Si le cas se présentait, l'enseignante l'assure, elle refuserait d'entendre le candidat : «On ne peut pas refuser le voile dans le cadre de l'enseignement tout au long de l'année scolaire et l'autoriser lors du passage du baccalauréat. Pour moi, c'est hypocrite», s'insurge-t-elle.

Pourtant, si la loi interdit bel et bien le voile dans les établissements scolaires, c'est uniquement durant le temps scolaire, dans le cadre strict de l'école. Pas durant les examens.

Un porte-parole de l'académie d'Amiens justifie les conseils donnés aux correcteurs. «Nous adoptons les consignes aux populations qui sont susceptibles de se présenter. Par ailleurs, il faut faire la différence, souligne-t-elle, entre une candidate libre et une candidate scolarisée de façon classique durant l'année. Ces dernières connaissent les règles et ne décident pas de revêtir leur voile le jour de l'examen. En revanche, le cas peut se produire avec une jeune fille suivant les cours à distance du Cned.» Même son de cloche dans les Vosges où quelques cas ont été recensés sans qu'ils ne posent problème. Comme ailleurs dans l'Hexagone, les candidates qui se sont présentées voilées aux épreuves du baccalauréat suivaient généralement leur scolarité par correspondance.

Une façon pour elles d'étudier tout en restant chez elles et de ne pas avoir à retirer leur voile comme elles y seraient contraintes durant des cours dispensés dans les établissements scolaires.

Au ministère de l'Éducation nationale, on affirme d'ailleurs ne pas avoir connaissance de l'ampleur du phénomène et de conflits qui seraient nés à ce sujet. «Nous ne comptabilisons pas les cas qui, de toute façon, sont rares et conformes à la loi.»

 

Le Figaro

 

Les parents des élèves d’un collège Bordeaux doivent retirer leurs enfants, suite aux Infiltrés.


Les dérives de cet établissement avaient été montrés du doigt lors d’un reportage des Infiltrés sur France 2. Le recteur de Bordeaux a annoncé jeudi qu'il venait de mettre en demeure les parents d'élèves d’un collège catholique traditionnaliste d'inscrire leurs enfants dans un autre établissement à cause de carences dans l'enseignement.

Lors de récents contrôles, les inspecteurs d'académie ont constaté de gros écarts par rapport à l'enseignement classique. Notamment en cours de sciences ou d'histoire. Par exemple, dans un cours sur la Seconde guerre mondiale, le général de Gaulle est présenté comme un "déserteur" quand le maréchal Pétain fait figure de héros. Une partie des Infiltrés diffusé sur France 2 le 27 avril, montrait des élèves de l'école Saint-Projet tenant des propos racistes et antisémites.

L'éducation nationale n'a pas le pouvoir fermer le collège car c'est une école hors contrat. La vingtaine de familles concernées doivent donc inscrire leur enfant dans une autre école pour la rentrée de septembre. S'ils refusent, ils risquent jusqu'à 6 mois de prison et 7500 euros d'amende.

Vingt-six familles traditionalistes, parents d'élèves de l'école Saint-Projet à Bordeaux, avaient déposé début mai deux plaintes contre les auteurs et diffuseurs du reportage.

 

Europe 1

Ce mardi, à 11h 30, la surveillante de l’école primaire du Parc Dromel, à Marseille a tenté de ramener le calme, parmi les élèves qui, regroupés sous le préau, attendaient d’aller à la cantine.

L’un des élèves s’est mis à insulter la surveillante qui s’approchait de lui, précise Le Figaro.

Puis, le jeune élève est monté sur un banc avant de la frapper à coups de pieds et de poings.

Choquée, cette surveillante, âgée de soixante ans, et qui travaille dans les écoles de la ville de Marseille depuis trente ans a bénéficié d’un arrêt de travail.

En signe de protestation, ses collègues ont décidé de faire jouer leur droit de retrait jeudi.

En conséquence, le service de la cantine ne sera pas assuré.

Selon le syndicat FO des Territoriaux, c’est la 5ème agression physique violente, en six mois, sur un agent dans les écoles de Marseille.

Un syndicat qui a indiqué que le taux d’encadrement dans les écoles de Marseille était d’un agent pour 60 élèves.

 

Le Figaro

Il y a comme cela des sujets “marronniers”, c’est-à-dire qui reviennent régulièrement pour d’éternels débats à n’en plus finir. Par exemple, celui des rythmes scolaires de nos chères têtes pas forcément toutes blondes. Généralement, c’est au printemps, quand l’ensemble de l’Éducation nationale songe déjà avec impatience aux sacro-saintes vacances d’été sans lesquelles la fine fleur des enseignants français ne pourraient supporter, le reste de l’année, le rythme impitoyable de leur RTT, congés maladies, grèves, jours de formation, d’évaluation, de perfectionnement et on passe sur bien d’autres raisons encore qu’ils ont de ne pas gâcher leurs futures retraites par une activité professionnelle trop intensive.
Parallèlement, c’est l’occasion pour le ministre de l’Éducation nationale de faire parler de lui sans trop de risque pour sa popularité, à condition qu’il ne commette par l’erreur d’annoncer des réformes trop brutales.
Luc Chatel, actuel figurant gouvernemental à ce poste, l’a parfaitement compris. Il doit indiquer ce matin le nombre d’établissements scolaires qui expérimenteront à la rentrée un nouveau rythme scolaire : des cours le matin, du sport l’après-midi.
“Ils devraient être entre deux et trois par académie, soit plusieurs dizaines. Les pionniers, quelques établissements privés et un établissement public sont aujourd’hui encore peu nombreux. Mais les recteurs sont encouragés à trouver des candidats pour ces expérimentations. Un appel d’offres national sur l’aménagement du rythme scolaire autour de la pratique sportive “vise à encourager ces nouveaux aménagements du temps scolaire en privilégiant la pratique d’activités sportives l’après-midi”, comme on peut le lire dans un texte de la Direction générale de l’enseignement scolaire (Dgesco)” (Le Figaro, 24 mai 2010).
Pourquoi pas ! Voilà en tout cas une annonce qui ne risque pas de déclencher grèves et manifestations, bien que les beaux jours favorisent les excursions en centre-ville… A priori, l’idée est donc séduisante. Depuis la semaine de quatre jours, les élèves français ont en effet le plus grand nombre d’heures de cours en Europe sur le laps de temps le plus réduit, ce qui n’est peut-être pas la meilleure des choses, on l’admettra aisément.
Le corps enseignant français y voit pour sa part et avec l’intérêt qu’on imagine, une nouvelle réduction des heures de travail, ce qui est tout de même devenu le but notoire de cette profession ; les élèves une non-moins intéressante perspective d’en faire un peu moins encore qu’on a pris l’habitude de leur en demander : de toute façon, cela sera toujours trop, on le sait bien, on a été élève avant eux… et nombre de parents, blasés, penseront que de toute façon, vu le niveau de l’enseignement, leur progéniture ne perdra pas grand chose… L’envoyer se dégourdir les jambes lui fera par ailleurs le plus grand bien à l’heure où 1,3 million d’enfants plus ou moins français sont déjà en surpoids ou obèses…
Une meilleure prise en compte de la pratique sportive peut permettre aux élèves de mieux vivre leur scolarité, d’accroître leur motivation et leur épanouissement et contribuer ainsi à leur réussite scolaire”, insiste la note de la Dgesco.
C’est certain, nos voisins allemands, notamment, l’ont compris depuis longtemps et ne semblent pas s’en porter plus mal.
Là où les choses s’enveniment, c’est que la généralisation d’un tel bouleversement dans les rythmes scolaires s’accompagnerait obligatoirement d’un raccourcissement des vacances d’été, selon l’adage fort connu qu’on ne peut pas avoir “le beurre et l’argent du beurre” pour une meilleure et moins lourde répartition des heures de cours sur l’année… à moins d’envisager carrément la suppression de toute scolarité, mesure toutefois jugée encore un peu trop osée, semble-t-il.
Le gouvernement risque donc non seulement de se mettre à dos les enseignants pour les raisons déjà énoncées, mais également l’industrie du tourisme qui entend imposer ses dates à elle, nous rappelant ainsi que les enfants, tout comme leurs parents, sont avant tout des consommateurs et qu’ils doivent le rester.
La réforme des rythmes scolaires risque donc de stagner encore longtemps au stade des simples bonnes intentions gouvernementales. Soit à celui de la communication. Tout comme, d’ailleurs, la plupart des réformes annoncées à grands renforts de battage médiatique par Nicolas Sarkozy, François Fillon et leurs obligés ministériels.

 

www.philipperanda.com

Le système éducatif français, trop uniforme, doit placer les besoins des élèves, et leurs différences, au centre de sa logique pour réduire les inégalités, selon un rapport de la Cour des comptes rendu public aujourd'hui qui qualifie le pays de "champion des redoublements".

"La performance du système éducatif français a, au cours des dernières années, plutôt diminué, sous l'effet de son inefficacité à lutter contre les inégalités scolaires", a résumé le premier président de la Cour, Didier Migaud, lors d'une conférence de presse.

En cause: "une mauvaise organisation" du système, trop uniforme, qu'il faut repenser "en l'adaptant à l'hétérogénéité des élèves".

Pour cela, la Cour préconise de "différencier fortement les moyens d'enseignement en fonction des établissements", après avoir "recensé les besoins d'accompagnement individualisé des élèves", et donner aux équipes éducatives de chaque établissement la responsabilité de répartir leurs moyens.


Elle prône aussi "un effort exceptionnel" pour les établissements "confrontés à la plus grande difficulté scolaire", ainsi que des moyens de soutien scolaire supplémentaires pour ceux qui font baisser les taux de redoublement.

En effet, parmi plusieurs domaines cités par la Cour dans lesquels la France est moins bonne que des pays comparables, M. Migaud a mis l'accent sur les effets très néfastes du trop grand nombre de redoublements.

Avec 40% des élèves de 15 ans ayant redoublé au moins une fois (chiffres OCDE de 2003), l'Hexagone est le "champion des redoublements", qui sont pourtant "inefficaces et très coûteux", quand les pays nordiques, le Japon ou le Royaume-Uni ont des taux "nuls ou quasi-nuls" de redoublants.

Intitulé "L'éducation nationale face à l'objectif de la réussite de tous les élèves", le rapport est en ligne sur le site de la Cour des comptes à l'adresse
http://www.ccomptes.fr/fr/CC/documents/RPT/Rapport-education-nationale-face-a-objectif-reussite-eleves.pdf.


Le Figaro

AVIGNON (AP) — Un adolescent de 15 ans a roué de coups de pied une surveillante du collège Gérard-Philippe d'Avignon (Vaucluse), en début de semaine, simplement parce qu'elle venait de lui demander d'éteindre sa cigarette, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

Le mis en cause, en situation d'échec scolaire, venait d'intégrer l'atelier relais de l'établissement.

La surveillante, âgée d'une vingtaine d'années, a bénéficié de cinq jours d'incapacité de travail temporaire totale (ITT). Elle avait surpris l'adolescent en train de fumer dans la cour de récréation et voulait le conduire de le bureau de la principale.

L'adolescent a été exclu et doit passer prochainement en conseil de discipline.

Dans un communiqué, le rectorat d'Aix-Marseille "condamne avec la plus grande fermeté" cet acte d'agression physique.

L'école primaire Victor-Hugo de Clayes-sous-Bois (Yvelines) a été en partie détruite par un d'origine criminelle dans la nuit de vendredi à samedi, a-t-on appris samedi de source policière et auprès des pompiers.

Selon les premiers éléments de l'
, une porte de l'école aurait été fracturée avant que l'incendie ne se déclare vers 3 heures à l'intérieur de l'établissement, situé rue Pablo-Neruda à Clayes-sous-Bois.

Les 194 élèves de l'école doivent être répartis dès lundi dans les autres établissements de la commune.

L'enquête a été confiée à la sûreté départementale des Yvelines, selon une source policière.

Dans un communiqué, le ministre de l'Education et Porte-parole du gouvernement a fait part de «son émotion». «Chaque fois que l’école est visée par des attaques de toute forme, ce sont les valeurs même de la République qui sont mises à mal», écrit le ministre. Luc Chatel «condamne avec la plus grande fermeté cet acte inqualifiable» et réclame que «toute la lumière soit faite sur les circonstances de cet incendie». 

Le ministre a demandé au recteur de l'académie de Versailles de «prendre toutes les dispositions utiles, en liaison avec la municipalité, pour permettre l'accueil des élèves dès lundi prochain». 

 

Leparisien.fr

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