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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brutes,  et quelques photos et images.  J'espère que l'ensemble vous plaira et que vous trouverez de quoi vous faire revenir ;). Bonne lecture !!!

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La vie est un combat


"Nous ne savons pas si nous changerons le monde, mais nous savons que le monde ne nous changera pas"


Jean Mabire


Le système était plutôt bien rôdé. Salhaheddine et Mounir s'asseyaient à une table d'un restaurant ou d'une cafétéria, de préférence près de la sortie et hors champ des caméras de surveillance, puis l'un des deux glissait sa main dans la veste des clients proches d'eux pour leur voler leur téléphone portable.

Puis, ils s'en allaient et changeaient soudainement d'itinéraires pour brouiller les pistes au cas où ils seraient suivis. Une tactique qu'ils pratiquaient entre midi et 14 heures à Villeurbanne ou au centre commercial de la Part-Dieu. C'est un directeur de restaurant dans lequel les deux comparses se rendaient régulièrement qui a repéré leur manège. Le 29 janvier, un employé s'était même interposé et avait fait échouer leur entreprise. Le 4 février, pris en filature, Salhaheddine et Mounir ont été repérés dans plusieurs restaurants et pris en flagrant délit.

Hier, le tribunal a condamné Mounir aux mains baladeuses et au casier judiciaire fourni, à deux ans de prison dont un an avec sursis. Salhaheddine à 8 mois avec sursis.

 

Le Progrès

Une relaxe et neuf condamnations. Hier, le tribunal par la voix de son président Fernand Schir a prononcé à l'encontre des prévenus impliqués dans un trafic d'héroïne des peines allant du sursis à quatre années d'emprisonnement. Fahd Chlyah, présenté comme le fournisseur, a été relaxé au motif que les « charges lors de l'instruction, notamment les communications interceptées, se révèlent imprécises et insuffisantes ».

Le démantèlement de ce réseau « à double étage » avait débuté en janvier 2009 à la gare de la Part-Dieu lorsqu'Ali Chlyah, un Vaudais de 33 ans, était interpellé en possession d'une bonbonne contenant deux sachets (l'un d'héroïne et l'autre de produit de coupage), dissimulée entre ses fesses. Toxicomane, il effectuait des voyages au Pays-Bas pour s'approvisionner en stupéfiants (50 gr à chaque fois) et en revendait au passage. De fil en aiguille, six autres personnes étaient identifiées comme appartenant à cette filière vaudaise. A l'instar d'Azies Aroudj, qui secondait Ali Chliyah dans cette activité de revente de produits stupéfiants. Avec pour objectif de financer leur consommation personnelle. Tous deux ont été condamnés à quatre ans de prison.

Leurs clients qui revendaient à leur tour de la drogue, les rabatteurs, ceux qui pratiquaient le « troc », soit cinq autres prévenus, écopent des peines allant de quatre ans de prison dont la moitié assortie de sursis à 36 mois (dont 30 avec sursis).

Parallèlement à cette première filière, une autre est apparue. Le lien familial jouant le trait d'union entre les deux, à la différence que cette dernière avait des visées lucratives. Zahir Aroudj, qui avait reconnu lors du procès en janvier dernier son implication dans la vente de stupéfiants à Bourg-en-Bresse (2 kg), a été condamné à quatre ans d'emprisonnement et une amende de 15 000 euros. Adel Aroudj, ayant eu un rôle ponctuel dans ce trafic a écopé de 12 mois prison avec sursis. Quant à Fahd Chlyah, la relaxe à été prononcée.

 

Le Progrès

NON RENSEIGNEE


L'enfant grièvement blessé dimanche soir a succombé à ses blessures. Le conducteur de la BMW, dont la vitesse excessive est en cause, va être présenté ce matin au parquet

 

Le petit garçon de 18 mois, grièvement blessé dimanche soir dans un accident de la circulation dans le 8e arrondissement de Lyon a succombé à ses blessures peu après son admission à l'hôpital Femme-Mère-Enfant. La terrible collision qui s'est produite avenue Viviani, dimanche soir vers 20 h 30 à la hauteur de la rue Stéphane-Coignet a donc fait deux victimes, puisque le père du petit garçon a été tué sur le coup.

Le drame s'est produit à quelques centaines de mètres seulement du domicile familial, rue du Professeur Tavernier à Lyon (8e). Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances exactes de l'accident. Selon les constatations sur place et les premiers témoignages recueillis, il ressort que le père de famille circulait avenue Viviani, en direction du périphérique, au volant d'une Peugeot 106. Juste après le boulevard des États-Unis, il a tourné à gauche, en direction de la rue Stéphane-Coignet.

A ce moment arrivait une BMW, conduite par un jeune homme (son nom ??) de 24 ans, habitant dans le 7e. Le choc fut d'une telle violence que les deux véhicules se sont déportés de plusieurs mètres pour finir leur course sur le trottoir. Au stade actuel des investigations, il apparaît qu'il roulait à vive allure, peut-être 120 km/h, selon les premières estimations, et l'absence de traces de freinage atteste qu'il n'a rien pu faire pour éviter de percuter violemment la 106, dont le côté droit a été défoncé. Le conducteur de la Peugeot est décédé, malgré de nombreuses tentatives pour le réanimer. Le petit garçon était installé à l'arrière, et malgré une première réanimation sur les lieux de l'accident, il n'a pu être sauvé. Ne souffrant que de contusions sans gravité, mais extrêmement choqué, le conducteur de la BMW a été placé en garde à vue au commissariat du 8e. Le contrôle de son alcoolémie s'est révélé négatif, et des analyses sont en cours pour déterminer s'il avait consommé des produits stupéfiants. Les résultats de ces analyses complémentaires ne seront connus que dans quelques jours. En attendant, il devrait être présenté ce matin au parquet où il devrait être mis en examen pour homicide involontaire.

 

Le Progrès

 

La Peugeot 106 dans laquelle se trouvaient le petit garçon de 18 mois et son père / Photo Jean-Marc Collignon

Brasillach.jpg Deux lectures exceptionnelles rendant hommage à Robert Brasillach auront lieu à Paris, au théâtre du Nord-Ouest (dans le cycle Des prisons et des hommes) les lundi 22 février et 1er mars 2010 à 19h00.

Poèmes de jeunesse - Poèmes de Fresnes
avec Muriel Adam, Anne Brassié, Philippe d'Hugues, Philippe Ariotti, Daniel Desmars.

Théâtre du Nord-Ouest
13, rue du faubourg Montmartre
75009 Paris (Métro Grands Boulevards)

Réservation: 01.47.70.32.75 ou 06.80.18.88.69

(Le livre de Monsieur Philippe d'Hugues sur la vie de Robert Brasillach sera disponible au sortir de la représentation, dédicacé par l'auteur en personne)

Dans la nuit de lundi à dimanche, près d'une dizaine d'inscriptions racistes et islamophobes, ainsi que des croix gammées, ont été peintes sur les murs de la grande mosquée de Saint-Etienne (Loire), en de construction. Des dégradations dénoncées par le recteur de la mosquée et la préfecture de la Loire. La Direction départementale de la sécurité publique de la Loire est saisie.

Une plainte devait être déposée dans l'après-midi de lundi.

Venus vers 6h30 du matin accomplir la première prière de la journée du 8 Février, les fidèles de la mosquée étaient horrifiés en découvrant les inscriptions injurieuses peintes à la bombe sur les murs de la mosquée toujours en construction. «La au français», «pas d’arabes ici» ou alors «heil hitler», voilà les inscriptions injurieuses que les fidèles pouvaient lire sur les murs de la mosquée», peut-on lire sur le site du Conseil régional du culte musulman de Rhône-Alpes.

«La communauté juive solidaire de la communauté musulmane»


«Le CFCM exprime sa profonde indignation face à ces actes de profanation qui se sont multipliés de façon très inquiétante», écrit son , Mohammed Moussaoui, dans un communiqué. «Au moment où le gouvernement s'apprête à faire le point sur le débat sur l'identité nationale, le CFCM demande solennellement de faire figurer parmi ses préconisations la mise en place d'une mission d'information parlementaire sur la montée de l'islamophobie en France», poursuit-il.

Dès la connaissance des faits, le préfet de la Loire, Pierre Soubelet, s'est rendu sur place pour rencontrer le futur président-recteur de la Grande mosquée, Larbi Marchiche. La communauté juive a, de son côté, dénoncé un «acte odieux», se déclarant «tout à fait solidaire à la communauté musulmane». «J'espère que la justice passera rapidement», a déclaré à l'AFP Marcel Dreyfus, président du consistoire israélite Rhône-Alpes-Centre. «La violence des inscriptions, à caractère nazi et xénophobe doit faire l'objet d'une condamnation sans faille», a également fait savoir SOS Racisme dans un communiqué.

Ces inscriptions s'ajoutent à celles retrouvées à la mosquée de Meyzieu et de Saint-Priest, dans le Rhône, en août et en décembre 2008, selon le conseil régional du culte musulman de Rhône-Alpes, qui appelle à un rassemblement devant la mosquée dimanche 14 février à 14 heures.

 

leparisien.fr

PARIS, 7 fév 2010 (AFP) - L'aide des régions pour rénover Auschwitz pourrait
être de 1 à 3 M euros (Huchon)

Le président PS sortant de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, a
estimé dimanche que l'aide des régions pour rénover le camp d'Auschwitz
"pourrait s'élever à 1 ou 2 ou 3 millions d'euros".

"L'Etat français s'honorerait s'il entrait massivement dans le financement
d'Auschwitz", a d'abord souligné Jean-Paul Huchon sur RCJ.

"Si on met à contribution l'ensemble des régions, l'aide pourrait s'élever à
1 ou 2 ou 3 millions. C'est quelque chose que nous pouvons faire. Nous avons
pour toutes les religions aidé à la conservation du patrimoine", a-t-il
souligné.

Si "on demand(ait) à la Région Ile-de-France de participer à la rénovation
d'Auschwitz, nous serons partie prenante pour la part qui nous revient comme
nous l'avons été pour (le mémorial) Yad Vachem en finançant l'ensemble du
système de traduction", a-t-il détaillé.

Par ailleurs, le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, va proposer lors du
Conseil de Paris lundi et mardi, de voter une aide de 310.000 euros, soit
l'équivalent symbolique du coût de restauration d'un des 22 bâtiments du
camp nazi d'Auschwitz-Birkenau, libéré il y a 65 ans.

Plus de 120 personnalités, issues notamment des milieux artistiques, ont déclaré "prendre sous leur protection" des travailleurs sans papiers en grève pour leur régularisation, qui occupent actuellement un immeuble du VIe arrondissement de Paris, rue du Regard.

 

Le cinéaste Laurent Cantet participe à un rassemblement pour empêcher l'expulsion d'un immeuble de travailleurs sans papiers en grève pour leur régularisation, rue du Regard à Paris, le 4 février 2010.

Quelque 250 sans-papiers, des Africains en écrasante majorité, occupent depuis le 15 décembre 2009 les locaux du Fonds d'assurance formation des salariés de l'artisanat du BTP (FAF-SAB), malgré l'ordre d'évacuer les lieux donné mardi dernier par le tribunal de grande instance de Paris.

"Nous déclarons prendre ce piquet de grève et les grévistes eux-mêmes sous notre protection comme nous l'avions fait pour les familles sans papiers. L'idée qu'ils puissent être jetés à la rue nous indigne. Nous demandons qu'ils puissent exercer leurs droits légitimes de travailleurs, la grève", déclare un texte soumis à signature.

Ont déjà signé les cinéastes Chantal Ackerman, Yvan Attal, Jacques Audiard, Jean-Jacques Beineix, Lucas Belvaux, Laurent Cantet, Catherine Corsini, Costas Costa-Gavras, Arnaud Desplechin, Pascale Ferran, Robert Guédiguian, Romain Goupil, Cédric Klapisch, Vincent Lindon, Philippe Lioret, Claude Miller, Bertrand Tavernier, Eric Zonca, entre autres.

Figurent aussi les signatures des comédiennes et comédiens Josiane Balasko, Charles Berling, Juliette Binoche, Isabelle Carré, Marina Foïs, entre autres, de même que les écrivains Azouz Begag, Dan Franck et Atiq Rahimi.

Côté politique, on relève la présence sur la liste de Pouria Amirshahi et Harlem Désir, secrétaires nationaux du PS, Olivier Besancenot, José Bové, Anne Hidalgo, 1ère adjointe (PS) à la mairie de Paris, Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche), Pierre Laurent, dirigeant du PCF, Noël Mamère et Dominique Voynet (Verts).

Sont aussi signataires les syndicalistes Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, Francine Blanche, secrétaire confédérale de la CGT, Annick Coupé, porte-parole de Solidaires.

 

AFP

Les plaintes auprès de la Médiation bancaire de particuliers, mécontents de la gestion de leur banque, ont atteint en 2008 le niveau record de 28.724, selon le bilan annuel publié lundi par la Banque de France.


La Médiation bancaire a été mise en place par une loi de 2001 sur la protection des consommateurs, et un bilan annuel de son action est publié depuis 2002 sous l'égide de la Banque de France.

Ainsi, lorsqu'un client conteste par exemple le montant des agios pour cause de découvert, les frais facturés par la banque pour ses services ou le refus de rééchelonner son crédit, il peut s'adresser à la Médiation bancaire, pour autant qu'il ait épuisé toutes les voies de recours internes de la banque concernée.

Le boom des plaintes, qui ont augmenté de 15,7% en 2008 par rapport à 2007, s'explique notamment avec l'extension du domaine de compétence des médiateurs bancaires, et aussi par la crise financière.

La Médiation est en effet compétente depuis cette date pour tous les litiges concernant les crédits, à l'exception de l'octroi ou non par la banque d'un crédit. Ainsi, des plaignants ont eu des difficultés à obtenir ou à proroger en 2008 des crédits-relais en cas d'achats immobiliers.

Ils pensaient obtenir facilement ce crédit, et le rembourser dès qu'ils auraient vendu leur logement pour en acheter un autre. Malheureusement, le début de la crise immobilière a perturbé le processus, et les banques se sont montrées frileuses pour les prêts-relais, accordés auparavant sans difficultés.

Il n'empêche qu'en 2008, les médiateurs ont donné raison dans 53% des cas aux banques, et non pas aux clients mécontents. Ce taux est en légère progression sur 2007 (52%).

Seules 30% des requêtes ont abouti à une décision totalement favorable au client, et 17% à une décision partiellement favorable.

La gestion des opérations de crédit constitue la principale cause de litige (23% des cas) des clients, suivie de près par le fonctionnement du compte de dépôt (22%).

Les clients protestent également contre la tarification des banques (15% des cas), et également contre les moyens de paiement (14% des cas), comme les chèques et les cartes de crédit. Concernant la tarification, les plaintes sont souvent irrecevables, car chaque banque est libre de fixer ses tarifs, le client est en revanche libre de changer de banque.

Les placements financiers et boursiers représentent 9% des cas, les produits d'épargne 6% et les contrats d'assurance 3%. Dans ces cas, c'est souvent la fonction de conseil de la banque qui est contestée. Les clients plaignants estiment avoir été mal conseillés par la banque, lorsqu'ils voient qu'ils ont perdu de l'argent sur tel ou tel placement recommandé par l'établissement.

In fine, les avis du médiateur sont appliqués dans 9 cas sur 10 par les parties.

Si le client ou la banque concernée ne sont pas d'accord avec l'avis du médiateur, il leur reste alors la possibilité d'entamer une procédure judiciaire.

Début janvier, l'Afub (association des usagers des banques) a dénoncé le fait que certaines banques n'hésitent pas à fermer le compte de leurs clients parce qu'il n'est pas assez rentable.

L'Afub déclare avoir reçu 508 plaintes en témoignant en 2009.

 

AFP

Deux jeunes ont été blessés par balles lundi matin, devant une boîte de nuit du IXe. L’auteur des coups de feu a pris la fuite à pied.

Le Plaza Madeleine

Le Plaza Madeleine

Photo : DR

Vers 5h30 lundi, deux hommes, qui quittaient une soirée africaine organisée au Plaza-Madeleine, discothèque, située 8 boulevard de la Madeleine (IXè) ont été la cible de plusieurs coups de feu. Ils ont été touchés alors qu’ils attendaient que leur Mercedes soit avancée par le voiturier. L’un d’eux, âgé de 28 ans, a été touché au genou et au thorax. Le deuxième, âgé de 26 ans, a lui, été touché au genou. Les deux ont été pris en charge par le SAMU et hospitalisés.

Selon le Parquet de Paris, "six à sept coups de feu" auraient été entendus et des étuis de calibre 7.65 ont été retrouvés sur place. Ce lundi soir, l’auteur des tirs était toujours en fuite. Selon plusieurs sources, il s’agirait d’un individu de type africain, mesurant 1m80 et âgé de 20 à 25 ans. Au moment des faits, il était vêtu d’une casquette siglée NY et d’une doudoune de la même couleur sans manche. Il a pris la fuite à pied.

Lundi matin, trois hommes ont été interpellés d’après le signalement. L'un d'eux a été placé en garde à vue mais devait être relâché dans la soirée. La victime âgée de 26 ans, a été entendue hier par les enquêteurs du 1er District de Police judiciaire chargé de l’enquête, mais n’aurait pas été très "coopérative". L’autre, qui a du être opéré d’urgence, n’avait pu être entendu hier soir. Une des victimes est connue des services de police pour "violences volontaires avec armes" et "infraction à la législation sur les stupéfiants". Les raisons du drame restaient vagues. Il s'agirait d'un règlement de comptes entre jeunes, suite à un accrochage survenu à l'intérieur de l'établissement. Le tireur aurait attendu les deux jeunes à la sortie.

Le 12 août 2007, vers 5 heures, une fusillade avait déjà éclaté devant le Plaza-Madeleine entre des policiers et des braqueurs qui voulaient s’emparer de la caisse. Une femme de 26 ans avait reçu une balle dans le dos. Grièvement blessée, elle avait pu être sauvée.

 

Métro

KIEV - Le chef de l'opposition ukrainienne, Viktor Ianoukovitch, a invité sa rivale, le Premier ministre Ioulia Timochenko, à reconnaître sa défaite à l'élection présidentielle.

 

Le chef de l'opposition ukrainienne, Viktor Ianoukovitch, est en passe de voir confirmer sa victoire à la présidentielle, tandis que l'entourage de sa rivale Ioulia Timochenko dénonce des fraudes. Il a revendiqué la victoire et appelé son adversaire à quitter ses fonctions de Premier ministre. (Reuters/Grigory Dukor)

Le chef de l'opposition ukrainienne, Viktor Ianoukovitch, est en passe de voir confirmer sa victoire à la présidentielle, tandis que l'entourage de sa rivale Ioulia Timochenko dénonce des fraudes. Il a revendiqué la victoire et appelé son adversaire à quitter ses fonctions de Premier ministre. (Reuters/Grigory Dukor)

 

Timochenko, qui semble avoir été battue de peu, a reporté à mardi une conférence de presse initialement prévue ce lundi, a annoncé son service de presse.

L'ancienne égérie de la "Révolution orange" de 2004 avait menacé de faire descendre ses partisans dans les rues en cas de fraudes manifestes. Dimanche, elle n'a pas réitéré cet appel en disant qu'elle attendrait les résultats définitifs.

Les derniers résultats en date, qui portent sur 98,42% des suffrages, créditent Ianoukovitch de 2,79% d'avance sur sa rivale.

Les observateurs de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) ont salué un "exemple impressionnant d'élections démocratiques".

"Il est maintenant temps pour les dirigeants politiques du pays d'écouter le verdict du peuple et de s'assurer que la transition du pouvoir est pacifique et constructive", dit le communiqué de l'OSCE.

Cependant, l'écart, qui s'est réduit entre les deux candidats au fil des heures, rend probable la contestation par Ioulia Timochenko du résultat devant les tribunaux, ce qui prolongerait le blocage d'un pays en proie depuis cinq ans à l'instabilité politique.

"Ioulia Timochenko a dit à plusieurs reprises qu'un avantage de même 10 voix était déjà une victoire. Nous espérons qu'un avantage de près d'un million de voix sera un argument suffisamment convaincant pour qu'elle reconnaisse notre victoire", a déclaré Anna German, collaboratrice de Ianoukovitch.

Le camp Ianoukovitch a dit avoir effectué un décompte parallèle créditant le chef de l'opposition de 48,96% des suffrages contre 45,41% à Timochenko. Les électeurs avaient aussi la possibilité de voter "contre les deux candidats".


RETOUR EN GRÂCE


L'entourage de Timochenko, accusant l'autre camp de fraudes, a lui aussi présenté son propre décompte donnant l'avantage au Premier ministre.

Les résultats officiels représentent pour Ianoukovitch un remarquable retour en grâce, six ans après avoir endossé le mauvais rôle de la révolution orange, lorsque d'immenses manifestations avaient fait annuler le résultat de la présidentielle, entachée de fraudes, qu'il venait de remporter.

Les deux candidats ont prôné une intégration à l'Europe tout en resserrant les liens avec Moscou, mais Timochenko est considérée comme plus pro-occidentale.

Il est peu probable que Ianoukovitch poursuive l'objectif d'adhésion de l'Ukraine à l'Otan, qui avait ulcéré la Russie.

Il a en outre exhorté dimanche soir Timochenko à démissionner de son poste de Premier ministre.

Interrogé lundi par des journalistes, un collaborateur de Ianoukovitch, Boris Kolesnikov, a affirmé qu'il n'y avait aucun contact en coulisses avec le camp Timochenko pour esquisser une alliance future.

"C'est impossible. Il ne peut y avoir de coalition avec le BYuT (bloc de Timochenko au Parlement", a dit Kolesnikov.

Si la tendance se confirme, Ianoukovitch sera le premier président depuis l'indépendance, en 1991, à avoir obtenu moins de 50% des suffrages. Il est vrai que les élections n'ont pas toujours été jugées libres et démocratiques dans les années 1990.

Timochenko et le président sortant Victor Iouchtchenko ont été les co-artisans de la révolution orange, mais leur relation s'est détériorée depuis.

En Russie, qui alimente les pays occidentaux en gaz grâce à un gazoduc transitant par l'Ukraine, le scrutin a été suivi de près mais les médias ont évité de prendre parti, apparemment soucieux de ne pas répéter l'erreur de 2004, lorsque Moscou avait prématurément félicité Ianoukovitch pour sa victoire.

 

Reuters

 

 

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